Grand témoin et son invité
Invité(s) :
Françoise Huguier, photographe.
Christophe Pete, tireur filtreur numérique au Laboratoire Janvier.
Thème(s) : Histoire| 20e siècle
Recevez la lettre d'information
Grand témoin et son invité
Invité(s) :
Françoise Huguier, photographe.
Christophe Pete, tireur filtreur numérique au Laboratoire Janvier.
Thème(s) : Histoire| 20e siècle
3 commentaires
Cher Emmanuel Laurentin, il ne faut compter les images sur Flickr en millions mais en milliards! Ce qui caractérise ce que vous appelez justement la dilution de l'image professionnelle c'est la perte d'un monopole historique. Certes il y a beaucoup de souffrance et de nostalgie dans cette crise du métier, mais l'outil nous est désormais offert à tous. Il est inutile de prétendre qu’il transforme chaque citoyen en artiste, c'est un lieu commun, en revanche il est significatif de voir depuis trois ans l'agence photo n°1 mondiale éditer, surveiller et commercialiser tout à fait normalement des photographies issues de cet espace qu'est Flickr. Une immense concurrence est arrivée sur le marché. Il est vrai que les éditeurs puisent abondamment dans ces fonds gigantesques en restant souvent dans la légalité des processus commerciaux et force est de constater qu'une qualité peut émerger. Cette agence, Getty Images, parle de "pépites).
La nostalgie fait souvent dire des bizarreries :
- Le tireur traditionnel n’a pas toujours eu sa place dans la création des anciens. Certains grands photographes ont à une période de leur vie tiré eux-mêmes leurs images.
- Tous le monde ne possède pas PhotoShop (1000 euros).
- Les tireurs numériques possèdent d’aussi grands talents d’écoute et d’interprétation que les anciens ; Janvier n’est pas l’unique - excellent - acteur parisien, les grands laboratoires se sont reconvertis : Dupon, Picto, etc. De nouveaux ont vu le jour comme Fotodart à Paris. Il est vrai que Publimod n’a pas eu la puissance économique pour effectuer cette reconversion indispensable. Souhaitons longue vie aux salariés qui perpétue cette technique.
- Il y avait les grands, Jules Steinmetz chez Publimod ou Georges Fèvre chez Picto, tireur de Robert Doisneau et Henri Cartier Bresson, les « tireurs, interpréteurs, accoucheurs » numériques le sont aussi de toutes évidences. De grands noms émergent depuis plusieurs années.
- Quant aux grandes dimensions des tirages numériques, la visite du dernier Paris Photo me fait douter de cela. La galerie Camera Obscura par exemple exposait Marc Riboud, Yamamoto et Sarah Moon dans des formats proches de la carte postale. La réalisation de tirages argentiques de grandes dimensions relevait parfois du tour de force (chez Publimod, à Paris, c’était épique et Michel Auer à Genève devait rincer ces tirages dans le lac Léman !). Les imprimantes numériques ouvrent des perspectives très intéressantes. Conclure que les tirages de grandes dimensions sont souvent des contresens est une affirmation peut-être motivées encore une fois par la nostalgie et le respect pour ce qui était mécaniquement difficile à réaliser. L’histoire de la photographie poursuit sa route avec un enrichissement jamais égalé.
… merci pour cette belle émission.
Daniel Hennemand
Heureusement ou malheureusement, les techniques évoluent. On peut s' en apitoyer et les politiques nous disent qu' on ne peut plus faire le même métier toute sa vie. Les conducteurs de diligence se sont trouvés au chômage quand le train est arrivé, mais qui les regrette maintenant ?
Peut être que les conducteurs de diligence ne s' intitulaient pas artistes-visionnaires-beaudelairiens-ayant-accès-aux-médias.
Merci à Françoise pour avoir rendu hommage aux tireurs.
Merci à Françoise pour avoir rendu hommage à mon père Jules STEINMETZ.
Didier STEINMETZ
Votre commentaire