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Le Billet politique d'Hubert Huertas

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Sarkozy à la télévision : une pochette sans surprise 7

30.01.2012 - 07:36 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

       Cette émission était une pochette surprise promise depuis le 1er janvier, à grand renfort de dramatisation. Un virage, des mesures choc. On allait voir ce qu’on allait voir. Première évidence, nous avons eu la pochette, dont le papier était il est vrai exceptionnel, carrément huit chaînes de télé, mais pas la surprise. La surprise, elle était déjà connue depuis longtemps, jusqu’au détail du chiffre de TVA sociale. Cette émission n’a donc presque rien révélé, elle a détaillé des mesures qu’on trouvait résumée dans les journaux, nationaux comme régionaux, et partout sur Internet.     

 

 

       Le Presque concerne la création d’une banque d’investissement dont la proposition, la semaine passée par François Hollande avait été jugée redondante par Alain Juppé jeudi. Le presque concerne aussi l’extension des permis de construire, qui ne dépendent pas, en fait, d’une décision de l’Etat mais des Conseils municipaux.

        Cette émission était annoncée comme celle du courage. Le courage  d’annoncer des mesures immédiates, et le Président l’a placée lui-même sous l’égide du mot sincérité. Il se trouve que  La TVA sociale concerne le prochain quinquennat, pas celui là, et qu’elle est donc un programme de campagne, puisqu’un autre président, si les français décidait de changer le locataire de l’Elysée, pourrait très bien suspendre le dispositif.

       De même, l’accord « compétitivité emploi » dépendra d’une négociation de deux mois entre partenaires sociaux, l’Etat forçant la décision si elle n’aboutissait pas.  Or dans deux mois le parlement ne siègera plus, cette annonce ne peut donc concerner qu’un prochain quinquennat Sarkozy.

       Et c’est là que le bât blesse, y compris du point de vue de la fameuse « sincérité ». Le projet de cette émission était de montrer un Président en action, dans le contexte actuel, celui de la présidentielle, et posait donc d’elle-même la question de sa candidature.

       Or cette question, tout de même importante, le président a décidé de l’écarter.

Pour justifier ce renvoi à un « plus tard » qui va venir « très tôt », et qui est même déjà là, M. Sarkozy a expliqué que le moment n’était pas encore venu, car dès lors qu’il serait candidat il cesserait d’être président.

       Ce point de vue est une exclusivité.

       Dans toutes les démocraties, en effet, les sortants font campagne quand ils sont candidats, et personne ne met en cause leur légitimité. Aux Etats-Unis on va plus loin. Le Président est élu tous les quatre ans, le 1er novembre, et il n’entre en fonction que le 20 janvier suivant c’est à dire presque trois mois pendant lesquels le sortant, même quand il a été battu, comme Jimmy Carter en 1980, ou Georges Bush Père en 1992 reste Le président, et le seul, dans son pays comme dans le reste du monde…

Thème(s) : Information| Politique

7 commentaires

Portrait de Anonyme Citoyen 01.02.2012

Pauvre commentaire dont la grossiereté et la nullité disqualifient son auteur et incite les citoyens honnêtes et lucides à voter pour un Président de la République qui par son courage mérite de terminer ce qu'il a commencé pour le BIEN des français .

Portrait de Anonyme Jean-Luc31.01.2012

Petit rectificatif pour Laure.
Il convient d'écrire à la 2e ligne "...ou ce que l'on N'a pas" et non "ce qu'on l'on a pas".
...une petite erreur est bien vite arrivée, vous avez toute notre indulgence...

Portrait de Anonyme dafflon31.01.2012

Bebert t'es le meilleur ! Quelles muflerie et mesquinerie de te reprocher une minuscule, pour un Journaliste Majuscule de Radio, qui prend parti (au meilleur sens du terme - foin de PS) et dont le style fait honneur à la France, au Service Public (avec ou sans majuscules ?) et à sa liberté de parole.
Olivier, professeur des écoles, professeur de français langue étrangère

Portrait de Anonyme Laure30.01.2012

"Etat" lorsqu'il s'agit d'un pays prend une majuscule. De même le mot "Français" lorsqu'il s'agit d'un nom et pas d'un adjectif. Bref ... On fait ce que l'on peut avec ce que l'on a ou ce qu'on l'on a pas. Quel dommage que l'auditeur à l'écoute en différé ne puisse entendre votre "non" péremptoire à la question de M. Voinchet.
Pour le reste, que dire ? Chacun connaît votre soutien aveugle au PS, doublé de votre incapacité à river son clou à une Marine Le Pen. Voyez, je crois qu'un journaliste doit travailler à faire bouger les réflexes, à aider à réviser ses idées reçues, ses attachements sectaires. Avec vous, on les renforce, on les bétonne !

Portrait de Hubert Hubert31.01.2012

Chère Laure

Merci de la leçon d'orthographe, j'ai corrigé.

Pour la leçon de journalisme, merci de me faire parvenir ma carte au PS, ou à tout autre parti.

Merci de me dire, dans les faits que je rapporte, lesquels sont faux dans ce papier

Amitiés radiophoniques.

HH

Portrait de Anonyme sylvette30.01.2012

excellente chronique, comme d'habitude !tout est dit avec clarté et humour .avec ça la journée commence bien et l'espoir revient .......

Portrait de Anonyme alain jugnon30.01.2012

En 2022 (pauvres de nous) on analysera rétroactivement que ce président en parlant, en mentant, en jouant, en souriant, en pensant aura joué contre la démocratie, autrement dit contre nous. Serait-il enfin possible de penser le mal que vaut cet homme, ce Nicolas Sarkozy, pour que plus tard lorsque nous n'y serons plus, on puisse penser encore un peu ce que c'est que la droite française au pouvoir : il n'y a que la droite pour être en France ce pouvoir, cette bêtise et cette puissance de nuire, de mal faire, de mal être et de mal dire.