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Du Grain à moudre

Du Grain à moudre | 12-13

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Emission Du Grain à moudre

du lundi au jeudi de 18h20 à 19h

Ecoutez l'émission 39 minutes

L'iPod de nos grands-mères était-il vraiment plus solide ? 33

03.10.2012 - 18:20 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

A celles et ceux qui, par négligence ou manque de temps, n’auraient pas encore succombé aux charmes proprement révolutionnaires de l’Iphone 5, nous nous permettons ce soir d’adresser cet amical conseil : attendez encore un peu. Quelques mois seulement, pour être enfin possesseur de l’Iphone 6, lequel sera plus léger, plus puissant et toujours aussi peu compatible avec les versions précédentes. A moins que vous ne préfériez prolonger l’attente d’une poignée d’années supplémentaires pour profiter de l’Iphone 10.

Car ainsi va la vie depuis qu’Apple nous prend pour des pommes : les produits d’une même gamme se succèdent à vitesse grand V, la marque misant sur l’addiction de ses fidèles pour engranger de jolis profits. Un phénomène qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler : l’obsolescence programmée.

Serge Latouche J-C Francis © Radio France

De quoi s’agit-il ? D’une manipulation des produits manufacturés visant à les rendre plus vite inutilisables. La durée de vie d’un ordinateur par exemple serait décidée dès sa fabrication, de façon à ce que celui-ci tombe en panne rapidement après l’expiration de la période de garantie. L’obsolescence programmée serait même encore plus pernicieuse, dans la mesure où elle inciterait le consommateur à changer son matériel avant même que celui-ci ne devienne défectueux.

Quelles sont les conséquences de cette pratique ? Et d’ailleurs, existe-t-elle vraiment ou bien s’agit-il d’un mythe ?

« L’Iphone de nos grands-mères était-il vraiment plus solide ? »

C’est notre sujet du jour :

 

Et le contrepoint: 

 

Anne Tricaud J. Gacon © Radio France


Le grand retour de... la tradition du trousseau, avec Anne Tricaud, conservateur du patrimoine et qui avait travaillé sur cette question dans le cadre de l'exposition "Les passeurs de linge", en 2000, au musée national des Arts et traditions populaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Invité(s) :
Serge Latouche, professeur émérite d’économie à l’Université d’Orsay Objecteur de croissance
Alexandre Delaigue, professeur d'économie à l’Ecole militaire de Saint-Cyr Coëtquidan

Thème(s) : Idées| Industrie| Innovation| Technique

Lien(s)

"Le mythe de l'obsolescence programmée"Billet d'Alexandre Delaigue à lire sur le blog "Econoclaste"
"Prêt à jeter""Prêt à Jeter est une enquête sur les bases de notre économie moderne - consommation, gaspillage et pollution" (Arte)

33 commentaires

Portrait de Anonyme Carmen06.04.2013

Alexandre Delaigue n'y connais vraiment rien en matière de collants, et quel dommage qu'une intervenante féminine n'ait pas été là pour le contredire. L'exemple est ridicule et aberrent. Une paire à 4€ que l'on peut porter deux semaines, ça n'existe pas! Non seulement une paire de collants coute souvent bien plus que 4€, mais les collants à bas prix ne tiennent pas une semaine, et il y a pire : régulièrement, des collants relativement chers ne durent pas une journée!!
Cela rapporterait plus de faire de la qualité durable que du non durable selon A. Delaigue, mais ce seraient les consommatrices qui préfèreraient des collants non durables à des collants solides?
Pour qui nous prend-il?
Depuis quand durabilité et esthétique sont-elles incompatibles?

Et ce n'est qu'un exemple de toute une mauvaise foi certaine...

De même, la population urbaine privilégierait l'esthétique à la durabilité? Certes, les changements de mode impliquent un renouvellement de garde-robe. Cela signifie-t-il qu'à chaque fois, il faille se débarrasser des vieux vêtements? Ce n'est là encore pas du tout réaliste... D'autant qu'aujourd'hui, il est fréquent de voir un produit devenir obsolète ou abîmé avant même qu'il ne soit passé de mode, et alors même qu'il coute très cher...

Je suis une consommatrice responsable qui aimerait du durable, comme j'en connais beaucoup d'autres...

Portrait de Anonyme MH13.10.2012

Pour être tout à fait honnête, je pense que certains devraient lire ceci.
http://analyseeconomique.wordpress.com/2012/10/13/obsolescence-programme...

Cette théorie de l'obsolescence programmée n'a en vérité ni queue ni tête.

Portrait de Anonyme Axel08.10.2012

Évidement que l’obsolescence programmée n’est pas une légende.

Une entreprise fabrique des machines rotatives dans laquelle se trouvent des pièces d’usure.
Dans le cahier des charge, au niveau conception, il est indiqué que lesdites pièces doivent tenir 8000 h au moins, afin d’assurer la période de garantie.
Lors des tests, deux matériaux testés (A et B) ont des durées de vies plutôt différentes pour un coût similaire. A dure en effet à peine plus de 8000 h tandis que B dure bien au-delà de 12 000 h (la différence de prix entre A et B n’est pas significatif au niveau du prix de la machine).
Quel matériau est-il choisi ?
A bien sûr, car on ne va pas ‘tuer’ le marché des pièces de rechange. Quant au matériau B, et bien on le garde pour le jour où la concurrence rendra nécessaire l’augmentation de la durée de garantie.

Portrait de Anonyme Boris07.10.2012

Merci pour cette émission très amusante.
Je me doutais un peu que l'obsolescence programmée était une légende et suis fasciné par la volonté qu'ont beaucoup de gens d'y croire ( du moins si l'on en juge d'après les commentaires). Les documentaires de Marie Monique Robin, truqués et fabriqués à grand coup de "recherche google" provoquent le même genre de réaction dans l'opinion.

Portrait de Anonyme Joel06.10.2012

Bonjour,
Déçu pas vraiment, connaissant le style écrit de Serge Latouche. D´une certaine manière, il ressemble à celui de Jean Ziegler. On peut aimer leurs travaux et partager leurs idées mais pas leurs stratégies pour les communiquer. Ils sont bon communicateur dans un contexte de non débat et en face d´une salle qui partage la même analyse, mais passable quand ils doivent convaincre. Je me souvient d´une professeure africaine en relation internationale qui ne cessait de mentionner les travaux de Serge Latouche. C´était juste, mais pas solide en rapport d´autres auteurs ayant des analyses similaires. En fait , tout en gardant ses analyses en mémoire, il était plus intéressant de lire ces autres auteurs. C´est ce style que j´ai retrouvé dans cette émission. Il possède tous les arguments, économique, social, environnemental et politique mais ne s´en sert pas. Je le regrette particulierement car je
l´apprécie beaucoup.

D´autre part, sur ce débat, il est vrais, comme il l´a été répondu par deux fois, SL avait toutes les possibilités de répondre. Toutefois pour parler d´absolescence programmée, il aurait été préférable de se concentrer sur un secteur industriel tout en ayant un spécialiste de ce secteur pour comparer sérieusement les réelles évolutions
d´un appareil à un autre pour le même constructeur. L´absolescence aurait pu être analysée sur un autre angle comme celui par exemple de son incompatiblité avec le produit antérieur. En n´ayant pas procédé de cette façon, nous avons eu droit à des généralités et à une approche idéologique.

Dans ce sens, on pourrait affirmer que cette émission était plus que passable parce qu´elle a été mal préparée.

Portrait de HG HG06.10.2012

Cher Joël,

Serge Latouche publie un ouvrage censé faire référence (selon ses dires) sur le thème de l'obsolescence programmée. Nous avons eu envie de l'inviter et de lui opposer un contradicteur, pour parler de ce thème en général et du livre en particulier. Le débat fut déséquilibré : vous en concluez que nous (l'équipe du Grain à moudre) l'avions mal préparé!!. Auriez-vous tiré la même conclusion si SL avait davantage répondu à vos attentes ?

Bien cordialement

Portrait de Anonyme JP06.10.2012

J'ajoute que si vous voulez un exemple comme quoi la qualite rapporte plus aux entreprises que de faire de la quantite pas durable, jetez un oeil aux profits et marges du secteur du luxe/haut de gamme, c'est insense ce que ca rapporte. C'est une des raisons pour lesquelles le groupe VW est en meilleure posture que Renault/Peugeot.

Portrait de Anonyme JP06.10.2012

J'ai trouve AD tres pondere et argumentant avec des chiffres ces principales affirmations, face a un Serge Latouche moins habile.
Je suis un peu surpris de la totalite des reactions de ce forum, entre les bileux qui en profitent pour vendre leur site a charge, et les convaincus que leur appareil cesse de fonctionner 1 jour apres la garantie. Je voudrais bien des sources chiffrees et reconnues pour comprendre les partisans de l'obsolence programmee, pas des "je connais un type". Pour l'instant, j'ai l'impression d'etre au PMU du coin et pas sur F. Culture.

Portrait de stirouille stirouille28.03.2013

Je ne donnerai pas un point de vue d' économiste n' ayant aucune compétence dans ce domaine .Par contre ce que dit Serge Latouche de l' homme ( références anthropologiques et psychologiques)condamnant ses motivations profondes ( désir de paraitre etc...) parce qu' il estime qu' elles sont responsables de notre gout pour la dépense , me parait très contestable ..car ce désir de " paraitre" et de se singulariser ( présent comme il l' affirme depuis des millénaires) est aussi le moteur de notre créativité artistique sans lui nous n' aurions jamais décoré un vase brodé un tissus , peint un portrait, construit un palais , réalisé un jardin d' agrément .

Portrait de Anonyme Lasch05.10.2012

Hou, que j'ai été déçue ! Aux arguments assez souvent sophistiques de Delaigue, Latouche y resta, sur la touche. Peut-être avait-il décidé de ne pas entrer "dans la polémique", mais alors, pourquoi venir dans cette émission?
Déjà, pourquoi n'a-t-il pas immédiatement invalidé le premier argument delaiguien sur les piles Duracell, vantées comme durant longtemps? L'exemple était évidemment mal choisi : on ne peut pas vanter le design d'une pile, ou son accord avec une tendance de mode. Une pile, il n'y a qu'une façon sérieuse de la vanter, c'est de dire qu'elle rend le service qu'on attend d'elle : fournir du jus longtemps. La valeur de durée, de transmission (car c'était le sujet aussi), c'est une valeur tant attaquée qu'elle est devenue SUBVERSIVE !

Autre sophisme delaiguien non relevé : la grotesque comparaison livre -
I.pad. C'est tellement bête que je n'insiste pas.

Mais le sommet fut atteint avec la démonstration pour enfant de cinq ans que fit notre économiste en chef : le système capitalisme réalise les aspirations des décroissants, puisque nous travaillons deux fois moins que nos ancêtres du XIXème siècle, et sommes sept fois plus riches. DONC, en développant la chose, nos descendants seront sept fois plus riches et travailleront dix heures par semaine! Latouche a laissé passer ça !?! C'est à hurler de désespoir.

Qu'un benêt parle dans le poste n'est pas le problème (même sur France Culture), mais qu'on le laisse jouer sans lui dire qu'il indispose, c'est grave.

Portrait de Anonyme Bruno05.10.2012

Bonjour,
Alexandre Delaigue est très habile, il présente l'obsolescence programmée comme le corollaire nécessaire d'une amélioration des produits qui serait à la fois désirée par un consommateur de plus en plus exigeant et avide de nouveauté, compatible avec les objectifs de maîtrise de l'énergie, sans être pour autant toujours rentable pour les entreprises. Donc un progrès total pour le consommateur. Il oublie juste de dire que ces critères ne se vérifient qu'à la marge et le plus souvent indépendamment les uns des autres alors que globalement le bilan est négatif pour le consommateur et l'environnement, et bien entendu positif pour les entreprises. Il met du "et" là où tout au plus on pourrait mettre du "ou" et encore avec beaucoup de précautions.

Portrait de Anonyme Auditrice déçue (pas tant que ça)05.10.2012

Veuillez excuser la virulence de mes propos (Alexandre Delaigue me pardonnera, compte tenu de la teneur des siens - cf. son article). Les idées qu'il avance sont pertinentes et mériteraient d'être approfondies. Voilà le problème, il ne suffit pas d'avoir des objections pour élaborer une critique : a-t-il vérifié ce qu'il avançait? D'un côté, le documentaire où nous avons une enquête, avec des faits, des documents, etc., et de l'autre, une belle leçon de morale, avec les "opinions", peut-être "vraies", d'un "iconaclaste" au discours plutôt convenu...
Les questions que A Delaigue pourrait se poser : en quoi la technologie actuelle explique-t-elle que tout tombe en panne le lendemain de la fin de la garantie? En quoi la "qualité" ou le "confort" des collants actuels justifie-t-il qu'ils soient filés avant même d'avoir été enfilés? A-t-il véritablement comparé la durée de vie des vieux frigo (y compris ceux dont on ne souvient plus) et celle des nouveaux, en tenant compte des apports technologiques? Ces "apports technologiques" sont-ils vraiment la cause d'une durée de vie limitée? ETC.
Je suis d'accord avec lui, il ne faut pas tomber dans le mélodramatique, mais il ne faut pas tout bazarder et arguer l'angélisme des fabricants qui ne travailleraient que pour notre bien... Se faire du fric sur notre dos, quelle idée saugrenue!! Heureusement que les iconoclastes sont là pour rappeler aux consommateurs oublieux et capricieux que nous sommes que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles..

Portrait de Anonyme blabla04.10.2012

Voilà le lien direct vers l'article d'AD :
http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2011/03/08/1773-le-my...

Les commentaires sont actuellement impossible sur le site éconoclaste pour une raison indiquée ici :
http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2012/09/28/2016-comme...

Voilà, j'ai pris une minutes pour chercher ces infos et écrire ce commentaire. Mais avoir la flemme de chercher et préférer râler est tellement plus simple.

Portrait de romainzèbre romainzèbre04.10.2012

J'ai cliqué sur le lien "Le mythe de l'obsolescence programmée" Billet d'Alexandre Delaigue à lire sur le blog "Econoclaste". Il n'y a pas de billet ! Juste un lien vers le lecteur de France Culture. Et il est indiqué que les commentaires sont impossibles...

Portrait de romainzèbre romainzèbre04.10.2012

Malgré le manque de répartie qu'on peut reprocher à Serge Latouche, à juste titre, un détail intéressant à retenir de l'émission : M. Delaigue conclut (pourquoi est-ce lui qui conclut ?) en accordant à l'idée de décroissance, de façon implicite, un jugement très positif. Cette conclusion est à la fois étrange, perdue dans un argumentaire absurde et bâclé (la réalité du temps de travail est loin d'être aussi simple!!!), mais réjouissant. La preuve que l'idée elle-même fait son chemin.

Portrait de Anonyme franpois04.10.2012

J'ai commencé à écouter cette émission. Je trouve que la logique des premières analyses que j'ai entendu est très discutable:
1/ En comparant le jetable d'aujourd'hui avec celui des temps anciens ou il n'y avait pas de matières plastiques; Certain plastiques utilisées pour du jetable sont pourtant très solides et prennent beaucoup de temps à se dégrader
2/ L'exemple des collants > "faire un seul produit qui dure très longtemps et le vendre cher, c'est beaucoup plus rentable que de faire des tas de produits" > donc une paire de collant à 4€ qui dure 2 semaines serait remplacée par une pair de collants qui dure un an (26 fois plus longtemps) en adaptant le prix en conséquence?! > ça nous ferait le collant à environ 4x26 ~ 100€ --- comment justifier ce prix? payer les actionnaires?
(il y a 40 ans les collants solides ne valaient pas lus chers)

Portrait de Anonyme Auditrice déçue04.10.2012

Qui est Alexandre Delaigue? Un économiste planant, sous extasy? De quel monde parle-t-il? C'est sûr que dans un monde idéal, tout serait parfait... Est-il venu nous parler de cette utopie qui n'existe que dans sa tête? Sur quels faits s'appuie-t-il? Aucun,visiblement... son discours est purement "théorique", d'une mauvaise foi assez déconcertante et idéologiquement marqué (il fait du lobbying pour qui???) Et, comme cela a déjà été dit par un auditeur, son discours révèle une volonté d'être à "contre-courant"... C'est pathétique. Je ne crois pas que les désirs d'un orgueilleux (innocent ou pas) puissent constituer une contre-parole.... Je suis très déçue par cette émission....

Portrait de HG HG04.10.2012

Chère auditrice déçue 

C'est un peu le principe du débat que de confronter des personnes qui ne partagent pas le même point de vue. Serge Latouche avait toute latitude pour s'y opposer. Et Alexandre Delaigue ne me paraît pas moins légitime que SL pour aborder ces questions là.

J'espère que vous continuerez à nous écouter.

Portrait de Anonyme jcm04.10.2012

Il sera d'ailleurs fort intéressant d'examiner cette question d'obsolescence programmée lorsqu'il faudra traiter de cette nouvelle mode des "Fab Labs" : il est très peu probable que chacun puisse imprimer n'importe quoi avec succès et qualité.

Si de nombreuses personnes se mettent à vouloir fabriquer un peu de tout par elles mêmes il faudra probablement évoquer un obsolescence non programmée à manifestation à très court terme, ceci pour des raisons purement techniques.

Ce qui est présenté ici ou là comme une "révolution" pourrait bien être un désastre du point de vue environnemental...

Portrait de Anonyme jcm03.10.2012

Evoquer l'obsolescence programmée c'est en fait aborder l'étape de la conception des appareils, équipements... car c'est à ce stade que l'on mettra en œuvre une combinaison de paramètres qui conditionnera le domaine d'application du matériel fabriqué et sa durée de vie.

Par exemple à quel nombre de cycles cette machine à laver devra-t-elle résister (durée de la garantie) en lavant en moyenne telle masse de linge dans telle gamme de température, ceci en milieu éventuellement humide (lingerie ou salle de bain mal ventilée...).

Comme cet équipement sera fabriqué en grande série chaque élément qui le compose devra être dimensionné au plus juste (coût), et il sera rentable d'étudier en profondeur l'ensemble du point de vue des matériaux à utiliser, des techniques de mise en œuvre, de la résistance à la corrosion...

Panneaux extérieurs (couvrent le mécanisme mais avec rôle de structure) : quelle épaisseur de tôle, avec ou sans nervures, renforts, mais alors assemblages...

Ainsi on peut réaliser plusieurs prototypes (épaisseurs différentes, nuances d'acier différentes, assemblages différents... sur la base de calculs de résistance des matériaux, éléments finis...) et leur faire subir des tests "d'Analyse Mécanique Dynamique" (http://www.acoem-group.fr/application.php?ida=70) qui consistent à soumettre ces structures à des sollicitations comparables à celles qu'elles subiraient en service normal, mais à un rythme bien plus élevé (sollicitations 24h/24).

C'est ce que l'on peut appeler "étude de vieillissement accéléré", et cela se fait au moyen de vérins, vibreurs... qui restituent à partir d'enregistrements les types de contraintes réelles en force, fréquence, direction...

Il existe pour faire cela un grand nombre de protocoles, de machines spécialisées, de méthodes de calcul...

Ce qui est valable pour les aspects mécaniques l'est aussi pour la résistance des matériaux à la corrosion (brouillards salins...) et en fait pour tous types de contraintes, agissant de concert (mécanique + chimique + thermique...) au fil du temps (taux de fatigue menant à la rupture éventuelle).

Pour ce qui est des caractéristiques physiques et fonctionnelles tout fabricant a intérêt à étudier de très près tous ces aspects afin de respecter des exigences conjuguant fonctionnalités / durabilité / prix de revient et en général prix de vente possible.

Les techniques de mise en œuvre de l'obsolescence programmée ont donc cours dans les bureaux d'étude depuis des décennies, et utilisent des méthode de plus en plus fines.

On ne peut donc pas mettre en cause "l'obsolescence programmée" sans plus de réflexion car si les techniques sur lesquelles elle repose permettent de limiter la durée des produits à un strict minimum, elles autorisent aussi à étudier pour des durées de vie bien plus longues et l'on doit alors se tourner vers les aspects législatifs.

Est-il admissible qu'une machine à laver soit garantie un an et susceptible de subir une panne plus ou moins définitive à un an et un jour ?

Portrait de Anonyme Valéry03.10.2012

L'exemple du livre papier contre le livre numérique, peut-être particulièrement hilarant :
J’achète un livre papier 20 euros..En sortant du métro pour me rendre au travail, il tombe dans le ruisseau...mince, je le fais sécher au bureau et je finis le soir dans le métro
J'ai mon Ipad de 300 euros, sur lequel j'ai mon livre numérique, mon Ipad tombe dans le ruisseau...Heureusement, la version numérique de mon bouquin, qui m'a couté 20 euros, est sur un Cloud (Serveur). Je fais sécher mon Ipad , je met un cierge à l’église et je prie Saint Steeve Jobs...et je rachète un Ipad.
Le lendemain, je lis dans le métro, avec mon Ipad neuf, mon bouquin que j'ai récupéré de mon Cloud... Manque de chance je n'ai pas totalement rechargé mon Ipad et il s'éteint en plein milieu du chapitre de fin (il faut dire que la récupération de mes données a pris un temps fou).
J'ai oublié le cordon pour recharger mon Ipad au travail! Sur le coup de midi, je décide d'aller en acheter pour finir mon bouquin et je saute un repas à cause de la file d'attente.
Le soir, mon Ipad est enfin rechargé, je suis heureux , je vais pouvoir finir mon bouquin dans le métro mais...8 minutes 30 plutôt, l'explosion soleil du siècle s'est produite et frappe la Terre rendant tous les appareils électroniques inutilisable...
De retour chez moi, après des heures de marches, je m’aperçois que l’explosion solaire à couper le chauffage...Je prends mes bouquins papiers et j'allume un feu pour me réchauffer... Que vais-je faire de mon Ipad???

Portrait de Anonyme inanimé03.10.2012

sujet intéressant... débat de faible qualité :
Mr Latouche ne nous apprend rien, à croire qu'il a écrit son livre en pompant simplement le documentaire "prêt à jeter".
Mr Delaigue semble comme éborgné par l'envie d'être à contre-courant, il ne veut voir qu'une face de la médaille.
bref, des banalités d'un côté, de la mauvaise foi de l'autre...

Portrait de Anonyme Valéry03.10.2012

Un petit commentaire philosophique sur l'obsolescence programmée :
Après la révolution de février 1848, on créa les ateliers nationaux, une organisation destinée à fournir du travail aux chômeurs parisiens(expérience qui ne durera que 3 mois).
Ce qui reste de cette expérience est l'anecdote suivante sur les routes:
Les routes, une fois, pavées par les ouvriers, elles furent dépavées pour continuer à donner du travail aux chômeurs.
Avec l'obsolescence programmée (marketing et/ou technique), ne sommes-nous pas au même niveau, voir pire ?
Les salariés fabriquent toujours les mêmes biens de consommation avec une durée de vie de moins en moins longue...c'est encore plus idiot que de paver et dépaver des routes pour s'occuper car dans le premier cas, il y a épuisement des ressources en matières premières et en énergie.

Si nous construisons pour durer les hommes ne travaillaient que quelques heures par semaines pour la maintenance et l'amélioration des biens et des infrastructures. Le travail serait donner à tour de rôle avec un tirage au sort.
Que ferions-nous de tous ce temps libre...de la philosophie, notre développement personnel, des voyages, de l'art. Les hommes travailleraient des projets techniques ambitieux avec des ressources en matière premières qui enfin ne seraient plus gaspillées.
Il n'y auraient plus de riches ni de pauvres...
L’obsolescence entraine l'esclavage et représente un frein à la créativité.

Portrait de Anonyme juli03.10.2012

pour HG
j'avais compris qu'il avait toute latitude pour répondre, ma question était un petit effet introductif pour mon post.
vous l'aviez compris.
je me disais qu'un Paul Aries aurait pu, par exemple être un bon "adversaire". Mais il ne sortait pas de bouquin hihihi.
Je n'avais jamais entendu Serge Latouche en débat, peut être n'estce pas son truc.
En tout cas je n'incriminais pas l'emisson
Bonne soirée
Juli

Portrait de HG HG03.10.2012

Dans le feu de l'action, j'ai répondu un peu vite à votre message. Promis, nous penserons à Paul Aries pour un prochain débat. Merci de votre écoute.

Portrait de Anonyme fontaine03.10.2012

Euh ... Renvoyez M Delaigue dans son école militaire, svp. Un peu énervé d'avoir été pris pour une bille , je tient 'du grain a moudre' pour responsable. Merci

Portrait de Anonyme juli03.10.2012

Bonjour, où était Serge Latouche?

Cette émission était surprenante car A. Delaigue a pu développer des arguments complètement fous sans aucune réponse en face.
On aurait aimé entendre parler de ce qu'il y a "apres la poubelle", et des consequences sur l'Environnement du jetable et de "l'obsolete".
Ou encore de la question de l'énergie qui, repartie dans le monde telle qu'elle l'est depuis le 19eme siècle nous permet d'être aux 35h pendant que d'autres humains travaillent pour nous (et pas à 35h) ou bien nous "donnent" leurs matières premières.
Bref que l'impact du durable a un rayon d'influence beaucoup plus large que celui de nos considérations individuelles occidentales (mon porte monnaie,mon look, mes vacances...).
Je reconnais UN truc: ma société actuelle me permet de prendre 10minutes pour réagir à cette émission... c'est indéniable!

Portrait de Anonyme rugby17.12.2012

serge latouche a botté en touche

Portrait de HG HG03.10.2012

Serge Latouche était en studio, à France Culture. Il avait donc toute latitude pour répondre à Alexandre Delaigue (qui lui était à Rennes)

Portrait de Anonyme jcm03.10.2012

Très étonnant que ces personnes ne connaissent pas l'ensemble des techniques d'étude de "vieillissement accéléré" qui servent à définir chaque caractéristique d'un très grand nombre d'éléments de la plupart des produits en fonction d'une demande sur le rapport coût / résistance / durabilité.

Et disent donc un peu n'importe quoi.

Allez donc vous renseigner sur des entreprises comme Sopemea http://www.sopemea.fr/html/index.asp par exemple...

Portrait de Anonyme Fabrice B.03.10.2012

Quelle langue de bois ! Un ami à moi a travaillé chez Citroën pour ajuster la durée de vie des autos de manière à ce qu'elle se rapproche des 5 ans ; partant du constat que celle-ci était trop longue. Mais c'était en 1985 ; sans doute la politique a-t-elle changé depuis... Que faites-vous de la durée de vie des composants électroniques, et du prix des pièces détachées (120 euros pour une clé de Laguna + le prix de la réinitilisation avec la fameuse "valise") ?

Portrait de Anonyme PAUL Jean-Luc03.10.2012

Bonjour,
Alexandre Delaigue nous prend pour des benêts ...
L'obsolescence programmée est de notoriété publique
quant à l'argument de la concurrence comme régulation,c'est une foutaise :
il y a longtemps que les grandes entreprises pratiquent des accords horizontaux qui biaisent (illégalement d'ailleurs) le seul garde-fou du libéralisme débridé sur le dos des consommateurs, à savoir la concurrence...

Portrait de Anonyme César02.10.2012

Il est quand même étrange qu'Alexandre Delaigue soit encore invité dans une émission grand public :
http://sites.google.com/site/duconoclaste/perles

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