Débat sur la muséographie d’Auschwitz
En décembre, un reportage à Auschwitz d'Hubert Prolongeau, commenté par Alain Finkielkraut, paraissait dans Télérama. Il insistait sur l'idée que le site allait bientôt étouffer sous le tourisme de masse.
Une question que se posent depuis quelques temps les responsables du site, comme Piotr Cywinski, qui avait co-organisé en 2010 une journée d'études titrée "Le futur d'Auschwitz". Il est avec nous ce matin ainsi qu'Annette Wieviorka, Tal Bruttmann et Pierre-Jérôme Biscarat. Avec eux nous nous demandons pourquoi Auschwitz-Birkenau est devenu un tel symbole, résumant aux yeux de beaucoup l'ensemble du système d'extermination nazi. Il représente pourtant une exception, puisqu' il regroupe à la fois un camp de concentration et un camp d'extermination. Depuis une dizaine d'années, le nombre de visiteurs d'Auschwitz-Birkenau a été multiplié par trois, atteignant l'année passée un million cinq cent mille personnes. Un grand nombre d'entre eux sont polonais, mais aussi etatsuniens, israéliens, norvégiens ou coréens. Pourquoi se rendent-ils là plutôt que dans d'autres camps d'extermination nazis ? Que viennent-ils voir en ce lieu ?
Avec Piotr Cywiński, Annette Wieviorka, Tal Brutmann et Pierre-Jérome Biscarat.
Invité(s) :
Annette Wieviorka, historienne, directrice de recherches au CNRS.
Tal Bruttmann, historien à la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Pierre-Jérôme Biscarat, historien à la Maison d'Izieu, Mémorial des enfants juifs exterminés
Piotr Cywiński, historien médiéviste, directeur du musée d’Auschwitz.
Thème(s) : Histoire| 20e siècle| Auschwitz| juifs| Shoah








2 commentaires
Yep, pouvez-vous développer votre idée, je crains de trop bien la comprendre ?
Intéressante liste d'invités - ne devait-il pas s'agir d'un « débat » ? - qui confirme que votre émission porte parfaitement son nom.