retour en haut de page
Le Billet politique d'Hubert Huertas

Le Billet politique d'Hubert Huertas | 12-13

Syndiquer le contenu par Hubert Huertas Le site de l'émission
Actualité Le Billet politique d'Hubert Huertas

du lundi au vendredi de 7h36 à 7h39

Ecoutez l'émission 3 minutes

Extraordinaire : l'austérité est une erreur mathématique ! 99

09.01.2013 - 07:36 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

       C’est une information extraordinaire, dont les conséquences sont immenses, mais qui fait beaucoup moins parler que les dérives pathétiques d’un acteur célèbre. Un rapport de quarante quatre pages signé par un économiste en chef du FMI, un français, Olivier Blanchard. Il dit tout simplement que les plus hautes instances économiques mondiales et européennes se sont plantées en imposant, au nom de la science, l’austérité à toute l’Europe.

       Ce que dit Olivier Blanchard, c’est que le modèle mathématique sur lequel s’appuyaient ces politiques visant au désendettement radical, et au retour sacré à l’équilibre budgétaire, comportaient une erreur au niveau, je cite, du multiplicateur fiscal. Pour simplifier beaucoup, ce modèle mathématique, donc incontestable, prévoyait que lorsqu’on retire un euro dans un budget il manquerait un euro dans le pays concerné. Or c’est faux. Pour des raisons qui tiennent à une réalité parfaitement triviale, et qui est que les hommes sont humains, cette austérité a déclenché des réactions collectives qui ont abouti à ce que cet euro retiré a provoqué la perte de trois euros dans les sociétés concernées.

       Multipliez par des milliards, et vous comprendrez pourquoi l’austérité imposée à coup de sabre par des troïkas savantes n’a conduit qu’à plus d’austérité, plus de chômage, et plus de récession.

       L’équation était fausse, ce qui est remarquable en soi, surtout quand on songe au Mississipi, que dis-je, à l’Amazone de leçons d’austérité péremptoire, délivrées chaque minute, sur toutes les antennes, et dans tous les journaux, par des commentateurs sûrs d’eux et dominateurs.

       Mais le plus incroyable est ailleurs.

       C’est qu’il ait fallu s’apercevoir que quelque chose clochait dans une équation pour découvrir que quelque chose n’allait pas dans la vraie vie. Un peu comme si on assistait à des accidents de la route en chaîne et qu’on ne donnait pas l’alerte tant qu’un modèle mathématique ne disait pas que c’était des accidents.

       On ne peut pas aller plus loin dans le triomphe de la technocratie. Il a fallu qu’un expert constate un problème avec un coefficient multiplicateur pour que ce qui saute aux yeux soit perçu par nos cerveaux. L’Europe est à la traîne, son chômage bat des records, sa croissance est en berne, la pauvreté s’installe, bref la voiture est dans le fossé, mais peu importe, on ne change pas de politique puisque c’est la seule et qu’en vouloir une autre serait une demande ignare.

       Les ignares vous saluent bien, mais les dévots de l’austérité n’ont pas rendu les armes. L’histoire de l’équation commence à cheminer, on en a parlé dans le journal de France 2 hier soir, l’Humanité l’a évoquée, le Washington Post aussi, mais elle ne fait pas encore la une. C’est qu’on ne renonce pas d’un jour à l’autre à une idéologie. Même vermoulus les murs de Berlin ne s’affaissent pas d’un jour à l’autre.  

 

Thème(s) : Information| Economie| Mathématiques| Olivier Blanchard

99 commentaires

Portrait de Anonyme bilbo97116.01.2013

Dans une économie à faible revenus, si on injecte un euro de dépense publique en moins dans l'économie, les individus sont obligés de CONSOMMER une part de leur épargne existante ou empruntent à leur famille/ leur amis pour continuer à consommer le minimum vital d'où un coeff multiplicateur inférieur à un. (la consommation diminue moins que la réduction de la dépense publique). Dans une économie ou les individus sont plus riches, lorsqu'on diminue les dépenses publiques de un, les individus diminuent leur consommation d'autant (puisque c'était pour une bonne part du superflu, voir la proportion d'obèses et les résultats des dépenses de décembre ou des soldes...) et AUGMENTENT leur épargne en prévision de difficultés ultérieures plus importantes, d'où un coefficient multiplicateur supérieur à un. 'la consommation/l'investissement des entreprise diminue n fois plus que la réduction de la dépense publique).
Il suffit d'avoir vécu réellement dans les deux types de pays(et pas seulement d'avoir effectué une mission d'une semaine en étant hébergé à l'hôtel 4* de la capitale) pour s'en douter.
ATTENTION l'inverse n'est pas vrai si on augmente la dépense publique, les premiers commenceront par rembourser leurs emprunts et les seconds épargneront le surplus de revenus disponible (de crainte du retour d'une situation difficile). Dans les deux cas une politique de relance juste après l'austérité aura un coefficient multiplicateur inférieur à un (voire proche de zéro dans les pays riches).

Portrait de Anonyme keyoke14.01.2013

C'est pourquoi l'économie n'aurait jamais dû se différencier de la réflexion philosophique, historique et politique. Pour faire passer cette information pour une découverte - au lieu d'un début de mea culpa - il faut quand même manquer de vocabulaire même pour un journaliste. Cela fait plusieurs décennie que le FMI "propose" des plans d'ajustement structurels qui ont toujours eu les même présupposés - pour ne pas dire qu'ils poursuivaient les mêmes intérêts (choses profondément liées toute chose égale par ailleurs) - sur la réduction de la place de l'état dans l'économie. Car la vraie question est là quelle place voulons nous donner à l'Etat?

Portrait de Anonyme joel14.01.2013

bonjour, intéressant ce débat, nous avons tous quelque chose à dire concernant cette crise et ceux qui la payent...par des suicides dans le pire des cas! Alors il va falloir beaucoup d'énergie pour faire dire à ceux qui connaissent leur mensonges (ou bien ils sont fous et alors que font ils sur les antennes???)qu'ils se sont trompés et donc reconnaitre leurs erreurs. nous connaissont l'affaire du sang contaminé, de l'amiante...celle ci engage bien plus de monde et hautement placés!
France culture "s'engage" quelque peu, mais trop souvent, reste politiquement correct, il est bien dommage de ne pas avoir quelques autres Mermet pour parler des choses qui fachent avec des invités qui mériteraient d'être entendus sur france culture...
D'ailleur autre sujet, pourquoi pas de pub sur france culture et france musique? les "haut-diteurs" ne méritent pas ça? alors que sur france inter les auditeurs représentent certainement une majorité du "petit peuple", à qui on peut leur balancer la de la viande empoisonnée
Malgré tout que cette année soit pleine de rebondissements vers une humanité digne de ce nom.

Portrait de Anonyme zeph13.01.2013

PUtain comme si on decouvrait ça mais comme si on decouvrait que l'economie était un problème mathematique et que toute les action des politiques ne visent qu'a deplacer le problème au lieu de le resoudre QUI ose s'approprier ça comme une revelation ????

Portrait de Anonyme prof16.01.2013

vous comprenez l'ironie?

Portrait de Anonyme Ol'Bear12.01.2013

"Les chiffes sont les esclaves des Puissants et les Maîtres des Faibles":ceci n'est pas de moi, mais c'est à méditer, , néammoins....

Portrait de Anonyme Caton12.01.2013

Et le simple bon sens, qu'est-ce que vous en faites? Il apparait à la plupart des gens sensés qu'il n'est pas possible de dépenser indéfiniment plus qu'on ne gagne et qu'il arrive un moment où il faut se serrer la ceinture. Nul besoin de savants calculs mathématiques pour arriver à cette conclusion.On peut solliciter la théorie Keynésienne autant qu'on voudra, il faut payer l'addition au final.

Portrait de Anonyme gidmoz12.01.2013

@Hubert Huertas
Dans votre article, vous mentionnez un modèle qui dit que "lorsqu’on retire un euro dans un budget il manquerait un euro dans le pays concerné". Un raisonnement de pure soutient le contraire.

Un euro d'impôt en plus, c'est un euro de production nationale en moins. en effet, si l'impôt est nul, le producteur est motivé pour produire le maximum, soit 1. Si l'impôt est de 100%, le producteur produit zéro. Donc production = 1 - taux d'impôt.
Or la recette fiscale = taux d'impôt * production = taux * ( 1 - taux)
recette fiscale = taux * (1 - taux). C'est la courbe de Laffer.

Portrait de Anonyme Bernard Vallageas22.01.2013

1. Votre raisonnement est basé sur l'axiome que la production est utile et que l'impôt ne sert à rien. Dans ces conditions, il faut effectivement supprimer tous les impôts, mais vous n'avez rien démontré puisque votre conclusion était déjà dans les prémisses.

Cette erreur est très courante dans l'usage des maths en économie : on prend comme hypothèse ce qu'on veut démontrer et on cache cette tautologie sous une présentation mathématique.

2. Vous prenez 2 cas extrêmes : production P = 1 et P = O et vous prétendez en déduire les valeurs de P intermédiaires, mais pour cela vous supposez que la fonction P est linéaire, i.e. qu'entre ces valeurs extrêmes elle varie proportionnellement, supposition absolument gratuite.

Qui plus est ces maths sont arbitraires

Portrait de Anonyme Alexandre14.01.2013

Bonjour,

Vous dites "Si l'impôt est de 100%, le producteur produit zéro". Magnifique non-sens néo-libéral ! Parce que les impôts, à quoi servent-ils ? A produire bien-sûr, mais du service public. Comme s'il n'y avait que l'activité marchande qui existait en économie ...

Votre calcul est simpliste, et faux. Je vous conseille de faire attention aux "experts" néo-libéraux, nul n'a été autant récompensé que Milton Friedman et pourtant toute sa théorie est fausse. Elle ne fonctionne que sur le papier avec des "si" totalement invérifiables dans le monde réel. Et les FAITS montrent que partout où sa logique a été parfaitement respectée un cataclysme économique est survenu. Histoire trop bien connue des pays d'Afrique et d'Amérique du sud.

Alexandre.

Portrait de Anonyme gidmoz18.01.2013

@Alexandre
Lorsqu'on sait que le produit de son travail ne sera pas rémunéré, on évite de travailler. Lorsqu'on sait qu'on profitera des services publics sans travailler, alors tout individu rationnel préférera se divertir plutôt que de produire. C'est en ce sens que je dis que si le taux d’impôt est de 100%, on cesse de produire.

Plus un individu est imposé, moins il est incité à produire pour les besoins des autres. Il produira pour lui-même en espérant qu'il puisse en profiter. La définition moderne de l'esclavage est d'appropriation par le maître de toute la production de l'esclave. Nous y sommes avec un impôt à 100% du revenu.

Portrait de Anonyme Christophe Vieren14.01.2013

@Gidmoz : en outre, vous déformez totalement le propos de Laffer qui montre que la courbe passe par un maximum qu'il ne quantifie pas mais qui n'est pas 0 (ni 100 bien sûr). Mais cela pas besoin d'être économiste pour s'en douter ! Seul le calcul de ce taux optimal reste sujet à débat. La preuve en est qu'il n'y a pas deux pays qui ont le même taux d'imposition ni même de prélèvements obligatoires.

Portrait de Anonyme gidmoz18.01.2013

@Christophe Vieren
Je démontre autrement la Courbe de Laffer.
Je rappelle deux évidences difficilement contestables. Un contribuable imposé est à 100% est un esclave auquel son maître ne laisse rien et lui confisque tout. Dans ces conditions esclavagistes, un individu préfère les loisirs.

Une autre évidence est que celui qui n'a aucun impôt est plus incité à produire. Il est agréable de s'enrichir plus vite, de satisfaire les besoins de sa famille plus vite. La rémunération est aussi une incitation à produire. Une rémunération maximale est l'incitation maximale à produire.

Une troisième évidence est qu'entre les deux la motivation à produire décroit jusqu’à zéro. Vous pouvez valablement contester mon approximation disant que la décroissance serait linéaire. Je dis que la production = 1 - taux d’impôt. je rappelle ici que la production décroit de 1 vers zéro pendant que le taux d’impôt varie de 1, c'est a dire 100%, jusqu'à zéro.

Je dois justifier mon approximation de la linéarité de la courbe. Toute courbe décroissante conduirait à un résultat semblable. Mais la formulation mathématique n'amuserait personne. Le schéma parle de lui-même.

En appliquant ma formule, production = 1 - taux d’impôt, je redécouvre la formule de Laffer. En effet, la formule de Laffer est recette fiscale = taux d’impôt * production. C'est une multiplication. En remplaçant "production" par "1 - taux", on obtient "recette fiscale = taux * ( 1 - taux). Un habitué des courbes verra que cette courbe est la courbe en cloche de Laffer. En effet, lorsque le taux est à zéro, la recette fiscale est nulle. Lorsque le taux est à 1, c'est a dire 100%, la recette fiscale est à zéro aussi. Et lorsque le taux de l’impôt est à 50%, la recette fiscale est maximale à 1/4. Et la production est alors 1/2.

Portrait de Anonyme Christophe Vieren14.01.2013

@Gidmoz : et quant est-il lorsque le travailleur est payé (1 - taux de profit) ?
profit = dividendes délivrées aux actionnaires ou propriétaires de l'entreprise

Portrait de Anonyme gidmoz18.01.2013

@Christophe Vieren
Le salarié a un salaire fixe qui ne dépend pas du profit. Votre question n'a donc pas de sens. De plus, le profit est ce qui restera à l'actionnaire si l'entreprise produit plus de richesses qu'elle ne consomme. L'exigence du profit est une discipline vertueuse et morale.

Portrait de Anonyme Christophe Vieren14.01.2013

@Gidmoz qui écrit "le producteur est motivé pour produire le maximum"

Cela s'appelle un postulat . . . faux : si le travailleur en échange de son travail reçoit, sous forme de services publics ou de prestations sociales : les soins, l'éducation, un logement, une allocation en cas de perte d'emploi, des routes, des transports en communs, des allocations logements, des ...... alors il n'a pas besoin de percevoir 100% de la plus value qu'il apporte à l'entreprise/organisme qui l'embauche.

M. Laffer peut aller se rhabiller son postula repose sur aucune étude sociologique, psychologique, ethnologique, antropologique digne de ce nom.

Portrait de Anonyme gidmoz18.01.2013

@Christophe Vieren
je ne suis pas d'accord avec votre mot "en échange". Il n'y a pas d'échange. Il Le salarié reçoit divers subventions et prestation indépendamment de son travail et de son revenu.

Portrait de Anonyme Rodriguez13.01.2013

Voilà un belle tauxtauxlogie...
& les profiturpitodésireurs qui pillent le pays & qui habitent dans des châteaux taux taux avec des fantô tôt tôt mes à chaque étage ou des salles de bain hein, hein....
La belle affer que ce miroir aux alouettes ou la France disparaît lentement mais surement.
Le bon roi Henri ordonna qu'il n'y ai de foyer qui n'ai de poule au pot...
& qui était ce personnage singulier "capable de se former, de se limer, de se raffiner, d'emprunter à autrui sans imitation & sans gène" "qui n’avait que du bon sens, mais il en avait beaucoup" & "qui ai encouragé le mérite"... & qui laissa pour testament :
"Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens; qu'il doit oublier toute haine, tout ressentiment, et nommément ce qui à rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve; qu'il ne peut faire le bonheur des peuples qu'en régnant suivant des lois : mais en même temps qu'un roi ne peut les faire respecter, et faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, Qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire ; et qu'autrement étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile."

Portrait de Anonyme Jeremy11.01.2013

C'est bien joli de critiquer le reste des journalistes qui ne traitent pas d'actu à proprement parler mais encore faudrait-il faire son travail correctement avant de pouvoir parler de celui des autres.

Dire que "l'austérité est une erreur mathématique !" est un raccourci complètement faux ayant pour but d'attirer les lecteurs et donc (tout comme vos confrères parlant jour et nuit de Depardieu), de faire du "chiffre" si je peux appeler ça comme ça.

Bref, je vous remercie tout de même car cet article m'aura rendu curieux et m'aura fait lire ce rapport publié par Mr. Blanchard (http://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2013/wp1301.pdf), rapport que vous devriez lire car en résumant 20 pages en une phrase, vous ne faites que diffuser de fausses informations que nombre de vos lecteurs ne vérifieront pas.

Portrait de Anonyme Rodriguez13.01.2013

Austérité quand tu nous tiens!
Tiens... Il est un quartier flambant neuf dont-on peut subodorer que les villas font dans les 500 000€. Comme il y en a pour 50 000€ de voitures devant ou derrière chaque portail & que l'impédimenta & autres fanfreluches doivent faire dans les 50 000€... & que de surplus il doit y avoir dans les 100 villas, toutes plus belles les unes que les autres avec piscines & pignon...
Si je ne me trompe en K€ : 100 (500 + 50+50) = 600 000 K€ soit 600 000 000€ soit 600 millions d'€. Ne parlons pas des vacances au soleil des tropiques & des comptes bancaires à l'ombre des banques, des bungalows, des chalets... ça nous armerait dans le milliard d'€.
A quelques encablures de là... Une cité ou se blottissent quelques 100 foyers aussi, mais avec un compte à découvert & des vacances par ci par là dans la famille au soleil, il est vrai, des tropiques & au budget... voyons : pas de propriété 0€... quelques frusques 1000€ & autres babioles 1000€... Une bagnole 4000€...
Si je ne m'abuse 100(0+1+1+4) = 600 K€ soit 600 000 € "soit dit en passant que cet immeuble est passé sur toutes les chaines dans des événements dramatiques qui ont ensanglanté la ville rose". Y aurait-il un lien de cause à effet?
Faisons une probable problématique statistique 600 000 : 600 = 1000 (en K€) soit des pauvres 1000 fois moins riches que les riches, pas les plus riches no no non... des couches moyennes... oui!
Y'a comme un lézard, un crocodile serait plus adéquat... N'est-il pas!
Par extraordinaire les choses s’amélioreraient-elles en les aggravant…
Le petit Chose & le grand Meaulnes en sont fort marris…

Portrait de Hubert Hubert12.01.2013

"Fausses infos" diffusées par France 2 et le Washington Post avant moi !
Et ces infos ne sont pas fausses... Faut-il préciser que j'ai lu ce rapport avant de relayer cette info ?

Portrait de Anonyme gaya10.01.2013

Merci aux journalistes qui traquent l'information avec de la "valeur ajoutée", celle qui a la vertu de générer dans le réel des raisons de constater que le travail des humains -et uniquement le travail des humains- peut créer de la valeur. Merci donc à Hubert Huertas et d'autres de France-Culture. Que cette radio publique bénéficie de financements récurrents, comme le physicien Serge Haroche en a eu pour mener à bien ses travaux sur le piègage des photons - parfaitement inutile à l'économie financiarisée dans sa forme actuelle mais infiniment utile à l'économie de l'intelligence, de l'émotion et de notre rapport au monde... Je ne comprends positivement - au sens philosophique du terme - rien à ces logiques d'austérité, car je pense que cette austérité n'a d'intérêt que pour les rentiers. En quoi un rentier crée-t'il de la valeur. A cause de cette fameuse inflation de la monnaie au cours du temps qui passe... C'est encore une création mathématique que j'ai du mal à comprendre, résultat d'un modèle de pensée où l'espoir partagé d'un troupeau de boursicoteurs d'une valeur à venir augmente le "capital" de cette valeur... Bref je ne comprends pas grand chose à la finance, mais il me semble qu'en observant les processus naturels c'est bien par leur activité sous la lumière du soleil que les êtres vivants produisent les valeurs dont nous avons besoin pour travailler, c'est à dire contribuer à construire et maintenir l'humanité et le monde qui nous tient et nous soutient. Sans verser dans le naturalisme, car évidemment les humains sont autres "choses" que simplement naturelles ne pourrions_nous pas inventer une économie qui tienne d'abord compte de la valeur travail (et pourtant je ne suis pas marxiste...)
Merci au service public et si des mathématiciens se penchent sur cette petite variable citée par Hubert Huertas et d'autres journalistes, qu'ils évitent de jouer les serviles privés pour l'ajuster au désidératas du lobby financier.

Portrait de Anonyme gidmoz18.01.2013

@gaya
Il est normal que celui qui prête de l'argent à un emprunteur reçoive un taux d’intérêts. Sinon, il ne prêterait pas. Puisque le prêteur et l'emprunteur sont d'accord, c'est que chacun des deux y trouve un avantage.

Portrait de Anonyme Britches10.01.2013

Bonsoir,

Quelqu'un de ma famille a travaillé à accompagner des entreprises qui souhaitaient le redressement de leur situation économique pendant plusieurs années.

Au sujet de ce type de situation, il disait que : se contenter de réduire les dépenses c'est se limiter retarder la faillite.

Comment pourrait-il en être autrement ?

L'austérité pratiquée par certains gouvernements est une tactique simple, elle n'a rien de différent.

En l'absence de stratégie de relance, ça fait diversion et, curieusement, au même moment, les écarts entre les pauvres et les riches se creuses.

A mon avis, si cette erreur a été découverte si tard c'est que cette solution faisaient l'affaire de certains qui avaient tout intérêt à maintenir cette politique.

Merci pour votre billet

Portrait de Anonyme povredemoi10.01.2013

un petit coefficient multiplicateur dans un sens ou dans l'autre et le monde s'en trouve changer...comme c'est beau!

Portrait de Anonyme JMB10.01.2013

L’économie appartient aux sciences humaines, c’est-à-dire à des disciplines qui essaient de s’inspirer de la rigueur des sciences exactes ou dures mais ne parviendront jamais au même degré de scientificité en raison de l’objet de leurs études. Une hypothèse en mathématiques se vérifie par le développement des calculs qui en résulte, en physique par la réalisation d’une expérience, en astrophysique par une observation. Par contre, si vous estimez que la longueur du nez de Cléopâtre a une influence sur l’Histoire, vous ne pouvez le vérifier en réalisant des expériences avec différentes longueurs de ce nez. En médecine, l’évaluation d’une thérapeutique est plus probante si celle-ci a démontré une diminution de la mortalité et/ou de la morbidité que si elle n’a agi que sur des critères intermédiaires. Ainsi le clofibrate qui diminuait le taux de cholestérol et devait réduire le risque cardiovasculaire aurait du réduire la mortalité dans le groupe qui le prenait. Ce fut le contraire.
Les propos des économistes n’ont pas la même force que ceux des praticiens des sciences exactes, d’autant que l’influence des conflits d’intérêts est plus prégnante dans leurs cas. Pour les praticiens des sciences exactes, un conflit d’intérêt biaisant un résultat se révélerait inéluctablement par la vérification de collègues. On se souvient de l’affaire de la “mémoire de l’eau”.

Portrait de Anonyme gidmoz18.01.2013

@JMB
Votre critique sur les limites de la science économique est pertinente. Il existe une école de pensée économique qui n'est pas enseignée à l'Université française de France. C'est bien dommage puisqu'elle existe depuis un siècle et cinq Nobel d'Economie en sont issus. C'est l'école autrichienne d'économie.

Selon l'école autrichienne d'économie, la science économique se limite a formuler des raisonnements logiques sur des processus certains. Selon cette conception de la science économique, la science économique est une science exacte, au même titre que la logique. Une statistique ne peut donc jamais démontrer une proposition. Elle peut infirmer une conclusion, mais ne peut pas la démontrer.

Les "économistes autrichiens" qualifient parfois de "charlatans" certains de leurs confrères économistes.

Portrait de Anonyme marc-aurèle10.01.2013

Bonjour à tous et à Mr Huertas, une petite remarque préalable : pour cause de grève à FI je viens faire un tour sur FC et quelle surprise ! les commentaires sont avisés globalement (je renvois juste pour un lavage de cerveau celui qui nous cite A Soral comme vigie du peuple, une blague cynique s'il en est, qui me laisse perplexe sur FC...) , et comble de bonheur HH vous répond ! Je vais changer de radio car en face c'est pas terrible !
Sinon il y aurait bcp à dire sur ces sujets économiques qui cristallisent toutes les passions... mais quelques idées simples (et non simplistes) :
la lassitude des "leçons d'économie" de la part de "professeur", "expert" etc.. est bien le résultat de leur incompétence notoire (Cf "la trahison des économistes" -JL Gréau) et aussi leur ignorance de l'histoire, de la sociologie bref de la certitude que l'économie serait une science avec ses théories et ses résultats sortis ex-nihilo de cerveau bien formaté à l'idéologie anti-marxiste et post-nationale où l'homo economicus serait un modèle universel.
En effet l'info comme quoi l'annonce d'une erreur de calcul serait la cause de nos pb économiques est bien sûr naïve (je ne vous prête pas cette intention Mr Huertas), mais elle montre toujours et encore les tabou qui rongent les réflexions cà et là : l'austérité est contre productive est-il besoin de le démontrer ? alors que faire ? Une bonne relance Keynésienne comme le japon, les US (cités malencontreusement en exemple) ? deux écueils, deux tabou : je rappelle que l'Europe en tant que zone économique repose (s'est définie via l'erreur syncrétique réalisé par le traité de Maastricht) sur un dogme: le libre-échange ! Faire de la relance en système ouvert revient à soutenir l'économie de nos concurrents. Ensuite il ne faut pas nier la réalité culturelle, anthropologie, historique des nations : le japon (en crise lui aussi) bénéficie d'une attitude (intrinsèque) protectionniste de fait (relance possible) et les US émettent la "monnaie monde" ce qui pour l'instant leur permet aussi une politique économique plus pragmatique.
Ce qui m'amène à contredire l'ânerie de comparer un budjet familial et celui d'un Etat, sans prendre en compte les ressorts fondamentaux que sont les différences culturelles vis-à-vis des conceptions s'attachant au fonctionnement des leurs économies, dettes etc... Oui la réelle diversité culturelle (et donc économique) du monde, de l'Europe même ne peut être dissoute dans des équations ! et si l'on fait l'impasse sur les réalités que sont le libre-échange qui met en concurrence les nations européennes entre-elles et avec le reste du monde, l'euro qui nous empêche tout ajustement monétaire alors oui on peut discuter longtemps dans le vide. Oui l'affirmation que l'Allemagne est un pays formidable qui économiquement est plus efficace que nous (d'autant qu'on la laisse ironiquement bénéficier des avantages dans une zone de libre-échange d'une économie exportatrice) ne doit pas pour autant nous amener à renier notre beau pays, ces valeurs et son mode de vie.. personne n'est parfait. l'Allemagne connaitra d'autres problèmes dans les décennies prochaines, démographique notamment et toutes ses conséquences, économiques encore une fois, qui devrait permettre aux autres pays européens france en tête, de redéfinir les règles du jeu au sein de l'Europe déjà, puis ensemble vis-à-vis du reste de la planète. Pour cela mes amis il ne faut pas compter sur ceux qui ont créer les problèmes pour les résoudre.
La guerre économique entre les US et l'Europe qui ne dit pas son nom, mais qui n'est pas de l'ordre du complot mais bien d'une même réalité de conflits politico-economico-strategique anciens et résolument tjs actuels entre les deux continents historiquement les plus développés sur le plan socio-économique. Bien sûr qu'il y a des collusions, des ententes, des complots même, des intérêts transcontinentaux entre "décideurs" économique ou politique, que l'argent est une arme bien plus importante que des discours, mais nous sommes encore indépendant politiquement et il faut assumer notre responsabilité. Et dénoncer le cousins outre-atlantique sans balayer chez soi serait une erreur hypocrite et malhonnête. l'Europe a largement le potentiel pour leur tenir tête, à condition d'être unis. Mais l'exportation de leur dernière crise financière en date nous montre bien qu'ils ont bien conscience des rapports de force actuels et en profitent. Ne soyons pas le dindon de la farce !
Une dernière remarque pour les tenant d'un fédéralisme Européen comme solution économique : une fausse solution. Encore une fois ne pas comprendre de que sont les état-nations européens (ou d'ailleurs) d'un point de vue historique, anthropologique etc.. et vouloir les dépasser pour construire artificiellement une entité unique c'est ne pas comprendre son impossibilité historique et sociologique : au quatre coins de l'Europe on travail on consomme on épargne on vend on vit tout simplement différemment et ce n'est ni mal ni bien, c'est une réalité ! la nier c'est encore une fois ne rien comprendre au monde. J'ai la chance ou la malchance de n'avoir pas été adulte en 1992 (et oui) mais rétrospectivement il faut se rendre à l'évidence : nous avons validé une oeuvre d'amateur et nous en payons le prix maintenant ! Et la tentative de rectification vaine qu'a été le vote de 2005 (réalisme du peuple Français) montre que l'entreprise était plus idéologique que pragmatique... Non il n'est pas question de se recroqueviller sur nos petites nations (sans ironie) mais bien de réinventer un moyen de coopérer aujourd'hui entre nations dont les intérêts communs sont évidents, et sur d'autres bases que le moins disant social !
Alors oui, Mr Huertas que je tiens en estime pour vos interview dans "touspolitique", votre article était "amusant" à défaut d'être formellement informatif sur une soi-disant lucidité rétrospective de personnage comme ce O Blanchard, ou d'autres cités comme ce Krugman et autre Stiglitz... dont peu tiennent leurs théories anciennes comme des gages de leurs pertinences actuelles. Il reste que tant que ne seront pas levé les tabou de nos élites politiques ou économiques sur l'organisation libre-échangiste (qui reste plutôt l'exception dans l'histoire économique et pour cause cf P Bairoch) et de l'euro, alors je crains que les lamentations qui débordent dans les commentaires intelligents ici ou ailleurs ne se pérennisent encore longtemps...

Un modeste citoyen du monde, européen, qui aime son pays et dont le combat est toujours d'abolir les privilèges quelqu'ils soient.

Portrait de Anonyme Dredger11.01.2013

Cher Marc Aurele,
J'ai cité Soral et je persiste à le faire.
Faisons court : lorsque je lis des critiques sur ce personnage, c'est chaque fois des critiques sur la personne, sur son combat (on comprends vite contre qui il a une dent). On le classe vite, on généralise rapidement, on le catégorise prestement, mais je n'ai que rarement vu de critiques en rapport à ce qu'il dénonce, analyse, décortique et expose.
Oui il fait des erreurs, mais souvent, il en parle par la suite et les corrige, ou les affine.

Mais ma question est : au lieu de critiquer le personnage, ce qui compte, je pense, c'est critiquer ce qu'il dit, démontre, dénonce et analyse. Le principe même du débat d'idées. A ce niveau, vous m'avez l'air posé, cela n'en sera que plus intéressant et j'aimerais, en effet, avoir des critiques en rapport à ce qu'il dénonce et ainsi me faire une encore meilleure idée de la situation actuelle. Dès lors, je reviens vers vous en vous posant la question : en dehors du personnage, je vous prie de bien vouloir détailler ce que vous estimez faux parmi tout ce qu'il raconte ?

Etant donné qu'il traite de beaucoup de sujets et selon votre appréciation globale du personnage qui apparaît négative, je suppose que vous estimez donc qu'il raconte majoritairement des inepties. Je suis certain que vous pourrez en lister quelques qui seront avérées, voire très "tirées par les cheveux", mais pour faire un travail complet, il faudrait reprendre tout ce qu'il a déclaré depuis qu'il est devenu médiatisé sur internet, et dresser une liste critique de tout ces sujets en apporter aussi certaines démonstrations prouvant ses erreurs d'analyse.

Donc, à titre de test critique histoire d'affirmer par preuve et démonstration que ce Mr Soral est à côté de la plaque et fait plus de mal que de bien au peuple français (c'est globalement, ce qui importe, vous en conviendrez), je vous invite à reprendre tout les sujets de ses dernières vidéos (par exemple le mois de novembre) et de donner votre contre-argumentation sur ce qu'il déclare et analyse. Ainsi, nous pourrons vraiment juger si ce que vous avez sous-entendu à son égard est fondé, ou à nouveau, comme je l'ai trop souvent lu, ne se base que sur la critique du personnage mais jamais sur ce qu'il dénonce.

Oui j'aimerais parfois qu'on démonte ses arguments à défaut de démonter le personnage en quelques mots, mais jusqu'à présent, la seule solution trouvée a été de le bannir des antennes publiques et éviter un tel débat. Ce simple fait est déjà révélateur. J'ai hate de lire votre réponse détaillée, et je me suis aussi permis de lui communiquer l'url de ce post histoire qu'il puisse venir se défendre lui même. Moi je veux un débat intelligent, c'est TOUT.
Bien à vous

Portrait de Anonyme Olivier6410.01.2013

Cette erreur du modèle économétrique est fort intéressante.

Mais n'exagérons rien Il ne s'agit sans doute pas d'une erreur mathématique, du type 2 carottes+2 bâtons=4 croissances, mais bien d'une faute volontaire identique à celle qui, tous les cinq ans, pousse un candidat après l' autre à promettre le plein emploi et le retour de la croissance!

Portrait de Anonyme gidmoz19.01.2013

@Olivier
Vous avez surement raison. Un modèle ne peut produire que ce que son concepteur aura introduit dans son modèle. Les économistes libéraux réfutent avec force l'économétrie. Ils la considèrent comme une imposture.

Portrait de Anonyme kiziltims10.01.2013

Félicitations pour cette chronique,

Entendre une voix dissidente rompre le catéchisme néolibéral ambiant fait du bien parfois, et contribue à libérer la réflexion des paradigmes économiques dominants en rappelant qu'ils ne sont au fond rien d'autre qu'un avatar idéologique parmi d'autres...

Portrait de Anonyme gidmoz19.01.2013

@kiziltims
Les libéraux réfutent la pertinence des raisonnements économiques faits à l'aide des agrégats de la macro-économie. Aucun libéral n'est "néo-libéral". Le terme "néo-libéral" est une invention du vocabulaire français et qui désigne souvent ce qui est stupide dans les lois inventées par l'Etat.

Portrait de Anonyme Sabine10.01.2013

Ouais ben moi j'y crois pas une seconde au plan de la "faute de frappe".

Cette épidémie d'austérité n'est pas basée sur des calculs, mais sur une volonté politique.Quel que soit le mode de calcul, l'équation ou la retenue, le résultat est le même : fabriquer du sous homme en variable d'ajustement des profits sans limites.

Mais Sarko a au moins servi à comprendre ça : plus c'est gros et plus ça passe, donc maintenant on est en train de nous faire le coup du bureaucrate qui s'est trompé de ligne ... Portnawack !

Les économistes et leurs calculs ne sont que des paravents, bien inoffensifs ...Ils peuvent calculer ce qu'ils veulent dans le sens qu'ils veulent, ça ne changera rien.

Comme on entre dans la phase critique du dispositif, faut bien donner du grain à moudre à la raison:l'erreur de calcul, ça,les prolos comprennent ce que ça veut dire ils en font tous les jours en soustrayant les crédits de leur salaire :o)

La meilleur preuve c'est que maintenant qu'ils l'ont retrouvé la retenue, mangée par le cloporte au fond de l'ordinateur ... l'austérité devrait s'arrêter là ? non ?

Qui prend les paris ?

Si le capitalisme se nourrissait d'arithmétique ... ça se saurait :o)

A+
Sabine

Portrait de Anonyme Rodriguez11.01.2013

On le sait bien, mais pour qu'une outre flotte elle doit être remplie d'air. Pour qu'elle vole d'hélium ou d'hydrogène mais c'est risqué. A ce propos qu'est devenu Zodiac un des fleurons de notre industrie?
Les Montgolfier ont inventé le ballon aérostat, ce mot sert dans de nombreuses langues... Ou est passé l'entreprise de papèterie Montgolfier?

Portrait de Anonyme profil11.01.2013

Bien vu !
Si dans quelques jours la politique économique de l'Europe ne change pas, c'est que ce qu'on nous montre là n'est qu'un leurre.

Portrait de Anonyme Houba10.01.2013

Intéressant mais que vient faire l'inutile digression sur Depardieu qui a lui aussi droit à sa pleine liberté d'expression ?

Portrait de Anonyme Jean Painperdu11.01.2013

"L'économiste en chef" n'a (hélas !) pas fait scandale, lui.
Et j'aprécierais davantage la liberté d'expression de Depardieu si elle n'était pas assortie d'une attitude infamante.

Portrait de Anonyme Tvnet Citoyenne10.01.2013

D'abord merci Mr Huertas pour vos chroniques en général, et votre pugnacité.

La Tvnet n' a pas attendu mr Blanchard.

La Tvnet Citoyenne (média d'information audiovisuelle au local Aix -les bains-Chambery-Albertville : 200.000 hab) sur internet et sans moyens financiers (bénévole pour l'instant) retransmet depuis 3 ans (25 reportages / mois) les réalités orphelines "de visibilité" de nos territoires.

Entre webTv de "cage d'escalier" et webtv départementale, la TVnet a montré, entre autres, (800 reportage en archives) la dureté de l'austérité pour un nombre de plus en plus important de nos concitoyens et donc n'a pas attendu mr Blanchard

La Tvnet (asso loi 1901) est l'objet d'une censure honteuse de la part des pouvoir publics (Villes/CG73, CR rHône-Alpes) et des médias locaux.

Mais notre audience ne cesse de monter. La Force des liens faibles.

Nous croyons à une "nouvelle " norme journalistique au local : Libre et indépendante

Expérience unique en France (statut et moyen égal)
www.tvnetcitoyenne.com

Portrait de Anonyme Fred10.01.2013

M. Huertas, vous êtes "journaliste, chef du service politique de la rédaction de France Culture" (citation prise sur le site de FC).

Et vous osez vous lamenter du fait que cette information ne "fait pas encore la une" (je vous cite).

Mais qu'attendez-vous pour qu'elle fasse la une, au moins des journaux de la rédaction de France Culture ???

Et en temps que chef du service politique de la rédaction, n'avez-vous pas une certaine responsabilité dans les "leçons d’austérité péremptoire, délivrées chaque minute, sur toutes les antennes, et dans tous les journaux, par des commentateurs sûrs d’eux et dominateurs" (je vous cite à nouveau).

N'est-ce pas vous ou les services que vous dirigez qui invitent sans arrêt les mêmes commentateurs sûrs d'eux et dominateurs ???

Portrait de Hubert Hubert10.01.2013

L'abondant courrier ci joint prouve qu'en parlant de ce sujet je l'ai mis à la une sur notre antenne.
Cordialement
HH

Portrait de Anonyme ANDRE CUERQ10.01.2013

Cher Monsieur,

Je cherche la version française du document de travail de Olivier Blanchard (FMI) qui a fait l'objet de votre billet pour lequel je vous remercie et que j'ai largement diffusé autour de moi.
Pouvez-vous me dire ou je peux me procurer ce document ?
Très cordialement
André Cuerq

Portrait de Hubert Hubert10.01.2013

Je ne l'ai malheureusement qu'en Anglais
Cordialement
HH

Portrait de Anonyme Dedola11.01.2013

Si seulement la communication pouvait être européenne et surtout mondiale. Les peuples seraient plus solidaires quand à d'éventuels moyens de contre-offensive, car faute de consensus, l'adage : " diviser pour mieux régner " est plus que jamais d'actualité. Il existe un droit international mais nos eurocrates se sont mis d'accord pour être les seuls à comprendre leur jargon et profiter du fait qu'en l'absence de droit européen, digne de ce nom et donc attaquable, nos sommes, pauvres citoyens, les malheureuses victimes d'un motage européen, que nous, pauvres citoyens subissont sans avoir aucun moyen de le combattre. Ceci est la définition de l'état de non droit et du vide juridique imcompatible avec la notion de Constitutionnalité. C'est l'essence du diktat et le contraire de toute démocratie.

Portrait de Anonyme Bernard Vallageas11.01.2013

il n'y a pas de version française. La "science" ne s'écrit qu'en anglais

Portrait de Anonyme Josso10.01.2013

Il ne suffit pas de le mettre à la une un matin Il faut alimenter cette information, faire enquête sur ce qui se passe à son propos, bref assurer un suivi et surtout questionner les politiciens de tout bord. Autrement dit faire sérieusement du journalisme d'investigation. je déplore qu'en France il n'y ait pas la qualité d'infos de la BBC, de Radio Canada, de la RTP (pour petit pays que le Portugal) Merci d'avance et Bonne année

Portrait de Anonyme Fred10.01.2013

Je ne suis pas du tout d'accord !!!

Le sujet aurait été "à la une de l'antenne" s'il avait fait l'ouverture de tous les journaux de la rédaction au cours d'une même journée (ou au moins de 3 d'entre eux, un le matin, 12h30, 18h).

Votre chronique a le mérite d'exister, mais cela reste une chronique, et on ne peut pas parler de "une". D'autant plus que, dans Les Matins, la multiplicité des intervenants fait qu'une chronique en chasse une autre.

Je n'ai d'ailleurs aucun souvenir d'un "scoop" révélé par une chronique et qui se serait ensuite répandu dans l'ensemble de la presse.

Cordialement.

Portrait de Anonyme mezza voce10.01.2013

Enfin un langage de vérité, si rare par les temps qui courent!
Comme il est bon de l'entendre!
Merci et meilleurs voeux 2013

Portrait de Anonyme Romain09.01.2013

Bonjour,
Si le rapport du FMI fait quarantes pages c'est peut etre que le probleme est complexe et ne peut etre reduit en quelques lignes
A ceux qui critiquent l'austerite je demande en quoi le principe de ne pas depenser plus ( ou en tout cas bcp plus) que ce que l'on gagne est un mauvais principe de gestion ( c etait qd le dernier budget equilibre en France?).
Quant aux jugements rapides et tout fait sur l'Europe arretons ce defaitisme. Certes tout n est pas parfait et bcp reste a faire mais ou dans le monde trouve-t-on autant d'etats souverains qui ont decide de mettre en commun leur destin ? Est-ce un signe d'une Europe a la traine ?
Bref votre billet ne manque pas d'esprit et d'humour mais il caricature ou simplifie des pbs bien plus complexes .... on attend mieux de France Cuture

Portrait de Anonyme philippe10.01.2013

Romain, il semble que comme beaucoup vous fassiez la confusion volontairement entretenue entre dépense et déficit, qui n'est que la différence entre recette et dépense. Si pour être en équilibre il faut effectivement ne pas dépenser plus que l'on gagne, pour être sûr de faire des économies, il faut être sûr que les coupes budgétaires n'entrainent pas une baisse des recettes égale ou supérieure à celles ci. Ainsi dans votre ménage si vous choisissez de ne plus avoir de frigo pour économiser l'investissement en électroménager et en électricité, soyez sûr que cela n'entraînera pas une perte de nourriture supérieure en valeur à votre coupe dans vos dépenses. La confusion est volontairement entretenue et l'on ne parle du déficit qu'en parlant des dépenses (et certaines en particulier) et bizarrement plus rarement de la fuite de recettes continue. Ainsi quand il supprime un poste de fonctionnaire, l'état économise la dépense de son salaire mais se prive (outre l'éventuel retour financier direct du fruit du travail du fonctionnaire) du retour via la TVA, l’impôt sur le revenu et autres d'une partie de sa dépense. De plus si du coup la personne reçoit des aides sociales, l'état dépense à nouveau sous une autre forme ce qu'il croyait économiser et si la personne devient non imposable le retour coté recette sera aussi moindre. Si en plus, inquiète de sa situation, elle arrête d'investir, de faire des projets et de consommer (et parfois aussi ses proches), elle contribue à ralentir l'activité générale. Si en plus par malheur du fait de sa situation elle tombe en dépression, la charge pour l'état sera à nouveau augmentée. Bref l'économie du salaire de départ n'entrainera assurément pas une réduction du déficit équivalente, et il se peut que cela entraine même une augmentation de ce dernier. Effectivement, les choses ne sont pas aussi simples que ce que l'on veut bien nous dire !

Votre commentaire

Type the characters you see in this picture. (Vérification audio)
Tapez les caractères que vous voyez dans l'image ci-dessus : si vous ne n'arrivez pas à les lire, soumettez le formulaire, une nouvelle image sera générée. Il n'y a pas de distinction majuscule minuscule.