Ce soir sur France Culture, La Dispute portera sur l’actualité cinématographique avec les critiques :
-Antoine Guillot
-Alain Spira de Paris Match
- Jean-Baptiste Thoret de Charlie Hebdo
A propos des films :
La Desintegration - de Philippe Faucon
Une science de la direction d'acteur que je trouve assez exceptionnelle. Arnaud Laporte
Cette civilisation, dont on parle tant en ce moment, peut aboutir à une désintégration de l’individu et de l’être intime jusqu’à l’âme, et c’est cette âme qui est dévoyée dans ce film. Alain Spira
En termes de cinéma, c’est le néant intégral… Aucune empathie pour les acteurs, qui sont entre moyens et mauvais. Jean-Baptiste Thoret
Je trouve ces personnages remarquablement dessinés, et cela échappe, grâce à cela, au film-dossier. Antoine Guillot
La Taupe - de Tomas Alfredson, en sale depuis le 8 février
John Le Carré nous a appris que la vie des espions était loin d’être trépidante, (…) que c’était une sorte de laideur maronnasse qui est d’ailleurs très bien rendue visuellement. Arnaud Laporte
C’est la première fois depuis très longtemps que j’ai eu envie de sortir de la salle au bout de vingt minutes. (…) Pour moi, ce film est une énigme absolue. L’histoire est absolument incompréhensible. Jean-Baptiste Thoret
J’ai beaucoup aimé ce film : (…) les personnages ont intérêt à être morts (…), car dès qu’ils montrent une once d’humanité, ils vont être piégés. Antoine Guillot
J’ai été assez sous le charme de ce film. On s’en fiche complètement de qui est la taupe. Ce qui intéressant, ce sont les galeries qu’elle creuse cette taupe, et qui minent un système. Alain Spira
Five Easy Pieces - de Bob Rafelson (ressortie)
Ce film fait partie de ces grands films américains des années soixante dix qui ont fait ce nouvel Hollywood. Arnaud Laporte
Le malaise se transmet de manière surprenante. Antoine Guillot
J’ai été très impressionné par le modernisme de ce film. Alain Spira
La puissance du nouvel Hollywood, c’est qu’il a toujours été désenchanté. Là où le film est très beau, c’est dans l’extraordinaire empathie avec ses personnages. Jean-Baptiste Thoret
Bien sûr la revue de presse cinéma du jour, par Antoine Guillot : Cinéastes maltraités.
Clarisse Fabre, Le Monde : Hongrie 2011, est né de la détresse des cinéastes. « Je voyais mes amis pleurer, attendre de l’argent qui ne venait pas. Je leur ai proposé de tourner un film à zéro budget, pour raconter la situation. Tout le monde a travaillé gratuitement, les comédiens, les techniciens », raconte, au bar du cinéma Urania, Béla Tarr, qui est le producteur de ce film.
Et le coup de fil à Yousry Nasrallah, sur le tournage de son prochain film "Après la bataille".
Après la bataille, Yousry Nasrallah ©Radio France
Retrouvez Philippe Faucon chez Michel Ciment dans Projection privée du samedi 11 février !
Extrait sonore : Jean Becker
Thème(s) : Arts & Spectacles| Cinéma







6 commentaires
De très bonnes disputes ! merci pour ces critiques de cinémas.
Pourriez-vous rappeler à vos chroniqueurs, et en particulier JBThoret, d'éviter d'abuser des "espèces de".
Merci
Une espèce d'auditeur
juste un détail: pourriez-vous éviter de parler tous en même temps!
ps. juste remarque de l'auditeur sur le répondeur, "effectivement" on ne comprend rien à de nombreux films français (prise de son, volonté délibérée branchée?) et la remarque un peu suffisante/méprisante relative aux sous-titres français du support DVD était bien mal venue, car ceci est l'exacte réalité
Et il ne faut pas oublier la merveilleuse scène du dialogue de Jack Nicholson avec le père immobile, moment sublime de mariage du grand théâtre tragique à la Tennessee Williams et le cinéma
Sur la Taupe : averti des avis de spectateurs n'ayant rien compris, je suis resté juste un peu attentif à l'intrigue, et moins au glitter plat des 70s. Et j'abonde dans le sens des "pour". Captant les attentions ténues (de certains critiques, notamment) vers la froideur et l'aspect nature morte de l'image, le film joue la complexité en couverture, façon espion. Le scénario est assez clair, même si pas totalement explicite, pratiquant le sous-entendu à l'occasion. N'ayant jamais lu John Le Carré, j'ai pu confronter après coup ma perception et l'histoire, de manière assez correcte. Mes rares doutes résiduels (sur une des histoires d'amour unisexe) restent cohérents avec les sous-entendus du roman. Enfin, Smiley le clown triste sortant et rentrant victorieux dans ce Cirque pirouette. Comme la charade enfantine qui donne son nom au film ("tinker tailor soldier spy"). Dans la frénésie des films d'espions ridicule, ce style dépouillé est couillu.
Salut¡ trés bonne programme