Serge Sautreau ©Jacques Sassier / Gallimard
« Voici le journal testamentaire d'un homme à l'agonie, un poète qui n'a plus de souffle que dans les mots, plus de vie à brûler que par les mots, et qui leur cède tout.
La force désespérée qui s'exprime ici est d'une beauté à couper le souffle. C'est un appel d'air dans l'incendie, qui déplace tout discours, le condense et le violente à bouche que veux-tu ; qui retire toutes ses chevilles à la langue, convoque tous les rythmes, mêle tous les styles, toutes les voix.
Une "agonie d'encre... – mais oui en boucle". Nous sommes prévenus : ce n'est pas un poème, c'est un brûlot poétique, un cri, un hymne à la vie, la vraie, celle qui passe la mort.
À côté de ce texte terrible et bouleversant, combien de romans peuvent se tenir debout, combien ?»
Guy Goffette
L'Antagonie" grand oeuvre posthume de Serge Sautreau est publié chez Gallimard
Programmation musicale:
Musiques extraites de l'album "This is not a clarinet"de et par Evan Zyporin paru chez "Cantaloupe Music" 2001
Le poème de Serge Sautreau lu par lui même est extrait de l'émission "Poésie sur Parole" d' André Velter/ Novembre 1989 sur France Culture
Guy Goffette C. Hélie©Gallimard
Guy Goffette est né en 1947. Tour à tour enseignant, puis
libraire et éditeur des cahiers de poésie Triangle et de l’Apprentypographe
(1980-89), il travaille actuellement dans l’édition et vit à Paris. Poète, il a
publié une quinzaine de livres, a obtenu le prix Mallarmé en 1989, le Grand
Prix de Poésie de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre en 2001, le
prix Marcel Pagnol en 2006, ainsi que le prix Goncourt de la poésie en 2010.
Thème(s) : Littérature| Poésie| Guy Goffette| Serge Sautreau









4 commentaires
Une rareté ce temps passé avec Guy Goffette et Serge Sautreau.
Une rareté "L'antagonie"
Bel enthousiasme de Guy Goffette ! Enfin un choix d'invité et de textes qui parlent au cœur. Cela devient bien rare sur "ca rime à quoi?" dommage ....
Votre émission m'est tombée dessus à l'hasard.
Sur l'autoroute.
En FM grasouillante au dépend des tournants
Mais vivre.
Merci
A vous
A Mr Goffette qui m'a permis de sentir au-delà de la compréhension.
Mais vivre.
Merci.
merci à Guy Goffette : il nous a fait "entendre" Serge Sautreau
et maintenant on n'a plus le droit de désespérer, car le cri poétique est passé par "là", dans cette émission.
cri bien rare, donc précieux.
merci.