Je n’aimerais pas être à la place de Jacques Sapir. Voilà un économiste nettement situé à gauche de l’échiquier idéologique – pour être clair à gauche du Parti socialiste, comme l’atteste le fréquent recours aux guillemets lorsqu’il s’agit de qualifier ce parti comme « de gauche ». Cependant, force est de reconnaître que, pour le moment cet économiste de gauche semble prêcher dans le désert, lorsqu’il préconise comme solution à la crise de l’euro, une « dissolution ordonnée et coordonnée de la zone euro ». Enfin pas tout à fait dans le désert, parce qu’à l’autre bord de l’échiquier, là ses idées trouvent un écho qui doit être bien embarrassant. Les économistes qui préconisent d’en finir avec l’euro ne sont pas nombreux. Ils ne représentent qu’une faible minorité. Le plus souvent classés à droite, comme Jean-Jacques Rosa et Alain Cotta. Quelques uns à gauche, il est vrai, comme : Jacques Nikonoff.
Mais il y a, c’est vrai, en ce moment un courant idéologique à la recherche d’une expression politique qui n’existe pas. Un courant de gauche radicale qui ne se reconnaît pas exactement dans le républicanisme souverainiste à la Jean-Pierre Chevènement – et qui voudrait que la gauche pousse l’hostilité à la mondialisation jusqu’à la rupture avec l’intégration européenne, considérée par ce courant comme le fourrier du libéralisme. Une gauche qui rêve de s’affranchir de toute contrainte budgétaire en récupérant la totalité de la souveraineté nationale sur la monnaie. Une gauche qui voudrait permettre à l’Etat de continuer sa fuite en avant dans les déficits en faisant racheter systématiquement ses dettes par sa Banque centrale. Plus de plans de rigueur, plus d’austérité, plus de dépendance envers les marchés financiers… Mais à la place, il faut le savoir, les dévaluations en cascade, la nationalisation des banques, le contrôle des changes et la spoliation des épargnants. Et bien sûr, le protectionnisme aux frontières.
Pour l’instant, ce courant, je le disais n’a pas de relai politique à gauche. François Hollande comme Martine Aubry sont des « enfants de Jacques Delors ». Jamais, ils ne préconiseraient la marche arrière en matière d’intégration européenne. Au contraire, ils veulent une intégration plus poussée ; ils croient possible un deal avec les Allemands : mutualisation des dettes contre contrôle budgétaire, eurobonds contre gouvernance économique de la zone euro. Un peu plus à gauche, Benoît Hamon lui-même s’est fait épingler par Jacques Sapir, dans Marianne. Vous lui avez reproché d’être une espèce de barriste de gauche, accroché à la rigueur budgétaire. La réaction de l’intéressé était argumentée. Je le cite : « une vraie politique de gauche est eurocompatible. (…) sortir de l’euro est bien plus périlleux qu’avantageux, compte tenu du déficit commercial français, le plus important de son histoire. Une sortie de l'euro provoquerait une crise de change importante qui menacerait de rendre inopérante toute politique de relance dans un seul pays. »
Le candidat de la « démondialisation », Arnaud Montebourg, lui non plus, s’est bien gardé de franchir la limite que constituerait la remise en cause frontale de la monnaie unique. Mais le candidat du Front de Gauche lui-même, Jean-Luc Mélenchon a dit « ne pas être partisan de la sortie de l’euro ». Son argument principal : seule, la monnaie unique peut permettre de faire avancer l’idée de salaire minimum européen. Et je relève que la grande majorité des électeurs du Front de Gauche sont sur la même ligne selon Le Monde (80 %).
Oui, ce discours de rupture avec la monnaie unique a bel et bien un relai politique et un seul. Et c’est au Front National. De ce côté-ci de l’axe droite-gauche, on cite avec gourmandise les noms des quelques rares économistes qui pronostiquent l’éclatement de la zone euro. En mêlant d’ailleurs ceux pour lesquels cet éclatement serait une catastrophe (comme Christian Saint-Etienne) et ceux qui, au contraire, l’attendent de leurs vœux. D’où ma question :
N’est-il pas gênant de voir ses idées brandies seulement par le camp d’en face ?
Il y a, certes, une sortie de la crise de la zone euro par le bas - on détricote tout ce qui a été construit à la va-vite, c'est vrai, une fois de plus, en mettant la charrue avant les boeufs : la monnaie avant la création d'un budget européen permettant une réelle péréquation entre Etats membres. Mais que pèseront le Franc belge ou la peseta dans un monde dominé par le dollar et maintenant, le yuan ? Mais il existe encore une possibilité de sortie par le haut : en parachevant ce que la monnaie unique avait entamé : le fédéralisme budgétaire, l'homogénéité fiscale et sociale, le contrôle par la commission des projets de lois budgétaires. C'est cette option qui a ma faveur parce que l'intégration européenne est la seule chance pour de petites nations en rapide déclin comme la nôtre.
Thème(s) : Idées| Europe| euro| Jacques Sapir



17 commentaires
L' « argumentaire » général de Monsieur Couturier tient en deux points : d'abord, lorsqu'on ne pense pas comme lui, c'est-à-dire bien, on est forcément à l'extrême gauche ou à l'extrême droite, et en vertu du postulat que les extrêmes se rejoignent, c'est du pareil au même. Je rappelle qu'on était parti de la métaphore de l'échiquier idéologique qui rend difficile que deux bords opposés d'un plateau se rejoignent. Il aurait alors plutôt fallu se servir de l'image du cercle, mais celle-ci présente l'inconvénient que si apparemment les deux extrêmes se rejoignent et finissent pas être voisins, il n'en va pas différemment pour tout ce qui gravite autour du « centre », à savoir l'UMP et le PS, dont on a aussi parfois un peu de mal à voir ce qui les distingue réellement. Ici, il en va surtout du « déroulé logique de l'argumentaire » qui ne saurait s'arrêter à ce genre de détails.
Une fois qu'on a plus ou moins identifié la « position » de l'interlocuteur (l'adversaire?) sur l' « échiquier » politique, en ayant pris soin, au passage, de l'assimiler à celle du front national – le second postulat étant que toute idée émanant ou recyclée par le front national n'est pas tant discutable, critiquable, voire privée de sens, que sale ou répugnante -, on fera valoir à Monsieur Sapir que même ceux qui lui sont « idéologiquement » proches ne partagent pas son point de vue. C'est un « argument » d'une confondante stupidité. Pourquoi ne devrait-on pas aussi reprocher à Aristote d'avoir écrit son œuvre propre au lieu de recopier celle de Platon ? Monsieur Sapir commet le crime de lèse-pensée en pensant – lui, pour le coup, réellement et effectivement, qu'on soit d'accord ou pas avec lui – différemment. Que Monsieur Sapir soit le seul à penser ce qu'il pense, ou qu'ils soient quelques autres à plus ou moins partager son point de vue, étonne et semble indigner Monsieur Couturier. Mais ce monsieur a-t-il jamais ouvert un livre ? Ou au moins deux, pour se rendre compte que, contrairement à la pratique de son collègue Macé-scanner, l'intérêt d'une œuvre intellectuelle est en général dans son originalité, c'est-à-dire sa singularité.
En définitive pour Monsieur Couturier, Monsieur Sapir a le tort de ne pas penser comme lui, à savoir de ne pas penser du tout.
« Refuser l'expression complaisante des autismes théoriques, fréquents chez certains idéologues, qui vous imposent le déroulé logique de leur argumentaire en tenant pour universellement acquis des prémisses ultra-contestables. »
La bonne blague. On croit rêver quand on lit ça. Examinons donc les prémisses non-ultra-contestables d'un Brice Teinturier et le déroulé « logique » de son argumentaire.
Je passe sur la métaphore de l'échiquier idéologique, qu'on prendra pour ce qu'elle vaut, c’est-à-dire pas grand chose. Monsieur Sapir serait « situé à gauche de l’échiquier idéologique », en précisant ensuite que cela signifie « à gauche du Parti socialiste ». Soit. Suit une phrase pour le moins embrouillée : « pour être clair (sic) à gauche du Parti socialiste, comme l’atteste le fréquent recours aux guillemets lorsqu’il s’agit de qualifier ce parti comme « de gauche » ». La signification d'un tel usage des guillemets qui est fait concernant le parti socialiste est claire, même si cela est discutable : cela veut dire que le parti socialiste n'est pas ou plus vraiment à gauche, qu'il est au mieux au centre ou au pire à droite. Par conséquent, une personne qui sera qualifiée comme étant de gauche sera forcément plus à gauche que le parti socialiste, puisqu'il est indiqué par ces guillemets comme plutôt au centre ou à droite. Le problème est que si vous laissez les guillemets, Monsieur Sapir est à gauche. Point. Mais si vous les enlevez – ce que vous auriez dû faire pour que votre propos perde en inconséquence -, le parti socialiste est alors un parti de gauche, et Monsieur Sapir étant à la gauche de ce parti, se retrouve alors à la gauche de la gauche, ou à l'extrême ou ultra gauche, si telles sont vos catégories politiques. En définitive, les guillemets ne témoignent pas que Monsieur Sapir est à l'extrême gauche mais c'est exactement l'inverse, c'est-à-dire leur absence, qui l'aurait plus significativement attesté.
Je m'arrête là, ça demanderait des pages.
Bien à vous.
« Refuser l'expression complaisante des autismes théoriques, fréquents chez certains idéologues, qui vous imposent le déroulé logique de leur argumentaire en tenant pour universellement acquis des prémisses ultra-contestables. » (Brice Couturier)
La bonne blague. On croit rêver quand on lit ça. Examinons donc les prémisses non-ultra-contestables d'un Brice Teinturier et le déroulé « logique » de son argumentaire.
Je passe sur la métaphore de l'échiquier idéologique, qu'on prendra pour ce qu'elle vaut, c’est-à-dire pas grand chose. Monsieur Sapir serait « situé à gauche de l’échiquier idéologique », en précisant ensuite que cela signifie « à gauche du Parti socialiste ». Soit. Suit une phrase pour le moins embrouillée : « pour être clair (sic) à gauche du Parti socialiste, comme l’atteste le fréquent recours aux guillemets lorsqu’il s’agit de qualifier ce parti comme « de gauche » ». La signification d'un tel usage des guillemets qui est fait concernant le parti socialiste est claire, même si cela est discutable : cela veut dire que le parti socialiste n'est pas ou plus vraiment à gauche, qu'il est au mieux au centre ou au pire à droite. Par conséquent, une personne qui sera qualifiée comme étant de gauche sera forcément plus à gauche que le parti socialiste, puisqu'il est indiqué par ces guillemets comme plutôt au centre ou à droite. Le problème est que si vous laissez les guillemets, Monsieur Sapir est à gauche. Point. Mais si vous les enlevez – ce que vous auriez dû faire pour que votre propos perde en inconséquence -, le parti socialiste est alors un parti de gauche, et Monsieur Sapir étant à la gauche de ce parti, se retrouve alors à la gauche de la gauche, ou à l'extrême ou ultra gauche, si telles sont vos catégories politiques. En définitive, les guillemets ne témoignent pas que Monsieur Sapir est à l'extrême gauche mais c'est exactement l'inverse, c'est-à-dire leur absence, qui l'aurait plus significativement attesté.
Je m'arrête là, ça demanderait des pages.
Bien à vous.
A l'attention de BRICE COUTURIER
Malgré les intentions louables que vous affichez, j'ai, à vous écouter, le sentiment d'un parti pris permanent. Je pense que vous ne pouvez vous défaire d'une certaine idéologie et de réflexes de classe.
Vous vous exprimez comme un nanti qui redoute la fin de ses privilèges. Vous me donnez l'impression d'être terriblement coupé de la réalité de la vie de beaucoup de Français.
J'ai l'intention de voter pour Marine Le Pen aux prochaines élections. J'aurais aimé que vous fassiez preuve, quand vous l'avez reçue, des qualités et attitudes dont vous vous portez garant : espace de liberté, temps pour déployer sa pensée, équilibre, impartialité, neutralité.
Vous vous êtes comportés, tous autant que vous êtes, de manière tout à fait grossière à son égard, tout simplement grossière. Une meute de chiens au moment de la curée. Vous avez certes fait un mea culpa partiel, très partiel...
C'est hors du temps cette totale intolérance et cette volonté d'empêcher les gens qui n'ont pas la même opinion que vous de développer une argumentation jusqu'au bout. Avez vous peur de leurs arguments ou cela relève-t-il de la phobie de la démocratie et du débat ? Vous ne supportez manifestement pas que l'on ne pense pas comme vous. Votre ostracisme en devient pathétique. Alors que vous êtes très courtisan avec les invités bien pensant que de panique M. Couturier face à des intellectuels comme M. Jorion ou Sapir, on dirait un croyant fanatique ébranlé dans sa foi.
Comme citoyen usager de France Culture, je revendique la liberté d'entendre les invités développer leurs idées et d'échapper aux interrogatoires inquisitoriaux d'un chroniqueur qui a des idées préconçues et scolaires sur tout, tout en étant expert en rien sinon en flicage de la pensée.
Bonjour,
Quelles sont les compétences de M.Couturier, ancien rédacteur en chef de la revue pornographique "Lui", qui l'autorisent à apporter la contradiction à un professeur d'économie?
Bien à vous
M. Couturier, vous avez le droit de ne pas souscrire aux thèses de M. Sapir, mais votre ton et votre véhémence,- déjà présentes avec M. Jorion-, vont au-delà de la simple confrontation d'idées. C'est de l'idéologie dont il s’agit, quand ce matin vous avez reproché à M. Sapir le fait que ses positions soient reprises par le front national (on n’est pas loin du point Godwin), où que ne trouvant pas de contre-argument, vous l’avez, pas très subtilement, quasiment accusé d’être à la solde de la Russie, en discréditant l’€.
Pourquoi ne vous posez-vous pas la question, peut-être que M. Sapir, M. Lordon, et autres économistes atterrés, comprennent - eux- les 90% de gens qui ne partent pas en vacance hors de France, ou les 99% d’indignés qui souffrent des politiques libérales misent en œuvres depuis des décennies et défendues par de zélés laudateurs, avec lesquels vous êtes beaucoup plus complaisant.
A tous ceux qui se posent des questions sur la sortie de l'euro,
je conseille un petit coup d'oeil sur le site de François Asselineau:
http://www.u-p-r.fr
Frissson garanti!
Si comme l'a brillamment rappelé Michel Rocard il y a quelques mois, "le droit de dire n'importe quoi est un droit fondamental de la personne humaine", il est tout de même heureux que se trouve de temps a autre un excellent contradicteur pour démonter certains discours ideologiques qui utilise la crise economique d'une maniere un peu douteuse... (entendre parler de "la liberté de 10% face à 90%" qui en serait donc de moindre importance, c'est toujours un peu inquiétant je crois)
Merci donc a M. Couturier
Par pitié, cessez de qualifier la France de "petit pays". Il s'agit là d'une erreur d'appréciation grossière qu'il est très facile de démonter, sans adopter pour cela la moindre posture nationaliste, en se reportant tout simplement aux chiffres.
- sur le plan de la démographie:
la France, au 21ème rang mondial sur quelque 200 pays, comporte 65 millions d'habitants contre une moyenne de 35 millions par pays; la population médiane atteint à peine les 7,5 millions.
- sur le plan du PIB (nominal):
celui de la France, 5ème puissance mondiale, atteint 2560 milliards de dollars, contre une moyenne par pays de 320; le PIB médian est seulement de 21, soit 122 fois moins que celui de l'hexagone.
Un peu d'objectivité, SVP!
Bonjour M Couturier,
Je vous écoute, vous lis et je cite :
« L’expression complaisante des autismes théoriques, fréquents chez certains idéologues, qui vous imposent le déroulé logique de leur argumentaire en tenant pour universellement acquis des prémisses ultra-contestables. »
Je suis désolé mais j’ai l’impression que vous parlez de vous-même.
D’ailleurs, le ton monte rarement quand il s’agit de J.-F. Copé, F. Hollande ou autre J.-L. Borloo. Autre exemple très marquant pour moi, quand vous criez littéralement « Corée du nord » à E. Todd (qui, certes, s’impose un peu trop en général dans les discussions) dans l’émission du 15/09/11.
Enfin, je ne crois pas exagérer en pensant que vous trainez, vous aussi, une grosse idéologie. Et c’est un problème quand vous prétendez le contraire. C’est d’ailleurs le seul problème à mes yeux. Je vous propose d’assumer votre idéologie.
Je profite de ce message pour vous poser une petite question. Allez-vous présenter les Matins après le départ de Marc Voinchet (je ne souhaite pas son départ mais ça arrivera forcement un jour) ? J’ai l’impression que c’est la règle pour les « remplaçants » (désolé, l’expression est peut être mal choisie) des vacances. Et comme vous venez de présenter les Matins ces derniers jours.
Je vous souhaite une bonne année malgré un début difficile sur le plan de l’argumentation en face de l'invité d'aujourd'hui :)
Bien cordialement,
Sylvain
Merci de poser la question de la nature de ma participation aux Matins, car je conviens que mon statut y est ambigu.
Je suis l'éditorialiste de l'émission de Marc Voinchet. C'est-à-dire que Marc m'a demandé de problématiser la seconde partie de l'interview de son invité de manière à ce que s'engage, autour de ses thèses, déjà exposées dans la première partie, un débat contradictoire. L'idée est d'éviter la récitation monologique d'un argumentaire pré-conçu. Je ne suis pas, pour autant, un adepte des interviews "coup-de-poing" à la Apathie, où l'on interrompt sans cesse l'invité afin de le déstabiliser. Marc Voinchet souhaite, avec raison, que nos Matins de France Culture demeurent un espace de libre expression, où l'invité dispose du temps suiffisant au déploiement de sa pensée.Mais cela ne justifie pas l'abstention face à tout discours, quel qu'il soit. Entre journalistes, nous avons une expression pour stigmatiser les interviewers complaisants et/ou insuffisants : "Et comment faites-vous pour être aussi génial ?"...
En gros, ma conception personnelle est la suivante : "I buy no bullshit", comme on dit en anglais. En clair : ne rien laisser passer que je sache erroné, biaisé, illogique - quelle qu'en soit la provenance. Refuser l'expression complaisante des autismes théoriques, fréquents chez certains idéologues, qui vous imposent le déroulé logique de leur argumentaire en tenant pour universellement acquis des prémisses ultra-contestables.
Par ailleurs, je suis très attaché à l'éthique du service public de l'information : équilibre, impartialité, neutralité ; pas de "tarif réduit" dans les exigences en faveur des uns ou des autres, selon qu'ils sont censés appartenir au "bon" ou au "mauvais" côté de la lutte des classes...
Je crois que nos auditeurs appartiennent à un public exigeant, qui n'a envie ni d'un excès d'agressivité, ni d'un excès de complaisance et qui attendent des animateurs de la station qu'ils bossent leurs dossiers. Ce que je fais. Là aussi, parce que je respecte cette radio au service de laquelle j'ai commencé à travailler il y aura bientôt trente ans...
Merci de vos messages, tant de soutien, que de critique. Ils m'aident à avancer.
A entendre Monsieur Brice Couturier ce matin face à Monsieur Sapir je me demande quel était la personne qui était invité à cette émission ? Monsieur Sapir ou Monsieur Couturier ?.
Je me pose aussi la question de ce que devrait être le rôle d'un "invité" permanent dans l' émission tel que Monsieur Couturier.
mr couturier,ancien soixantehuitard,qui à depuis longtemps délaissé le col mao,pour le rotari,à révélé ce matin par une peur panique de ne plus pouvoir voyager à cause d'un regime soi disant autoritaire,symbolisé par l'excellent mr Sapîr,l'egoisme ambiant d'une élite avec ses privilèges.En effet seul 10% de la population passe ses vacances à l'étranger et ce que devient les 90% restant n'est pas le probleme de mr couturier .Personnellement,aller en bretagne en gagnant 850 euros/mois,en partant de chez moi au havre (400km)me pose des problémes pour simplement me vider un peu la tete 15 jours.Ce monsieur est lamentable nous avons les memes gouts musicaux,et je rappelle que le rock au départ à aider la classe ouvrière à s'émenciper un peu du joug de ce cancer de l'humanité qu'est le capitalisme,et babyboomer moimeme,je n'est jamais retouné ma veste.
Erratum: J.C. Michéa.
Petit coup de chapeau à Brice Couturier qui a fait mieux que tenir bon par rapport à un invité qui n'a pas hésité à certain moment à se cantonner dans une posture professorale pas très élégante et qui a fini par se décrédibiliser dans sa persistence dans cette posture de fuite.
L'argumentation majeure de ce contradicteur consistait à affirmer le refus des Allemands d'une politique redistributive. Or cet argument est faux. Il suffit de mentionner la politique régionale de l'Europe et la politique agricole qui ont été des politiques de solidarités fortes entre les pays européens. D'ailleurs historiquement la PAC n'a pas été acceptée par l'Allemagne sans rechigner. Il faut aussi que les autres partenaires sachent ce qu'ils veulent et sachent se faire entendre et se faire respecter.
Est ce un effet de votre audience, Mr Couturier mais il était impossible de vous écouter sur internet ce matin : j'ai dû rallumer mon bête poste de radio ?
A monsieur Brice Couturier, qui se contentait jusque là de ruminer et de restituer sa quote-part de la doxa, je conseille de lire, outre les ouvrages de J. Sapir et de F. Lordon, l'ensemble des travaux de l'école de la Régulation, ainsi que les livres de J.C. Miché, qui l'aideront à comprendre pourquoi ce qu'il croyait être "de gauche" ne l'était en fait pas.