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 Du grain à moudre

Du Grain à moudre | 10-11

Syndiquer le contenu par Brice Couturier, Louise Tourret Le site de l'émission
Emission Du Grain à moudre

du lundi au jeudi de 18h20 à 19h

Ecoutez l'émission 40 minutes

Drogue : les centres d'injection supervisés sont-ils vraiment "ni utiles, ni souhaitables" ?

13.09.2010 - 18:20 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

Emission en direct du studio 167 en partenariat avec le magazine Books

 

Si vous ne connaissez pas encore Books, vous avez une nouvelle chance de vous rattraper : le numéro de rentrée, disponible en kiosque, consacre son dossier à la légalisation des drogues. Et comme d’habitude l’ensemble des articles, traduits de la presse internationale,  renouvelle notre vision des choses. Prôner d’une façon très générale la « légalisation de drogues » a un effet, celui de banaliser le débat, explique l’économiste vénézuélien Moises Naim, et par conséquent il l’empêche de démarrer véritablement. Car il faut savoir de quelle drogue on parle : la drogue en soi n’existe pas. Et puis : quelle zone serait concernée ? Dans quel cadre juridique ? Plus on lit Books, plus on est tenté d’épouser la conclusion de l’article du TLS qui pousse loin le goût du paradoxe : je le cite : « la prohibition n’est pas la solution au problème de la drogue ; elle est, dans une large mesure, le problème en soi. »

Ca tombe bien : la controverse sur les salles de consommation supervisée, bien qu’estivale et française, autorise à poser la question à nouveaux frais. Rejetées comme n’étant « ni utiles, ni souhaitable »s par le Premier Ministre, elles feront tout de même, a-t-on appris la semaine dernière, l’objet d’une mission d’information parlementaire. C’est que les arguments en leur faveur ne sont pas minces. Ces "salles de shooting" permettent à des toxicomanes de s'injecter la drogue dont ils sont dépendants dans des conditions d'hygiène et de sécurité garanties par des professionnels, plutôt que dans la rue et dans des modalités exécrables. Pourtant pour l’actuel président de la mission de lutte interministérielle contre les drogues, ces centres répondent moins à un objectif sanitaire qu’à un objectif social de lutte contre la marginalisation. Et c’est, ajoutait-il dans la presse, discutable sur le plan philosophique.

Invité(s) :
Jean-Pierre Couteron, président de l’Anitea (Association nationale des intervenants en toxicomanie et addictologie)
Anne Coppel, sociologue Présidente d’honneur de l’AFR (Association française pour la réduction des risques)
Didier Jayle, médecin au service d’immunologie de l’hôpital européen Georges Pompidou Professeur d’addictologie au CNAM
Françoise Branget , députée UMP du Doubs
Olivier Postel Vinay, directeur de la rédaction et de la publication du magazine Books

Thème(s) : Information| Débat| drogue| drogues| légalisation