C'est la première audience publique aujourd'hui à Phnom Penh, avant l'ouverture du procès de Khieu Samphan, Ieng Sary, Ieng Tirith et Nuon Chea d'ici quelques mois.
De gauche à droite : Khieu Samphan, Ieng Sary, Ieng Thirith et Nuon Chea Ho New ©Reuters
Les 4 anciens dirigeants du Kampuchéa Démocratique sont poursuivis pour génocide et crimes contre l'humanité.
Après le procès de Douch, le directeur de la prison "S 21" immortalisée par le cinéaste Rithy Panh, c'est maintenant au tour des principaux responsables politiques de répondre de leurs actes.
Reportage de Laure de Vulpian.
Navy Soth est l'une des 4.000 parties civiles qui se sont constituées pour ce procès, qui s'ouvrira réellement dans quelques mois.
Cette jeune mère de famille de 37 ans, vit en France depuis plusieurs années. Mais sous les Khmers rouges, elle n'était qu'une enfant, et même un bébé. Pourtant, elle n'a pas oublié.
Elle explique à Laure de Vulpian pourquoi elle s'est tournée vers la justice :
Face à leurs juges et aux 4.000 parties civiles, 4 anciens dirigeants Khmers rouges : Nuon Chea, Ieng Sary, Ieng Tirith son épouse et Khieu Samphan, qui est aujourd'hui âgé de 80 ans.
Il a été le président du Kampuchea démocratique entre 1976 et 1979. Selon l'acte d'accusation, il serait impliqué dans "l'entreprise criminelle commune" qui a conduit à la mort un tiers de la population du Cambodge, en 4 ans.
Il y a 4 ans, alors qu'il était encore en liberté, Laure de Vulpian a pu le rencontrer longuement. A cette époque comme aujourd'hui, Khieu Samphan niait tout en bloc et se trouvait mille justifications. Il invoquait notamment le "danger vietnamien" :
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Revenue de l'enfer : quatre ans dans les camps khmers rouges Cdl Ed. livres audio, La Bazoge (Sarthe). Table ronde, Paris. Collection Livre lu, 2010 -


