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Du Grain à moudre | 08-09

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du lundi au jeudi de 18h20 à 19h

Débat autour de la dépénalisation de la diffamation En direct et en public du Centre Pompidou

06.02.2009 - 18:20

Dans la plupart des démocraties modernes, la diffamation n'est pas passible de sanctions pénales. La liberté d'expression est un principe qu'on tient en trop haute estime. Et il n'est qu'en France qu'un ancien directeur de journal peut être interpellé chez lui à l'aube, menotté devant ses enfants, et fouillé à corps, comme s'est arrivé à Vittorio de Filippis il y a quelques semaines. On a là une illustration parfaite des excès auxquels peut donner lieu cette procédure Le Président de la République qui souvent traque les exceptions françaises n'a pas manqué celle-là et il a fait part de son souhait de voir la diffamation dépénalisée. En effet, il est difficile de ne pas s'offusquer de la gravité des peines encourues : est-il acceptable de risquer la prison pour de simples paroles ? L'idée d'une dépénalisation, pourtant, n'a pas été reprise dans le livre vert des Etats-Généraux de la presse. Bruno Frappat qui pilotait le pôle consacré aux métiers du journalisme a estimé qu'il s'agissait d'une « fausse bonne idée ». La procédure pénale offrirait en réalité davantage de garde-fou : le transfert au civil ne serait pas forcément une bonne nouvelle pour la liberté d'expression. Alors est-ce là une nouvelle manifestation du french paradox... Devons-nous maintenir un régime de sanctions pénales, qui apparaissent pourtant disproportionnées par rapport à la gravité des faits ?

Invité(s) :
Philippe Val
William Bourdon, avocat Président de l'Association Sherpa

Thème(s) : Idées