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Du Grain à moudre

Du Grain à moudre│11-12

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Emission Du Grain à moudre

du lundi au jeudi de 18h20 à 19h

Ecoutez l'émission 39 minutes

Les artistes doivent-ils apprendre leur métier ? En direct de la FIAC 12

19.10.2011 - 18:20 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

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Du Grain à moudre, en direct de la FIAC au Grand Palais ©Radio France/Pierre Lepoutre

Sur les onze mille étudiants qui suivent chaque année l’enseignement d’une des cinquante-neuf écoles d’art que compte le territoire français, combien seront-ils dans le futur à  voir leur nom inscrit au programme officiel de la FIAC ?

Tous, évidemment, ne feront pas carrière. Tous, d’ailleurs, ne courent pas après cet objectif. Mais pour celles et ceux qui le souhaitent, les écoles d’art sont censées leur fournir les outils nécessaires : De la technique bien sûr. Mais pas seulement. Dans l’attirail du jeune artiste moderne, il faut désormais être capable de « créer sa propre économie de travail ». Pour vendre, il faut aussi savoir se vendre.

Les écoles qui les accueillent sont d’ailleurs confrontées au même défi. En 2011, le ministère de la Culture leur aura alloué cinquante millions d’euros. Insuffisant pour les moins bien dotées, tentées de se tourner vers des partenariats privés. Ces difficultés budgétaires, et les solutions imaginées pour les contourner, ont-elles un impact sur les projets pédagogiques ? S’agit-il d’une nécessité pour apprendre aux étudiants à devenir de véritables ‘’artistes professionnels’’ ? Autrement dit, les artistes doivent-ils apprendre leur métier ?

 

 

 

 

 

 

 

Guillaume Désanges ©Radio France/Pierre Lepoutre

Henry-Claude Cousseau ©Radio France/Pierre Lepoutre

Stéphane Calais ©Radio France/Pierre Lepoutre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"L'école d'art est l'un des rares lieux qui soient encore inutiles." - Christian Boltanski ©Radio France/Julie Gacon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecoutez le contrepoint de Julie Gacon. Christian Boltanski, plasticien, n'a jamais fait d'école. Le soutien familial, les rencontres, la curiosité et la patience ont, selon lui, scellé les bases de son engagement artistique. Julie Gacon l'a rencontré dans son atelier à Malakoff. Il s'exprime sur l'enseignement des arts.

Lecture
 

 

 

 

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Invité(s) :
Guillaume Désanges, critique d'art et commissaire d'expositions
Henry-Claude Cousseau, directeur de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris
Stéphane Calais, artiste et professeur à la Rijksakademie, Amsterdam

Thème(s) : Idées| Ecole| Education| Exposition| Peinture| Fiac

Lien(s)

Foire Internationale d'Art Contemporain 2011Au Grand Palais et hors les murs, un panorama de l'art moderne, de l'art contemporain et de la création émergente.fiac.com
"Erre, variations labyrinthiques" au Centre Pompidou-MetzDeuxième grande exposition thématique après « Chefs-d’oeuvre ? », « Erre » est une exposition collective produite par le Centre Pompidou-Metz, qui prend comme point de départ le motif du labyrinthe pour aborder les questions de l’errance, de la perte, de la déambulation et leurs représentations dans l’art contemporain.
2001 – 2011 : Soudain Déjà à l'ENSBA"2001 – 2011 : Soudain, déjà" présente les œuvres de jeunes artistes ayant fréquenté l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris au cours de la décennie 2001-2011.

Événement(s)

  • Exposition

    « 2001-2011 : soudain, déjà »

    « 2001-2011 : soudain, déjà »

    « 2001-2011 : soudain, déjà » une exposition proposée par Guillaume Désanges d’une sélection de 30 artistes, diplômés de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts entre 2001 et 2011. Une rétrospective sélective d’une génération pas comme les autres, la première de ce nouveau siècle, mise en parallèle avec les grands événements de cette décennie.  Ouverture du mardi au dimanche, 13h à 19h, du 20 ...
    20/10/2011 - 08/01/2012

    Emplacement

    Ecole nationale supérieure des beaux-arts - Paris

12 commentaires

Portrait de Anonyme alain23.10.2011

argent + réseau + sexe masculin + médias = artiste qui coûte de l'argent dans son réseau des médias

= monde capitaliste

un oubli : il faut être blanc

et donner des leçons

cette interview est une belle illustration pas artistique mais montrée comme artistique

Portrait de Serge ULESKI Serge ULESKI22.10.2011

On pourra difficilement pardonner à nombre de professionnels de l'Art contemporain - directeurs de musée et/ou de centres d'Art (financés et rémunérés par le contribuable), commissaires d'expositions, critiques d'art, les DRAC et les journalistes d'avoir lamentablement échoué dans leur mission.

Car...

A défaut d'être des passeurs de culture, nombreux sont ceux qui se sont contentés d'être les relais serviles d'agences de relations publiques, de créations d'événements, de publicité, de marketing qui sont à la production artistique ce que le film publicitaire, le clip, le design, Disneyland et le parc Astérix sont à l'Art et qui ont pour mission première, sinon unique, de fabriquer, d'entretenir et de promouvoir l'image de camelots, de bonimenteurs, de montreurs de foires, gesticulateurs abusivement appelés artistes : puérils, immatures, fumistes, anecdotiques, infantiles...

C'est au choix !

Faites votre choix !

On pourra aussi et sans risques, les accuser d'être jour après jour, les complices de la dé-culturation et de l'abrutissement des masses laissées sans repères, et auprès desquelles on aura déconsidéré pour longtemps l'Art contemporain (qui vraiment, n'en avait pas besoin !!!), avec des figures telles que Jeff Koons, coté à plusieurs millions de dollars, comme seule critère d'évaluation, et à ce prix, de confondre l'Art avec l'industrie du divertissement... et de luxe, en l'occurrence.

On parlera de leur culot, depuis plus de quarante ans, quand sans honte et sans rire, ils nous affirment qu'ils ont le devoir de nous faire connaître des productions reflets de notre époque, alors qu'une époque est, tout comme son Art, beaucoup plus que ce que l'on croit avoir compris d'elle, qui n'est, le plus souvent, que ce qu'on souhaite nous donner à comprendre, ou bien, seulement ce que l'on est capable de saisir d'elle -,

Et que la production qui nous est proposée ne reflète que l'aspect le moins pertinent parce que... de toutes les époques, ce prosélytisme au service d'un esprit mercantile ; esprit qui finalement, nous distingue si peu de l'animal ; animal qui est, tout le monde en conviendra -, bien incapable d'accoucher d'un Léonardo, d'un Boulez, d'un Char, d'un Zao Woo-ki, d'un Picasso, d'un Giacometti, d'un Ligeti (vous voulez de la modernité ? En voilà !) sa production étant limitée le plus souvent à des déjections fécales, nécessaires certes mais... en aucun cas, ne pouvant trouver leur place dans nos centres d'Art, même et surtout, contemporains.

Et puis enfin, on ne manquera pas de garder à l'esprit qu'il se pourrait bien qu'ils aient été les saboteurs, les avorteurs et les fossoyeurs de jeunes ambitions intimidées ou bien découragées - sinon dissuadées -, face à l'incurie des codes de la représentation et de la communication dite artistique et contemporaine et de leur maîtrise sans laquelle tout espoir d'être - ne serait-ce que -, diffusé ou exposé, s'évanouit à jamais.

Alors...

Pour tout ce gâchis humain et artistique... réclamons une minute de silence...

Sinon, l'éternité.

Portrait de Anonyme Cindy21.10.2011

Qu'est-ce que j'ai entendu? être artiste est un métier complexe etc. Ne déconnons pas, j'ai vu récemment sur Arte des artistes en vue (allemands ) dont une oeuvre avait consisté à chier je ne sais plus où (ils avaient bouffé ce qu'il fallait qqs heures avant). L'artiste actuel peut faire n'importe quoi , pourvu que les médias et les acheteurs le reconnaissent comme artiste. J'ai aussi entendu qu'il fallait que les futurs artistes sachent monter un dossier de ... subventions! elle est bonne la subvention publique hein! Artiste, fais ce que tu veux, mais ne me demande pas de payer tes ch... par mes impôts. Trouve tes clients, fais comme moi.

Portrait de Anonyme Charles Teissier21.10.2011

@Ella. J'ai l'impression que "pratique" signifie pour vous "métier". Vous semblez pensez que l'art n'existe que lorsqu'il est connu, reconnu et diffusé, ce qui rend évidemment les réseaux indispensables ; ce point de vue est compréhensible dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, mais mon propos était beaucoup plus théorique.

Quant à la nécessité des écoles pour ceux qui viennent d'une famille ne s'intéressant pas à l'art (il y en a à Paris, d'ailleurs, de même qu'il y a en province et en banlieue des gens très cultivés), il faut tout de même que les futurs étudiants, aidés ou non par leur famille, décident préalablement d'intégrer une école d'art - ce qui contrairement à l'enseignement général n'est pas automatique. L'idéal serait évidemment que l'art - tous les arts - soient systématiquement et largement abordés dans l'enseignement général, que de nombreux artistes d'horizons les plus divers possible interviennent dans tous les établissement, dès la maternelle, beaucoup plus qu'une fois par an. Mais sans cela, les élèves des écoles d'art ne seront jamais qu'une fraction de ceux qui se seraient de toute façon intéressés à l'art.
Or, je crois sincèrement que l'art en tant que tel (qu'il soit diffusé ou non) gagne beaucoup à être le fait de gens dont la seule vraie école est une expérience libre et personnelle. Mais je l'avais précisé : je ne m'attends pas à ce que beaucoup de gens, en 2011, partagent ce point de vue.

Portrait de Anonyme bellini21.10.2011

1% des élèves des "beaux arts" deviennent artistes. La proportion est probablement plus élevé à HEC. Ils savent mieux vendre. ‎"Pour vendre, il faut aussi savoir se vendre." Madoff Koons mème combat: Vendre du vide pour faire des bulles

Portrait de Anonyme laurent de troïl21.10.2011

Quand on voit ce qui s'expose à la fiac ,on pourrait résumer d'un trait les neuf dixième de toute cette " production" : la fumisterie érigée au rang des beaux art.je suis sur que si Van Gogh ou Rembrandt se présentait aujourd'hui au concours des écoles d'art ils seraient impitoyablement recalé,incapable d'insérer leur"discours" (parce que maintenant il faut blablater) dans le "champs" de l'art comptant pour rien.

Portrait de Anonyme sm20.10.2011

L'économie du travail de l'art ce n'est pas l'économie de sa vente - c'est une recherche d'autres économies.

Portrait de Anonyme sm20.10.2011

« créer sa propre économie de travail ». Pour vendre, il faut aussi savoir se vendre.

L'économie d'un travail n'est pas l'économie de la vente d'un travail - en école d'art - et en art - on essaye d'inventer d'autres économies, et même si elles finissent toujours en face d'une économie budgétaire, peu importe, ça ne peut être une condition de l'art.

Portrait de Anonyme ella20.10.2011

Pour avoir été étudiante en école d'art, je peux vous dire qu'aucune "n'enseigne la même chose à chacun" : l'enseignement artistique est avant tout, quand il est bien fait, une maïeutique, c'est-à-dire qu'il enseigne à trouver soi-même ce qu'on veut faire. Les écoles sont des lieux où l'on s'interroge sur des pratiques, entre praticiens et théoriciens à différents stades de leurs pratiques, il ne s'agit pas d'établir des recettes qui "font" art contemporain.
Aujourd'hui il est très difficile, quoique toujours possible, évidemment, d'avoir une pratique artistique sans passer par une école, principalement parce qu'on y fabrique son premier réseau, soutien indispensable dans une activité plutôt solitaire et très précaire d'un point de vue économique. Et quelle autre alternative que l'école pour ceux qui viennent de province, de la campagne, de banlieue, de familles peu ou pas du tout intéressées par le théâtre, la musique ou la peinture ?
Pour que l'art et sa pratique ne soient pas réservés aux parisiens aisés qui ont eu la chance de grandir dans des familles côtoyant elles-mêmes le milieu artistique, pour que l'art puisse rendre compte de la diversité des points de vue, alors oui, il faut des écoles.

Portrait de Anonyme adelap20.10.2011

‎"Pour vendre, il faut aussi savoir se vendre."
L'art à portée de tous en image :: http://flanepourvous.blogspot.com/2011/10/art-la-grande-au-grand-palais....

Portrait de Anonyme Charles Teissier20.10.2011

Je suis sans aucun doute un romantique égaré et ridiculement naïf, mais la notion d'"art" me semble profondément incompatible avec celle d'"école", comme d'ailleurs avec celle de "métier".

Je crois qu'un artiste n'existe en tant que tel que par ce qui définit l'originalité de sa production - sans quoi justement il ne ferait que produire, sans rien créer.
Or l'école, par un principe auquel elle ne peut pas échapper - enseigner plus ou moins la même chose, de manière plus ou moins volontariste et systématique, à des individus différents -, tendrait plutôt à étouffer cette originalité (ou au moins à la ramener vers un juste milieu acceptable) ; quant à faire de l'originalité un métier, c'est la quadrature du cercle, l'exercice d'un métier supposant l'adaptation à un milieu défini, l'alignement sur des normes, l'appartenance à des réseaux, etc., toutes choses qui - par définition et de manière très naturelle - ont pour raison d'être d'arrondir les angles et d'aplatir les reliefs.
La société ne peut rien faire d'autre (c'est dans sa nature) que de tout récupérer tant bien que mal ; mais s'il arrive exceptionnellement que le "milieu de l'art" recoupe localement l'art réel, ces deux domaines sont vraiment très loin de se confondre.

Quant à l'Économie, c'est encore un autre problème ; mais contrairement au reste on en parle beaucoup...

Cela étant dit, j'en profite pour vous remercier pour ce nouveau "Grain à moudre" aussi agréable qu'intéressant, à l'énergie à la fois détendue et bouillonnante, et surtout très très positive. Un vrai plaisir de rendez-vous (quasi) quotidien.

Portrait de HG HG21.10.2011

Un grand merci pour vos contributions et vos encouragements !