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Le Gai savoir

Le Gai savoir | 12-13

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Emission Le Gai savoir

le dimanche de 16h à 17h

Ecoutez l'émission 59 minutes

Les Rêveries du promeneur solitaire - Rousseau 13

30.09.2012 - 16:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecturevideo

Jean-Jacques Rousseau à 54 ans Ramsay © Radio France

 

 

C’est quand il rase le sol que le soleil brille le mieux, c’est à la dernière minute qu’on a soif de la vie, c’est sur le quai de la gare que les amants s’aiment le plus et c’est juste avant de mourir que Rousseau écrit son meilleur livre : les rêveries du promeneur solitaire. Le crépuscule a la sagesse, la finesse des sentiments indécis. Il brille de guerre lasse et la tête haute. Le crépuscule est, à tous égards, le contraire de la nuit. Et les Rêveries du promeneur solitaire sont le rayon vert de Jean-Jacques Rousseau à qui on peut faire tous les reproches, sauf celui d’avoir raté sa sortie.

 

A la lecture : Julie-Marie Parmentier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais aussi, des extraits du Devin du village de Rousseau...

Invité(s) :
Julie-Marie Parmentier

Thème(s) : Idées| Grands Classiques| Philosophie| Poésie| Jean-Jacques Rousseau

13 commentaires

Portrait de Anonyme Frédéric (anonyme)08.07.2013

Je préfère le Jean-jacques apaisé, le cœur léger qui arpente campagne et forêt au Rousseau des villes qui moralise à-tout-va et qui en veut à la terre entière tant il souffre de ne point être aimé

Portrait de Anonyme Anonyme27.10.2012

comme je suis malheureusement insuffisamment philosophe, je ne puis m'empêcher de penser à l'avenir... avec la crainte de voir cesser ces émissions... cette fin est-elle au programme ? forcément ...mais dans longtemps je l'espère

Portrait de Anonyme souk26.10.2012

J'ai écouté deux émissions ! que ce soit les extraits, les commentaires, les explications de texte par la jeune fille qui accompagne Monsieur Raphael et lui même, j'apprécie et je comprend, sans esprit critique, certes, mais avec plaisir ça fait du bien. C'est comme une musicalité philosophique et vos choix musicaux, bien entendus par mes oreilles. Votre émission rend un tout petit peu, un tout petit peu sage
D'âge mur ( rien ne peut passer dans l'esprit puisqu'il y a un mur ! je plaisante !) je me crois au lycée, génial !

Portez vous bien !
Irma

Portrait de maryse maryse16.10.2012

bravo
limpide ...
Plus je vous écoute attentivement plus la pensée de Rousseau devient limpide
et je me risque hors de l'obscurité

Portrait de Anonyme alex09.10.2012

Est-il possible d'avoir des informations sur le morceau d'orgue de barbarie qui commence à 47'35'' sur le podcast svp? Merci d'avance.

Portrait de Anonyme simo05.10.2012

Excellente émission ! je réapprends à apprécier les paroles des plus grands penseurs et philosophes !

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.01.10.2012

Bien aise toujours de se promener au cœur de dame Nature dont Rousseau fait l'éloge, d'autant que c'est ainsi qu'il prit congé de la société des hommes.
Ce dernier, par trop émotif et épris d'idéal, fait corps avec la nature qui l'environne et trouve en elle un refuge charmant et une pureté que les hommes de son temps n'ont pas ou n'ont plus. Ce romantique des Lumières d'une sensibilité à fleur de peau, arrête le Temps ; il est Proustien dans l'âme, non, c'est Proust qui plus tard sera rousseauiste en actes et en pensées. Loin des bruits de la ville, vieillissant il médite en une paix retrouvée, plonge dans une introspection sans méthode, cultive sa conscience, fait l'expérience du présent et retrouve sa propre vérité et toute sa lucidité ; sa révélation : on peut être autre.
Jean-Jacques ne rêve même pas à un monde meilleur, surtout qu'il chérit le rôle de victime puisqu'il est né comme cela, mais parce que cette délicieuse communion naturelle ainsi vécue se suffit à elle-même. Aussi, il invite ses semblables à revenir à la source un instant. Ceci est, ce solitaire redevenu lui-même le temps d'une rêverie met en garde son prochain afin qu'il ne s'enferme pas trop longtemps de cette sorte, malgré le plaisir qu'il y prendra, au risque de se perdre à jamais. Certes mais voilà, on navigue de Jean-Jacques à Rousseau et inversement, le poids de la mise en scène est si grand...

Au fond, on sent chez cet être éclairé, privé de l'essentiel, le vif désir de vouloir s'en retourner dans le ventre maternelle pour en ressortir tout neuf...

Après avoir été dépossédé de l'amour d'une mère, morte dès sa naissance, et après avoir fait l'expérience du souvenir comme celle de son amer présent, le pauvre Jean-Jacques fera celle de l'inachevé, au livre 10... et sa dernière pensée sera féminine ; oui, elle sera pour Madame de Warens, enfin pour "Maman" ou plutôt pour la Femme..., alors même qu'il meurt ici, il fait ce retour volontaire au sein maternel avec toute sa douceur de vivre.
Jeanne R.

Portrait de Anonyme Eric Symak01.10.2012

Merci pour vos émissions qui soulèvent tant de nouvelles questions ou de perspectives inattendues détour d'un mot.

Ame sensible dit Rousseau ?

Je demande à voir.

Portrait de Anonyme mila30.09.2012

Très belle rêverie,ce dimanche,bercée sur l'eau.
Ne vous méfiez plus de l'eau qui dort...
Merci à Raphaël, Paola et julie-Marie Parmentier.
Très belle musique d'Alabama Shakes pour terminer l'émission.

Portrait de Anonyme BERTRAND SAINT-SONGE30.09.2012

Nous allons de la rêverie à l'extase, et je connais..., du sentiment de la nature...au panthéisme, retiré du monde qui "empêche de voir" et de percer-voir Le monde, percevoir...

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.29.09.2012

PS : Dans mon commentaire : "Rousseauiste" et non "Rousseauisme" !!

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.29.09.2012

Bien aise de se promener au cœur de dame Nature dont Rousseau fait l'éloge, d'autant que c'est ainsi qu'il prendra congé de la société des hommes.
Ce dernier, par trop émotif et épris d'idéal, fait corps avec la nature qui l'environne et trouve en elle un refuge charmant et une pureté que les hommes de son temps n'ont pas ou n'ont plus. Ce romantique des Lumières, d'une sensibilité à fleur de peau, arrête le Temps ; il est Proustien dans l'âme, non, c'est Proust qui plus tard sera rousseauisme en actes et en pensées. Loin des bruits de la ville, vieillissant il médite en une paix retrouvée, plonge dans une introspection sans méthode, fait l'expérience du présent et retrouve sa propre vérité et toute sa lucidité ; sa révélation : on peut être autre.
Certes, Jean-Jacques ne rêve même pas à un monde meilleur parce que cette délicieuse communion naturelle ainsi vécue se suffit à elle-même. Aussi, il invite ses semblables à revenir à la source un instant. Ceci est, ce solitaire redevenu lui-même le temps d'une rêverie met en garde son prochain afin qu'il ne s'enferme pas trop longtemps de cette sorte, malgré le plaisir qu'il y prendra, au risque de se perdre à jamais.

Après avoir fait l'expérience du souvenir comme celle du présent, le pauvre Jean-Jacques fera celle de l'inachevé, au livre 10... et sa dernière pensée sera féminine... oui, elle sera pour Madame de Warens, enfin pour "Maman" ou plutôt pour la Femme.
Jeanne R.

Portrait de Anonyme x?28.09.2012

Now tout coule de source. On passe du bon temps à vous écouter. Mais ça avait l'air un peu artificiel [ au 1° n° ] : on sentait que l'étudiante cherchait un peu ses marques. Etc ?

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