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La Fabrique de l'Histoire

La Fabrique de l'Histoire | 10-11

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Emission La Fabrique de l'Histoire

du lundi au vendredi de 9h05 à 10h

Ecoutez l'émission 54 minutes

Histoire des codes de travail 3/3 9

09.09.2010 - 09:05

Le Code Soleil

Un documentaire de Perrine Kervran réalisé par Anne Fleury.

 

Droits et devoirs, c’est le motif sur lequel brode le code Soleil, un traité de morale professionnelle, du nom  de son auteur Joseph. Soleil.

C’est donc un livre en 7 chapitres, recueil de préceptes moraux et de textes législatifs,  qui de 1923 à 1979 fait l’inventaire des devoirs et des droits des instituteurs, comme un  maillon entre le syndicat national des instituteurs qui l’édite, le ministère qui le recommande, les écoles normales qui l’utilisent comme support et les instituteurs débutants qui le consultent à tout moment.

Le code soleil, sera donc comme une sorte de bréviaire des instituteurs qui l’ont tous lu au moins feuilleté, le code soleil étant souvent la base du cours de morale professionnelle dispensé par les directeurs d’écoles normales.

Les uns de le citer ou de le revendiquer, les autres de le moquer ou de le critiquer, et quelques uns de le regretter, il faut noter que le texte du code soleil a très peu changé entre sa version des années 30 et celle de 1977. C’est donc à la fin des années 70 que disparaitra du code soleil cette fameuse partie consacrée à la morale professionnelle. Cette partie ou l’on trouvait au gré des pages des enfants campagnards et querelleurs, des trous perdus dans la campagne, des âmes d’enfants à modeler des instituteurs qui ne doivent pas s’afficher au café et des institutrices demoiselles qui doivent veiller au bon goût général. C’en était donc fini de la morale professionnelle dans les pages du code Soleil, ne restaient que les pages relatives à la législation…

 

Avec Francine Best, André Clavelou, Guy Georges, Nicole Javoy, André Pachod, Bernard Pharisien, François Printannier et Suzanne Robinet.

 

 

table des matières d'un "code soleil" 

 

Thème(s) : Histoire| Travail

9 commentaires

Portrait de Anonyme Eric16.09.2010

Je serais aussi preneur d'une réédition de ce code. Mes parents, à l'E.N. dans la première moitié des années 50, furent bien dans la lignée héritière de ces hussards noirs du début du XXè. Néanmoins, je ne les ai jamais entendu parler de ce code, ni ne l'ai jamais vu dans les rares anciens livres d'étude qu'ils ont gardés de leurs années de formation. Mais il semble impossible qu'ils ne l'aient pas "travaillé". Aussi je suis sûr qu'avec le recul, cet ouvrage leur ferait, maintenant, un cadeau plaisant.

Portrait de Anonyme Hélène14.09.2010

Normalienne de 1963 à 1967, j'ai souffert de l'immixtion dans la vie privée mais la discipline et le régime soutenu des études étaient rendus supportables par des bouffées d'oxygène : ciné-club, conférences, chorale mixte, activités sportives...
Je dois à cette école, le sens de l'organisation et des responsabiltés pour continuer la route.

Portrait de Anonyme Hélène Charpentier14.09.2010

Merci pour cette émission.Je suis allée à l'Ecole normale de mon département de 1963 à 1967.
Certes, l'immixtion dans la vie privée était pesante et certains détails font sourire aujourd'hui.
Pourtant j'ai apprécié dans cette école un confort dont je ne disposais pas à la maison : chauffage central, WC un peu partout, eau chaude dans les box et salle de douches sans oublier la nourriture. Nous disposions d'une belle bibiothèque avec journaux et revues et d'une salle de récréation avec un piano et un électrophone. Nous pouvions profiter du ciné-club, de sorties aux conférences, d'activités sportives et de la chorale mixte qui fut pour moi un émerveillement.
J'ai découvert le sens de l'organisation et des responsabilités et j'ai rencontré l'amitié.
Tout naturellement, mon premier livre "Une fille de la Varoce " évoque cet apprentissage qui m'aida à continuer la route.

Portrait de Anonyme Hélène Charpentier14.09.2010

Merci pour cette émission qui m'a rappelé mon adolescence et ma jeunesse.J'ai été normalienne de 1963 à 1967 et j'ai exercé dans une classe unique avant de reprendre des études supérieures.
Certes, certaines pages de la morale professionnelle nous faisaient rire de bon coeur; non pas celles du Code Soleil mais celle d'un petit ouvrage d'Ernest Pérochon intitulé " L'instituteur " conseillant à l'institutrice de ne pas se joindre à la ronde des postières le dimanche car il fallait corriger les cahiers et préparer la classe; ou mettant en garde contre un mari intéressé et paresseux. L'adjoint à lorgnon du village voisin constituait un parti plus solide. Mais je veux pas me moquer d'Ernest Pérochon qui fut un homme de son temps et dont l'oeuvre et le parcours méritent que l'on s'y arrête.

Il n'en demeure pas moins que je conserve de mon séjour dans cette école un très bon souvenir. Nous étions bien nourries, logées dans des locaux bien éclairés et fonctionnels, disposions du chauffage central, d'un robinet pour l'eau froide et d'un autre pour l'eau chaude dans notre box, de WC un peu partout et de douches.Comme nombre d'entre nous ignoraient tous ces avantages nous trouvions normal de faire un peu de ménage chaque matin durant 20 mn avant de chanter devant la directrice puis d'aller en cours.

A l'issue de l'année de formation suivant l'obtention du bac nous avions un poste sur lequel nous étions titularisées après la première inspection au 1° janvier de l'année suivante. En échange de tout cela il avait fallu signer l'engagement décennal : 10 ans à servir l'Etat.

Notre école disposait d'une vaste bibliothèque avec dictionnaires et les classiques de la littérature française et étrangère.La lumière du entrait à flots.Nous pouvions lire la presse et diverses revues pédagogiques. Nous regardions parfois certaines émissions de la télévision dans cette pièce. Aux récréations nous dansions le rock, le cha cha et le tango dans la salle de récréation grâce à un électrophone. Quelques unes y jouaient aussi du piano. Nous pouvions aller au ciné-club, assister aux conférences de Connaissance du monde et participer à la chorale mixte. Pour moi, ce fut une révélation et je pratique toujours le chant choral. Chanter avec les autres c'est un dépassement de soi pour atteindre la beauté en souhaitant le bonheur de son voisin.

Mon séjour à l'Ecole normale,en dépit d'une immixtion étouffante dans la vie privée, a stimulé ma curiosité intellectuelle et m'a appris à m'organiser dans mon travail et dans ma vie.
Aujourd'hui je suis retraitée agrégée de lettres modernes. J'effectue des recherches sur le patrimoine de ma région, je chante et j'écris. Mon premier livre " Une fille de la Varoce " évoque mon entrée à L'Ecole normale.

Portrait de Anonyme robert09.09.2010

Excellente émission comme d'habitude ! Elève en cours moyen dans les années 75 et 76 , j'ai tout de suite reconnu mon instituteur. En particulier le partage d'une de ses passions : la photographie, chez lui dans le village, dans son labo photo.

Portrait de Anonyme COQUARD09.09.2010

Merci pour cette émission qui a été pour moi et mon épouse un retour aux sources salutaire.
Normalien à Nancy de 1961 à 1966, j'ai retrouvé dans les différentes interventions les moments forts d'une formation complétée tout au long de ma carrière par une action militante au sein d'un mouvement: les CEMEA défenseurs de l'Education Nouvelle et attachés à l'Education Populaire.

Bravo pour ces rappels.

Portrait de Anonyme JLP09.09.2010

Merci pour cette émission tout à fait passionnante.
Peut-on trouver une édition du Code soleil "à l'ancienne", avec la partie morale professionnelle?
Merci

Portrait de Emmanuel Emmanuel09.09.2010

Bonjour,

Cette partie existait jusque dans les éditions des années 80. Il faut donc le chercher sur Internet ou chez les bouquinistes.

Cordialement

Emmanuel Laurentin

Portrait de Anonyme Anonyme09.09.2010

C'est passionnant:peut-on avoir des références bibliographiques ? ( texte original de 23, dernier texte de 79, commentaires ...) ?
Merci.