Les avancées des sciences et des techniques soulèvent des questions cruciales
qui touchent à la vie de chacun et font débat. Les progrès n’ont plus l’évidence
du Progrès. Les citoyens veulent exercer un “ droit de savoir ”, comprendre ce
que la recherche rend possible.
Créé en 2001, le Collège de la Cité des
sciences et de l’industrie organise, tout au long de l’année, des cycles de
conférences et de débats où plus de 200 chercheurs viennent à la rencontre du
public. L’ambition est de permettre à chacun d’acquérir des connaissances
fondamentales, de s’informer des développements les plus récents, de se former
une opinion éclairée. Pour que la science devienne une composante de la
culture.
Sida, polio, SRAS, fièvre jaune... Nous sommes habitués à l'idée que les virus sont des agents pathogènes. En réalité, ceux-ci ne constituent qu'une petite minorité dans le monde viral, la face émergée d'un iceberg bien plus impressionnant. En effet tous les virus ne sont pas forcément dangereux. Par exemple, ils ont joué un rôle capital dans l'évolution des espèces en fournissant aux patrimoines génétiques des gènes en quantité. Demain, ils pourraient être utilisés dans la lutte contre les bactéries ou le cancer. Si les virus sont de véritables poisons, au sens étymologique du terme, de nombreuses recherches récentes nous révèlent une face cachée, plus positive et surprenante, de ce monde à la frontière du vivant.
Cette conférence a été donnée dans le cadre du Collège de la Cité des sciences et de l'industrie par
Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS), directeur de l'Institut des maladies infectieuses de l'Inserm.*
Enregistré le 7 avril 2010.
Thèmes : Biologie| La face cachée des virus | Sciences du vivant| Sciences
Mots-clés : Jean-François Delfraissy| Agence nationale de recherche sur le sida



