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Du Grain à moudre

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Emission Du Grain à moudre

du lundi au jeudi de 18h20 à 19h

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Y a-t-il encore des idées de gauche et des idées de droite ? avec le Club des observateurs de France Culture 14

01.02.2012 - 18:20 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobileaudio

avec cette semaine, pour le Club des Observateurs de France Culture : Rony Brauman, Christophe Guilluy et Dominique Reynié.

 

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Voilà un sondage qui devrait rassurer celles et ceux, parmi les personnalités engagées en politique, qui seraient tentées de changer de camp pour celui d’en face : les électeurs ne leur en tiendront pas rigueur. A la question : quel est le comportement le moins acceptable chez les politiques, seules 10% des personnes interrogées par l’Ipsos ont répondu : qu’ils passent à droite s’ils étaient à gauche, ou à gauche s’ils étaient à droite.

Il faut dire qu’en matière de nomadisme partisan, les électeurs n’ont rien à reprocher à ceux pour qui ils votent. Aujourd’hui, les ouvriers sont majoritairement à droite, les bourgeois de plus en plus nombreux à gauche. : une nouvelle géographie électorale qui nourrit depuis quelques années une abondante littérature autour de la question des clivages partisans qui délimitent les 2 principaux camps.

Les électeurs sont nomades, mais peut-être se contentent-ils de suivre les idées dans leur migration.

Aujourd’hui, difficile de dire si la laïcité, le protectionnisme, la sécurité, la tva sociale par exemple, sont plutôt des idées de droite ou de gauche...

Cette confusion idéologique (à moins qu’il ne s’agisse que d’une impression de confusion) semble paradoxale dans un système politique qui conduit irrémédiablement, du fait des modes de scrutin, au bipartisme. A l’Assemblée nationale, la gauche et la droite existent physiquement. Mais y a-t-il encore des idées de droite et des idées de gauche ?

Christophe Guilluy, Dominique Reynié, Rony BrAUMAN © Gabriel Lombard 

 

 

 

 

 

Et le contrepoint de Julie Gacon.

Sommes-nous génétiquement déterminés à voter à droite ou à gauche ? Une étude américaine de 2007 tente de prouver le lien entre notre cerveau et nos choix politiques. La réaction de Sacha Bourgeois-Gironde, spécialiste de neuroéconomie.

Lecture
 

 

 

Retrouvez dans chaque émission "l'Archive du jour" avec notre partenaire.

 

Invité(s) :
Rony Brauman, essayiste, professeur à Sciences Po et ancien président de Médecins sans frontières
Christophe Guilluy, géographe, consultant
Dominique Reynié, professeur des Universités en science politique à l'Institut d'études politiques de Paris

Thème(s) : Idées| Inventaire avant élections| Idées| Politique

14 commentaires

Portrait de Anonyme Juan Gris02.02.2012

Merci pour votre émission, ça me conforte bien dans ce que je crois mais sans oser le dire, maintenant que vous m’y faites penser, oui c’est vrai que la question des bords politiques n’ont plus grand sens, surtout qu’on vit dans des sociétés de plus en plus complexes, et que c’est pas avec des slogans du genre « à mort la finance », qu’on règle les problèmes. Donc ne soyons ni de gauche ni de droite mais juste des gens responsables avec un sens de l’action pragmatique. Je dis pas que Mr Sarkozy n’a pas fait qu’une politique de droite en fait, on pourrait bien trouver aussi des exemples d’actions de gauche et même d’action très sociale et très à gauche comme l’invention du RSA par exemple qui n’est de gauche ni de droite mais simplement humain, et c’est ça qui compte savoir résoudre des problèmes d’urgence. Même chose pour la TVA sociale. Enfin si la gauche a bien compris ce que veut faire Mr Sarkozy et si elle n’y revient pas dessus, ce que j’espère, et on reprendra le chemin de la réconciliation et c’est de l’espoir en l’avenir. Merci pour ce moment fécond de réflexion, j’espère qu’il y en aura encore beaucoup d’autres. Juan Gris.

Portrait de Anonyme Fantie B.02.02.2012

Intéressante émission, en ce sens qu'elle a reposé la question de l'existence des classes sociales.
Question qui dérange.
Oui ou non, existe-t-il en France une classe populaire, représentant environ 50% de la population, caractérisée soit par la pauvreté, soit par la précarité ?
C'est cela que j'ai retenu de l'émission!

Portrait de Anonyme René Guichardan02.02.2012

Notre président de droite est à ce point idiot et caricatural qu’il a braqué les gens les uns contre les autres, il sème la haine et le mépris. Pour le coup, les valeurs de gauche sont redevenues des valeurs à défendre.
Ce que je vois partout, ce sont des politiques suffisants que leurs seuls salaires et traitements suffit à corrompre. A ce titre, ils sont tous de droite et conservateurs.
"Être de gauche ou être de droite c'est choisir une des innombrables manières qui s'offrent à l'homme d'être un imbécile; toutes deux, en effet, sont des formes d'hémiplégie morale". José Ortega y Gasset (1937)
Dans une société devenu complexe, nous avons besoin d'une autre constitution qui ne mette plus en avant des individus délurés, mais des équipes responsables qui ajustent au mieux l'équation "Liberté, Egalité, Fraternité." Les politiques doivent rendre des comptes.
http://cafephilo.forum-gratuiti.com/

Portrait de Anonyme zinc02.02.2012

À la question : "Y a-t-il encore des idées de gauche et des idées de droite ?", lorsque j'entends :"on ne peut pas être ultralibéral si on accroît la dette de 500 milliards" (à 29'54"), je réponds : "oui ! Clairement, visiblement il y a des idées de droites... et donc de gauche."

Car c'est bien connu, les pays ultralibéraux n'ont pas de dettes...

@Ugo : ce n'est pas "on a l'impression", mais "vous avez l'impression" que la question induit cela ("on ne peut être que de gauche"), car, en réalité, elle induit : "ces vieux clivages sont dépassés, il y a des idées à prendre à droite, à gauche, c'est une question de pragmatisme, etc. " On est loin de l'esprit "Radio Courtoisie de gauche" que vous fantasmez... F.Cul est juste mainstream, globalement, CAD social démocrate (dans ses émissions politiques). Et, de fait, la question gauche droite n'est abordée que du point de vue PS/UMP, ce qui n'est pas stupide, puisque c'est ainsi qu'apparaissent les marqueurs gauche/droite officiellement estampillés ; mais il est juste dommage (et Ronny Brauman tente de le faire) que l'on n'ait pas essayé d'esquisser une définition de ce que signifie fondamentalement (au sens de la vision du monde que cela implique) le fait d'être de gauche et d'être de droite (sans limiter la questions à des idées où des propositions, qui forcément peuvent naviguer d'un camps à l'autre). Je ne dis pas que les clivages auraient été plus clairs, mais au moins on aurait évité cette espèce de relativisme un peu sclérosant. Enfin, Ugo, j'aimerai savoir de quel "recensement tout simple" vous parlez...
@HG Sans vouloir parler à la place de Jeanjean, il est vrai que lorsque l'on est réellement de gauche, on ne se pose pas trop la question de savoir s'il y a une droite et une gauche... De la même manière qu'il faut être de droite pour voir dans la gauche de "l'idéologie" ; lorsque l'on est de gauche, on sait bien que "la gauche" est une idéologie, tout comme le libéralisme, le gaullisme social, le souverainisme, l'anticapitalisme, etc. Bref, que tout n'est qu'une question d'idéologies qui se combattent, cohabitent, composent... C'est un tropisme de droite que de se croire pragmatique et hors de toute idéologie. Toute politique cohérente est pragmatique, la question est : "quels moyens pour quelles fins, et quel monde voulons-nous ?" (cela dit sans certitudes). C'est sur le plan des moyens et des fins qu'aurait du se poser la question liminaire de votre émissions, CAD en amont. Car les idées ont beau se balader d'un pôle à l'autre, l'intérêt est avant tout de savoir dans quel projet global elles s'inscrivent. Et c'est à cette épreuve là que l'on pourrait juger de la pertinence (ou non) d'un clivage droite gauche.

Portrait de Anonyme Jeanjan02.02.2012

Résumons: c'est que la personne questionnante n'a pas ou fait semblant de n'avoir pas intégré les valeurs de gauche

Portrait de HG HG02.02.2012

merci, je comprends mieux!

Portrait de Anonyme Jeanjan02.02.2012

1. La phrase n'est pas de moi, évidemment.
2. Il y a, depuis toujours une différence profonde entre gauche et droite, Brauman l'a exprimée: justices sociale et pénale, instruction, culture, internationalisme... Ouvrir son livre d'Histoire le révèle de façon assez évidente jusqu'aux années 60.
3. Ce dont il est question en fait ce sont les différences entre les 2 gros (je n'ai pas écrit grands) partis politiciens français et là, effectivement, il faut une loupe.
4. Je ne crois plus (l'âge?) en la différence qui serait révolution ou pas. Comme l'ont dit certains, les souvenirs en sont cuisants de ces bourgeois élitistes qui veulent le bonheur du peuple malgré ce dernier voire contre lui en développant une paranoïa meurtrière mais qui ne meurent jamais sur les barricades ou alors les derniers et s'ils meurent c'est de leur machine infernale.

Merci pour votre radio et votre émission dont rien que le titre est classieux

Portrait de Anonyme Adam01.02.2012

Franchement il y a une colère de gauche et un cynisme de droite, après les seules idées qui valent c'est comment retisser le lien, sans que:

a) les uns veulent tout ce qu'on les autres
b) les autres ne les supporte qu'en laisse

Vous voyez c'est pas qu'on sait pas ou on doit aller. C'est qu'on veut pas, et si vous me dites qu'on sait plus alors moi j'ai toujours raison ok !?

Merci pour votre émission qui me donne l'occasion de ce manifeste. Je pense donc je suis fou !

Portrait de Anonyme Adam01.02.2012

Je pense (en vrac) que l'adaptation du message politique au média télévisuel à conduit de par celui-ci à un brouillage des idées, pour aboutir au cirque actuel où elles ne sont plus nobles qui veulent fédérer.

On se les pique, on les maquille et on en pense de plus en plus court.

Le populisme bien sûr fait fruit de ce réflexe à l'adhésion induit par le simplisme de la trajectoire intellectuelle requise. Littéralement, je parle d'un court-circuit, Ni de droite Ni de gauche mais par essence brutal. Hors sujet donc.

La distance est grande pour ceux qui doivent en revenir par contre, et demain, qui se souviendra de ce qu'était l'envergure ? Le bipartisme lui est médiocre certainement.

Finalement j'ai pris pour moi la définition de Christophe Guilluy je crois, qui ramenait l'idée même de la gauche à son essentiel: réduire les inégalités. Ce seul argument donne à la droite sa vraie voix, pour peu qu'on la tienne sur les rails de la discussion. Et il ramène l'humanité là où les choses on commencé.

Pour en revenir à la télé - objet tellement quotidien qu'il est à la fois vu et invisible, allons ! - moulte émissions servodisposisérielles valent bien mieux pour le quidam qu'un riche qu'il croiserait éventuellement dans la rue pour construire l'image d'un objet de désir/frustration, moteur sociétal du paradigme consumériste. En français on appelle ça de l'exemplarité, ou "pub". Elle est conçue pour être efficace ne l'oublions pas. Quelle ironie de parler autant de libertés lorsque l'on produit autant de laisses.

Oui, l'exemplarité aussi est bien mal distribuée (souligné). Que le moteur devienne "social" requiert que des valeurs soit partagées transversalement, et là j'en apelle aux vivants.

Finalement Je dirais que l'homme de droite est en général bien content de là ou il en est mais voilà, il a les semelles lourdes, niveau liberté c'est pas encore ça... surtout, surtout il ne lui faut pas regarder sur quoi il marche au risque de perdre l'équilibre. Voilà le défi qui s'ouvre aux libertaires, et plus les inégalités se creusent moins leur confrontation au problème est facile. Il est vertigineux déjà, et à terme, la rupture, apocalypse hypocrite et crétine.

Evidemment, l'homme de gauche voudrait mieux que des traces de semelles, même si on y lit très bien la marque. Sinon pour lui, du moins pour ses camarades. Des vrais, attention à la nuance. Certains on même entendu dire qu'en réalité on ne leur avait pas marché dessus, et qu'ils étaient libres - soit un grand garçon - d'aller se faire piétiner ailleurs, déjà que les chinois ne gueulaient pas autant.

Certainement être pauvre est un défaut... a qui le mérite ? A celui qui saura faire face à autrui, son pendant, pour commencer. Moi ? En 2007 j'ai voté pour la réduction de la dette nationale et la remise sur pied de l'éducation, des idées simplement françaises.

Y'a pas de conscience parce qu'il n'y a pas de projet collectif, y'a rien de beau si on veut pas que l'autre y soit.

J'objecte, chôme et voici.

Merci.

Portrait de Anonyme Pisi Jérôme01.02.2012

Bonsoir
J'écoutais votre émission et m'en suis trouvé déçu (ce qui est rare en fait).
Je trouve dommage que le débat ne se cantonne qu'au partis traditionnels et que les personnes commentant la gauche (en général) ont une telle méconnaissance de l'extrême gauche. En point d'orgue, la question de la gauche sociale qui aurait disparu. Il y a eu un séisme à gauche du parti socialiste ! La naissance du Front de Gauche. Je risque de parler en terme vieillots mais ils ont leurs sens. Il y a de manière générale deux orientations dans le socialisme : les révolutionnaires et les sociaux-démocrates. les premiers sont partisans de la lutte armée, les second sont des réformateurs. Historiquement, Guesde entre dans la première catégorie, Jaures dans la seconde.
je fais un bond dans le temps et arrive à la fin du XXème siècle. Le parti socialiste, héritier de Jaures comme il se réclame, a bougé sur l'échiquier politique. Avec la chute de l'URSS, on entre dans une ère de marxophobie. Le PS commence a embrassé de plus en plus de thèses libérales (voir l'histoire de son cheminement européen) et le PCF abandonne des pans entiers de cette idéologie : révolution, lutte des classes ... Sur le terrain du militantisme, il y a rupture entre la base et la tête des partis. Les tenants de la social-démocratie ne se retrouvent plus dans les thème du PS, les tenants du communisme non plus. Il y a glissement des partie vers la droite : le PS, vers le centre, le PCF, vers des positions sociales-démocrates abandonnées par le PS. Ainsi, on va retrouver au Parti communiste des débats vifs entre les deux courants historiques du socialisme : d'où une certaine schizophrénie et un manque de lisibilité. Avec le Front de Gauche, on assiste à une alliance de différents partis de gauche aux bases idéologiques différentes. Sauf que, le Front de Gauche est social-démocrate, d'où le refus du NPA et de LO de rejoindre le mouvement. Dans les faits, le FDG ne veut pas renverser le capitalisme, il veut le réguler. Sa force vient de son candidat qui a la particularité de s'assumer (et d'être vachement instruit aussi). J'ajouterai qu'il est douteux et peu honnête intellectuellement de taxer le Front de Gauche d’extrémisme et de populisme : leur programme est l'un des plus abouti de la campagne et Mélenchon est un candidat porté sur le fond qui prend le temps d'expliquer. Cependant, il est aussi passionné et exigeant ce qui explique son attitude, qui impressionne négativement et qui favorise l'assimilation à l’extrémisme et au populisme.

Ouf ! j'ai plus l'habitude de faire des dissert'.
Pour être totalement transparent, je suis adhérent au Front de Gauche. Si je prends la peine de vous écrire, c'est que je m'étonne de notre manque de présence dans les médias (mais sans doute que tous les militants de tous les partis disent ça) : toujours est-il que j'ai été un peu frustré que nous n'ayons pas au moins été mentionné et renvoyé dans les cordes populistos-extrémistes, si j'ai bien lu entre les lignes. Je n'y reviens pas, j'en ai déjà parlé.

Je finis avec une référence, le bouquin de Michéa, l'Empire du Moindre Mal (une centaine de pages, ça se lit vite). Sa thèse est que le socialisme est le pendant culturel du libéralisme économique de droite et que les deux sont interdépendants. Un bouquin sans concessions et original dans son point de vue.

En vous souhaitant une bonne soirée et une bonne continuation !

Salut !

Portrait de Anonyme Ugo01.02.2012

Souvent, avec les émissions politiques de France Culture, on a l'impression que l'on pose la question "Peut-on être de droite" dans un esprit anthropologique, façon "ah bon, peut-être être de droite?". Et pour la gauche, c'est davantage : "pourquoi on ne peut qu'être de gauche".
Gare à l'effet "radio courtoisie de gauche", cela se remarque beaucoup à l'écoute. J'avoue ne pas comprendre les quelques auditeurs militants qui voient dans France Culture la Main Atroce du Marché Libéral de Droite, alors que ses sympathies sont ailleurs! (il suffit de faire un recensement tout simple...)

Portrait de Anonyme Monique Idelovici01.02.2012

Bonsoir,

je voudrais donner mon ressenti sur la position politique des ouvriers aujourd'hui qui votent à droite ou à l'extrême droite après avoir voté longtemps à gauche, et les bourgeois qui votent à gauche maintenant. Il me semble que les ouvriers voulaient voir évoluer leur situation personnelle et faisaient confiance à la gauche pour y parvenir. Celle-ci n'a pas réussi. Ils se tournent à présent vers les partis ultra populistes de droite car ils espèrent de façon utopique que ceux-ci y parviendront. Ils n'attendaient pas de la gauche qu'elle change la société. Par contre, plus on fait d'étude, plus on est éduqué politiquement, et plus on perçoit l'intérêt de faire évoluer la société dans sa globalité pour qu'elle soit plus juste, et non pas à travers le prisme de sa situation personnelle. C'est pourquoi aujourd'hui on parle de bourgeois de gauche ou bobos. Les ouvriers ou employés qui sont restés de gauche sont ceux qui ont une activité associative, syndicale ou autre et qui restent plongés dans ce milieu qui réfléchit et essaie de participer au changement.

Portrait de Anonyme Jeanjan01.02.2012

Bonsoir,
Merci pour vos émissions
La première idée qui me vient à l'esprit lorsqu'on demande s'il y a des différence entre les idées de gauche et celle de droite est que la personne qui pose la question n'est sûrement pas de gauche.

Portrait de HG HG01.02.2012

!!! cela m'intéresse de comprendre le cheminement de votre déduction