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Le Billet politique d'Hubert Huertas

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Le Billet politique d'Hubert Huertas

du lundi au vendredi de 7h36 à 7h38

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Présidentielles : le temps des confidences 1

03.02.2012 - 07:36 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

      Ce ne sont plus des pages politique mais des journaux intimes. Dans toute la presse on ne parle que de confidences. Un « livre mystère » selon le magazine le point, dans lequel le chef de l'état se mettrait à nu bientôt. A 57 ans, dit l'article, sera-t-il ce personnage de David Lynch, l'histoire d'un homme captif de son quotidien morne qui cherche vainement la sortie de son rêve ?
Dans le nouvel Obs, tonalité voisine avec "les confessions de Sarkozy, portrait d'un homme meurtri qui en dépit de tout ne veut pas renoncer »
Il y a dix jours c'était le off de Guyane, la fin de carrière envisagé, et depuis lors des réceptions tout ce qu'il y a de discrètes, avec divers députés ou ministres, mais qui sont rendues publiques en temps réel sur les réseaux sociaux. Il n’y est plus question  de crépuscule mais d'aube de la bataille, plus de doutes et de bleus à l'âme mais des coups de poings futurs au menton d'un François Hollande condamné au KO inéluctable!
       Le président fait dire tout ça dans ces confidences publiques. Qu'il est seul puis qu'il est accompagné, qu'il est sentimental, puis qu'il est un guerrier.
       Il occupe le terrain subliminal avant de se déployer, promet-il dans le concret, dans une campagne éclair et choc, déjà prête dans sa tête, c’est le message qu’il distille à ses visiteurs, qui le narrent aux journalistes.
       Il y a un lien entre ces deux portraits contradictoires. Entre l'homme déjà seul, et le chef à la barre. Ce lien n'est pas une stratégie voulue mais défensive, c’une manière de gérer le doute qui s'empare de la droite.
       Avec les semaines qui passent et qui ne changent pas le rapport de force, la pluie de sondages concordants mine le moral de la droite. Jamais un président sortant ne s'est trouvé une telle position en début février, à moins de trois mois d’une élection présidentielle.
      Cela crée des angoisses, forcément, et parfois du dépit. Des envie d'aller se mettre à l’abri ailleurs. De jeter les chaloupes à la mer.
      C'est à ces doutes que veulent répondre les fameuses confidences.
      Afin de rester en phase avec sa base, le président qui ne doute de rien laisse dire qu'il doute aussi, qu’il sent ce que sentent ses partisans, puis de les reprendre en main, dans la foulée, dans ce but il leur fait dire qu'il est serein, qu'il a la « gnac », la détermination.
      Ainsi cette séquence "confidence" , malgré ses aspects parfois guerriers envers le candidat socialiste, vise d'abord son propre électorat. Il s'agit de rassurer, de bétonner, d’éviter les fissures irrémédiables, avant qu'il ne soit trop tard. Son objectif est d’empêcher, d’ici à la déclaration de candidature, le scénario de 1974 dont parlent souvent les parlementaires, sans toutefois passer à l'acte. Empêcher un appel d'élus de droite sur le modèle de l'appel des 43 dans lequel Jacques Chirac, en 1974, avait fait chuter Chaban Delmas au profit de Giscard d'Estaing...

 

 

Thème(s) : Information| Politique| confidences| Nicolas Sarkozy

1 commentaire

Portrait de Anonyme alain jugnon04.02.2012

Cher Hubert Huertas
La démarche d'un Sarkozy vrai candidatant et faux présidant, enguainoïsé à l'extrême de sa droite profonde, est celle d'un nationalisme et d'un socialisme très années trente d'abord : nous avons à faire à un machiavélisme réel qui pour ne pas parler, pas penser, pas faire, montre tout ce qui passe, c'est-à-dire rien, le rien même. Sera grand politique celui qui se contentera de poser devant Sarkozy un miroir pour qu'il voie LUI ce qu'il NOUS montre... essayez encore.