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Du Grain à moudre

Du Grain à moudre | 12-13

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Emission Du Grain à moudre

du lundi au jeudi de 18h20 à 19h

Ecoutez l'émission 40 minutes

Monarchies du Golfe : des amies qui nous veulent du mal ? 5

28.01.2013 - 18:20 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

Les lunes de miel ne sont pas faites pour durer. Celle entre la France et le Qatar pas davantage que les autres. Pourtant, il y a quelques mois encore, rien ne parvenait à tempérer l’enthousiasme à l’égard de cette petite monarchie du golfe, véritable miraculée de la crise mondiale, capable d’investir dans le foot, les médias, le CAC 40, les musées, les banlieues françaises…bref capable de donner un peu d’air à une économie, la nôtre, à bout de souffle.

Kamal Tarabey, Karim Sader et Denis Bauchard J-C F © Radio France

Mais vous connaissez la fable, celle de la grenouille qui se voulait plus grosse que le bœuf. Si le Qatar n’a pas encore implosé du fait de sa suffisance, disons que son image sur la scène internationale, et notamment française, cette image est sérieusement écornée.

Le Qatar est soupçonné de financer, plus ou moins directement, les jihadistes dans le nord du Mali. Accusation d’abord relayée par la presse, le Canard enchainé en tête, et désormais par certains élus. Sans que pour l’instant les autorités ne communiquent officiellement sur le sujet. Accusations légitimes ou pas ? En tout cas, à force de vouloir être omniprésent, le Qatar a fini par se laisser prendre à son propre piège. A savoir : être vu partout, y compris là où on n’est pas sûr qu’il soit.

Il n’est pas dit que ce retour de bâton indispose son grand voisin, l’Arabie Saoudite. Les 2 pays ont beau cohabiter au sein du Conseil de coopération du Golfe, ils sont aussi rivaux sur la scène diplomatique, chacun cherchant à s’imposer comme le leader de l’islam sunnite…quitte à frayer avec des organisations peu recommandables. Quitte à utiliser la force si nécessaire pour mater les révoltes internes, comme le fit le régime saoudien lorsque commencèrent à poindre les révolutions arabes.

La France continue pourtant d’entretenir d’excellentes relations diplomatiques avec ces deux ‘’royaumes’’, adeptes du double jeu.

« Les monarchies du golfe sont-elles des amies qui nous veulent du mal ? »

 

C'est notre sujet du jour.

 

Bonus

 

Ecoutez l'interview de Haïfa Al-Mansour, première réalisatrice d'Arabie Saoudite. Elle était en France la semaine dernière pour présenter son film, Wadja. La journaliste Hélène Verbois de Canal + l'a rencontrée pour l'occasion:

 

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Invité(s) :
Denis Bauchard, ancien diplomate, conseiller pour le Moyen-Orient à l'IFRI
Karim Sader, politologue et consultant, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique
Kamal Tarabey, éditorialiste et rédacteur en chef à Monte Carlo Doualiya

Thème(s) : Idées| Conflit| Géopolitique

5 commentaires

Portrait de Anonyme BROCHARD29.01.2013

Un Etat iranien qui "en matière d'Etat a des critères qui ne sont pas très, très éloignés des nôtres"... Comment peut-on décemment laisser passer de tels propos ? Pensez à Jafar Panahi, M. Gardette. Mais vous n'êtes peut-être pas cinéphile. Au mouvement vert et à la répression dont il a été l'objet.
Vous allez sans doute réinviter M. Conesa, le compagnon de route des mollahs, pour nous convaincre que la République islamique d'Iran n'est pas "très, très loin d'être une démocratie comme les autres" et un allié naturel de l'Occident. Vous êtes sans doute aussi convaincu que les démocraties populaires avaient des critères qui n'étaient pas "très, très éloignés des nôtres" puisque vous concluez des déclarations d'une obscure élue communiste que l'image du Qatar est "écornée".
De tous les Etats de la région, l'Iran est le seul à prôner ouvertement la destruction d'un autre Etat et à s'être lancé dans un programme nucléaire à des fins militaires.

Portrait de HG HG30.01.2013

Cher auditeur,
Ce que disait Kamal Tarabey, c'est qu'il y a moins de différences avec un pays comme l'Iran "en matière d'Etat" qu'avec certaines monarchies sunnites, ce qui me parait assez peu contestable. Cela ne veut en aucun cas dire (et cela n'a pas été dit) que l'Iran est une démocratie, loin de là. Pas besoin d'être cinéphile pour connaitre le sort réservé à Jafar Panahi : France Culture s'est d'ailleurs mobilisée à travers de nombreuses émissions pour dénoncer le sort qui est le sien.
Par ailleurs, je crois savoir que vous nous écoutez régulièrement : vous aurez noté que nous avons déjà consacré des émissions à l'Iran et que celles-ci étaient tout sauf complaisantes à l'égard du régime politique actuel et de ses intentions à l'égard de ses voisins :
-http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-la-societe-iranienne-est-elle-au-bord-de-l-implosion-2012-10-10
-http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-qui-peut-faire-peur-au-regime-iranien-2012-02-20
Ce qui n'empêche pas de poser des questions, même dérangeantes
Merci en tout cas pour votre message

Portrait de james james28.01.2013

Comme tjrs la question posee est idoine.Et debat rondement bien mene.

On ose esperer que les autorites du pays après les 'rejouissances' avec le Qatar ouvre les yeux et les questions qui fachent soient mises sur la table.Le mot est lache dans l'emisssion:complaisance.Voila ces petro-monarchies gens distillent leur poison dans le monde autant que leur surface financiere leur permette.Si la France n'a pas confiance en ces valeurs elle perdra sr tous les tableaux.Or je pense qu'elle a des valeurs a defendre elle doit dire d'une voie forte a ces monarques en general qui n'ont du monde qu'une vision tronquee ses quatre verites.Il doit etre possible pour un esprit francais de faire des affaires sans pour autant se nier se voir imposer,subir un chantage d'aller voir ailleurs ou je ne sais quoi d'autre.Si la responsabilite de Sarkozy semble poindre pour autant Hollande aura-t-il les coudees franches pour agir sur de nouvelles bases lancer la cooperation avec ces pays du Golfe.
Enfin il est heureux que l'Iran soit venu au cours de vos discussion.
Je ne vous apprend rien:la Perse est le PAYS deteste par les pays arabes.Donc jouer l'Iran au cas ou il rechiche a financer ces jihadistes crimininels.Un Iran fort regionalement mais trop pour damer le pion a l'Arabie Saoudite une carte.Avant le chute du shah la cooperation etait au top avec le made in France tres apprecie.
C'est fascinant on se demande tjrs Hollande a-t-il voyage et de tout autre dirigean on trace le parcours mais sait-on le parcours intellectuel de ces soit-disant 'cheikh'.Alors qu'un energumene sans culture va dicter sa vision du monde pour les 100000 ans a venir!!!Avouez Gardette que c'est aberrant!!En meme temps ils disent vouloir le louvre la Sorbonne
De qui se moque-t-on ?On a encore notre destin en main il est temps de prendre a bras le corps ces problemes et ne pas les repousser.

Portrait de Anonyme michel yvroux28.01.2013

J'ai beaucoup apprécié la dernière question sur l'Iran, qui fait fi du parti pris sur ce pays. En effet, malgré la répression, il existe en Iran une société civile, où les femmes , malgré les problèmes et grâce à l' accès à l'éducation, tiennent leur place dans la société : ce qui n'est absolument pas le cas en Arabie Saoudite.
Par ailleurs, on constate que la plupart des attentat perpétrés en Irak et au Pakistan sont dirigés contre les chiites, qui sont des hérétiques à éliminer pour les wahhabites.
Ce n'est pas l'Iran non plus qui finance les mouvements islamistes en Somalie, au Yemen, au Mali.
C'est vrai que ce pays soutient Assad , mais les autres ne restent pas les bras croisés.
En réalité, il y a une alliance de fait entre les États-Unis, l'Arabie Saoudite et Israël , la bombe est un prétexte : je ne crois pas que les Iraniens, qui ont tellement souffert de la guerre avec l'Irak, veulent un autre conflit.
Dans la lutte entre ces 2 versions de l'Islam nos gouvernements ont fait le pire choix .
Merci de consacrer une émission sur ces sujets stratégiques avec par exemple Emanuel Todd et Georges Corm.

Portrait de Anonyme Michel28.01.2013

Re-bonsoir.

Dans quelle mesure un représentant de l'IFRI, think tank financé par des industriels français, peut-il avoir un point de vue dégagé des intérêts de ceux qui le financent, en particulier lorsque l'on évoque les monarchies du Golfe, pourvoyeuses de juteux contrats pour ces finançeurs...?

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