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 Ca rime à quoi

Ça rime à quoi | 10-11

Syndiquer le contenu par Sophie Nauleau Le site de l'émission
Emission  Ca rime à quoi

le samedi de 21h à 21h30

Ecoutez l'émission 29 minutes

Lionel Mazari 4

16.04.2011 - 21:00

 « J’ai des bleus partout ; j’ai encore dû me cogner au ciel »

Lionel Mazari ©

 Lionel  Mazari est né en 1963 à Antony. Après avoir pendant plusieurs années sillonné le sud de la France, il s’est établi à Marseille, où il exerce en dehors de son travail d’auteur le métier d’acteur.

L’ensemble de son œuvre a pour titre « L’impossible séjour » dont des fragments (nouvelles, poèmes, etc.) sont publiés par plusieurs revues. Il porte un intérêt tout particulier à leur diffusion orale et en fait  régulièrement des lectures publiques.

Il tourne actuellement un récital de poésie « Poèmes en douce » à voix parlée et voix chantée avec la mélodiste Véronique Conti et un spectacle sur la jeunesse de Jean-Jacques Rousseau «Idylles et cerises ».

Publications récentes :

Clam éditions Gros textes

Cohobe éditions Gros textes

Journal d’un ange suivi de J-C Cédille  éditions Gros textes

Les dénoy-auteurs  éditions du Port d’attache

D’après la mort TheBookEdition.

Programmation musicale: musiques extraites de l'album :" L'imprévu"  de et par Vincent Courtois  paru chez "La Buissonne " en 2010

Thème(s) : Littérature| Poésie

Document(s)

4 commentaires

Portrait de Anonyme TOURNEMIRE30.04.2011

Je cherche, maladroitement ou vainement, l'adresse du site de Lionel Mazari promis dans l'émission comme "accessible par le biais du site de l'émission",
Si vous pouvez me tirer d'affaire...
Par avance merci
Tournemire

Portrait de anne anne08.05.2011 Pour accéder au site de L. Mazari, "cliquer" sur son nom en gras sur notre page sous la citation "J'ai des bleus...."
Portrait de Anonyme Anonyme27.04.2011

Suite à l'émission voici l'article d' Yves Carchon paru sur le site des éditions du port d'attache:

"Je voudrais revenir sur Lionel Mazari, poète que j’ai découvert récemment et qui présentait sur France Culture son dernier recueil : D’après la mort (The Book Edition). Beau moment fragile que ces trente minutes trop courtes où la voix de Mazari, montant de l’enfance, parlait de lui-même avec une pudeur « feutrée de nuit ». Il nous dit avoir « des bleus partout », ce qui suppose que pour cela « il a dû se cogner au ciel », formule qui dit assez que ses poèmes oscillent entre l’obscur et la clarté - le bleu du ciel, dirait Bataille. Sa poésie naît à l’âge de sept ans, âge où notre poète comprend qu’on va mourir, que vivre ne sera pas une sinécure et que de vivre, justement, « il « ne souhaite ça à personne. » La mort, la maladie de proches qu’il évoque discrètement, la sienne peut-être (« j’ai toujours été malade ») c’est ce qui semble être l’intime d’une poésie « sauvage », autrement dit vivante, donc incarnée. « Je chutais... de l’enfance » dit-il dans quelque part dans D’après la mort. Et il chante le monde, l’amour : « aveugle celui que ne calcine pas le regard d’une abeille » et murmure à l’aimée : « je nous souhaite la vie d’un frisson » ou le poignant : « quand je serai mort, j’ai peur de ne plus te voir. » Il cite un frère d’armes, Michaux, qui dit qu’on nous a appris à parler alors que nous étions faits pour chanter. Et c’est cela que tente Lionel Mazari : retrouver le chant initial, jouer avec les mots en les créant, les détournant, on inventant sa propre langue, bien loin du « carnaval de nos grimaces. ». Poésie que le poète roule sur sa langue comme les cailloux de Démosthène, poésie qu’il doit mettre en bouche - mais la poésie n’est-elle pas orale et musicienne aux origines ? – poésie mise en sons et qui parle à l’oreille, autre moment magique de l’émission Ca rime à quoi où Mazari soi-même a donné chair, tremblé à ses poèmes dits. En l’entendant, on comprend mieux que pour « montrer ses poèmes » il préfère les tréteaux au livre qui, par essence, fige les mots. Il dit d’ailleurs que rassembler des textes de poésie est tout autant étrange qu’arbitraire – ce qui le rapproche d’Ughetto, autre poète, qui lui avoue ne pas savoir faire de livres avec sa poésie. Mazari tient une sorte de journal de bord sur son séjour sur terre. Quand il évoque la maladie ou le voyage ou la souffrance de vivre, je pense au pauvre Rutebeuf dont il est proche. A défaut de pouvoir entendre « l’artiste de poèmes » qu’il est assurément, il faut lire Mazari: Clam, Cohobe, Journal d’un ange et les Dénoy-auteurs ou la jetable poésie .

Yves CARCHON"

Portrait de Anonyme Anonyme27.04.2011

C'est un poète à suivre . J'ai eu le bonheur de l'entendre dire en public ses poèmes . Ce fut un moment magique d'émotion et de poésie.