Fleuron de l'industrie nationale, secteur stratégique et hautement politique, Areva et la filière nucléaire sont des sujets qui ont longtemps rencontré un certain unanimisme chez les politiques et dans l'opinion publique. Mais les choses changent petit à petit, Fukushima et la fin du nucléaire dans plusieurs pays européens sont passés par là et le sujet entre de plus en plus dans le champs de l'affrontement politique. Comment les journalistes peuvent-ils informer sur un sujet aussi sensible ? Ont-ils accès à des informations fiables ? Subissent-ils les pressions des groupes industriels ou des politiques ?
Pour répondre à ces questions, posées cette semaine par Frédéric Métézeau :
- Claire Berthélémy, journaliste au site Owni.fr
- Marie-Caroline Lopez, journaliste au quotidien La Tribune
- Ali Idrissa, responsable de l'ONG nigérienne Rotab* sur les industries des matières premières (par téléphone de Niamey) *Réseau des Organisations pour la Transparence et l’Analyse Budgétaire
Et le clin d'oeil de Yassine Bouzar
Dans la deuxième partie de l'émission, nous reviendrons sur le sujet ivoirien et sur l'attitude des journalistes par rapport à Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo.
Pour en parler :
- Christophe Boisbouvier, journaliste à RFI et spécialiste de l'Afrique
- Thomas Hofnung, journaliste à Libération
et la chronique multimédia d'Eric Chaverou (retrouvez les liens ci-dessous)
Invité(s) :
Claire Berthélémy, journaliste au site Owni.fr
Marie-Caroline Lopez, journaliste à La Tribune
Ali Idrissa, responsable ONG nigérienne Rotab
Thomas Hofnung, journaliste à Libération
Christophe Boisbouvier, journaliste à RFI et spécialiste de l'Afrique
Thème(s) : Information| Afrique| Civilisation| Médias| Alassane Ouattara| Anne Lauvergeon| Areva| Côte d'Ivoire| Laurent Gbagbo| Luc Oursel| nucléaire



4 commentaires
Les 3704 M Eur indiqués concernent-ils bien l'"Aluminium"? Je pense plutôt qu'il s'agit de l'"Uranium"...
http://www.franceculture.fr/sites/default/files/imagecache/ressource_ful...
http://imageshack.us/photo/my-images/862/annelauvergeonremplacee.jpg/
A propos de "fabrique de l'information", de "choix des sujets et leur traitement par les médias", et à propos d'un autre secret bien gardé, j'ai moi aussi un sujet à vous suggérer: pourquoi les médias français font-ils l'impasse sur les activités des institutions européennes?
Dernièrement, le ministre polonais Mikolaj Dowgielewicz a fait le bilan du semestre polonais de la présidence du Conseil des Ministres, un bilan plutôt positif. Aujourd'hui, je trouve dans la page "Institutions européennes" d'un quotidien luxembourgeois (Tageblatt, journal bilingue français-allemand) les quatre priorités que se donne la future présidence danoise qui commencera en janvier. Qui en parle en France?
La nuit du 18 au 19 novembre, le Parlement européen et les Etats membres ont enfin pu se mettre d'accord sur le budget 2012 de l'Union européenne. C'est un sujet important, et ça a été une lutte acharnée entre les Etats membres, qui veulent serrer la ceinture de l'UE, et les représentants des peuples européens (je parle du Parlement européen)qui voulaient plus de crédits. Qui en parle en France?
Parce que ça n'intéresse personne en France? non: parce que les médias français, activement encouragés par leurs gouvernements successifs, font l'impasse sur ces sujets.
Pourtant, on pourrait rendre ces infos encore plus intéressantes que la confirmation de l'existence du boson de truc-chose par le CERN, que nous ont relatée les chaînes de RadioFrance.
Des questions passionnantes se posent, par exemple au sujet de l'accord sur le budget de l'UE:
nous avons là un organe élu par les peuples de toute l'Union européenne, qui était en désaccord avec les ministres des Etats membres, et qui a fini par céder.
A-t-il obtenu des concessions, en compensation?
Il y a de quoi débattre sur le rapport de forces entre l'institution qui représente les gouvernements et celle qui représente le peuple.
Ou sur les avantages et inconvénients du système intergouvernemental actuel par rapport à l'instauration de plus de démocratie au niveau européen.
Il y a de quoi enquêter et informer objectivement sur la destination des quelque 130 milliards d'euros que représente le budget 2012 de l'UE. De quoi enquêter et informer sur le Parlement européen, son rôle, son travail , ses échecs et ses succès.
De quoi voir la question de la souveraineté sous un autre jour: la souveraineté des peuples européens, à un niveau plus élevé que les souverainetés nationales, qui avec la mondialisation se vident comme peau de chagrin.
Non, en France on préfère gloser sur les scènes de ménage Merkel-Sarkozy, sur la guerre des mots avec "les Anglais".
Voilà donc un sujet important pour le Secret des sources: pourquoi les médias français font-ils l'impasse sur les institutions européennes?
Bonjour,
Cela fait plusieurs émissions que je me demande pourquoi l'on ne parle pas du Canard Enchaîné? N'a-t-il pas prouver à de nombreuses reprises qu'au sujet du secret des sources, il en savait quelque chose? Je rappelle que le dernier numéro spécial était sur le nucléaire.
Ce journal boycotterait-il votre émission ou serait-ce l'inverse ?
Cordialement,
Guillaume
Bonjour Guillaume
Détrompez-vous, nous n'avons aucun souci avec le Canard. D'ailleurs, Claude Angeli fut le premier invité du Secret des sources en début d'année.
Dans le cas d'espèce, sur Areva, il nous a semblé prioritaire d'avoir la journaliste d'OWNI qui a fait le plus de révélations sur le sujet, et une journaliste de la presse économique, car la dimension économique du sujet Areva est essentielle.
Donc rassurez-vous, aucun souci avec le Canard et sa mare !!
Cordialement, jmf