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La Fabrique de l'Histoire

La Fabrique de l'Histoire | 10-11

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Emission La Fabrique de l'Histoire

du lundi au vendredi de 9h05 à 10h

Ecoutez l'émission 54 minutes

Histoire du "Grand Paris" 3/4 3

29.09.2010 - 09:05 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

Pour ce troisième volet de notre série, nous recevons un des auteurs de l'histoire du Grand Paris paru chez Perrin en 2008. On y raconte comment du XVI ème au XVIII ème siècle la plus grande ville d'Europe a orienté les productions agricoles en sa faveur, pour alimenter un grand marché parisien soucieux de distinction gastronomique.

 C'est ainsi que sont nées les arperges d'Argenteuil, les cerises de Montmorency et les pèches de Montreuil, conçues par des jardiniers fréquentant la Cour de Versailles ou les châteaux de la noblesse d'Ile de France.

avec Hervé Bennezon

 

Invité(s) :
Hervé Bennezon, docteur en histoire, docteur d'honneur de l'université Paris XIII, auteur avec Robert Muchembled notamment de «Histoire du Grand Paris : de la Renaissance à la Révolution» (éd. Perrin)

Thème(s) : Histoire| 19e siècle| 20e siècle

3 commentaires

Portrait de Anonyme de Saint Martin29.10.2010

Très bon reportage sur le Grand Paris, j'en profite pour dire que M.Bennezon que j'ai eu en tant que professeur d'histoire est excellent dans son domaine.

Portrait de Anonyme de la Chanterie02.10.2010

"Le ventre de Paris" de Kaplan est un livre qui aurait pu être ausi indiqué en plus de sa "boulangerie". De même le chauffage des Parisiens par le bois flotté venant de la Haute Yonne a fait l'objet d'études Cela constitue un autre aspect rarement évoqué.
Profitant de ces remarques, nous vous remerçions du travail de votre équipe pluridisciplinaire, espérant que l'Histoire de l'Art (en particulier celle de la Tapisserie - Aubuson,Beauvais, Gobelins) trouvera un jour sa place dans la Fabrique que vous animez.
Claude

Portrait de Anonyme Philippe CLERIS29.09.2010

Pour alimenter le ventre de Paris, des anneaux de production agricole, horticole et d'élevage entouraient la grande ville...

Parmi ces anneaux privilégiés, la Normandie du boulevard Poissonnière par où arrivait le chasse marée de Dieppe, mais aussi la Normandie des produits laitiers au plus près les fromages (Camembert, Livarot, Pont l'évêque et coeur de Neufchâtel) voire le lait frais et, de plus loin, le beurre du Bessin (Isigny) mais aussi la Normandie de l'élevage (la viande du "petit parisien" qui est en fait un boeuf de race normande race mixte à la fois laitière et bouchère)...

Combinée à la carte postale de la Normandie balnéaire pour les Week end des Parisiens (souvent des Normands montés à Paris pour réussir dans la librairie ou l'édition), demeure la carte postale, sinon le cliché de la Normandie herbagère, grasse et plantureuse de sa vache sous le pommier devant la fermette en colombage et, se cachant derrière la haie de son bocage, un paysan méfiant, indécis et madré en "gapette"...

Ce petit détour par cette mythologie normande qui nous colle encore ici à la peau, entraperçue encore de la vitre de la grosse cylindrée " 75" prisonnière des bouchons de l'A13 au coeur du Pays d'Auge à 10km de Deauville un vendredi soir, est nécessaire pour rappeler deux enjeux qui me paraissent forts sinon urgents:

1° Le Grand Paris tourné vers la mer (option Grumbach) va-t-il avaler la Seine aval sans l'aval des Normands? Et la Normandie administrativement coupée en deux depuis 1956 et surtout depuis 1972 sera t-elle définitivement une réserve d'Indiens, un musée à ciel ouvert tout en étant devenue le "local technique" de toute la région parisienne en spécialisant la Normandie dans la pétrochimie SEVESO et l'électro-nucléaire de deux EPR dont nul ne veut ailleurs?

2° Le Grand Paris et l'état français vont ils continuer à ignorer que la Normandie, son littoral, ses grands ports du Havre et de Rouen, son estuaire de Seine, est, de fait, la première région maritime de France? Va-t-on valoriser et développer ce potentiel? Ou faudra-t-il attendre qu'Anvers ou Rotterdam d'ici moins de 10 ans soient, de fait, les premiers ports français?

S'il faut un Grand Paris il faut qu'il soit tourné vers la mer: la Seine se jette dans la Manche donc en Normandie: il faut donc réunifier administrativement cette région et la doter d'un projet maritime, urbain et économique cohérent pour réussir cette vision d'avenir. C'est donc aux élus normands, à commencer par Laurent FABIUS de rappeler aux Parisiens et à l'état français que la France a une économie maritime en Normandie et pas seulement que des pommes, du cidre, et des fromages à pâte molle...

Philippe CLERIS, CAEN, Calvados, Normandie
p/o le collectif citoyen et républicain "Bienvenue en Normandie" pour une expertise citoyenne de la question régionale normande