Alerte ! En cette rentrée, voilà que l’immobilier replonge aux Etats-Unis. Faute d’être maintenu à bout de bras par l’Etat, le prix des maisons a recommencé à dégringoler. Sans doute l’Etat fédéral a-t-il atteint les limites de ce qu’il pouvait consentir financièrement pour maintenir le secteur à flot. La Fed, qui a d’autres chats à fouetter pour cause d’explosion de la dette publique, a cessé discrètement de racheter les hypothèques suspectes et le gouvernement fédéral a mis fin aux généreux crédits d’impôts consentis aux jeunes couples s’achetant à crédit leur première maison. Mais on le sait depuis le début de la crise dite des « subprimes », les Américains dépensent à proportion de ce qu’ils considèrent comme leur richesse – pour l’essentiel, la cote de leurs possessions immobilières. Que ces cotes recommencent à baisser, et ils cessent de dépenser. Et la machine se grippe.
La Chine est sans doute devenue, cet été, la deuxième économie du monde, mais c’est encore de l’état de l’économie de la première que nous demeurons tous tributaires. Que le puissant organisme américain s’enrhume et tous, nous risquons la pneumonie…
Au-delà de cette interrogation sur la conjoncture à court terme, il convient de se demander si l’ensemble du monde développé n’est pas menacé d’une maladie de langueur à la japonaise. Il convient aussi de s’interroger sur l’efficacité des remèdes par lesquels les gouvernements occidentaux ont pensé guérir le malade.
Invité(s) :
Philippe Dessertine, professeur à Nanterre, Directeur de l'Institut de Haute Finance, Directeur du laboratoire Céros
Thierry Gaudin, ingénieur général des mines Président de l'association Prospective 2100 Réalise des expertises notamment pour la Commission Européenne, l'OCDE et la Banque Mondiale.
Michel Aglietta, professeur de Sciences économiques à l'Université de Paris-X Nanterre Conseiller au CEPII.
Thème(s) : Information| Amérique| Economie


