Eric Chaverou, Mariette Darrigrand, Jean-Marc Four, Jean-Noël Cuénod, Laurence de Charette
Mathias Mégy © Radio France
Un fait divers médiatisé = une loi. Cette équation politique est devenue le passage obligé de notre démocratie d'opinion... et d'émotion. La tragédie de Chambon sur Lignon n'échappe pas à la règle : le viol et le meurtre de la jeune Agnès devrait aboutir à une loi sur la dangerosité et à une énième refonte du droit pénal des mineurs. Comment les journalistes font-ils la part des choses entre la communication politique d'un côté et le discours des magistrats de l'autre ?
Quel accès à quels chiffres sur la délinquance ? Y-a-t-il des études plus fiables que d'autres ?
Pour répondre à ces questions :
- Laurence de Charette, journaliste au quotidien Le Figaro
- Jean-Noël Cuénod, correspondant à Paris de La Tribune de Genève et de 24 Heures
- Mariette Darrigrand, sémiologue et blogueuse
- Antoine Garapon, producteur du "Bien commun" sur notre antenne (par téléphone)
Dans la deuxième partie de l'émission, nous ferons le point sur les difficultés que rencontrent les journalistes en Egypte pour faire leur travail alors que la mobilisation sur la place Tahrir reprend de plus belle et que les élections approchent :
Au Caire Claude Guibal © Radio France
- Claude Guibal, correspondante de Radio France au Caire (en duplex) @ClaudeGuibal , qui signe aussi cette semaine le Magazine de la rédaction : Egypte, les pièces du puzzle islamiste.
- Samar Al Gamal, journaliste égyptienne au journal Shorouq Al Gedid (en duplex) @SamarAlGamal
Avec, comme chaque semaine, la chronique multimédia d'Eric Chaverou, cette semaine sur le sort des blogueurs égyptiens.
Et le clin d'oeil de Yassine Bouzar.
Invité(s) :
Laurence De Charette, journaliste au journal Le Figaro
Jean-Noël Cuénod, correspondant à Paris de la Tribune de Genève et de 24 heures
Mariette Darrigrand, sémiologue et blogueuse
Antoine Garapon, magistrat, secrétaire général de l'Institut des Hautes Etudes sur la Justice et producteur du Bien Commun
Claude Guibal, journaliste de la rédaction de France Culture
Samar Al Gamal, journaliste égyptienne au journal Shorouq Al Gedid
Eric Chaverou, journaliste multimédia à la rédaction de France Culture
Thème(s) : Information| Afrique| Médias| Droit| Politique| Opinion| blogueurs| Egypte| Facebook| fait divers| mineurs| Révolution arabe| Twitter





9 commentaires
Il serait peut-être intéressant d'analyser l'influence des gens du marketing et de la communication sur la "forme" journaliste (ou la mise en spectacle de l'information si on est plus dur) Exemple : à la radio, ces faux dialogues entre deux présentateurs que l'on retrouve maintenant même sur France Culture. Exemple, ces deux minutes de best of que l'on retrouve même
..dans votre émission.
Bonne continuation, en espérant que vous éviterez de traiter plusieurs
sujets (d'actualité bien sûr, car évidemment tout aujourd'hui se ramène à
l'actualité, au présent, le reste n'existant pas). Car plusieurs sujets
signifiera de les traiter forcément de plus en plus superficiellement.
Bonne chance
J'ai l'impression que France Culture fait toujours la même émission : les programmes se ressemblent tous, tournent autour des mêmes sujets, se copient les uns les autres... A l'aide! Aidez-nous à vous écouter. Ayez de l'imagination.
Bonjour Aurore, il n'y a pas, que je sache, d'autre émission sur l'antenne de France Culture,
qui soit dédiée à une réflexion sur le travail des journalistes et des médias
Cordialement, jmf
Merci pour votre recul sur l'information et pour ce débat intéressant sur la question du traitement de la délinquance par les médias. Bravo également pour votre page Internet, toujours très riche et pleine de liens très utiles. Bonne journée
Bravo pour cette émission, je vous écoute depuis Beijing. Ne voudriez-vous pas venir la faire en Chine, il y a tant à dire sur les journalistes et la presse ici !
bravo et merci pour votre émission.J'ai pris votre émission en cours sur
le fait divers du Chambon sur lignon donc je ne sais si vous avez abordé
ce phénomène lié au traitement d'un fait divers selon l'origne sociale
de la victime.Dans le cas de ce lycée cevenol cela me semble assez
flagrant, cet établissement est fréquenté par les enfants déboussolés
d'une bourgeoisie intellectuelle qui se passe l'adresse comme s'il
s'agissait d'un délit d'initié.Le milieu journalistique et politique
semble faire partie des initiés. La sidération est proportionelle à la
confiance que les parents ont accordé à cet internat. L'identification
joue beaucoup dans le traitement des faits divers.
et en plus le podcast commence avec Coluche...Chapeau ;-)
Mauvaise émission ce matin: touours le même type d'invités (Garapon ne nous apprend rien, les journalistes invités non plus), les mêmes propos qui tournent en rond mais surtout "la faute" au fait que la seule vraie question qu'on doive se poser n'a pas été creusée: pourquoi et comment, au coeur des rédactions et du quotidien des journalistes, les faits divers sont si souvent et si largement traités et, corrollairement, pourquoi les journalistes ont ce besoin de se prendre pour des sociologues en considérant les faits divers (sauf exceptions) comme des faits révélateurs de la société, de son évolution, de la sociologie, etc. Alors que tout le monde sait que les faits divers remplissent une double fonction: 1.c'est de l'actu qui tombe toute cuite (pas de besoin de beaucoup travailler pour recherche l'info qui arrive toute seule) + cela fait de l'audience aisément...
Encore une émiossion très orientée, à la limite de la propagande pour l'opposition, avec des sous-entendus réellement anti-démocratiques, très inscrits dans la culture néo-stalinienne qui prévaut chez les détenteurs de la pensée respectable et politiquement correcte : le peuple est nul et se laiusse guider par ses émotions alors que vous, l'élite, savez et ne tombez pas dans les honteux pièges popûlistes tendus par la droite.
De plusq, un des invités nous a encore servi cettez fiction des plaintes que la police refuserait de prendre pour des raisons de statistiques. Je suis bien placé, pour avoir déposé 4 plaintes cette année (et non, il n'y a pas eu de réticence et j'ai eu un suivi du parquet -sans surprise : absence de poursuites même lorsque les auteurs des faits -mineurs- étaient identifiés) à titre professionnel (dans une zone où les statistiques sont très mauvaises et même exécrables) et une à titre personnel, pour un acte de vandalisme qui a provoqué de ma part une demande de dédommagement à mon assurance et, dans ce cas, le dépot de plainte est obligatoire pour être dédommagé.
Je ne crois absolument donc à cette prétendue expérience personnelle de votre invité. Ce qui peut semer le plus grand doute sur le reste de son intervention.
Mais rien de surprenant de la part de F-C et de Radio France en général où après les délinquants gentils les journaux nous assomment de ceztermùe imbécile d'islamistes modérés (y avait-il des nazis modérés ? ah non, mais il y avait des stals de bonne volonté, c'est sans doutez là qu'il faut aller chercher l'explication)
J L Rivière