Taxe Tobin : les pour et les contre/Social : ce que n'a pas dit le sommet du 18/01/2012 5
1) Taxe Tobin : qui est pour, qui est contre ?
2) Social : ce que n'aura pas dit le sommet
Invité(s) :
Elise Huillery, professeur d'économie à Sciences Po
Dominique Plihon, professeur d'économie financière à l'Université Paris XIII et président du Conseil scientifique d'Attac France
David Thesmar
Olivier Pastré, professeur d'économie à Paris VIII
Marc Jezegabel
Thème(s) : Information| Economie| Crise| Finance| Travail
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Document(s)
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Sortir de la crise globale : vers un monde écologique et solidaire La Découverte, Paris , 2009 -
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5 commentaires
Encore une fois on a eu droit au cliché du terrible taux de suicide suédois
Cliché hélas faux.
Et c'est logique concernant une société à forte cohésion sociale et à forte concentration urbaine.
Il serait donc heureux que la sociologie du suicide dont les premiers travaux sérieux sont dus à un obscur chercheur français du nom d'Emile Durkheim :)
et remontent à 1897 finissent par entrer dans le cerveau de ses compatriotes.
Lesquels pourraient d'ailleurs s'inquiéter bien davantage du taux de suicide national qui est bien supérieur....
il me semble qu'il faudrait nous éclairer sur le point fondamental de l'évolution des balances des paiements et commerciales de la France.Leur évolution négative continue depuis 2004 me semble grave : comment payer nos importations (pétrole,machines, etc) sans être obligés d'emprunter des devises, ce qui accroit encore la dette. Même la balance des services est décroissante et ne constitue qu'un quart du total.A moins de dire que l'Allemagne nous fournit les devises manquantes. les balances sont déficitaires même avec tous les pays européens , sauf la GB, qui abandonné son industrie depuis longtemps. Ingénieur en sidérurgie j'utilisais en 1980 des machines outils françaises; depuis fermées ou rachetées par l'Allemagne; elles ne reviendront pas , car le savoir-faire aussi a disparu, ce n'est pas qu'une question d'argent et de volonté politique
qu'en pensez-vous
salutations
andre remery ECP
Je viens d'écouter vos commentaires sur les salaires moyens des fonctionnaires et salariés: attention à ne prendre en compte que la seule fonction publique d'Etat 2,4 millions d'agents en oubliant la fonction publique territoriale 1,8 et hospitalière 1,1.
Le salaire moyen pour la FPE et de 2377 euros et de 1830 pour la FPT...
POUR UNE NOUVELLE BOURSE POUR PÈRES DE FAMILLE
Ce qui me frappe dans toutes les propositions faites dans les médias pour <> (qui dure depuis 30 ans!) c'est leur pessimisme: on ne rêve que d'interdire, contrôler, réguler, dresser des frontières.
En réfléchissant sur l'origine des problèmes, on pourrait aussi envisager d'autres remèdes.
Rappelons que
1) les bourses sont des entreprises privées,
2) les entreprises choisissent librement de demander leur introduction en bourse.
3) le but de cette introduction est en principe de lever des fonds pour accélérer le développement de ces dernières,
4) le rapprochement des investisseurs et des entreprises peut (et doit) être profitable aux entreprises et aux investisseurs et indirectement, aux salariés et à l'économie tout entière.
Mais les marchés boursiers ressemblent maintenant à des casinos à cause des produits dérivés, ventes à découvert, etc.
Posons nous maintenant la question: pour l'essentiel à qui profite ces mouvements désordonnés ?
1) Aux organismes financiers et leurs employés (traders,...) dont les profits dépendent plus du volume des transactions que de leur bien fondé quand au but final (le développement de l'entreprise) ou à la valorisation des biens sous-jacents.
2) Aux investisseurs professionnels (avec leurs ordinateurs) les plus habiles à spéculer et anticiper les mouvements du marché.
3) Aux dirigeants des grandes sociétés habiles à naviguer entre délits d'initié, fusions/acquisitions, rémunérations exagérées, parachutes dorés, etc
Qu'est-ce qui a changé ces 20 dernières années pour rendre le problème si aigu ?
La possibilité de transactions financières électroniques instantanées, internationales et même automatisées. Il est impensable de revenir en arrière.
La réglementation (e.g. la taxe Tobin) et la régulation sont-elles la solution ?
Je n'y crois guère car il existera toujours de multiples façons de les contourner, par exemple les transactions de gré à gré effectuées hors de tout contrôle.
Alors que proposer ?
Une nouvelle BOURSE POUR PÈRES DE FAMILLE dans laquelle TOUS les acteurs (entreprises, investisseurs et intermédiaires financiers) adhéreraient VOLONTAIREMENT et CONTRACTUELLEMENT à des règles excluant le recours aux produits dérivés, ventes à découvert, trading haute fréquence, etc. Je laisse à des gens plus experts que moi le soin d'en définir le détail. Le fait de définir un nouveau terrain de jeux permet de définir de nouvelles règles sans se heurter de front aux positions acquises.
Avantage primordial: tout manquement à ces règles serait alors une rupture de contrat.
De plus, les intermédiaires pourrait alors se consacrer à ce qui devrait être leur vrai métier: évaluer la santé de l'entreprise et ses perspectives d'avenir.
Inconvénient: les perspectives de gain des intermédiaires seraient plus modestes mais est-ce réellement le problème?
Évidemment, ceci ne fournira pas de solution pour surmonter en quelques mois le problème des dettes publiques accumulées pendant plus de 30 ans, mais c'est à mon avis une possibilité à long terme plus intéressante que miser sur la capacité d'oubli et l'appât d'un gain rapide pour retrouver la confiance des pères de famille investisseurs qui ont quand même, avec les salariés et les contribuables (c'est beaucoup pour une seule personne), la sensation d'avoir été les dindons de la farce de ces dernières années.
;;; Local Variables: ***
Le commentaire des économistes sur des enjeux sociaux, est comparable à un rapport d'ethnologues dont le poste d'observation serait situé sur un satellite.