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La Marche des sciences

La Marche des sciences│11-12

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Emission La Marche des sciences

le jeudi de 14h à 15h

Ecoutez l'émission 59 minutes

Un don pour la vie : l’histoire des greffes 5

21.06.2012 - 14:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Patrick Berche, Jean-Noël Fabiani Catherine Donné©Radio France

Greffer un rein, un cœur, des poumons..., c'est devenu un acte chirurgical fréquent, de nos jours. Depuis les premiers tâtonnements du début du XXe siècle jusqu'aux greffes du visage ces dernières années (avec la plus médiatisée en 2006, celle d'isabelle Dinoire), l'histoire de la science des transplantations a fait un bon magistral. Mais au-delà de l'acte chirurgical, il y a des donneurs, des familles, des circonstances douloureuses qui se mêlent à cette histoire de la médecine, dans une France touchée par la pénurie des dons d'organes.
Aujourd’hui, environ 14000 personnes sont en attente de greffes, et près de 5000 greffes ont été réalisées en 2011. Un chiffre en augmentation par rapport aux années précédentes, mais qui ne suffit pas à répondre à la demande. Des patients meurent encore en liste d’attente.
 
A l’occasion de la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, qui aura lieu vendredi 22 juin, nous avons jugé utile de nous arrêter sur cette histoire de la médecine, avec des succès, des échecs, des tâtonnements et beaucoup de ténacité.

En direct du studio 1061 de France Culture, deux invités : Jean-Noël Fabiani,  chef de service à l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris, où il dirige le département de chirurgie cardio-vasculaire. . Il est également professeur d’histoire de la médecine à l’université Paris-Descartes, et auteur de Ces histoires insolites qui ont fait la médecine. 2- Les transplantations (Plon, 2012), et à ses côtés Patrick Berche, professeur de microbiologie, doyen de la faculté de médecine Paris Descartes (Directeur de l'Unité de formation et de recherche de médecine de l'université Paris Descartes), chef du service de bactériologie-virologie-parasitologie et hygiène de l'hôpital Necker-Enfants malades et auteur avec Jean-Jacques Lefrère du livre Quand la médecine gagne, paru chez Flammarion.  Une émission émaillée d’archives sonores de l’Ina. 

 

Puis, en seconde partie d’émission, vers 14h48, place aux mathématiques, la partie actualités de La Marche des Sciences est consacrée aujourd’hui à l’exposition Mathissime, qui se tient à Cap Sciences à Bordeaux jusqu’au 31 août 2012. Un parcours pour trouver ou retrouver le plaisir des mathématiques, dès 5 ans, en maniant jeux et concepts. Un reportage de Catherine de Coppet, avec Claire Penarrun, animatrice à Cap Sciences, et Thomas Morel, doctorant aux universités Bordeaux 1 et 3 (Equipe SPH : Sciences, Philosophie, Humanités), conseiller scientifique de Mathissime.

 

Thomas Morel et Claire Penarrun Catherine de Coppet©Radio France

 

 

 

Cap sciences Catherine de Coppet©Radio France

 

 

 

 

Invité(s) :
Jean-Noël Fabiani, chef de service à l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris
Patrick Berche, professeur de microbiologie

Thème(s) : Sciences| Médecine| greffes

Lien(s)

Le site pour le don d'organesEn 2011…4 945 greffes ont été réalisées. 6,4 % des greffes ont été réalisées grâce à des donneurs vivants. 16 000 personnes ont eu besoin d’une greffe en 2011. Pour en savoir plus sur cette question
Exposition mathissime à Cap Sciences BordeauxL’exposition " Mathissime " est présentée sur le site du Hangar 20 du 7 février au 31 août 2012 CAP SCIENCES - Hangar 20 - Quai de Bacalan - 33300 Bordeaux Tél. 05 56 01 07 07 / Fax : 05 57 85 93 81

5 commentaires

Portrait de Anonyme michel25.06.2012

Bonjour,
Je comprends l'extrême violence que vous avez ressenti.
Je suis greffé depuis bientôt 25ans(22.12.1987) d'un rein et grâce à mon donneur, j'ai depuis ce temps une vie normale,j'ai pu voir grandir mes enfants et naître mes petits enfants,continuer ma vie de couple avec mon épouse qui m'a d'ailleurs toujours soutenu et certainement sauvé la vie (dépression).
Ce que regrette c'est de ne pouvoir montrer à la famille de mon donneur combien je suis heureux et combien je reste redevable à cette personne qui restera malheureusement qu'un anonyme.
Je pense aussi que lorsque de son vivant on indique à son entourage que l'on est favorable au don d'organes, en cas de malheur,la famille sait et donc en respectant cette volonté,elle évitera partiellement cette extrême violence.
J'ai même proposé que ce choix puisse être noté sur la carte d identité car quel est le document que nous devons avoir en notre possession en permanence si ce n'est la CNI.
OUI grâce à mon donneur, j'ai désormais une vie NORMALE...et celà est magnifique.
Quand la greffe arrive c'est bien évidemment une joie immense mais c'est bien plus c'est une renaissance.
Cordialement.
Michel

Portrait de Anonyme Edith Nicolas23.06.2012

Sur le theme de la transplantation, a lire si vous ne l'avez deja fait "un coeur de chien" de M.Boulgakov, sur une experience bien particuliere dans le domaine...

Portrait de Anonyme Damien22.06.2012

Plutôt que d'indiquer son consentement au don d'organe sur sa carte d'identité, pourquoi pas sur le Dossier Médical Personnel de la carte Vitale? Cette place me semble plus adaptée et très nombreuses sont les personnes qui ont cette carte sur elles.

Portrait de Anonyme pont22.06.2012

Mon Fils a eu une greffe de rein en Mai, je peux vous affirmer que la joie que nous avons eu etait partagé avec la peine que nous avions pour celui qui lui avait rendu la vie et sa famille et il ne se passe pas un jour sans avoir une pensée pour lui ou elle et je prie pour cette personne et la remercie. Quand vous attendez 4 ans un rein on ne peut pas être indifférent envers la personne qui a fait ce don et sa famille
Cordialement

Portrait de Anonyme Anonyme21.06.2012

Mon fils Pierre est mort à 22 ans , suite à un traumatisme crânien .

La demande du prélèvement d'organes fut pour nous extrêmement violente . Cette demande a suivi immédiatement l'annonce qui nous a été faite de la mort de notre fils.
Je comprends l'urgence de prendre ces décisions,mais ne peut-on pas au moins inventer une forme de remerciement vis-à-vis du donneur ,peut-être au moment des obsèques.
J'ai souvent pensé que Pierre était "un juste" en sauvant plusieurs vies.
Depuis, je lis tous les articles concernant les greffes ,on y parle de la difficulté de l'attente du receveur,de la joie de l'annonce d'une greffe ,du retour à la vie mais l'autre versant celui de la souffrance et du don est souvent occulté.
Je ne regrette pas le choix que nous avons fait.