"Nourrir la ville" : grand témoin Edgard Pisani (rediffusion du 4 mai 2009) 5
Edgard Pisani, Emmanuel Laurentin © RF / P. Kervran
Comment la ville croît et s'organise pour assurer le ravitaillement de ses habitants ? Telle est la question que pose cette semaine en filigrane la Fabrique, aujourd'hui et hier, et qui commence par un entretien avec notre grand témoin du lundi Edgard Pisani Ancien Ministre de l'agriculture du Général de Gaulle de 1961 à 1966, il fut en effet l'inventeur de la Politique Agricole Commune dans les années 1960, une action qui fut largement saluée et reconnue dans le monde rural. Par la suite, son regard a évolué et il observe aujourd'hui avec un peu plus de réserves cette phase de modernisation idéalisée. Une sorte de mea culpa, une incapacité à appréhender les conséquences à long terme... Sur ce terrain, ses récentes analyses l'ont d'ailleurs porté récemment à travailler sur la meilleure façon de nourrir une population mondiale en pleine expansion.
Invité(s) :
Edgar Pisani
Thème(s) : Histoire| Agriculture





5 commentaires
beaucoup d'émotions en écoutant Monsieur Pisani.
C'est quand même un comble que se soit des hommes de plus d 90 ans qui nous montre la voie.
L'agriculture bouge mais ce n'est pas dans les allées du salon de l'agriculture que vous le verrez.
Exemple:
Les céréaliers sont de très gros consommateurs de coca. Ils l'utilisent dans la bouillie de pulvérisation.
Explication:
L'acide phosphorique est le plus puissant des acide. Il dissous la cuticule de la plante.
Le sucre et le caramel colle la goute sur la feuille.
Conséquence:
Cette technique permet d'intervenir au moment les plus opportun d'un point de vue biologique de la plante et des conditions d'hygrométrie les plus optimales.
Cette technique permet de diviser PAR 10 la dose indiqué par le fabricant.
Ceci n'est qu'un exemple, ce monde bouge mais comme chaque fois vous ne le voyez que par l'objectif des médias. (Sauf chez M. LAURENTIN bien sûr)
Je mettrais ici le lien vous permettant de découvrir cette révolution qui se met en route autour de vos ville et que vous ne voyez pas.
Merci M. Laurentin, merci M. Pisani.
Je vous ai connu en 1963, M. Pisani, lorsque vous vous occupiez de l'aménagement de la Vallée de l'Authion. J'étais l'ingénieur chargé de la fourniture et de l'installation des équipements de pompage. J'ai été influencé pendant toute ma carrière par l'esprit dans lequel ce projet a été mené.
Vos livres que je relis régulièrement avec plaisir communiquent votre passion au lecteur. A l'approche de l'élection présidentielle, il est enrichissant de relire notamment votre entretien avec Jean Lacouture (de juin 1997 sur cette antenne dans l'émission A Voix Nue) publié en 1998 chez Arléa.
Merci aussi pour la réédition de l'Utopie Foncière.
Après plusieurs décades passées au développement des énergies renouvelables, je suis maintenant un passeur d'ouvrages au sens large, que j'estime pouvoir contribuer au développement social et solidaire.
Cordialement,
Pierre Dutoit
La Rochelle
Je n'avais pas écouté la première diffusion mais il me semble que E. Pisani avait des prémonitions de la situation actuelle.
C'est en même temps un beau portrait d'homme politique"idéal".Cela m'a donné envie de lire ses livres mais je vais aller à la bibliothèque plutôt que de courir acheter le livre comme dans le cas de Jablonka.
Merci pour vos émissions qui enrichissent ma culture historique.
Merci pour cette merveilleuse prestation de Mr Edgar Pisani.Puissent notre ministre de l' agriculture actuel et le prochain, prendre connaissance de ce moment d'histoire. Mon père, aujourd'hui décédé, maraîcher et trés engagé; fdsea , msa administration du min de Lyon etc. était prudent quant a la croissance des grandes fermes. Je veux témoigner du respect considérable que les agriculteurs avaient envers leur ministre et de l' élan insufflé par celui ci au monde agricole. Quant à la clarté de la rétrospective, les "aveux" et l'humilité de Mr Pisani, c'est une leçon.
L' actualité nous montre que non seulement rien n'est acquis mais qu'il faut très peu de temps pour tout mettre par terre.
Cordialement. Daniel Pradon