retour en haut de page
La Fabrique de l'Histoire

La Fabrique de l'Histoire | 12-13

Syndiquer le contenu par Emmanuel Laurentin Le site de l'émission
Emission La Fabrique de l'Histoire

du lundi au vendredi de 9h06 à 10h

Ecoutez l'émission 53 minutes

Education 1/4 14

07.01.2013 - 09:06 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Premier temps d’une histoire de l’éducation dans la Fabrique de l’histoire , alors que le projet de loi sur la refondation de l’école sera présenté le 23 janvier en Conseil des ministres.

Demain le documentaire de Séverine Liatard et Séverine Cassar se souviendra des tentatives pédagogiques de Célestin Freinet .

Mercredi nous débattrons des expériences de radio et de télévision scolaire dans les années 50, 60 et 70 grâce à de belles archives inédites issues du fonds du CNDP.

Jeudi nous débattrons de l’éducation des filles aux XVIII, XIX et XX eme siècle.

Et aujourd’hui eh bien nous avons le bonheur de recevoir un spécialiste de l’histoire de l’éducation , Antoine Prost.
Antoine qui, il y a cinquante ans, en 1963, publiait avec Jacques Natanson son premier livre sur l’école, la révolution scolaire aux editions de l’EPI. Depuis cette date il a milité , au sein d’un syndicat, le SGEN, écrit, en 1968,  une histoire de l’enseignement, puis une histoire de l’enseignement et de l’école depuis 1930, publié nombre de tribunes, conseillé divers ministres et même une Premier ministre, Michel Rocard et feraillé longtemps pour faire entendre ses convictions sur la pédagogie,  le savoir enseigner qui est aussi un savoir pratique, le faire classe ou faire cours.

Avec nous jusqu’à dix heures, Antoine Prost est avec nous, dans la fabrique de l’Histoire.

 

Invité(s) :
Antoine Prost, normalien, historien, spécialiste de l'Education Nationale

Thème(s) : Histoire| Education

14 commentaires

Portrait de Anonyme Mic19.02.2014

Merci à Martine pour son commentaire de bonne qualité. Je m'inscris tout à fait dans votre logique.
Je suis en effet souvent consternée par l'attitude des décideurs à tous les niveaux qui se préoccupent beaucoup trop de soigner la face ( pour des raisons politiques ou électorales ?) au détriment de la profondeur, oubliant qu'"aucun arbre mauvais ne saurait produire de bons fruits" et qu'il vaudrait mieux traiter le mal à sa racine !
Pourquoi donc préférer tirer le fort vers le bas, l'excellence vers la médiocrité, au lieu d'amener plutôt le plus faible à viser le meilleurs et toujours tendre vers le haut ?
Pourquoi les décideurs semblent-ils baser leurs actions sur des sensibilités partielles et partiales,au détriment du plus grand Bien Commun ?
Comment en arrive-t-on en France, à adopter et généraliser par exemple ces MVSSA qui peinent à passer même dans certains pays en développement ? Pourquoi préférer généraliser des solutions qui permettent de résoudre des problèmes liés à l'apprentissage d'une minorité française, au détriment de l'excellence liée aux méthodes classiques dans ce pays ?
....
Dans de telles circonstances, Comment s'étonner des mauvais résultats scolaires de plus en plus alarmant dans la réalité ? point n'est besoin d'évoquer les pratiques qui consistent à les gonfler en validant des notes minables...(cf. taux de réussite aux examens nationaux; pense-t-on vraiment aux multiples conséquences post-scolaires ?) Finalement quelle est aujourd'hui la spécificité de la France, son point fort en matière de culture d'excellence sur le plan de l'instruction (à distinguer avec l'éducation) ? ...

Autant d'interrogations que suscitent en moi les politiques éducatives actuelles, les débats autour d'elles et les attitudes souvent ambiguës des principaux acteurs.
N.B. Le phénomène d'"hybridation" des politiques éducatives est une autre réalité que je n'occulte pas, mais que je choisis de ne pas aborder ici...

Portrait de Anonyme Anonyme08.01.2013

bonjour ,je n'ai pas encore eu le temps d'écouter intégralement l'émission, mais je voudrais réagir à une bribe entendue: la bivalence: Un certain nombre de certifiés frcs sont bivalents! ex physique - chimie. ce sont 2 matières que l'on associe en Fr . mais qui dans d'autres pays ne le sont pas, la physique allant plutôt avec les maths ,et la chimie avec la biologie. Frcs latin et autrefois on y ajoutait même le grec! histoire et géographie , d'ailleurs beaucoup d'enseignants de cette matière se disent HISTORIENS ( géographes quelle horreur!!)ce qui a eu pour conséquence que l'enseignement de la géographie a pour ainsi dire disparu.
quant à la méthode globale , j'ai vu par moi-même les ravages qu'elle a fait sur mes propres enfants et sur mes élèves. Cette méthode fait certainement sens pour les pays de langue anglaise, mais ne me semble pas appropriée pour l apprentissage du frcs.
Je vais me dépêcher de podcaster l'émission de lundi et celle du mardi que j'ai pu écouter intégralement était très intéressante.

Portrait de ganisa ganisa08.01.2013

bonjour, meilleurs voeux à tous.
j'ai un petit problème technique, je n'arrive pas à ajouter mes émissions à mon Itunes, autrefois, ça marchait ... normal? pas normal? MERCI

Portrait de Anonyme Hello Martine08.01.2013

1 ) Méthode globale.

Monsieur Prost raille le combat contre la méthode globale . Historien officiel de l'éducation , il doit connaître les livres scolaires de lecture de C.P. et ceux , plus syllabiques , à l'usage des parents qui, à raison , s'empressent aujourd'hui d'apprendre à lire à leurs enfants . Les livres scolaires sont le plus souvent à départ global : il est rare que leur première page ne contienne pas au moins une phrase de lecture alors que son but est d' apprendre le son "a" et la lettre "a ". Ignorant tous les autres sons, les élèves lisent donc la phrase de mémoire : auditive et/ ou visuelle . Qu'un élève puisse prétendre être capable de lire sa lecture livre fermé - comme un grand-parent me l'a rapporté - prouve qu'il n'a pas appris à lire mais qu'il a mémorisé son texte . La fluidité de la lecture qui découle de la mémorisation leurre l'élève qui pense qu'apprendre à lire est facile et immédiat mais aussi son maître et ses parents. Lorsqu'un élève apprend vraiment à lire, cette fluidité n'est ni immédiate ni première car il doit affronter le déchiffrage à la première lecture et la fluidité ne vient que dans un second temps . Fastidieuse et difficile , cette phase de déchiffrage surmontée , l'élève accède ensuite au sens grâce à la fluidité peu à peu acquise .

2) Pédagogistes et républicains.

L'idéologie pédagogiste ayant inspiré la loi Jospin de 1989 , l'institution en a imprégné ses cadres chargés de la répandre et de l'imposer . Leur plan de carrière primant sur l'intérêt des élèves , les inspecteurs ont adhéré et obtempéré jusqu'à s'acharner sur de consciencieux maîtres expérimentés !
Prétendant que leurs "méthodes étaient dépassées et inadaptées à une école moderne en constante évolution " , ces inspecteurs les ont d'abord déstabilisés . Affirmant que " ces méthodes archaïques creusaient les inégalités " , ils les ont ensuite culpabilisés . La déstabilisation et la culpabilisation les ayant fragilisés , la manipulation par un jargon hermétique a pu opérer .
Déstabilisation , culpabilisation et manipulation sont bien connues des sectes .
La majorité ainsi muselée, restait une minorité réfractaire .
Insidieusement et sous prétexte de mener des projets collectifs , ces inspecteurs ont poussé les maîtres convaincus ou résignés à exercer une pression sur leurs collègues sceptiques dont l'indépendance d'esprit menaçait une collectivité infantilisée , caporalisée et moutonnière .
Les virulents propos de P. Meirieu tenus dans Libération du 8-09-1999 donnent une idée du traitement réservé à ces réfractaires attachés à la défense d'une école républicaine dispensant une instruction de qualité et contre le décervelage scolaire : " Les républicains ... qui pourfendent , une fois de plus , la pédagogie et les réformes, défendent l'instruction contre les errances de l'animation socioculturelle... ne sont pas des tendres . Ils pratiquent l'invective et la violence verbale avec une rare constance . Au point qu'on peut se demander si les plus radicaux ne sont pas tentés par l'intégrisme ... Mais, en réalité , il ne faut pas demander à nos " républicains" d'être rigoureux : ce sont des mystiques " .

L'étau n'ayant cessé de se resserrer , les conséquences humaines n'ont pas tardé pour cette minorité . Ouest-France d'Ille et Vilaine en donne une idée quand il révèle dans son édition du 25 janvier 2001 qu'entre 1996 et 2000, les congés ont augmenté de 58 % et que sont concernées surtout des institutrices entre 40 et 50 ans ! Qui peut croire à un soudain recours massif à des certificats médicaux de complaisance, à une explosion de congés de maternité dans cette tranche d'âge , à des difficultés professionnelles par manque d'expérience ou de pratique professionnelle ?

Les instituteurs expérimentés qui ont préféré terminer leur carrière comme remplaçants , les maîtresses- formatrices - dont la directrice d'une école d'application - qui renoncent et à leur classe et à former des stagiaires pour faire des remplacements ont été des indices supplémentaires que l'institution a choisi délibérément d' ignorer .

Prost et Meirieu se sont inscrits dans le processus d'une implantation croissante de l'école libérale comme le confirment et le vocabulaire issu de l'entreprise : compétences , objectifs, contrat de travail , projet ... et la circulation d'argent pour des projets parfois douteux et relevant souvent de l'extra-scolaire au détriment de l'école républicaine qu'ils ont déconsidérée puis attaquée.

3) Instruction- éducation

N'est-il pas inquiétant que le mot " Instruction " disparaisse au profit du mot " éducation " ?
Toute instruction passe nécessairement - mais pas exclusivement - par une transmission de savoirs de celui qui sait grâce à ses études , à ses pratiques et à ses expériences professionnelles à celui qui ne sait pas encore, donc du maître à l'élève afin que ce dernier puisse un jour se libérer du premier voire le dépasser . Certes certains peuvent beaucoup apprendre par eux-mêmes mais pas tout ! Ceux qui le font ont ou la chance d'avoir un esprit particulièrement vif et précoce - mais c'est une population scolaire très marginale - ou y ont été contraints par les circonstances de la vie . Mais la fréquentation d'un véritable maître , " un maître qui apprend à penser et non un maître à penser " ( H. Arendt ) , les aurait sans doute aidés à aller plus vite et plus loin . Car un bon maître ne transmet pas seulement des savoirs pour lesquels il y a les livres , il transmet aussi des méthodes .
L'innovation scolaire n'aurait-elle pas été un refuge pour les " sans méthodes" qui , en les prétendant rigides et dépassées , pensaient pouvoir s'en exonérer par paresse, par incapacité ou par suffisance afin, parfois, de mieux masquer leur incompétence ou leur médiocrité ?

D'autre part , toute transmission de savoirs à une classe exige des contraintes : de temps, de rythme , d'espace et de groupe .
Contrainte de temps car le temps scolaire n'est pas extensible et l'étalement d'une notion contribue rarement à l'intensité d'une concentration ciblée et disperse le plus souvent l'attention .
Contrainte de rythme car un minimum est nécessaire pour dynamiser , entraîner , motiver, mobiliser une classe .
Contrainte d'espace car les murs d'une classe limitent l'espace .
Contrainte de groupe qui impose une attention générale , une écoute, un intérêt de tous pour réduire une aide individuelle qui ne pourra être que partielle, limitée , ponctuelle et postérieure à la prise en charge du groupe qui reste prioritaire dans l'instruction collective qui se démarque du préceptorat : le maître consacrant tout son temps à son seul élève.
Ces incontournables contraintes : de temps, de rythme, d'espace et de groupe ne peuvent s'appliquer sans des règles clairement établies ou induites , sans un cadre , sans une discipline scolaire dont découle logiquement une éducation scolaire qui se différencie de l'éducation familiale .

Raillée, caricaturée, attaquée, "ringardisée" voire bannie , la transmission des savoirs progressivement réduite a logiquement entraîné une diminution du temps d'instruction nécessaire à tout apprentissage et , par ricochet, a provoqué une dégradation de cette éducation scolaire qui en découlait par les contraintes induites par toute instruction . Cette perte d'éducation scolaire a contribué à augmenter voire à créer des problèmes de discipline qui parasitent de plus en plus l'ambiance de classe propice au travail . Sommés de ne plus transmettre de savoirs , les maîtres se retrouvent enfermés dans l'infernal cercle vicieux de la réduction du temps d'instruction et de son corollaire l'effondrement de l' éducation scolaire . L'augmentation de l'indiscipline qui en a résulté ne cesse de dégrader les conditions de travail tirant vers le bas élèves et maîtres emportés par une tourbillonnante course à l'innovation qui vise à grimer les dérives scolaires .

Cette éducation scolaire relève de l'institution et se distingue donc de l'éducation familiale qui incombe aux parents . Déboussolés par les conditions de plus en plus pénibles pour exercer leur métier , certains maîtres commettent l'erreur de les confondre . S'il y a certes interaction entre les deux , en imputant aux parents la responsabilité de la dégradation scolaire , l'institution semble se défausser trop facilement et lâchement de ses responsabilités .

Car si des parents ont adhéré au divertissement préconisé , c'est d'abord parce que l'institution n'a cessé de dénigrer l'étude - dont elle ose aujourd'hui déplorer la disparition- et de valoriser un divertissement présenté comme un V.M.S.S.A : vecteur moderne du savoir sans apprendre !
Car si des parents donnent de plus en plus raison à leurs enfants et tort au maître , c'est d'abord parce que l'institution s'est empressée de rappeler aux élèves leurs droits en les déconnectant de leurs devoirs et aux maîtres leurs devoirs en les déconnectant de leurs droits .
Le droit de l'élève à la parlote avant le devoir d'écouter et d'apprendre pour savoir . Le devoir du maître d'être à l'écoute de cette parlote avant le droit de s'exprimer et d'être écouté .

4) Aide personnalisée

L' école fonctionne avec un maître et un groupe d'élèves . Une instruction collective y est donc dispensée contrairement au préceptorat. L'aide personnalisée ne peut donc y être que ponctuelle et brève et laisser croire le contraire est démagogique et mensonger .
Les parents qui manifestent tant d'engouement pour l'individualisation du travail réalisent-ils que , face à 25 élèves, un maître ne pourrait accorder qu'un peu plus de 2 minutes par heure à chacun , 15 min par jour , 1 h par semaine ? N'est-ce pas dérisoire ?
Exploitant leur naïveté, leur confiance , leur crédulité en prétendant offrir à leurs enfants le leurre d'un préceptorat scolaire , les thuriféraires de l'institution ont emporté leur adhésion à des réformes qui ont essentiellement consisté à rogner dangereusement l' instruction collective qui était dispensée .

5) Dysfonctionnements de l'école primaire connus du ministère depuis plus d'une dizaine d'années .

L'édifice scolaire ne peut se redresser sans rétablir la stabilité de son socle : l'école primaire .
Dans " La destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs " paru en 1998 , Liliane Lurçat tirait déjà la sonnette d'alarme et dénonçait : " l'absence de rigueur dans la transmission des automatismes de base, la dilution de l'exigence scolaire dans la diversité des activités , l'entrée du divertissement dans l'école " .
Cette même année, l'inspecteur général Jean Ferrier confirmait les dérives de l'école primaire dans un rapport commandé par le ministère un an auparavant : " Si l'opération nationale d'évaluations d'où ces chiffres sont issus ( à l'entrée du C.E.2 jusqu'à 17% en grande difficulté et 10% en 6ème ) est considérée comme valide et pertinente , alors l'institution ne peut méconnaître qu'à l'issue de l'école primaire la situation est alarmante ". Il continuait : " L'école dérive : ici ou là le temps des apprentissages est érodé par le laxisme de l'organisation, des disciplines sont abandonnées, les adultes sont de plus en plus nombreux dans l'école ( intervenants extérieurs ) , ce qui ne rend pas facile la structuration des repères et des savoirs , le scolaire se dilue dans le social , voire dans le récréatif " . ( Le Monde 26-09-1998 )

Comment expliquer que ces dysfonctionnements aient pu surgir , persister puis être confortés?

Si certaines pratiques sporadiques alarmantes ont précédé , c'est la loi d'orientation Jospin de 1989 qui a actionné le bouton destructeur de l'école primaire en cassant d'abord sa structure cohérente :
- C.P. : classe de l'apprentissage de la lecture
- C.E.1 et C.E.2 : renforcement et approfondissement au C.E. 2 des acquisitions du C.E. 1
- C.M.1 - C.M. 2 : renforcement et approfondissement au C.M. 2 des acquisitions du C.M. 1
pour imposer des cycles dont le cycle 2 est une illustration ubuesque puisque s'y retrouvent : la grande section de maternelle , le C.P. et le C.E.1 , classes qui se distinguent considérablement et par leur fonctionnement et par leur programme alors que le C.E.1 se couplait bien avec le C.E.2 .
De cette structure en cycles a découlé une conséquence catastrophique d'abord pour les élèves puis par ricochet pour les maîtres et pour les parents : le C.P. n'a plus été la classe de l'apprentissage de la lecture . Cet apprentissage s'est étalé aussi au C.E. 1 diminuant d'autant les horaires des autres disciplines fondamentales . Que des élèves arrivent au C.E.1 sans savoir lire n'a plus été exceptionnel donc marginal mais considéré comme normal . Les élèves d'aujourd'hui seraient-ils donc moins aptes à apprendre à lire en un an ? Les arguments fallacieux avancés tiendraient-ils face à des maîtres qui ont exercé autrefois dans les coins les plus reculés et défavorisés socialement et dans des conditions matérielles : d' effectif , de confort de classe , de dotation en matériel scolaire , opportunément oubliées aujourd'hui .
Cette modification structurelle visait à éclater la classe et à "ringardiser " la transmission des savoirs , pourtant base de l'instruction , tâche première de l'école . Cantonné à des tâches subalternes de puis 1989 : "aider , suivre , conseiller , évaluer " le maître destitué doit faire face à des élèves propulsés constructeurs de leurs propres savoirs !

Il y aurait encore beaucoup à écrire sur l'école . Tenant une partie de leur savoir de leur vécu, les instituteurs méritaient de la considération . Prétendant souvent plus qu'elles ne prouvent, les instances dirigeantes de l'éducation nationale et les élites portant la responsabilité du désastre scolaire actuel - dont trop peu mesurent les conséquences - redoutent l'identification des saprophytes qui ont insufflé les funestes réformes destructrices qui " n’ont pas consisté à remédier aux faiblesses de l’école d’autrefois , qui certes ne manquaient pas , mais à ruiner ce qui faisait sa force ... La spontanéité et l'opinion subjective déconsidèrent le travail studieux , la tyrannie du groupe ridiculise la rigueur et l’indépendance personnelles ... Le savoir et la culture sont devenus suspects et quiconque persiste à leur attacher du prix s'expose à passer pour réactionnaire " . ( Jacques Muglioni 1991 )

Portrait de Anonyme louveton07.01.2013

je trouve que la lecture globale a été une catastrophe, car car pour le novice une phrase est en fait un dessin, il voit un dessin on lui dit que ça veut dire "la maison est petite" vous mettez" petite, est la maison" l'enfant ne reconnais plus le dessin, donc il faut apprendre le b a ba. beaucoup de gosses sortent de l'école sans lire correctement, comment ce fait il que mon pére en 1914 a 8 ans savait lire , lorsqu'il m'écrivait il fesait moins de fautes que moi ,qui suis aller a l'école plus longtemps, malgrés que j'ai qu'un c.e.p de 1958 , mais j'écris mieux que mes fils qui ont 50 ans, et certains de mes petits enfants a 16 ans ne lisent pas , toujours , sur leurs portables , c'est terrible , la lecture globale a donné des dislecxites , se qui coute a la sécu , je devais étre dislecxite ,mais je n'est jamais eu besoin d'orthophoniste pour me corriger, quant aux ensembles je n'est jamais rien compris, ayant lu énormément je suis autodidacte , et cela ne m'empéche pas d'écrire des livres ,(sans négre) tout découle de l'instruction et éducation pour la suite d'une société responsable, lorsque l'on sait parler , on est moins violent pour s'exprimer, si on lit on réfléchi mieux sur le monde ,la vie nos semblables,. je m'aperçoi que c'est de pire en pire , une jeune fille de 20 ans ayant été plus longtemps que moi a l'école ,quant je lui est dit de lire Dumas (car elle lisait que du Arlequin!!!) elle m'a répondu Roland Dumas ? qu'on voit a la télé . elle m'a dit que si elle lisait devant ses amis ils la "traitait" ils se moquaient d'elle , a mon époque c'était une marque d'intelligence. surtout nous respections nos maitres. NADINE LOUVETON
PS: J'ADORE VOS ÉMISSIONS MR LAURENTIN JE ME SOUVIENS D'UNE ÉMISSION SUR L'UNIVERSITÉ DES NEIGES , JE VOUS EST TÉLÉPHONÉ POUR SAVOIR S'IL Y AVAIT UN LIVRE SUR CE SUJET , J'AI LE LIVRE QUI M'A BIEN DOCUMENTÉ POUR MON PREMIER LIVRE SUR LES SANAS QUE J'AI FRÉQUENTÉE TRÉS LONGTEMPS , VOIR "DES FRONTIÈRES ET DES REVES " ÉDITIONS AMALTHÉE , BIEN A VOUS

Portrait de Anonyme K. Regam07.01.2013

Hi there!

Comment ajouter les émissions FC à i tune ?

Yours.

Kahll

Portrait de Anonyme vicicci07.01.2013

Je découvre et rencontre encore et toujours des gens exceptionnels
grâce à vous. Chaque écoute nous transforme l'esprit et élève l'âme.
Vous êtes l'école rêvée de l'éveil !
Bien amicalement,
Vincent

A quand une émission sur la typographie, source des problèmes
de la dyslexie (que j'ai vécue et subie) et sa doxa orthographique.
La corporation des typographes était la maîtresse du code orthographique,
moyen pour elle de contrôler l'imprimerie et la transmission
de son "savoir technique". "les complexicités de l'orthographe" s'inscrivent
dans un savoir expert construit et maîtrisé dans un processus de transmission
technique : la typographie au plomb !
Le débat sur l'orthographe devient donc caduque avec les nouveaux médiums technologiques dès lors que la lettre imprimée n'est plus inscrite
dans un processus technique d'experts.
La lettre et l'orthographe marchent d'elle même désormais,
Autonome et vivante comme une entité extirpée de sa matière !

Portrait de Anonyme pete09.01.2013

Vincent Il me semble que la question de l'orthographe et de ses complexités se pose encore et toujours, quel que soit le support, que celui-ci soit de plomb ou électronique ! Non ?
:-)

Portrait de Anonyme Anonyme07.01.2013

Merci à E. Laurentin pour l'extrême complaisance avec laquelle il a questionné une heure durant l'un des destructeurs en chef de l'école — de ceux qu'on aimerait inviter à revenir enseigner quelques années au lycée, pour qu'ils jouissent pleinement du spectacle de leurs oeuvres (ce dont ils se gardent bien, pas folle la guêpe).

Morceaux choisis intéressants: A. Prost est un homme qui ne prend pas parti (ben voyons) et qui refuse de trancher dans le débat pédagogues / républicains, la preuve (assène-t-il), tout le monde est pédagogue — curieuse façon d'afficher sa neutralité.

On a, ajoute-t-il, diminué le temps scolaire d'un cinquième, et "vous vous étonnez que le niveau baisse" (j'ai failli tomber de ma chaise en entendant de sa part un tel aveu). Le moment de lucidité fut bref: aussitôt après, Prost ajoute "d'ailleurs le niveau ne baisse pas". L'argument me semble un peu contradictoire, puisqu'il tend à montrer qu'on a bien fait en ce cas d'alléger les temps scolaires, mais baste passons.

Bref, merci encore pour cette émission pertinente et critique, où l'idéologie de l'intervenant (car c'en est une, et comme telle légitime) n'a cessé d'être remise en question par un interlocuteur pugnace à qui on ne la fait pas.

Un professeur de lycée fatigué d'entendre toujours les mêmes rengaines, tenues par les mêmes bonnes consciences.

Portrait de Anonyme Nessie 10.01.2013

Bonjour à vous - C'est bizarre ce que vous écrivez ici : Laurentin a-t-il été complaisant, ou au contraire pugnace ? A-t-il servi la soupe à Antoine Prost ou lui a-t-il savonne la planche ? Ou savonné la soupe ?
En tous cas je n'ai rien entendu de tout ça dans cette heure de radio bien instructive. Je me méfie au plus haut point (comme vous, peut-être) du militantisme de la bien-pensance et de la parodie de progressisme, donc tout autant de leur cousin qu'est ce pédagogisme basé sur une psychologie aussi naïve qu'idéologiquement biaisée, et dont on sait les effets destructeurs dans notre école publique.

Mais voila : je n'ai jamais entendu chez Antoine Prost la moindre allégeance à ces doctrines naïves, ni dans ses précédents passages sur l'antenne (notamment aux matins chez Demorand jadis) ni dans ce lundi de Laurentin. Certes j'ai entendu des raisonnements discutables (par exemple le quantitatif appliqué au temps d'enseignement, et pourquoi pas à la grossesse aussi, avec ce genre de raisonnement Antoine Prost fera faire un enfant par 9 femmes en un mois) et aussi un questionnement qui, sans exonérer de leur folie les tenants de la méthode globale, mettait en lumière que la méthode précédente (et qui est redevenue la méthode dominante) n'était pas si parfaite que ça. Mais rien de ce que vous semblez avancer.

Pourriez vous nous en dire davantage sur les méfaits d'Antoine Prost svp ?

Bien à vous - LN

Portrait de Anonyme jacob Jean Pierre07.01.2013

Cher anonyme de lycée fatigué. Je suis ravi d'avoir pu de nouveau écouter un de mes "hommes repères", un de ceux qui m'a permis de terminer ma carrière de prof non fatigué en variant les situations d'apprentissage de mes élèves.
Les textes de Prost, qui a le même âge que moi, m'ont accompagné constamment depuis mon adhésion précoce au SGEN, qui n'était pas encore CFDT, et mes contacts d'enseignant de base avec les chercheurs de Biologie de feu l'INRP. Avec cet accompagnement et ceux des collègues localement "frenetiques', j'ai essayé de remonter le moral d'enseignants soucieux de ne pas rester seuls à résoudre des problémes dans leurs classes. Et le témoignage amical d'anciens éléves m'indique parfois que le chemin balisé par Prost était praticable. Et merci à E.Laurentin et ses collborateurs de me placer constamment dans de nouvelles situations d'apprentissage .

Portrait de Anonyme Sébastien Bigourden10.01.2013

Oui Monsieur anonyme professeur de lycée, allez vous coucher. De toute façon votre petit camps anti pédago a largement gagné la partie. Depuis 10 ans vous êtes au pouvoir, c'est splendide, l'école revit. On va voir les résultats et là vous ne pourrez pas accabler les pédagos...

Portrait de Anonyme Valérie Samson28.01.2013

A tous ceux qui hurlent avec les loups contre ceux qui se penchent sur la pédagogie, à ceux que je pourrais appeler collègues, mais y serais-je autorisée puisque je ne suis qu'une insignifiante institutrice, je souhaite dire : descendez de votre chaire, penchez-vous sans dédain et pince-nez vers nous, on vous expliquera avec plaisir quelques éléments qui vous manquent pour mieux comprendre ce qu'est l'apprentissage dans les "petites classes".

Portrait de Anonyme iiod07.01.2013

Merci pour cette instructive et judicieuse introduction à ce cycle consacré à l'éducation.

Ce commentaire pour dire aussi mon étonnement devant l'exemple pris par le néanmoins excellent A. Prost pour illustrer la nécessité d'une attention aux quantités : l’abattoir !? Cela m'a laissé songeur - et j'aurais bien aimé que E. Laurentin relevât cette image - : le choix de cette illustration était-il réfléchi ?

Je me tiendrai à l'écoute des prochaines émissions.

Cordialement.

Votre commentaire

Type the characters you see in this picture. (Vérification audio)
Tapez les caractères que vous voyez dans l'image ci-dessus : si vous ne n'arrivez pas à les lire, soumettez le formulaire, une nouvelle image sera générée. Il n'y a pas de distinction majuscule minuscule.