Au moment où des idées dominantes, et mille fois répétées dans les journaux et les télévisions, soutiennent à l’occasion de l’affaire Depardieu que les Français n’aiment ni la réussite, ni ceux qui réussissent, les aveux de Lance Armstrong prennent une dimension particulière. Voilà un homme intouchable, et intouché, qui a gagné sept tours de France, ou plutôt les a volés, un menteur que les plus hautes autorités présentaient comme un exemple, et dont les adversaires, qui disaient la vérité, étaient présentés comme des trouble-fêtes, des jaloux, des aigris.
Cette affaire est une affaire nationale, puisqu’elle concerne le Tour de France, une institution hexagonale au retentissement mondial. S’en prendre à un gagnant du tour, c’était s’en prendre aux intérêts de la France.
Pourtant, le fait même que l’étrange carrière du coureur américain n’ait concerné que cette course, sans autre palmarès, faisait de Lance Armstrong un cas à part. Tous les autres grands champions gagnaient tout au long de l’année, lui c’était une fois par an.
Sa tricherie crevait les yeux, mais il fallait s’extasier. Respecter un gagneur qui avait vaincu le cancer, ce qui faisait taire les sceptiques, et donnait à ses victoires une aura supplémentaire. L’admirer était un devoir moral. Le soupçonner devenait un péché contre l’espoir.
Lance Armstrong est devenu un puissant, ultra-riche, ami du président des Etats-Unis, et d’un Président Français, décoré, honoré, une parabole morale, quasiment politique, celle du gagneur qui lutte contre l’adversité, et qui force le destin à force de volonté. Le contraire du minus, de l’assisté, du pleurnichard, du fonctionnaire, l’inverse de ce peloton d’inconnus qui lui collait aux basques en racontant qu’il se dopait à dose industrielle.
Tous ces gêneurs avaient raison, mais en passant aux aveux, Lance Armstrong ne tombe pas pour autant de son piédestal. Quand on est puissant c’est pour la vie. C’est l’autre aspect de la parabole Armstrong. On peut faire des pitreries, comme Depardieu, et ne pas être ridicule. On peut faire de la prison pour avoir payé un match, et donner quinze ans plus tard des leçons de morale et de journalisme, comme Tapie. On peut avoir volé, triché, bâti sa fortune dans l’illégalité, comme Armstrong, et rester une allégorie.
La chronique disserte déjà sur l’habileté de ses aveux, sur sa sincérité, l’Agence américaine anti-dopage trouve déjà qu’il a «fait un petit pas dans la bonne direction ». C’est fou ce qui les puissants ont leur école de la deuxième chance. On en revient toujours à La Fontaine : selon que vous soyez puissants ou misérable…
Si Armstrong était un quidam, un inconnu, ou même un moins célèbre, ce n’est pas à la télé qu’il aurait été interrogé, mais dans un commissariat, et ce n’est pas à Oprah Winfrey qu’il aurait répondu, mais à un tribunal, et ce n’est pas son audimat qu’on aurait annoncé, mais sa peine de prison…
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42 commentaires
Je refuse de continuer de payer ma redevance pour écouter la reine Christine Ockrent. Là ! ça va au delà de mes forces
C'est vrai, c'est à gerber. Le seul côté positif de ces simagrées sportives (et autres), c'est de nous rappeler à quel point tout cela est vide de sens, et à quel point on nous fait courir après de pures illusions. Peut-être la leçon vaut-elle tout de même un fromage...
Merci, Monsieur Huertas !
Dans l’appréciation d’une réussite et de ceux qui réussissent, se distinguent ceux fascinés comme les alouettes par le clinquant et ceux qui prennent en compte le domaine d’exercice, son caractère de nécessité et d’utilité dans une société humaine.
Interrogé sur France Inter, le journaliste Pierre Ballester a déclaré qu’il s’était levé la nuit pour assister aux premiers pas sur la Lune de Neil Armstrong mais s’en était abstenu pour écouter son imposteur homonyme.
La réussite des médecins qui ont permis de vaincre un cancer au stade métastatique est comparable à celle d’un sportif qui obtient des succès par la tricherie ? Celle des premiers, ou d’autres professions, peut bénéficer à tous, celle du second et de ses semblables aux seuls aficionados.
La nature profonde d’une société s’apprécie à ses intérêts et à ses admirations. Rejeter le confusionnisme et dégonfler la notoriété d’une baudruche à son niveau réel d’utilité un éloge de la médiocratie et de la petitesse ? ça alors !
M. Huertas, dans le,delicat exercice de la chronique quotidienne, ne faiblissez pas et continuez a rejouir vos audmirateurs.
Dans lattente d'un roman, d'une piece, ou de toute autre production de votre part.
Bien cordialement.
Pub : mon dernier livre, "La guerre des deux droites", vient de sortir en librairie...
Et merci
HH
Cher Monsieur,
Ce billet, comme souvent, m'a fort intéressé. Vous avez la plume bien dosée et alerte, et sans être toujours en accord avec vos positions, c'est toujours fort pertinent. A l'inverse je suis souvent très mal à l'aise par votre façon d'interroger les invités politiques, en particulier lorsqu'ils sont encartés à droite. Cela m'avais fortement perturbé lors de l'interview de Mme Le Pen il y a quelque mois, entretien au cours duquel vous avez perdu le contrôle et affiché ouvertement votre détestation envers la dame. Hier il en fut de même avec M. Peltier. Si je peux tout à fait comprendre (voire partager) votre détestation, il n'en reste pas moins qu'il me semble qu'elle vous empêche de garder la neutralité qui donne à la parole du journaliste sa crédibilité (Brice Couturier est sur ce point très adroit). Pour en avoir discuté avec d'autres auditeurs de FC je ne suis pas la seule à ressentir ce malaise.
Cette modeste réflexion ne se veut nullement une leçon de journalisme, je n'en ai ni l'enseignement ni l'ambition. C'est une auditrice lambda qui vous expose simplement ce qu'elle ressent de l'autre côté du poste.
Cordialement
Je note.
Pour Mme Le Pen j'avais surtout été nul et sans ressort !
:-))
Faute avouée à moitié pardonnée :-))
Cher Monsieur Huertas
Quel régal, votre chronique sur la triche de ce matin ! Un "sommet" digne des plus grands Cols
du "tour de france" (dont j'efface, à dessein les Majuscules! )
MANOU "de" Chambery (Savoie)
Merci pour cette chronique!
Ceux qui ne jurent que par la réussite à tout prix, le mérite (notion subjective trop souvent détournée), tout en appelant à l'indulgence lorsqu'eux mêmes ou leurs amis sont dans la tourmente, feraient bien de l'écouter. Non pas que celle-ci ébranlerait leurs certitudes, mais l'on peut encore rêver d'une prise de conscience.
Bonsoir,
Comment ne pas être frappé de la coïncidence ?
Cette semaine, Nicole Cooke a annoncé qu'elle mettait fin à sa carrière. Nicole qui ? Oh, personne ou presque, si l'on en juge par l'intérêt que lui ont porté les médias. Pourtant, elle a remporté, parmi de nombreux autres, les titres de championne olympique et de championne du monde, ce qui fait d'elle une cycliste d'exception.
Le discours qu'elle a prononcé à l'occasion de sa retraite est en particulier un plaidoyer pour le sport propre. Elle raconte ce que cela lui en a coûté. Et elle exprime sans détour tout le mal qu'il faut penser de gens comme Armstrong.
Je crois que ce sont à des sportifs de cette trempe qu'il faudrait accorder de la place dans les médias. Mais les paroles fortes et émouvantes de Nicole Cooke ne semblent pas avoir reçu le moindre écho.
Je comprends qu'en matière de spectacle sportif, la vertu est moins sexy que la "combinazione". De là à la censurer, et qu'ainsi, seule la parole des délinquants soit entendue....
http://www.guardian.co.uk/sport/2013/jan/14/nicole-cooke-retirement-stat...
Très cordialement.
Vous évoquiez dans un précédent billet la complaisance envers un PDG.
Vous parlez ici de la connivence avec un sportif puissant.
En d'autres temps vous avez dénoncé la fascination envers un homme politique qui nous a mis dans une crise profonde.
Mais tout de même reconnaissez que les complaisants, les courtisans sont vos confrères.
Il existe un journalisme admirable, nécessaire, indispensable mais il se meurt.
Cependant on apprécie en vous lisant qu'il ne soit pas tout à fait mort.
Bonsoir monsieur Huertas,
Je me joins aux encouragements que vous avez reçu des auditeurs. J'espère que la justesse de vos chroniques en général et celle de ce matin en particulier n'amènera pas votre employeur (sous l'influence de pressions externes) à vous demander d'aller "chroniquer " ailleurs. Heureusement, France Culture n'ayant pas de partenaire publicitaire ne peut se faire retirer de budgets !!! Néanmoins et pour revenir aux aveux du 7 fois champion américain de mobylette autour de la France, vous êtes-vous demandé depuis le temps que ces affaires de dopages sortent, comment tant de gens ont pu être dupes 7 fois ? Comment tant de gens peuvent-ils encore croire sérieusement que le seul cyclisme de haut niveau est gangrené par le dopage ? Êtes-vous certains que, dirigeants, sponsors, institutions et supporters sont écoeurés et atterrés d'apprendre aujourd'hui la tricherie d'Amstrong ou en colère contre ces "fouineurs" de journalistes qui ne font qu'embêter ces "pauvres" athlètes ? Le docteur Mondenard, d'autres médecins, des journalistes, des sportifs amoureux du sport ont tiré la sonnette d'alarme depuis bien longtemps. Rien n'y fait ! La foule a besoin de jeux puisqu'il y a de moins en moins de pain. Qu'importe le flacon pourvu qu'on est l'ivresse reprennent-ils en coeur et "tous ensemble tous ensemble ouais ouais" !
Les "barnum" sportifs continuent et continueront monsieur Huertas mais encore merci d'élever courageusement votre voix radiophonique à l'encontre de ce cloaque. Bonne continuation.
Braaavo Monsieur Huertas!Impitoyablement juste!
C'est un régal comme d'habitude. Quand j'en manque un, je l'écoute sur mon ordi.
Une voix un peu dissonante fait du bien dans un concert de chroniqueurs et chroniqueuses asses conformistes.
On aime ! Au nom de mes étudiants et de leur prof de français, merci de votre chronique (qui plus est déjà retranscrite ...) qui, de temps à autre nous permet de varier les plaisirs des TD par rapport à la bibliographie tristounette proposée par l'éducation nationale pour le programme thématique du sport des BTS 2012 / 2013.
Ce thème précise d'ailleurs "Sport, miroir de la société". Aujourd'hui, quel bel exemple pour illustrer le thème.
Bravo pour votre travail qui permet aux enseignants de clamer haut et fort qu'il existe aujourd'hui dans notre pays des journalistes qui exercent leur métier comme il se doit, tout en utilisant la nouvelle technologie. Cela remet quelques idées en place, dont celle que des bricoleurs armés d'une bonne plume, d'un appareil photo et d'un scanner puissent depuis leur chambre à coucher, en pyjama et pantoufles, s'improviser journalistes.
J'espère en tous cas leur donner envie d'écouter de temps à autre votre radio plutôt que ce déferlement incessant de publicités de vos consfrères.
Sur le bulletin, je mettrais "Bravo, résultats en progrès constants, continuez dans cette voie". El Tarambana
Merci, professeur
je vais faire de mon mieux
:-))
Bravo M HUERTAS, J'attends tous les matins vos billets avec envie, curiosité,et gourmandise (oui, oui, j'adore!!!) car ce que vous dites est vrai (quoiqu'en pense certains cf +haut). Quand je vous écoute, je me dis :"il a raison, c'est ce que je pense, c'est comme une ideé qui s'éclaire" Poursuivez à rendre mes matins si pleins de connaissances et si agréables pour commencer ma journée. UN GRAND MERCI
Et moi chaque matin, à 4h15, quand sonne le réveil, je me demande : "Mais qu'est-ce que je vais raconter aujourd'hui ?"
Donc MERCI
Merci, votre chronique au réveil m'a fait du bien !
C'est tellement un mystère pour moi que l'on puisse admirer des personnes qui n'ont aucun sens civique, ni éthique...
Une chronique, une nouvelle fois, aussi pertinente que bien écrite. Reste que le cas Armstrong, au-delà de ses aspects judiciaires, est emblématique du fonctionnement structurel et très ancien du cyclisme professionnel. Ne pas se doper, c'est s'exclure soi-même d'une société sportive structurée par la triche (qui croit encore que les résultats des courses le doivent au hasard et à la valeur des cyclistes ; au niveau professionnel, on gagne si les autres le veulent et y ont intérêt, contrairement à la logique et au sens commun de la plupart des autres disciplines). Les médias n'ont pas créé cela mais ils jouent un rôle incontestable dans l'amplification d'une dérive dont certains sont les premiers à profiter : collusions, par exemple, entre commentateurs du Tour sur France Television et responsabilités sur le Tour (après) ou dans le cyclisme français (pendant)... Votre lucidité et vos propos n'en sont que plus méritoires.
Un sportif qui préfère le pratiquer plutôt que le voir ou entendre commenter...
Encore une fois H.H. merci pour ces commentaires si attendus tous les matins. Quand publierez-vous (après La Guerre des deux droites), ce qui n'est pas rose [tjs avec humour ;)], la guerre des puissants contre les misérables ?
Reconnaissons qu'il est des sujets dont l'évidence est niée plus encore que les victoires d'Armstrong et qui resteront toujours tabous dans les médias qui en feront éternellement une allégorie du combat des fils du bien contre les fils du mal.
Cordialement à tous et à vous en particulier H.H.
Nemrod
Bonjour Monsieur Huertas,
Je veux vous exprimer ma grande satisfaction à vous entendre chaque matin de la semaine. J'apprécie la qualité de votre travail et votre grande honnêteté. Bravo et continuez.
M. Huertas,
Merci pour cette très belle chronique tant sur la forme que le fond, dans la même lignée que celle sur les mécomptes de Carlos Ghosn !
Je crois que l'actualité n'a pas fini de vous donner l'occasion d'exercer votre esprit critique tout comme votre talent.
Merci encore.
Mouai, je vais pas pleurer sur son sort mais il se cache une belle hypocrisie derrière la satisfaction d'avoir déniché un beau bouc émissaire.
Bravo pour ce billet. Celui sur Carlos Ghosn était aussi particulièrement percutant. Sur le fond comme sur la forme, je vous suis. À bientôt !
Encore bravo M. Huertas pour votre chronique de ce matin. Mais ne croyez-vous pas que si l'on envoie tous les tricheurs sportifs ou encadrants devant les tribunaux, il va y avoir de monstrueux embouteillages?
Hubert Huertas le pape de la médiocratie et de la petitesse !
Cher Mr. Huertas,
Que de votre place de journaliste politique vous pourfendiez les victoires et la puissance mal acquises me réjouit profondément, le coeur et la fibre morale.
Je vous écoute et je vous entends dans une synthèse qui honore le journaliste et l'homme qui l'habite.
Longue vie à votre veine qui nous (r)éveille !
Kenavo.
FL.
Je trouve le commentaire déplacé, vide et discourtois. J'ai pour ma part adoré la chronique de M. HHuertas, entendue ce matin dans la voiture, que je souhaitais absolument relire. Tous mes encouragements et mes remerciements à lui. ER
Et Armstong, Tapie et Depardieu les papes de la grandeur de l'honnêteté.....ou de la saloperie ?
Votre sens de la moralité est vraiment.....époustouflant.
Mais je ne me dope pas, c'est du naturel...
Avec de l'humour tout de même !
:-))
Comme chaque matin, votre billet me réjouit. Celui d'aujourd'hui est d'une
veine rare. Merci!
Bravo M. Huertas !
Et toute cette industrie de la triche (sponsors, organisateurs, marchands de droits de diffusion, autres coureurs fascinés par la bête Armstrong) pourraient-ils, Armstrong compris, rendre les fortunes qu'ils ont faites sur cette nouvelle supercherie "sportive" ?
Petite pensée pour un certain Sarkozy qui, après avoir adulé et accueilli Kadhafi, voué une admiration peu bornée pour Bush fils et ses subprimes, courtisé bassement la cagnotte Bettencourt, ne s'est pas vraiment grandi en élevant ce tricheur d'Armstrong au rang de demi-dieu pédalant.
Encore bravo M. Huertas !
Pascal Liébeaux
Merci de dire aussi clairement les choses.
Bonjour Monsieur,
Le vers exact de La Fontaine est :
"Selon que vous serez puissant ou misérable". SEREZ et non "soyez".
Bien cordialement.
FSC
A 1° vue vous faites bien d'indiquer la graphie,... Mais qu'elle est la différence?
Selon moi
"Selon que vous soyez puissant ou misérable..." Si on ne finit pas la phrase s'entend parfaitement, alors que :
"Selon que vous serez puissant ou misérable" ne s'entend que si "les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" (rendront) tout n'est que conjugaison...
Rien n'est plus compliqué que le français... Sans doute est-ce la seule langue ou il faut tourner 7 fois la langue dans sa bouche pour ne pas commettre un imper qui vous sera reproché ad vitam aeternam. En n'allant pas jusqu'au bout de sa pensée, on ne fait que des approximations... Dont sont passés maîtres nos sophistes à 5000€ ou plus:
Un prof de fac nous assénait que "Pétain c'était le naufrage de la vieillesse" en omettant d'ajouter "dans le naufrage de la France"...
Il est vrai que sur cette Radio on se répand en platitudes soporifiantes si bien que lorsqu'un journaliste émet quelque vérité nos neurones s'en trouvent si ébaubis qu'ils se raccrochent à ce qu'il nous reste de culture...
Que les Giesbert s'emploient à dénigrer, mais gentiment en pointant ce qui serait le caractère français pour banaliser la razzia sur le bordelais des 40 voleurs...
Qui n'a fréquenté les bancs des facs qu'en crapahutant se verrait bien dans ce caractère vilipendé, mais le plus gentiment du monde par ceux qui font la pluie & le beau temps médiatique... Las...
merci de la précision et pardon pour ce manque de rigueur...
Cordialement
HH
Bonjour,
Selon votre émission quotidienne du 7-9, il est possible de télécharger les billets politiques de Hubert Huertas, notamment celui de ce jour que je trouve extrêmement intéressant. Pouvez-vous svp m'indiquer la méthode pour le faire ?
Avec mes remerciements pour votre réponse, et félicitations pour vos émissions,
Recevez mes salutations distinguées.
Loïc Pierre HENRIO
C'est assez simple, et je profite de votre question pour répondre à d'autres auditeurs, qui m'ont posé la même question.
Allez sur le site de France Culture, puis sur "Programme", puis sur "Le Billet politique", cliquez sur le billet du jour, là vous trouverez l'onglet qui permet de le réécouter, une fenêtre apparait, appuyez sur "podcast", et vous l'enregistrerez. Vous pouvez choisir de podcaster systématiquement telle ou telle chronique ou émission, ce qui vous permet de la réécouter sur votre ordinateur ou votre smartphone...
Voilà
J'espère avoir répondu.
Cordialement
HH
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