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 Cultures de soi, cultures des autres

Cultures de soi, cultures des autres│09-10

Syndiquer le contenu par Catherine Clément
Emission  Cultures de soi, cultures des autres

le mercredi de 21h à 22h Durée moyenne : 60 minutes

On a pour le monde des autres de la curiosité et de la sympathie, parfois de la répulsion et cela tourne en haine. On peut être attiré par le monde des autres parce qu'on n'aime plus le sien et que l'on veut le fuir. On peut avoir une envie  généreuse de connaître les autres sans mesurer à quoi on s'expose, soi.
 
La mondialisation rapproche et fait communiquer, mais n'importe comment, au détriment de la connaissance, dans une empathie vide de sens.
 
Communiquer, c'est bien, mais ce n'est pas assez. Trop d'opacité dans cette fausse transparence. Il n'y a jamais eu autant d'occasions de connaître la culture des autres que dans le monde d'aujourd'hui, alors, profitons-en.
 
Connaître le monde des autres, c'est s'intéresser à ce que les autres  mangent et à ce qu'ils n'ont pas le droit de consommer; à leurs façons de danser,  leurs façons de s'habiller, de former leurs jeunes gens; aux traditions de naissances, aux procréations, aux foeticides de filles, à la démographie de continents entiers. C'est explorer les corps jusque dans leurs esprits, qu'ils soient rationnels ou en feu dans la transe. C'est poursuivre l'histoire d'une décolonisation qui n'est pas terminée, en suivant à la trace les matières premières; c'est analyser les clichés coloniaux, plus tenaces qu'on ne le croit. C'est chercher comment l'humanité en use avec l'animal, tué ou protégé, parfois, les deux ensemble. Dans chaque culture du monde, il y a des idées à prendre, même  si elles semblent lointaines, ou archaïques. Est-ce qu'on prend tout d'un bloc ? Non.
 
Connaître le monde des autres, c'est se connaître soi après un long détour. Pas de meilleur outil pour se protéger du racisme; pas non plus de meilleure arme pour un monde sans guerres. 
 
Chaque semaine, Fiammetta Venner élargit l'horizon. Par des infos piquées sur le web ou dans la presse étrangère, nourries aux carnets de voyages, bercées par des lectures hors sentiers. Des aborigènes du kalahari aux anathèmes de l'Eglise orthodoxe de Pskov en passant par les calebasses véhiculant la grippe porcine en Argentine... Ses nouvelles du monde ne sont pas forcément sous les feux de l'actualité mais la complètent en même temps qu'elles nous font voyager.
 
L'accompagnement musical est fait avec la collection personnelle de Catherine Clément
 
GENERIQUE : "Khathak nritya" par le Music ensemble (disque Boulevard n°537).
 
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