"Apocalypse" au Japon 40
>>> Retrouvez le fil de ces événements dans tous nos journaux et ci-dessous tous nos programmes qui les ont évoqués, avec notamment une semaine spéciale dans nos émissions de science
Un ouvrier près du réacteur n°2, le 2 avril Ho New©Reuters
Il est toujours aussi difficile d'évaluer la situation dans la centrale de Fukushima.
D'un côté, le premier ministre déclare que cette situation se stabilise pas à pas et que les fuites radioactives baissent. D'un autre côté, le Japon, secoué encore hier par deux fortes répliques a porté la gravité de l'accident nucléaire au niveau 7, soit le niveau maximal, celui-là même de la catastrophe de Tchernobyl.
Le point sur la situation avec Michel Albertganti, producteur de l'émission "Sciences publiques" le vendredi sur France Culture:
La terre n'en finit pas de trembler dans le nord-est du Japon. Un mois jour pour jour après le tremblement de terre du 11 mars, un nouveau séisme de 7,1 s'est produit ce matin au large de la préfecture de Fukushima. Une alerte au tsunami a été diffusée et l'on craint évidemment surtout pour les centrales nucléaires, en particulier celle de Fukushima. Les tentatives de remise en état de marche des systèmes de refroidissement n'ont guère progressé de l'avis des ingénieurs qui s'emploient à éviter une catastrophe de grande ampleur. Ce matin donc c'est l'inquiétude maximale à propos des conséquences éventuelles de ce nouveau séisme Frédéric Charles. (11/04):
Une fois encore la terre a tremblé au nord-est du pays ce jeudi soir. Un fort séisme, de magnitude 7,1, qui a eu des conséquences sur une autre centrale nucléaire, celle d'Onagawa. L'eau contenue dans les piscines de désactivation du combustible usé a débordé mais il n'y aurait pas de fuites, et l'accident n'aurait rien à voir avec celui de Fukushima Véronique Rebeyrotte. (08/04) :
Une confirmation que des répliques peuvent durer des mois, selon les spécialistes.
Sur le site de Fukushima, techniciens et ingénieurs font tout désormais pour éviter une explosion d'hydrogène dans le réacteur n°1.
Juste après le colmatage d'une fuite radioactive du réacteur 2, il s'agit cette fois par une injection d'azote de prévenir une catastrophe nucléaire qui pourrait être plus grave encore que celle de Tchernobyl.
Le Premier ministre Naoto Kan a assuré la semaine dernière que le gouvernement était "en alerte maximum" pour éviter une catastrophe écologique. Lui qui avait prévenu d'une situation "très imprévisible", appelant ses concitoyens à "unir leurs forces pour faire face à la crise la plus grave vécue par le Japon depuis la guerre".
Et
le ministère de l'Industrie avait ordonné mercredi aux neuf compagnies
d'électricité régionales et aux deux entreprises qui exploitent des
réacteurs nucléaires au Japon de contrôler rapidement leurs
installations et de prendre des mesures pour réduire leur vulnérabilité
aux tsunamis.
Autres inquiétudes, les conséquences sur la nourriture. L'Inde a décrété mardi une interdiction totale des importations de produits alimentaires japonais pour une durée de trois mois éventuellement renouvelable. Une première, alors que la Chine, Taïwan, Singapour, la Russie et les Etats-Unis ont limité leurs interdictions aux produits venant de certaines régions du Japon.
L'Union européenne, qui a introduit depuis le 24 mars des contrôles à l'entrée des produits venant de ces régions, a décidé de renforcer le niveau de radioactivité autorisé en s'alignant sur les normes du Japon, encore plus sévères.
Directeur de Wise Paris, groupement de recherche sur le nucléaire, Yves Marignac commente les 3 phases depuis le début de l'accident, interrogé par Véronique Rebeyrotte (30/03) :
Ce vendredi, quelque 17.000 soldats japonais et 7.000 américains ont entamé une vaste opération de recherche des corps des victimes du tsunami sur la côte nippone. Alors que le dernier bilan officiel fait état de 28.000 morts et disparus.
Enfin, à Paris, le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, a remis mercredi dernier son rapport aux parlementaires : un bilan de ses inspections en 2010 des sites nucléaires et des équipements médicaux qui utilisent des rayons Marie Viennot (30/03) :
>>> Suivez dans tous nos journaux l'évolution de ces événements, leurs différentes conséquences et les débats qu'ils provoquent.
Et découvrez aussi sur notre webradio Plateformes une conférence récente du CNAM intitulée Tchernobyl 25 ans après : conséquences pour les êtres humains et pour l'environnement
Dossier réalisé par Eric Chaverou Avec agences
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Thèmes : Information| Asie| Japon| nucléaire| séisme| tsunami
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40 commentaires
Pour lutter contre la désinformation qui sévit sur les médias écoutés par une grande partie de la population, en particulier en France en ce qui concerne le nucléaire, il faudrait par exemple que les informations données ici, soient largement diffusées, une pédagogie du nucléaire pour que tout le monde puisse comprendre le danger incroyable qu'il représente pour l'humanité et la planète.
Il faudrait que les journalistes acceptent de regarder la réalité, plus précisément l'incompétence majeure des élus politiques, la folie des industriels qui mettent en péril la santé des humains mais aussi du monde vivant... Au lieu de cela, tous ces discours mous et ambigus! Tous ces chroniqueurs qui s'écoutent parler et se perdent dans du bla bla, du verbiage d'universitaires habitué à garder la parole. Pourquoi tant de complaisance envers ceux qui détiennent l'argent et le pouvoir? Pourquoi ne pas faire un effort didactique et pédagogique pour que les gens (qui votent encore)puissent espérer encore en la démocratie ?
Une psychologue de terrain
pourquoi n'envoie-t-on pas les patrons des societés nucleaires à la place des malheureux sacrifiés qui tentent de colmater les fuites
peut-être trouveraient-ils , ces irresponsables , des solutions pour sortir du nucléaire
Le courage des lâches
________
A propos de la catastrophe nucléaire japonaise de Fukushima…de son traitement
et de sa couverture médiatique et autres...
Certes ! Areva et sa patronne Anne Lauvergeon fanfaronnent (comprenez : "Une catastrophe pareille chez nous... c'est impensable !"), et les agences gouvernementales françaises aussi. Quant aux médias… ils sont sans pitié pour Tepco, le Gouvernement et l’Etat japonais.
Mais... si par malheur une telle catastrophe devait arriver en France, nul doute, nombreux seraient ceux qui, par curiosité, souhaiteraient vérifier si Areva et le Gouvernement français maintiendraient les mêmes soucis de transparence. Quant aux médias institutionnels (Journaux de 20H, presse quotidienne, magazines, radios publiques et privées)... même curiosité : feraient-ils preuve de la même témérité, voire… de la même arrogance et de la même insolence ?
Pour toute réponse… une piste : le fameux nuage de Tchernobyl et la complaisance de médias appuyés et soutenus par Météo-France : "Rassurez-vous, bonnes gens : le nuage ne passera pas !"
***
Vraiment, il semblerait que les médias aient, sur cette catastrophe nucléaire de Fukushima, le courage… non pas de leur métier - celui du journalisme -, mais ce courage bien particulier, un courage... propre aux lâches !
Oui le courage des lâches (ou celui des escrocs... pour le monde de l'entreprise) ! Trop heureux ces médias de se trouver à l’abri, non pas des radiations mais… du danger d’une rétorsion professionnelle de leurs employeurs et/ou de leurs actionnaires (pour le service public : le Gouvernement et l’Etat) à leur endroit dans le cas où la vérité des faits et des coûts humains d'une catastrophe nucléaire sur notre sol intéresserait d’un peu trop près ces mêmes médias.
Intimidations, écoutes illégales, menaces, mises au placard, licenciements...
Il faut le savoir : l'Industrie nucléaire ne plaisante pas avec le nucléaire ; et la vérité est à cette Industrie mortifère ce que la torture est à la confession.
________________
P.S
Pays à très haut risque (s’il en est d’autres plus risqués encore !), opter pour le tout nucléaire dans cet archipel… ?!
Nul doute ! Les Japonais ont de sérieuses questions à se poser à propos de ceux qui les dirigent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.
Mais… ces Japonais auront-ils seulement la possibilité de se les poser toutes ces questions ?
Pourront-ils ensuite y apporter des réponses avant d’en tirer les conclusions qui s’imposent ?
Rien n’est moins sûr : la démocratie, au Japon comme ailleurs, a ses limites, et par les temps qui courent au rythme d’un mondialisme sans responsabilité… ses limites sont vite atteintes.
Au delà des menaces apportées par la technologie nucléaire à la population japonaise, l'indécence de l'aide apportée par la même industrie sans doute riche de moyens et d'argent comme toutes les industries d'extraction et d'exploitation des énergies fossiles, c'est quand même notre rapport au temps et à la prédation que nous, individus occidentaux, occasionnons sur divers territoires qui est ainsi mise en exergue à travers ces catastrophes humaines. Le rythme effréné de nos industries, de la recherche scientifique que l'on démantèle pour la faire coller leurs besoins et la corrélation monétaire de celui-ci est peut-être à réviser, si nous ne voulons pas globalement mettre notre espèce en péril. Mais il y a certainement des gens de pouvoir pour nous expliquer que là n'est pas la question.
Ce monde est déroutant, et donne encore envie de se promener. Mais je me demande tout de même jusqu'à quand je pourrai encore me baigner à la claire fontaine ?
Pour colmater la dernière fuite à Fukushima, le dernier remède trouvé est l'association de papier journal et de sciure, après avoir essayé le béton et des polymères (reportage de Frédéric Charles du 4/4/11).
Je propose pour la prochaine tentative qu'on expérimente d'associer du clafoutis aux cerises à des morceaux de savon pilés. Cela ne permettra sans doute pas non plus d'arrêter la fuite radioactive, ni aux ingénieurs de la centrale de se couvrir de ridicule une fois de plus, mais fera de jolies bulles.
Si ces évènements n'étaient pas si dramatiques, on pourrait lancer un grand concours d'idées stupides pour arrêter les fuites radioactives...
Cela fait 50 ans que les cobayes du nucléaire Français mettent en avant leur triste expérience, leurs morts, leurs pathologies, le déni des autorités politiques corrompues et l'amateurisme masqué des docteurs fol amour d'AREVA. Combien de fois a t-on prévenu précisément cette catastrophe, autant de fois rabroués ou pas écoutés par les médias eux même ? Où sont passés tous ces pseudos savants depuis cette catastrophe, ceux qui étaient prompts à contrer les ignorants que nous étions sensés être à leurs yeux ?
Le nucléaire = peut être
Avec les zozos actuels = Non
Deux documentaires sur Tchernobyl :
Les ouvriers de Tchernobyl
http://www.dailymotion.com/video/xopal_tchernobyl_news
Les enfants de Tchernobyl
http://www.dailymotion.com/video/xeer3p_les-enfants-de-tchernobyl_news
deux commentaires
l'un sur les risques AVÉRÉS pour la santé :
http://www.rfi.fr/emission/20110328-1-catastrophe-nucleaire-japon-exploi...
l'autre sur les ÉOLIENNES onshore et offshore du Japon
elles ont résisté au séïsme et tsunami !
ces éoliennes sont en train d'alimenter Tokyo en électricité
http://www.huffingtonpost.com/kelly-rigg/battleproof-wind-farms-su_b_837...
la sortie du nucléaire ne rime pas avec le retour à la bougie
Site www.2000watts.org Laurent Horvath expert nucléaire En collaboration avec www.letemps.ch :
"D'ici 2030, 14 nouvelles centrales nucléaires étaient prévues au Japon. Cet élément explique, en partie, la visite à Tokyo, du représentant de luxe du nucléaire français, le président Sarkozy". Comme nous l'a récemment expliqué un invité de M. Voinchet "la diplomatie ça sert à vendre"...
Bonne journée.
chaque heure qui passe doit être une source d'angoisse. Ne restons pas indifférents. Que pouvons nous faire à notre échelle ?
Merci pour votre réponse, le sujet a toutefois disparu dans le journal de 22H. Votre carte actualisée de la région de Tohoku est particulièrement lisible et bien documentée. Cordialement.
De rien. Mais vous aurez constaté que l'actualité, en particulier internationale, est particulièrement chargée.
Cordialement
Je suis surpris. "Aucune allusion à la présence de Nicolas Sarkozy au Japon, dans votre journal de la mi-journée" ! Pourquoi ? (31/03/11)
Bonjour et merci de votre fidélité,
Il a pourtant été fait allusion à son voyage, à 7 min 25 sec du début du journal :
http://www.franceculture.com/emission-journal-de-12h30-notre-invite-miguel-moratinos-ancien-ministre-des-affaires-etrangeres-espa
Et il en sera à nouveau question dans le journal de 18h.
Cordialement.
Votre lien sur : "Tchernobyl 25 ans après : conséquences pour les êtres humains et pour l'environnement"
semble mort...
Bonjour et merci beaucoup pour votre vigilance, c'est réparé ;-)
Cordialement
Bonjour,
Aujourd'hui à 14h30, vous nous avez tenus informés d'une conférence qui aura lieu demain 31 Mars à PARIS à 17h30, relative aux conséquences de la catastrophe nucléaire au JAPON.
Je n'ai pas eu le temps d'en noter l'adresse. Pourriez-vous s'il vous plait me la communiquer ?
Vous en remerciant par avance,
Cordialement.
Y P
Bonjour et merci pour votre fidélité,
Cette conférence, intitulée Du cataclysme à la catastrophe, se tiendra à l'Inalco à 17h15, centre Dauphine :
http://www.inalco.fr/?id_rubrique=150&id_article=3625&actu
Cordialement
Les défenseurs des intérêts du lobby nucléaire prétendent que leurs nouveaux réacteurs EPR sont "les plus sûrs du monde".
Les "plus sûrs" de ce qui ne peut être totalement sûr n'est donc pas assez sûr pour que nous prenions le risque. Notre vie nous appartient.
Pour ma part je suis scandalisé du choix des "spécialistes" par les médias, interroger des gens comme la porte parole de Greenpeace (juriste) ou des "robins des bois" c'est intellectuellement choquant! Entendre dire comme ce matin au journal radiophonique que c'est tout l'océan Pacifique qui sera pollué pour des années !!!
Mais, comment en tant qu'homme, journaliste, intellectuel, est il possible de présenter des réquisitoires comme des faits!
Ceci participe d'un catastrophisme ambiant qui s'appuie sur la méconnaissance qu'ont les gens du risque nucléaire, ce n'est plus de l'information, et je considère cela comme irresponsable quand je vois les conséquences que ceci pourrait avoir sur le long terme.
Ceci me choque d'autant plus sur l'antenne de France culture.
Nous avons tous pu voir "Hiroshima mon amour", ou "Nuit et Brouillard", nous avons entendu la phrase "tu n'as rien vu à Hiroshima".
Aujourd'hui, nous ne pouvons pas dire "on ne savait pas"...
Et comme il ne faut jamais penser à chaud sur des thèmes de ce type, retrouvons les textes des années 1970 : http://www.mediapart.fr/journal/france/280311/en-1978-les-nucleocrates-d...
Médiapart a eu une bonne idée de «retour d'expérience» jamais pris en compte depuis 30 années.
Il semblerait que les peuples n'aient jamais raison, même en démocratie, sur une thème qui va leur péter à la gueule.
http://94.23.16.204/criirad_telechargement_pdf/11_03_25_doe_ctbto.pdf
Dans les Etats nucléarisés, les populations n’ont généralement pas été consultées sur le développement de programmes nucléaires. Quant aux habitants des Etats non nucléarisés, ils sont exposés aux risques et aux pollutions d’une technologie qu’ils n’ont pas choisie. Dans un tel contexte, la moindre des choses est quand même de garantir une totale transparence sur les niveaux de radioactivité dans l’air que chacun respire. L’OBLIGATION DE SUBIR – en tout cas aujourd’hui – NOUS DONNE LE DROIT DE SAVOIR !
Il importe que soient connus de tous le nom des Etats qui refusent de donner ce mandat et qui interdisent donc la publication des chiffres. C’est aujourd’hui le cas de la France. Saluons en revanche la position des organismes officiels en charge de cette question en Autriche et en Allemagne qui ont passé outre les interdits, considérant que le maintien du secret sur ces données n’est pas compatible avec la règlementation de leur pays.
Very nice site!
@ Martin
si vous étiez Japonais, confiné dans un île radioactive, vous n'auriez pas râlé contre les journalistes. Vous feriez mieux de trouver les bonnes cibles !
SOS
Jeudi au journal de 18h sur France Culture (j'espère que je ne me trompe pas, j'écoute aussi les autres chaines de radio-France), interview d'un administrateur du CEA (M.Pitot, je crois).Après nous avoir assuré que les autorités japonaises avaient la situation bien en mains, ce monsieur nous explique que la puissance dégagée par les réacteurs en détresse est réduite à quelques pour cents de la valeur normale, c'est à dire quelques mégawatts, ce qui correspond - ajoute-t-il - "à la puissance de cinq gros fers à repasser".
Il est dommage que le journaliste n'ait pas pensé à lui demander comment cinq fers à repasser peuvent mettre le Japon dans une telle situation, mais il est surtout très inquiétant qu'un dirigeant du premier organisme de recherche de France confonde les mégawatts (millions de watts) avec les kilowatts (milliers de watts). Un kilowatt est effectivement à peu prés la puissance d'un fer à repasser. Est-il vraiment indispensable d'avoir un tel niveau d'incompétence pour exercer une fonction dirigeante ?
La catastrophe en elle même est très difficile à accepter.
Mais ce qui est odieux, c'est le mensonge permanent des autorités japonaises sur ce qui se passe véritablement. Minimiser cette catastrophe nucléaire en laissant les populations à côté de la centrale est criminel. De plus, nous savons tous que ce n'est pas le sens du vent qui va empêcher la radioactivité de se diffuser.
Je suis dans cet écœurement permanent, révolté, et angoissé de voir la lenteur des autorités à prendre véritablement en main l'aide aux civils, et le monde entier que fait il ?
Un, deux, trois avions français affrétés, génial !! c'est trop !!
« Apocalypse au Japon ».
Pourquoi un tel titre ?
Par anticipation ?
Par suivisme de la presse de caniveau ?
Pour surfer sur la vague colorisée lancée par France 2 ?
Un journaliste a-t-il vraiment pris le temps d’ouvrir un dictionnaire ?
Bonjour et merci pour votre fidélité,
Vous l'aurez sûrement remarqué, ce mot est entre guillemets. Et en l'occurrence, il est précisé très vite dans le dossier que ce qualificatif émane de la Commission européenne (du commissaire à l'Energie pour être plus précis). Il a été prononcé mardi et sans atténuation depuis.
Cordialement
la photo que vous présentez en page "http://www.franceculture.com/dossier-apocalypse-au-japon.html" est de toute évidence un montage, elle semble vouloir indiquer une vague déferlante aux pieds des installations.
Ma question est donc: est ce une volonté de faire de cette photo,une compression temporelle, mais exprimant une somme de réalités en ce lieu, ou une image globale qui ne définirait plus ni le temps ni même la réalité in situe, mais une globalisation (qui pour le fait ne pourrait être un symbole mais une caricature.)
je m'interroge , vous l'avez compris à la fois sur le fond et la forme, parce que loin d’être anecdotique l'impact de votre photo gomme naïvement le sujet de la causalité corrélée et pose la question du bornage entre le devoir et le principe de précaution.
pouvez vous me confirmer que le site de Fukushima-Daiichi a été balayé par le tsunami.
Merci de votre réponse.
.P.P.
Bonjour et merci pour votre fidélité,
C'est effectivement "une compression temporelle exprimant une somme de réalités en ce lieu".
Le site n'a pas été balayé mais touché en partie par la vague et malheureusement suffisamment pour endommager ses installations. Ce que signifie la vague dans ce "montage" et dont vous découvrirez la réalité par exemple sur cette photo satellite :
http://www.tuxboard.com/photos/2011/03/Centrale-nucleaire-fukushima-apres.jpg
Vous pourrez aussi suivre le fil de ces événements ici :
http://www.franceculture.com/2011-03-14-ce-qui-a-eu-lieu-dans-la-centrale-nucleaire-de-fukushima.html
Cordialement
En complément : un dossier sur www.letemps.ch (en libre accès), Fukushima le suivi d'un expert Laurent Horvath. Je souscris à son commentaire sur les propos d'Anne Lauvergeon...
Bonne journée.
Il est anormale qu'aucun responsable européen n'est tiré la vraie leçon de cette catastrophe (le mot parait faible) : Le nucléaire est un danger pour l'humanité et il faut y mettre un terme.
Cet événement doit nous ouvrir les yeux.
L'entêtement dans le nucléaire est criminel.
Pouvez-vous me donner les nom et titre de l'ouvrage de l'écrivain japonais interviewé ce mercredi 16 mars en fin de matinée sur la situation au Japon et qui s'exprimait dans un français parfait ? Merci d'avance, je ne retrouve rien sur le site de France Culture.
Bonjour et merci de votre fidélité,
Vous découvrirez cela ici : http://www.franceculture.com/emission-la-grande-table-akira-mizubayashi-et-30eme-anniversaire-de-la-mort-de-georges-brassens-2011
Akira Mizubayashi, Une langue venue d'ailleurs (Gallimard)
Cordialement
Merci, merci pour La grande table de 12H avec Akira Mizubayashi.
Quel grand bonhomme passionnant. Je vais me précipiter pour acheter "Une langue venue d'ailleurs".
On aimerait réécouter l'émission et la recommander à des amis. J'espère que ce sera vite en ligne.
F C
Dans un pays aussi avancé en technologie, pourquoi pas des robots dans ces situations extrêmes ?
Je suis stupéfaite que les informations soient autant dirigées sur "la technicité" de la catastrophe et non sur ce que vivent les personnes.
"Pas de pont aérien" prévu pour apporter eau, vivres, carburant pour que les gens puissent fuir ?
Ce matin, au journal, ce technicien français qui mesurait son aide était indécent. Non parce qu'il avait tort mais parce que "cette aide" qui nous donnent bonne conscience était dérisoire.
Alors merci à Marie Richeux, aux aurores,d'avoir donné un documentaire sur ces êtres abandonnés sur leurs morts, qui vont mourir de soif...et de la neige radioactive.
Là, la sidération peut se transformer en colère, avec j'ose espérer la transformation de l'énergie de la colère en action pour la vie, son respect, son futur.
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