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L'Economie en questions

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Emission L'Economie en questions

le samedi de 11h à 12h

Ecoutez l'émission 58 minutes

Commerce extérieur de la France/Energie : des enjeux mondiaux 9

11.02.2012 - 11:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

1er sujet : 

Commerce extérieur de la France : ce qui se vend, ce qui ne se vend pas...

Institut Montaigne : "Mondialisation : réconcilier la France avec la compétitivité", rapport Juin 2006

http://www.institutmontaigne.org/mondialisation-reconcilier-la-france--2438.html

Natixis - Publications de la recherche économique, 08/02/2012 : 

Les migrations de l'industrie européenne : une illustration par la cartographie

2nd sujet :

Electricité, pétrole, gaz : les enjeux mondiaux

Invité(s) :
Nicolas Baverez, historien et économiste
David Thesmar
Xavier Timbeau, directeur du Département Analyse et Prévision OFCE
Olivier Pastré, professeur d'économie à Paris VIII

Thème(s) : Information| Economie| Industrie| Crise

9 commentaires

Portrait de Anonyme Fab17.02.2012

Tout à fait d'accord avec Thomas Netter: Les économistes sur le plateau se sont lourdement plantés sur les sujets (un peu) techniques !!

Ce n'est pas la première fois d'ailleurs: un intervenant m'avait bien fait rire lors d'une précédente émission quand il avait invoqué la difficulté d'extraction du silicium des panneaux solaires ...

S'il vous plaît invitez un ingénieur pour les recadrer !! Car quand on entend des économistes s'exprimer avec une telle assurance sur des sujets qu'ils ne maîtrisent visiblement pas, ça jette un certain discrédit sur ce qu'ils racontent le reste du temps...

A croire que la valeur d'un économiste se mesure à la verve et à l'assurance qu'il déploie en expertisant sur tous les sujets et dans toutes les situations...

Par ailleurs, pourriez-vous signaler les conflits d'intérêts des économistes présents. Par exemple, il serait heureux de rappeler qu'Olivier Pastré est administrateur de plusieurs banques et directeur de l'une d'elle quand il affirme que la séparation des banques de dépôt et d'investissement est une grosse bêtise.

J'espère que vous prendrez en compte ces critiques pour faire avancer cette émission par ailleurs passionnante.

Cordialement,

Fabien THOMAS

Portrait de Anonyme Damien12.02.2012

Très intéressé par un sujet sur la sobriété énergétique, comme vous l'avez évoqué aujourd'hui. La visions d'économistes sur cet aspect de la politique énergétique ne peut être que très enrichissante. Merci pour vos émissions.

Portrait de Anonyme André Jaunay12.02.2012

Bonjour,

David Thesmar évoque les nouvelles formes de financement de l'entreprise. Il me semble que, parmi ces catégories, les modes de financement directs (c-à-d quand l'entreprise destinataire est choisie par l'épargnant) doivent être signalés.
Le cas significatif depuis quelques années est celui des réseaux de business angels. Notre pays se signale par un remarquable et inattendu développement de cette activité.

Sur le site des Echos je présente le bilan de 15 ans d'action volontaire dans ce domaine, initiée par la société civile et plutôt bien relayée par les politiques publiques : http://lecercle.lesechos.fr/entrepreneur/creation-dentreprise/221140790/...

Selon les chiffres d’une récente étude OCDE, cette politique a eu des résultats remarquables : la France est le deuxième pays, après les Etats-Unis, pour la densité de réseaux de business angels, et pour les montants qu'ils mobilisent.

Cette action ne doit surtout pas, à mon sens, être réduite à la prise en compte des intérêts de la catégorie d'investisseurs déjà concernés. Au contraire, elle constitue un levier pour le développement de l'esprit entrepreneurial dans notre pays, et cela d'autant plus qu'elle est susceptible, à terme, de s'adresser à une part très importante des épargnants, avec des conséquences fortes en termes économiques, de développement territorial et d'évolution des représentations de l'entreprise.

En temps de contrainte budgétaire et de besoins d’appui à l’innovation et au développement des territoires, cette capacité nouvelle des épargnants apparaît particulièrement utile, car elle peu coûteuse et pertinente (les individus investissent naturellement dans les phases à risques... ce que les fonds, même dédiés à ces phases et publiquement soutenus, peinent parfois à faire, à l'exemple des FIP).

Et cette voie peut donc être poursuivie :

- il reste un potentiel énorme de personnes à même de devenir business angels, c-à-d ayant une disponibilité latente pour l'entrepreneuriat et une capacité financière élevée,

- l'activité s'ouvre à des personnes ayant un patrimoine moindre que celui des business angels classiques, personnes qui frappent de plus en plus à la porte des réseaux et deviennent actives sur internet (nombreux sites en développement). Une véritable démocratisation de l’investissement direct et personnel dans les entreprises est envisageable. Cette démocratisation pourrait être accélérée par des propositions réglementaires permettant de faciliter la syndication des petits investisseurs. Cette syndication est nécessaire car le trop grand nombre d’actionnaires est perçu comme une contrainte par l’entrepreneur.

Plus largement, des mécanismes se développent en France comme dans d'autres pays pour ces financement directs ("crowfounding"), qu'ils soient sous forme d'apports de capitaux, de dons ou de prêts. Les limites récemment apparues de l'intermédiation, comme le désir de donner sens à son épargne constituent des stimulants puissants à ce développement. Une coordination nationale prépare un manifeste et un événement qui permettra d'interpeler les candidats aux élections, la presse et la population de façon générale sur cet enjeu.

Bien cordialement,

André Jaunay

(fonctionnaire et fondateur des premiers réseaux de business angels en France, puis de France Angels, doctorant en gestion, je travaille actuellement sur des modèles de mobilisation de la société civile dans les quartiers politique de la ville et dans les pays du Sud)

Portrait de Anonyme Antony11.02.2012

Olivier Pastré dit qu'il n'y a pas de souci avec le pétrole pendant 20 ans.

Les recherches que j'ai fait depuis 2008 indique que nous avons passe le pic de pétrole et que les capacités de productions vont désormais décliner de 2 a 5% par an, ce qui a un impact considérable sur l'économie. De nombreuses études montrent qu'il ne peut pas y avoir de croissance économique sans croissance de la consommation de pétrole.

En ce qui concerne le charbon, des études américaines montrent que nous sommes
au pic de la production de charbon en quantité énergétique, et une étude allemande montre un pic en volume sera atteint d'ici 10 ans. Du point de vue d'utilisation pour l'économie, c'est la quantité énergétique qui compte.

La capture de carbone existe déjà mais impose des rendements énergétiques plus faibles, et des couts bien plus élevés.

Le pic de gaz est prévu pour 2035, avec une chute rapide de la production après cela. Le gaz de schiste n'est pas la panacée et ne produira environ que 15% du volume aux Etats-Unis par exemple. Les seuls pays qui pourraient augmenter leurs production sont le Qatar et l'Iran, mais ils ne pourront également pas répondre a la demande mondiale qui croit très vite.

Conclusions:
De moins en moins de pétrole ce qui implique des décennies de récession économique
Une production de gaz qui ne peut pas vraiment augmenter et répondre a la demande.
Une production de charbon qui est proche du pic et qui a des conséquences terrible pour le réchauffement climatique.

La crise énergétique et ses conséquences de récessions est là et bien là
pour des décennies. Qui en parlera et qui osera dire que notre mode de vie doit changer ?

Portrait de Anonyme Thomas Netter11.02.2012

Bonjour,

Vos intervenants me font une fois de plus rigoler sur le sujet des énergies renouvelables.
"L'éolien fournit de l'énergie quand on n'en a pas besoin et ça engendre une surchauffe des lignes". Ha! Non, l'éolien fournit l'électricité qui permettrait de réduire la production provenant de barrages, voire de repomper l'eau dans les lacs. Et ça permet de réduire les prix en spot.
Quand à un autre commentaire entendu "le solaire fournit l'électricité le jour alors que l'on en a besoin la nuit". Non encore! La consommation est bien plus importante le jour que la nuit.
Le principal problème de la France est qu'avec 77% de nucléaire on a du mal à moduler la production provenant de différentes sources. Et quand il fait trop chaud en été pour refroidir les centrales, on n'a pas assez de solaire pour compenser et on se retrouve à importer.

Vos économistes défaillent lourdement à chaque fois que des sujets techniques/technologiques sont abordés. Invitez un ingénieur pour compléter l'équipe.

Cordialement,

Thomas Netter

Portrait de Anonyme Yves PETARD11.02.2012

Bonjour,
et le stockage de l'énergie électrique via l'hydrogène ?

Portrait de Anonyme Michel D.11.02.2012

Le stockage de l'énergie électrique est possible avec les STEP:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_hydroélectrique#Les_STEP_:_Station_de_Transfert_d.27.C3.89nergie_par_Pompage

Evidemment, ça ne résoud pas TOUS les problèmes, mais il n'y a que les imbéciles pour croire qu'une seule technique résout TOUT.

Portrait de Anonyme chausson11.02.2012

Bonjour madame, messieurs, commerce, gain , rentabilité, et la qualité de la vie au respect de soi-même, des autres êtres vivants, de la flore ? Ne raisonnez vous pas à court terme ?

Portrait de Anonyme Michel D.11.02.2012

Bonjour.

L'ACTA n'est même pas un sujet de l'émission de ce samedi.

Plus de 2 millions de signataires de la pétition en ligne http://www.avaaz.org/fr/eu_save_the_internet_fr/

Des manifestations partout dans le monde ce samedi :
https://maps.google.com/maps/ms?msid=212120558776447282985.0004b7b33e16f...

L'ACTA est un autre de ces "traîtés" politico-économiques, dans la lignée de l'AMI, discutés dans le dos des peuples, et dont l'objectif est de s'assurer que les intérêts du (petit) commerce deviennent source de la Loi, contre toute démocratie.

Bizarrement, les économistes officiels, eux aussi ne s'y intéressent pas plus.

"Bizarrement", vraiment ?

Pour qui roulent donc ces conseillers des banquiers, parfois banquiers eux-mêmes ?

La réponse est incluse dans la question.