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Du Grain à moudre

Du Grain à moudre | 12-13

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Emission Du Grain à moudre

du lundi au jeudi de 18h20 à 19h

Ecoutez l'émission 39 minutes

Ségrégation scolaire : l'école doit-elle s'adresser à tous… ou à chacun ? (en partenariat avec Philosophie Magazine) 4

04.09.2012 - 18:20 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

Emission en partenariat avec :

 

 

 

Vous n’y échappez pas depuis ce matin : les chiffres de la rentrée. 12 millions 125 300 écoliers, collégiens et lycéens, accueillis dans près de 65 000 établissements publics et privés. Si elle fut autrefois réservée à quelques uns, l’école, en France, est depuis longtemps l’affaire de tous.

L’après-guerre aura marqué le tournant de la démocratisation, avec l’instauration de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans. Véritable succès pour l’école, en particulier en période de plein emploi. Sauf qu’avec le développement du chômage de masse est apparu un autre phénomène : le consumérisme scolaire.

Frédérique Rolet, Martin Legros et Gaëlle Guernalec-Lévy J-C Francis © Radio France

Dans une société qui ne garantit plus à chacun une chance d’avoir sa place au soleil, le milieu scolaire devient l’objet d’enjeux phénoménaux, souvent irrationnels. La recherche effrénée (et compréhensible), de ce qu’il y a de mieux pour ses enfants, alimente la compétition entre établissements…et produit de la ségrégation scolaire. La société en souffre-t-elle ? Et comment peut-elle y remédier ?

 

« L’école doit-elle s’adresser à tous ou à chacun ? »


Et le contrepoint : Michel Serres et sa "Petite poucette" 

Michel Serres © J Gacon/ Radio France

 

    "Les nouvelles technologies ne bouleversent pas seulement l'état du savoir, elles bouleversent le sujet du savoir" explique Michel Serres dans le numéro de Philosophie Magazine consacré aux bouleversements de l'apprentissage, et dont le Grain à moudre est partenaire.

 

A l'heure où toutes les informations sont disponibles en ligne, chacun pourrait se faire épistémologue à sa manière, indépendamment de son origine sociale.

 

Dans son dernier livre sous forme de portrait de l'écolier de demain (Petite poucette, aux éditions du Pommier), Michel Serres parle du numérique comme de notre 3eme révolution anthropologique - après l'écriture et l'imprimerie. Et s'il existe une forme de ségrégation, elle serait essentiellement générationnelle.

 

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Invité(s) :
Gaëlle Guernalec-Levy, journaliste
Pierre Merle, sociologue, professeur d'université à l'IUFM de Bretagne
Frédérique Rolet, co-secrétaire générale et porte-parole du SNES-FSU, le syndicat national des enseignements de 2d degré
Martin Legros, rédacteur en chef de Philosophie Magazine

Thème(s) : Idées| Ecole| Education

4 commentaires

Portrait de Anonyme Philippe08.09.2012

Quelle pluralité de pensée sur votre plateau !
Pour arrêter avec la religion républicaine http://creer-son-ecole.com/index.php?page=12

Portrait de Anonyme EP07.09.2012

Je suis étonné. On critique "le diplôme" mais que veut-on à la place?
Le piston? Les relations? Le favoritisme social? Pourquoi personne ne
souligne t-il que le diplôme est l'outil démocratique par excellence? Et
qu'il convient de ne pas le dévaluer en suggérant que celui qui a
échoué à l'examen pourrait être - par quelle sorte de magie? - un
candidat préférable à tel ou tel emploi.

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)06.09.2012

Un professeur pour un élève (un précepteur) et tout ira mieux, soyez en sûr. Et cela permettra de faire baisser significativement le taux de chômage, surtout qu'il faut aussi tenir compte de la formation des prof et de ceux qui forment les formateurs qui sont eux mêmes formés.

Portrait de Titolus Titolus05.09.2012

D'où l'argument selon lequel la suppression du baccalauréat ou le passage de celui-ci en contrôle continu creuserait encore plus le clivage entre les "bons" ou "mauvais" lycées. En effet, le baccalauréat étant national le taux de réussite mantient un équilibre des niveaux et reflète les réelles capacités des élèves. En le supprimant, on aboutirait à tirer vers le bas les lycées moyens voire très moyens et à tirer vers le haut les lycées déjà "bien cotés" (souvent dans les grandes villes), clivage provoqué par cette fameuse "psychose collective" qui s'accentuerait.

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