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Pierre Cochonat, Jacques Arnould, Jean-Pierre Luminet ©Radio France
C’est à une invitation au voyage que nous vous convions aujourd’hui. Voyage dans le temps : il y a exactement cent ans. Voyage à la surface du globe : couvrez-vous : il y fait très froid !
Le 14 décembre 1911, en début d’après-midi, l’expédition conduite par le grand explorateur norvégien Roald Amundsen atteignait, grande première, le Pôle Sud, au terme d’une course poursuite engagée avec une autre expédition, celle de l’anglais Robert Falcon Scott. Amundsen, déjà célèbre pour avoir ouvert le fameux passage du Nord-Ouest, marquait ainsi de son empreinte la longue histoire de la conquête des hommes sur leur environnement (deux ans plus tôt, c’est le pôle Nord qui avait été atteint).
Une longue histoire, jamais achevée. Avis de grand froid toujours en 1953, pour cette autre extrémité de notre planète : l’Everest, point culminant atteint par Edmund Hillary et Tenzing Norgay. 8848 mètres : point culminant, mais pas le point le plus haut conquis par l’homme-explorateur. Est-il besoin de rappeler sur quelle surface Neil Armstrong fut le premier à poser le pied, un certain soir de juillet 1969 ? Son petit pas pour l’homme devait en appeler de plus grands pour l’humanité. Impression peut-être trompeuse : Armstrong fait figure aujourd’hui de dernier grand explorateur de notre temps. Ce ne sont pourtant pas les terres inconnues qui manquent : plus haut, dans l’espace, mais aussi plus profond : le fond des océans. Cent ans après la conquête du pôle Sud, que reste-t-il à explorer ?
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Invité(s) :
Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, directeur de recherches au CNRS
Pierre Cochonat, géologue
Jacques Arnould, frère Dominicain, historien des sciences et théologien, chargé de mission au CNES sur la dimension éthique, sociale et culturelle des activités spatiales
Thème(s) : Idées| Astronomie| Biologie| Découverte



4 commentaires
Cela nous change des avocats, économistes, politologues et autres littérateurs qui nous rabâchent leurs litanies à longueur de média...
On ne les évitera pas tout le temps hélas...
Il est dommage qu'on parle peu de l'exploration comme pratique humaine. Vos invités parlent davantage de fonds marins ou de l'espace. Il aurait été intéressant de parler davantage de la physionomie terrestre et de l'Homme comme explorateur!
C'est dommage qu'il n'y ait aucun géographe pour en parler, comme le géographe ET explorateur Olivier Archambeau, le spécialiste des pôles Eric Canobbio ou les historiens de la géographie et de la cartographie Marie-Claire Robic ou Jean-Marc Besse qui nous auraient éclairé sur l'histoire de cette thématique HUMAINE et de son lien avec l'imaginaire!
Cordialement.
Au moins on a évité les frères Bogdanov (ce qui n'a pas toujours été le cas)