Notre grand témoin de la semaine "Chine-Europe; quatre cents ans de relations" est un historien et journaliste chinois dont la thèse a été soutenue en Sorbonne dans les années quatre-vingts.
Après la lecture d'un récit de voyage du premier ambassadeur de l'Empire en Europe, écrit à la fin des années 1870, Chen Yan résume pour nous la lente découverte du monde par les lettrés chinois du XIX ème siècle.
Dès cette époque, la Cour est divisée en partisans de la modernisation et défenseurs de la tradition, furieux de voir la Chine se compromettre avec des peuples considérés comme barbares.
Puis notre invité nous montre comment cette tension entre respect des valeurs anciennes et volonté de récupérer les inventions techniques occidentales a marqué la période qui a suivi la mort de Mao.
Car sous l'apparence du maintien du marxisme-léninisme, la parole s'est libérée. Elle a pendant dix ans, de 1979 au massacre de Tien An Men, forgé une génération d'intellectuels que la répression n'a pas fait taire.
Invité(s) :
Chen Yan, journaliste à RFI. Secrétaire général de l’Association des intellectuels chinois en Europe.




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