Ce matin, nous évoquons l'aventure peu ordinaire de Matteo Ricci, jésuite italien, qui parvint à pénètrer à la cour impériale de Chine à la fin du XVI ème et à vivre et évangéliser à Pékin où il mourut il y a quatre-cents ans, en mai 1610.
Pour se faire accepter, Matteo Ricci apprit la langue, s'habilla de la robe de soie des lettrés chinois et comme eux se laissa pousser la barbe. Bref, à la façon de François-Xavier, évangélisateur jésuite du Japon, s'adapta à la civilisation qu'il voulait convertir au christianisme.
Il parvint ainsi à fonder des églises de Canton à Pékin , mais aussi à faciliter l'échange des savoirs entre Chine et Occident, comme l'a montré un colloque qui s'est tenu en mai à l'UNESCO à Paris , et dont nous recevons trois des initiateurs et participants ce matin.
Invité(s) :
Frédéric Wang, professeur à l’Inalco. Chercheur associé de l’Institut d’Asie Orientale.
Isabelle Landry-Deron, chercheur, ingénieur d’étude à l’EHESS.
Jean-Pierre Duteil, professeur en histoire moderne.
Michel Masson, directeur de l’Institut Ricci.
Document(s)
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Mattéo Ricci, un jésuite en Chine : les savoirs en partage au XVIIe siècle Centre Sèvres - Facultés jésuites de Paris, 2010 -
Le choix de la Chine d'aujourd'hui, entre la tradition et l'occident les Indes savantes, Paris, 2010


