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L'Economie en questions

L'Economie en questions | 11-12

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Emission L'Economie en questions

le samedi de 11h à 12h

Ecoutez l'émission 58 minutes

Crise économique, crise de confiance/Japon : quelle politique énergétique ? 16

21.04.2012 - 11:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

1er sujet : 

Les crises économiques sont-elles toujours liées à des crises de confiance ?

Les Cahiers du CEVIPOF - Cahier n°54 - "La confiance dans tous ses états" :

http://www.cevipof.com/fr/les-publications/les-cahiers-du-cevipof/bdd/publication/827


2nd sujet :

Japon, après Fukushima : quelle politique énergétique et quelles leçons pour les grands pays industrialisés ?

OCDE – Etude économique du Japon 2011

http://www.oecd.org/document/11/0,3746,fr_2649_34327_47651403_1_1_1_1,00.html

Invité(s) :
Nicolas Baverez, historien et économiste
Eloi Laurent, économiste sénior et conseiller scientifique à l’OFCE, maître de conférence à Sciences-Po
Christian de Perthuis, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine
Olivier Pastré, professeur d'économie à Paris VIII
Marc Jezegabel

Thème(s) : Information| Crise| Ecologie| Economie

16 commentaires

Portrait de Anonyme Jee Cee26.04.2012

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » (Apocryphe)
A la veille d’une nouvelle émission de l’économie en question, je tiens à redire mon total soutien à ses animateurs. Et, en particulier, cette fois, à Olivier Pastré. Avec lequel je suis loin d’être toujours d’accord, et qui m’agace souvent avec ses tics de langage, ses mises en cause personnelles systématiques ou ses affirmations non démontrées. Mais qui représente une pensée parfaitement légitime, même si elle est actuellement dominante. Je trouve détestables les attaques dont il fait l’objet et je regrette que Dominique Rousset y ait cédé, au nom de je ne sais quelle « transparence ». Je ne vois pas pourquoi on devrait rappeler au début de chaque émission qu’il est directeur de telle banque au Maroc, pas plus que ses fonctions au Crédit Municipal.
D’abord, parce que ces « informations » n’ont sont pas exigées pour les raisons avancées, mais constituent une attaque. En gros, Olivier Pastré serait décrédibilisé dans ses analyses, du seul fait de ses activités annexes à sa fonction d’enseignant. C’est un procès d’intention inadmissible.
Ensuite, parce que c’est à chaque participant à une émission – ou à chaque producteur - de choisir à quel titre il est invité, et donc à quel titre il s’exprime. Par exemple, Mme Royal peut tantot s’exprimer exclusivement en tant que présidente de région, ou de responsable du PS, ou de Ministre, ou à titre strictement personnel. La seule question est donc de savoir à quel titre M. Pastré participe à cette émission et à sa préparation. Si c’est à titre d’enseignant, c’est la seule chose qui doive être avancée.
Enfin, parce que, comme je l’ai longuement exprimé dans un premier mail, je crois très dangereux de glisser sur la pente de la dénonciation, particulièrement dans les circonstances que nous traversons, et qui ont encore été mises brutalement en lumière dans le résultat des extrèmes, le 22 Avril.
Si on met le doigt dans cet engrenage, où s’arretera-t-on ? Sous couleur de « transparence », allez-vous également, à chaque émission, étaler la valeur du patrimoine de vos invités ? Ou leur appartenance à un parti politique, voire leur relation personnelle avec tel ou tel dirigeant ? Ou leur déclaration de revenus ? Ou leurs investissements boursiers ? Toutes « informations » éminemment « utiles », pour juger de l’idéologie qui sous-tend leurs analyses à l’antenne. Laissez « l’ére du soupçon » au nouveau roman.
Les auditeurs de l’Economie en question(s), sur France-Culture, ne sont pas des ilotes. Ils sont capables d’analyses critiques. Ils sont à même de décrypter par eux-mêmes les présupposés idéologiques de chacun et de chaque théorie économique.
Enfermer chaque participant sous une étiquette, c’est lui enlever son libre arbitre, le priver de toute possibilité d’être en contradiction avec lui-même, d’être partiellement d’accord avec des points de vue opposés, de changer d’avis… C’est appauvrir le débat.
C’est, surtout, participer à la grande chasse aux sorcières qui du Front de Gauche au Front National, prétend dénoncer en bloc tous les agents économiques et les rendre tous également responsables de la crise. Paradoxal, pour une émission économique. Attention, l’intolérance monte partout en Europe. La fonction d’une radio a résonnance mondiale, comme France Culture, c’est de la dénoncer et non d’y céder.
Avec une fidélité sans faille, depuis l’autre côté de la planète,
Jee Cee

Portrait de Anonyme Gaya25.04.2012

Commentaire un peu tardif mais bon...le premier n'est pas passé.
Je continue à apprécier les émissions de France-Culture et celle produite par Dominique Rousset est un exemple du service public rendu au citoyen que je suis.

M. Eloi Laurent et Nicolas Baverez ont bien fait fait de parler d'Adam Smith et de Montesquieu.
Du premier pour rappeler l'importance du rôle "tampon" des institutions humaines pour éviter le frottement dispendieux d'énergie entre les individus et le second pour rappeler l'importance des moeurs dans un système institutionnel piloté par des individus responsables.
En effet lorsque M.Pastré renvoie d'un revers de main la réflexion que voulait mener M. Laurent autour de la définition et du rôle des institutions en lui disant très vite que nous sommes tous d'accord avec ce fait, sans poursuivre réellement l'argumentation je m'interroge sur la nature de la confiance.
Certes on peut imaginer des univers économiques "virtuels" ou même la défiance ou la non-coopération entre les agents économiques peut aboutir à un système fonctionnant peu ou prou (c'est ainsi que M.Pastré ouvre le débat du jour). Mais est-il viable ou plutôt, ne me serai-je pas trompé sur mon épithète "économiques" en qualifiant les agents. Peut-être que de tels systèmes sont viables financièrement aussi longtemps que les états recapitalisent les banques privées impliquées dans le western-casino de la finance...
Il y a une genèse "naturelle" de la confiance qui manque dans tous les discours "économétriques" ou macro-économiques que j'entends. C'est celle que j'ai quand je travaille en aimant mon travail et les raisons pour lesquelles je le fais. C'est aussi cette confiance que je cherche en imaginant l'appel des êtres (physiques, idéels) qui peuplent mon univers et qui me fait y participer sans imaginer leur disparition ou ma disparition.
(Cette perte de confiance conduit aux dramatiques suicides d'employés qui défraient la chronique: les drames ne sont-ils bons qu'à être joués sur scène?)
Cette genèse me vient de deux constats:
* le premier est le livre remarquable de l'anthropo-économiste Emilie Hache (philosophe de formation) qui a écrit récemment (janvier 2011) le livre "Ce à quoi nous tenons" où elle rend compte de ces êtres que l'économie actuelle hypothèque à grand coup d'actualisation de la valeur construite sur des modèles mathématiques faux où l'on suppose que le futur a une rentabilité plus grande que le présent ou le passé
* le deuxième est la simple présence de mon corps au monde: je veux croire que la personne que je croise dans la rue ou mon travail est suffisamment équilibrée et digne de confiance pour qu'elle ne me trucide pas ou ne cherche pas à m'asservir (parce-que par exemple, elle aurait perdu son travail ou trouvé une opportunité facile à me mettre dans la rue pour me prostituer...-les liens entre les mafias et la finance ne sont plus à démontrer ). La simple "préoccupation mentale" de ma survie est réglée par la construction des institutions qui nous contiennent et je ne m'en soucie pas outre-mesure, sauf... dans les moments de crise. Si je suis riche monétairement je m'en sors en m’extrayant du territoire menaçant sinon je fais face en essayant de construire des institutions régulatrices. Ma démonstration est courte mais je voulais insister sur la déconnexion actuelle entre l'économie financière qui se fait derrière des écrans à la vitesse des impulsions électroniques et du travail de notre Logos (individuel et institutionnel: théories obligent) et la pesanteur de nos corps et de notre pathos qui entravent toute cette machinerie.
Bref redéfinissons nos institutions et leur fonctionnement en commençant par le traité de Lisbonne.
M.Baverez a bien enfoncé cette porte ouverte: toute personne qui veut gagner de l'argent investit dans les endroits ou l'état garantit un présent et un futur politique.Pourquoi les "très" riches font-ils sécession (livre de Thierry Pech: le Temps des riches (octobre 2011) en trahissant la confiance et le travail des plus humbles par la délocalisation ou la confiscation de la valeur ajoutée. Parce-que les états le permettent...
Bref une définition de l'état est peut-être à construire dans cette émission.

Portrait de Anonyme Abuzer Karpuz24.04.2012

Quand il a été question de bulles financières, j'ai l'impression que l'on a tourné autour de pot pour chercher un terme convenable, un superlatif de "confiance". Outre son échec, cette tentative n'était pas nécessaire; Keynes a appelé le sentiment qui se trouve à l'origine des bulles financières, indirectement dans son Treatise on probabability, puis directement dans la Théorie générale: croyance. "Croyance" qui se croit "rationnelle" mais qui n'est rationnelle que lorsqu'elle est mimétique. De la même manière que Keynes, le nom d'André Orléan a été boudé pendant toute l'émission. Je me demande si par mimétisme -des participants- ou y a-t-il vraiment une autre raison derrière ce silence.

Portrait de Anonyme chalom23.04.2012

je m'étonne que personne n'ait fait référence au livre récent (1995) de Francis Fukuyama sur la confiance et son analyse de la société française!!! Ni d'ailleurs de référence au livre d'Alain Peyrefitte de la même année

Portrait de Anonyme Nicolas G22.04.2012

A quand une émission sur le Qatar et sa stratégie d'investissement en France ?

L'annonce récente de la détention de 3% du groupe Total par le fonds souverain Qatar Holding en est une illustration récente.
Surtout, un tel sujet permettrait :
- d'analyser de façon mesurée un sujet sensible dans l'opinion
- de mettre en lumière des enjeux stratégiques qui demeurent trop peu analysés dans les médias
- de permettre répondre à une question très simple : faut-il s'en réjouir où s'en inquiéter ?

En vous remerciant pour la qualité de vos émissions,
Cordialement,
Nicolas G.

Portrait de Anonyme Nicolas G22.04.2012

A quand une émission sur le Qatar et sa stratégie d'investissement en France ?

L'annonce récente de la détention de 3% du groupe Total par le fonds souverain Qatar Holding en est une illustration récente.
Surtout, un tel sujet permettrait :
- d'analyser de façon mesurée un sujet sensible dans l'opinion
- de mettre en lumière des enjeux stratégiques qui demeurent trop peu analysés dans les médias
- de permettre répondre à une question très simple : faut-il s'en réjouir où s'en inquiéter ?

En vous remerciant pour la qualité de vos émissions,
Cordialement,
Nicolas G.

Portrait de Anonyme demeter 22.04.2012

je découvre votre émission , interessante et vive .
pourriez vous me dire de qui est la musique du générique , et qui est reprise dans les intermèdes ?
serait il possible de le signaler dans votre descriptif de votre émission , ou de me répondre .
merci

Portrait de Anonyme regis arnaud22.04.2012

Ce mail fait suite au precedent. J'ai ecoute vos 15 minutes sur le Japon. Rarement entendu autant de contre-verites, approximations, melanges entre macro et micro... Nicolas Baverez fait de tres jolies phrases mais il oublie l'effet de base dans tout ce qu'il dit. Peut on dire que le Japon vit une penurie d'electricite gravissime quand il n'a pas connu la moindre coupure depuis 2011?? Que l'automobile est "tres durement affectee" alors que 30% des ventes d'automobiles dans le monde entier est japonaise?? Etc.

Portrait de Anonyme regis arnaud22.04.2012

Bonjour, je suis le redacteur en chef de france japon eco, le magazine de la chambre de commerce francaise au Japon. France Japon eco est le magazine francophone sur l'economie japonaise depuis 1978. Je serais ravi que vous puissiez signaler son existence si vous parlez du Japon. Vous pouvez consulter gratuitement les derniers pdfs a
http://www.ccifj.or.jp/publications/france-japon-eco/lire-fje-en-ligne/

Bien a vous, Regis Arnaud

Portrait de Anonyme Fred21.04.2012

Voici les intitulés des invités tels qu'ils apparaissent sur la page (je ne fais qu'un copier-coller) :

Invité(s) :
Nicolas Baverez, historien et économiste
Eloi Laurent, économiste sénior et conseiller scientifique à l’OFCE, maître de conférence à Sciences-Po
Christian de Perthuis
Olivier Pastré, professeur d'économie à Paris VIII
Marc Jezegabel

A peu de choses près les mêmes descriptions dans la présentation orale des invités par Dominique Rousset !!!

Où sont passées les bonnes intentions de la semaine dernière consistant à préciser les fonctions autres qu'universitaires des intervenants ?

Pensez-vous que mettre un lien vers un CV, parfois en anglais, soit suffisant pour se donner bonne conscience ?
Quid des auditeurs qui ne sont pas connectés à Internet ? Quid des auditeurs connectés qui ne comprennent pas l'anglais ? Quid des auditeurs connectés et anglophones n'ayant tout simplement pas envie d'aller fouiller très loin pour trouver des informations que vous avez vous-mêmes jugées nécessaires de préciser (certes, cela ne semblait pas faire plaisir aux intervenants de l'avouer) ?

Portrait de Anonyme ber07521.04.2012

Commentaires sur l'exellente émission sur la confiance.
Pr Pastré semble confondre la confiance et le succés
de l'application de politiques coopératives.
A propos de la crise de la la dette en zone Euro,
il déclare: 'Prédire une explosion en zone Euro
ce n'est pas ce que l'on constate'.
A ce propos une source interessante pour les lecteurs:
Dynamique du Ratio Dette sur PIB en Financement Fermé ou ouvert
http://www.ekoris.org/post/2011/05/13/Dynamique-du-Ratio-Dette-sur-PIB2
http://www.ekoris.org/post/2011/05/22/Dynamique-du-Ratio-Dette-sur-PIB-e...
qui prédit avec des taux des financement moyens de 5%
de la dette, la faillite de l'Italie ou l'Espagne
d'ici une dizaine d'année. Donc effectivement si ce n'est pas ce
que l'on constate dans l'immédiat on en prend quand
meme en prendre la voie.
Quid de la dernière prévision du Fmi qui indique
que la dette Française va se stabiliser en 2014?
L'absence d'intégration européenne (ou politiques coopératives)
en zone Euro, tient en particulier à la
définition de la politique de la Bce:
préteur en dernier ressort du MSE, article 123, plafonds d'achats d'obligations
souveraines sur le second marché..
Or devant l'impossibilité de trouver un concensus sur ce point
et l'urgence d'en trouver un, comment on peut résoudre en partie la question?
Peut etre en se permetant d'arriver à des consensus intermédiaires dans un cadre
moins contraignant?
Il me semble que la solution serait de redonner des prérogatives aux banques
centrales. Si on fixait une masse monétaire annuelle maximum par pays
et qu'on leur laissait dans ce cadre la possibilité à un pays de monétiser ou non sa dette,
alors les Allemands ne se sentiraient pas trahis, et les Espagnols
utiliseraient leur 'budget monétaire', comme bon leur semble.
L'abération actuelle vient du fait que l'on fait semblant de croire
que la politique monétaire n'a que peut d'influence sur l'économie,
et que l'indépendance de la banque centrale est une nécessité, alors
que seule une action coordonnée de la politique monétaire et économique
peut nous donner une chance de sortir de la crise de la dette.
C'est ce qui a été pratiqué dans les années 90-2000 par Clinton
qui était parvenu à réduire la dette Américaine.
Cordialement

Portrait de Anonyme Valéry21.04.2012

Sur la deuxième partie, je vais vous livrer ces détails importants :
En 1986, L'accident de Tchernobyl a été la cause de l’effondrement du système soviétique, où Gorbatchev avait démarré ces réformes, ainsi que l’effondrement du prix du gaz et du pétrole (bizarre).
34 ans, plus tard le site est toujours radioactif et de centaines d’hectares pollués, avec une pollution qui migre vers d'autres régions avec les incendies...

Mais quel est le coût réel de l'énergie Nucléaire?? La cours des comptes en France ne peut répondre à cette question, personne ne peut répondre à cette question mais je peux vous dire que le cout est astronomique par la seule durée de stockage des déchets. Voici les durées de vie de ces déchets inutilisables:
Cobalt 60: 5,2 ans
Tritium: 12,2 ans
Strontium 90 : 28,1 ans
Césium 137: 30 ans
Américium 241: 432 ans
Radium 226 : 1 600 ans
Carbone 14 : 5 730 ans
Plutonium 239 : 24 110 ans
Neptunium 237: 2 140 000 ans
Iode 129 : 15 700 000 ans
Uranium 238 : 4 470 000 000 ans
L'industrie de l'armement américaine fait des balle de l'uranium238 pour percer les blindages mais personne ne dit rien sur la pollution engendré et les quelques GI qui sont morts suite aux radiations et sur la pollution engendrée en Irak...
EN FAIT, au regard de ces chiffres on voit bien que le nucléaire est une solution complétement stupide car il faut budgétiser 4,5 milliards d'années de stockages des déchets...sans parler du risque sur les terres cultivables et les ressources en eau.
L'un des arguments avancé par nos politiques fut, depuis DE GAULLE, la sacro-sainte indépendance énergétique, et maintenant, ce sont nos 300 000 emplois dans le nucléaire qui sont menacé... car depuis 2001, il n'y a plus un gramme d'uranium 235 dans les mines exploitables en France (adieu, l'argument de l'indépendance énergétique).
Prenons exemple, sur l'Allemagne qui n'est pas non plus un exemple à ce niveau car c'est la production nucléaire française qui sera sans doute là pour pallier les manques de l'arrêt du nucléaire.
Allemagne qui a fait des efforts sur l'efficacité énergique de son infrastructure depuis 2001, sans doute une des raison qui explique aujourd'hui son déficit de 3% car sa facture est moins importante que la notre (le PIB étant directement lié avec l'importation d’hydrocarbure).
L'autre explication de sa croissance étant l'appel à la main d’œuvre étrangère dans l'ensemble des secteurs économiques...parfois 1 euros de l'heure en toutes légalité car il n'y a pas de salaires minimum en Allemagne.
L'exemple qui doit être compris de Catastrophe de Fukushima et plus long de nous c'est que l'ampoule ne vaut réellement pas la chandelle, économiquement.
Que les sommes (dans le systèmes monétaires actuelle) qui seront engagées par l'Etat(donc par nos impôts) dans la rénovation de 2/3 du parc Français est un aberration si il n'y a pas de politique de rénovation de l'habitat pour une amélioration des performances énergétiques.
La privatisation d'EDF, GDF, et les crédits d'impôts pour l'habitat individuel (inversement à l'habitat collectif)ont été des erreurs économiques qui ont contribué à notre déficit actuel....alors une catastrophe équivalente à Fukushima en France sera l'anéantissement de tous patrimoines fonciers et monétaire de nos concitoyens Européen... Un rappel, la catastrophe de Tchernobyl a failli rendre invivable la moitié de l'Europe (c'est grâce à l'action et l'irradiation de 600000 liquidateurs que nous sommes ici)
600000 personnes pour 1 réacteur, l'anéantissement économique de l'Europe, la France peut-elle payé un tel tribu sur l'autel de l'ignorance politique?

Portrait de Anonyme Valéry21.04.2012

Bonjour,

Votre émission a été plaisante à écouter mais les analyses sur la crise de confiance et la crise, m'ont fait me demande si les intervenants avaient compris le système économique et monétaire actuel, ou bien ont-ils présentés le dogme monétaire comme immuable parce que très intelligent à leurs goûts.
Tous d'abord, je remets en cause que le principe que le manque de confiance soit un vecteur de crise.
C'est une erreur de croire que les crises ne sont que conjoncturelles dans notre système économique et liées à la confiance (peut-être parce que depuis l'effondrement du système soviétique, aucun économiste ne remet fondamentalement notre système en cause).
J'affirme que notre système monétaire est idiot et qu'il ne peut qu'engendrer que des périodes de croissance alternées à des périodes de crise et que les règles , principes pour moraliser ce système ne sont que des rustines sur un système qui n'a jamais fonctionné.
Les vrais questions sont :
Comment fonctionne notre système économique et surtout monétaire?
Comment retrouver de la croissance et qu'est ce que la "croissance"?
La dette de l'état était-elle du à une mauvaise gestion ou à notre système monétaire?
Comment réduire la dette de l'état? qu'est-ce que la dette?

Analyse du système monétaire européen en pratique(long et ennuyeux avec des points d'humours):

Une personne physique ou entreprise vient faire un crédit de 100 euros à sa banque X à 4% d'intérêt, la personne remboursera 104 euros.
La banque X qui n'a pas l'argent et possède en fond propre 10 euros qu'elle ne doit pas prêter car cette argent lui donne de la crédibilité etc donc elle emprunte à la banque centrale les 100 euros à un taux de 1%. La banque centrale par un système d'imprimerie connue en Europe depuis Gutenberg crée ces 100 euros .

Donc dans 1 ans :

La personne physique ou l'entreprise remboursera 104

La banque X devra rembourser 101 euros dans 1 an à la Banque Centrale donc la banque X gagne 3 euros.

La banque centrale récupère ces 100 euros plus 1 euros.

Comment le particulier va t-il trouve les 4 euros qu'il lui manque'''

Il va travailler pour rembourser (C'est évident ou rembourser avec une assurance si il perds son travail assurance chômage ou assurance de prêt ).

Lors de l'émission des 100 euros par la banque central, la masse monétaire existante devient égale à la masse monétaire initial(t0) + 100 euros, dans 1 ans, cette masse monétaire, ne pouvant être multipliée par la main divine, sera toujours égal monétaire initial(t0) + 100 euros. Donc la masse monétaire final après remboursement sera monétaire initial(t0) -1 euros

L'emprunteur doit trouver 4 euros dans la masse monétaire initiale dans l'année.

Cette masse monétaire initiale est partagée par plusieurs acteurs économiques qui sont l'Etat, les individus dont emprunteurs, les entreprises et la ou les banques X ou Y. Cette masse monétaire a été crée et mise en circulation par la banque centrale qui rémunère son personnel avec les 1%(peut-être ').

A un instant t, la première personne réussit à récupérer les 4 euros à un autre qui lui aussi a emprunté 100 euros, celui-ci aura donc 8 euros à récupérer d'une troisième personne etc.

Chaque demande de crédit, 1 euro non-existant dans la masse monétaire sera demandé par le banque centrale or cette euros n'existe pas et n'existera jamais.

A ce jeu, il ne faut pas être le dernier de la file sinon cela fait mal car à chaque remboursement de crédit initial, la masse monétaire diminue de 1 euro et il devient difficile de trouver de l'argent...(nous sommes sur le bonne voie pour trouver d'où vient la dette de l'Etat)

Supposons que le dernière de la file ne puisse pas rembourser sa banque et demande une aide à l'état pour rembourser son crédit ou annuler la dette (dossier de surendettement), l'état devra, soit emprunter avec intérêt à la banque X ou Y ou sur les marchés car elle n'a pas le droit de demander à la banque centrale depuis 1973...(Je simplifie car ajouter d'autres mécanismes ne sert qu'à brouiller les cartes)

Pour combler le trou, l'État devra soit lever des impôts, soit faire un emprunt afin de rembourser des intérêts de sa dette sur une masse monétaire toujours quasi-constante mais qui perd 1 euro (à chaque fois qu'un crédit, à 1% sur 100 euros, et demandé à la Banque centrale)...donc générer une dette d'intérêt avec de l'argent qui n'existe pas dans la masse monétaire.

Si vous n'avez pas compris ma démonstration qui parle de la masse monétaire, pas du crédit ou ni des fonds propres des banques...mais si vous avez lu jusqu'ici bravo.

Puisque la Banque Centrale est la seule à produire des billets de banque : c'est elle qui crée et détruit la masse monétaire en circulation. Ma question est "comment demander aux banques ou aux emprunteurs de rembourser un taux d'intérêt qui n'a pas été créé en même temps que les 100 euros, cela induit que la masse monétaire diminue?"

Y-a-t-il d'autres mécanismes qui entrent en jeu ? non, donc au final, c'est l'état qui doit hériter ou créer de la Dette pour conserver la masse monétaire constante (je reviens plus tard avec la cohabitation multi-systèmes monétaires) car je suis toujours dans un système monétaire fermé.

Des constats :

Les fonds propres des banques (les 10 euros) ne sont qu'une temporisation si les emprunteurs ne peuvent rembourser (mais la masse monétaire diminue à ce moment si la banque est obligée de rembourser sur ces fonds propres, idem si elle a souscrit une assurance), elle ne prends aucun risque qui justifie l'intérêt demandé puisqu'elle ne sert que d'intermédiaire et que ses prêts sont assurés (les assurances) et qu'en dernier recours c'est l'Etat qui est dans l'obligation de garantir le remboursement et l'épargne.

Ajout de d'autres systèmes (cas réel)
On peut rétorquer sur mon exemple que l'entreprise pour qui travaille l'emprunteur initial réalise des échanges avec l'étranger en dollars (obligatoire) produits par la FED (banque privée car indépendante de l'Etats Unis), mais là aussi, c'est l'état américain qui s'endette en émettant des bons du trésor pour que la FED fabrique des dollars donc ce n'est plus l'Etat de l'emprunteur qui s'endette mais l'Etat d'un autre système.

Dans mon exemple, la réalité est que la masse monétaire ne peut augmenter que si il y production de biens qui comble la valeur des 1 euro, non créé par le Banque Centrale, or dans notre société de consommation, il n'y a pas de biens durables ou de services durables...

Je « démontre » que l'endettement de l'Etat ou des tous les Etats, est normal, voir cohérent avec le système où une banque centrale est indépendante puisque la masse monétaire est quasi-constante dans un système fermé:
la masse monétaire croit quand une personne réalise un emprunt,elle décroit quand la personne rembourse mais le système est instable car l'État doit s'endetter ou prélever des impôts pour combler l'inexistence des 1 euros si il n'y a pas création de biens durables or aucun bien n'est durable...

Un aparté sur les 3% égal au ration dette de l'état/PIB : Est-il possible alors que le déficit de l'État soit de 3% de façon continue dans le système monétaire actuel sans croissance fondé sur des bien durables et/ou recyclable? non.

« Les économistes actuels vont rétorquer que la croissance rembourse le déficit ».
Mince, j'aurais aimé une réponse plus clair de la part des économistes car l'euro qui n'a toujours pas été créé dans le système monétaire initial, malgré cette affirmation.

Mais on peut penser qu'il est, non pas, créé mais capté sur d'autres systèmes (monétaires) et/ou qu'ils sont générés par la dette de l'Etat/particulier, ce qu'il explique très bien notre situation où la dette de l'Etat commence en 1973...

Nous sommes donc soit dans un système cannibale où la croissance est récupérée sur d'autres pays ou zones économiques avec des parités sur les monnaies ,appelé taux de change, soit nous sommes dans un système fermé autocannibal où la dette de l'Etat ou les impôts augmentent pour créer l' euro manquant...Cela explique pourquoi la majorité de pays aficains soient toujours pauvres car, elle n'a personne à exploiter et elle est donc le dernier de la file:D.

Pour que l'euro manquant soit créé dans notre système, il faut de la Croissance pour cumuler le trou des intérêts dans la masse monétaire mais qu'est ce donc que la Croissance :

Ce que l'on nomme croissance, d'après l'INSEE, c'est « l'augmentation du PIB qui est égal à la somme des emplois des comptes d'exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d'exploitation et revenu mixte », parfait, cela confirme que le PIB est fonction des exportations vers d'autres systèmes économiques, tous unis par le dollar pour les matière première.

Mais la définition m'apprends que mon euro qui manque, ne peut pas être crée en Système Fermé donc il faut donc le récupérer sur les exportations de biens et de services ou le tourisme(déplacement de population stimulant la consommation intérieur avec un apport monétaire d'un système monétaire extérieur) et/ou par des échanges favorables entre nous est deux autres système : exemple, un ou plusieurs pays d'afrique et un pays développés avec un système monnétaire qui crée un monnaie papier reconnu comme le DOLLAR.

Ou en d'autres terme la croissance intérieure, crée un manque de un euro dans la masse monétaire initiale de mon système fermé donc une dette des particuliers et/ou de l'État. Ce déficit doit être comblé par la croissance extérieur (exportation + tourisme) -les importations -les voyages touristiques des nationaux doit comblé la somme manquante...

A noter que les importations de nos énergies - gaz et pétrole, où nous sommes à la ramasse sont importantes comme nous n'avons pas investi dans la production d’énergies renouvelables à utilisation collective (les panneaux solaire sur une maison individuelle sont une aberration économique).

De plus, sachant nos exportations agricoles, de TGV, armements etc sont en grandes parties subventionnées par l'Etat, on peut se demander si nos dirigeants comprennent bien le système.

Donc pour diminuer le déficit, il faut favoriser le tourisme intérieur apport de devis extérieur, réduire la dépense énergétique et favoriser les entreprises exportatrice sans subvention car le déficit de l'Etat augmente (technologique ou agricole).

Donc on peut aussi déduire que seul l'asservissement ou vampirisation de sous-systèmes, nous apporte de la croissance par des échanges en notre faveur : tiens cela me rappelle le commerce triangulaire.

Sinon il faut revoir le système financier en système fermé, mais le modèle devient le suivant, puisque l'Etat, en dernier recours, apporte sa garantie en cas de crise sur l'ensemble du système, il est donc normal que 1 euro, à l'émission de 100 euros lui, soit donné à puis détruit quand le crédit est remboursé..

On garde ainsi la notion d'intérêt cher aux milieux financiers, on stabilise la masse monétaire, la croissance ne se mesure en terme de nombre de crédit réalisé et d'autres indice et les solutions économiques redeviennent locales et entraine le dynamisme des entreprises individuelles
ne autre conclusion :
De plus puisque le dollar est la monnaie étalon du commerce international et que puisque la planche à billet marche à fond aux USA et que chez nous elle ne fonctionne pas, que le taux de change reste relativement constant entre EURO/DOLLAR... alors on en déduit que les Etats Unis pillent les ressources mondiales sans contrepartie...depuis 1973 voir avant..?
L'apport d'argent, par l'Etat (crédit d'impôt, niche fiscale, crédit à taux zéro), censé accroitre notre croissance, n'a dans les faits qu'augmentait notre Dette, en créant de la masse monétaire par emprunt de l'Etat aux banques et aux marchés financiers et indirectement à la Banque Centrale.

En fait, avec la raréfaction des ressources, ce qui nous attends avec ce système monétaire, c'est une économie de récupération, voir une économie de pénurie (un économie écologique), car nous arrivons en l'instant où la dette ne peut plus être gérée intelligemment, ce qui est logique car le système est idiot.
Le modèle que je propose serai si on revient à mon analyse qu'à chaque émission de 100 euros par le banque, elle crée la somme équivalant aux intérêts et la donne à l'Etat qui est la garantie finale du système monétaire.
Au remboursement du crédit, l'état l'ayant réinjecté dans la masse monétaire, l'équilibre est maintenu.
Ce modèle n'est pas complet car il induit une inflation car les biens et les services ne sont pas durables dans le temps. exemple les crédit consommation sur du appareil d'un durée de vie de moins d'un an ou une écotaxe équivalant aux crédits générés (un impôts global réglant les problèmes de dépôts sauvages des ordures avec crédit d'impots sur la mise à la décharges) ou la logique impose alors que le crédit sur les biens de courte durée et les services cours soient simplement interdit ce qui entre parenthèse sonnera la fin du jetable et de la société de consommation car nous travaillons essentiellement pour nous payer c'est bien et que nous consommons de l'énergie (essence) pour aller travailler pour gagner de quoi nous payer ces biens à durée de vies limitées.
Cela sera la fin de notre système d'obsolescence programmé et de l'idée du travail comme vertu...
L'argent des intérêts restituait à l'état serait investi dans l'infrastructure (immobilier, recherche, éducation qui est un investissement dans l'humain, santé etc) correspondant à une croissance interne effective.
Quel beau modèle moins imparfait que le modèle actuel: un modèle plus humain, plus logique.

A vos urnes!

Portrait de Anonyme Anonyme21.04.2012

ERREUR ENTENDUE !!!
le nucléaire japonais ne fait pas 90% de l'énergie NI de l'électricité...
27% de nucléaire pour l'électricité en 2008

Portrait de Anonyme Anonyme21.04.2012

Le Japon

Les banques japonaises n'étaient assez "modernes". On leur a dit de le devenir.
Pour complaire aux rentiers du monde probablement.
Les banques se sont donc prêtées de l'argent, ont échangé des capitaux,

Depuis elles sont paralysées.
Elles ont aussi paralysées le Japon.

Autres sujet connexe : les dirigeants japonais sont une mafia.
sont mafieux.

Portrait de Anonyme Christophe Picaud21.04.2012

Bonjour,
J'écoute avec intérêt votre émission.
A votre question sur la Confiance,
Je dirais plutôt quelles Garanties peut on accorder à la confiance pour que celle-ci se restaure ?
Quand un état dénie un résultat de référendum, La Garantie de confiance n'existe plus et par là même la confiance.
Cordialement. cp