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La parole à l'œuvre

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Emission La parole à l'œuvre

du lundi au vendredi de 14h à 16h

L’histoire immédiate : Gens de maison épisodes 1 & 2

23.08.2010 - 14:00

Logés, nourris, faisant presque partie de la famille, la condition sociale et psychologique des "Gens de maison" est complexe et ambigüe. Aujourd'hui, les "employés de maison" font de moins en moins partie intégrante de la famille. Ils effectuent leur travail et rentrent chez eux. Le service n'est plus attaché à la personne. Et les maîtres d'hôtel peuvent se louer en brigade pour les soirées d'apparat. 1 - La condition de bonne à tout faire vue par Suzanne Ascoet, bretonne d'origine. Avec Michelle Le Bescond.

 

  L’histoire immédiate : Gens de maison 1

 

Bonne à tout faire, maître d'hôtel, valet de chambre, secrétaire particulier, aide au prêtre l'ancienne "bonne du curé"), longtemps il furent corvéables à merci. Ils faisaient partie du train de vie de la bourgeoisie qu'ils avaient le loisir d'observer de près et dont ils ne pouvaient parfois s'empêcher d'imiter les manières, au point de ressembler à leurs maîtres, en particulier lorsqu'ils héritaient des vêtement usagés de la famille qu'ils servaient. Ces métiers, souvent pratiqués à défaut de pouvoir faire autre chose, impliquaient un mode de vie et un état d'esprit très particuliers. Poussée à l'extrême, l'attention au moindre détail devenait un art que de bons patrons savaient apprécier. On disait d'ailleurs qu'il n'y avait pas de bons domestiques sans de bons maîtres... Mais les relations pouvaient aussi s'envenimer à force de promiscuité. Combien de rancoeurs sourdes s'exprimaient dans les offices et les cuisines, ou ne s'exprimaient pas du tout (on a parlé de la "pathologie de la bonne à tout faire") ? D'un côté la lourdeur des charges sociales, et de l'autre, l'humiliation de ne pas être considéré comme une personne avec ses qualités et ses défauts (il faut être irréprochable ), le droit dénié d'être malade ou fatigué, le sacrifice de sa vie privée, ont fini par faire disparaître ces métiers dont les mille et une subtilités s'apprenaient sur le tas.

 

  L’histoire immédiate : Gens de maison 2

 

L'art du métier de majordome vu par Giuseppe Santo qui a servi successivement chez Agnelli, Alix de Rothschild, l'Aga Khan et Pamela Harriman. Avec Françoise de Cadore, Eric Jansen, journaliste à Points de vue et M.C. (volontairement anonyme).

 

Thème(s) : Information| Travail