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Le Secret des sources

Le Secret des sources | 12-13

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Emission Le Secret des sources

le samedi de 8h10 à 9h

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Syrie : le vent médiatique est-il en train de tourner ? 17

25.05.2013 - 08:10 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureaudio

Ammar Abd Rabbo, Caroline Donati, Hervé Bar, Jean-Marie Charon Mathias Mégy © Radio France

On annonce Bachar El Assad sur le point de perdre la guerre ou de démissionner ou de fuire ou d'être assassiné depuis le début du conflit en mars 2011. Et pourtant, la situation est aujourd'hui bloquée ou en défaveur des rebelles. Les opposants armés au régime semblent de plus en plus infiltrés par des djihadistes, la guerre des images est aussi en train de tourner en faveur du régime, les journalistes occidentaux présentent une réalité de plus en plus complexe. Et surtout, les médias sont de moins en moins présents sur le terrain.

Des armes chimiques ont-elles été utilisées ? Comment le savoir ? Quelle est la situation militaire à Qousayr ? Comment vérifier les informations ? Comment avoir des sources crédibles ? Faut-il faire confiance aux vidéos amateurs ?

 

Pour répondre à ces questions :

- Hervé Bar, journaliste à l'AFP, spécialiste de la Syrie, où il vient de passer 6 mois

- Caroline Donati, journaliste à Mediapart, spécialiste de la Syrie

- Ammar Abd Rabbo, photographe et journaliste indépendant, français d'origine syrienne, qui rentre de reportage à Alep

 

Avec le regard de Jean-Marie Charon, sociologue des médias :

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La chronique multimédia d'Eric Chaverou sur l'armée électronique syrienne et l'organisation en ligne des pro Assad :

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Et le clin d'oeil de Yassine Bouzar :

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Invité(s) :
Caroline Donati, journaliste spécialiste du Moyen-Orient à Mediapart
Ammar Abd Rabbo, photographe et journaliste indépendant
Hervé Bar, journaliste à l'AFP spécialiste de la Syrie
Jean-Marie Charon, sociologue, spécialisé dans l'étude des médias et du journalisme, ingénieur d'études au CNRS

Thème(s) : Information| Internet| Médias| Proche Orient| armée électronique syrienne| journalisme| Syrie| Bachar el Assad

Lien(s)

Syrie : le récit de la révolution. MediapartExtrait d'un webdoc de Caroline Donati et Carine Lefebvre-Quennell produit par DKB productions. Il sera diffusé dans sa totalité à la rentrée, notamment sur Mediapart.
La chanson d'Abdel Karim Hamdane lors de l'émission Arab IdolVidéo de la chanson sur You Tube, près de 6 millions de vues
What If Chemical Weapons Were Not Used ? Al HayatPar Abdullah Iskandar, fin janvier.
Syrie : les médias sont-ils partiaux ? Le PointDécryptage d'Armin Arefi, modifié le 20 février.
La guerre de l'information de la Syrian Electronic Army. BFMTVPar Olivier Laffargue, le 25 avril dernier.
Pourquoi la Syrie ? France CultureDossier réalisé par Abdelhak El Idrissi en août dernier.

17 commentaires

Portrait de Anonyme Anatole28.05.2013

Cher Jean-Marc Four, le générique de votre émission fait entendre un
journaliste anonyme (?) sur la valeur du doute. Je vous signale avoir mis
cette phrase en exergue de mon dernier post, sur mon blog :
http://zedanatole.blogspot.fr/

Portrait de Anonyme thierry25.05.2013

Bonjour,
Ce matin (samedi 25 mai), j'ai "pris en cours de route" votre émission
consacrée au traitement médiatique de la guerre en Syrie. A un moment
donné, le présentateur ou l'animateur (Jean-Marc FOUR ?)a parlé de
"guerre civile". J'ai d'abord cru à une maladresse mais il a répété ce
terme quelques instants après et un invité de l'émission l'a repris
également. Mais un deuxième invité a réagi, à mon sens avec raison, à
l'emploi de cette expression en rappelant qu'il s'agit en fait de la guerre
d'un dictateur contre son propre peuple.
L'emploi du terme "guerre civile" me paraît inapproprié. Il pourrait
faire croire à la fin de la guerre totale que mène Bachar al Assad contre
son propre peuple et le "déplacement" de cette guerre au sein de la
population syrienne où différentes composantes de la société syrienne,
"oubliant" le régime de Bachar al Assad, s'entre-tueraient. Des tensions
fortes au sein de la population syrienne existent probablement. Ont-elles
abouti pour autant à une "guerre civile" au sein de la population
reléguant au second plan la guerre de Bachar al Assad contre les rebelles
syriens issus de tous les horizons politiques, sociaux, culturels ou
confessionnels de la société syrienne ?
Le terme "guerre civile" peut donner aussi l'impression qu'il s'agit d'un
conflit uniquement interne à la Syrie. Or, le dictateur Bachar al Assad a
accueilli des combattants iraniens et libanais (du Hezbollah). Il
bénéficie du soutien militaire et diplomatique de la Russie. Des
islamistes (ou djihadistes) originaires du Maghreb, du Sahel, du Proche et
du Moyen-Orient ont rejoint les rebelles soutenus aussi financièrement par
l'Arabie Saoudite et le Quatar. Dans ces conditions, il s'agit plus d'une
guerre internationale que civile. Surtout, cette guerre totale de Bachar al
Assad contre son propre peuple est devenue une guerre contre l'humanité,
contre le genre humain. La barbarie du régime de Bachar al Assad, ses
multiples crimes contre l'humanité (bombardements massifs sur une
population civile désarmée, torture généralisée des hommes, femmes et
enfants) portent atteinte à la dignité humaine.
Le terme de "guerre civile" me gêne beaucoup. Bachar al Assad pourrait se
réjouir de l'emploi de cette expression car elle ferait diversion, elle
masquerait la réalité de la guerre barbare qu'il mène contre son propre
peuple. Cela représenterait presque une victoire idéologique, une
victoire de sa propagande.
Ce terme de "guerre civile" vient "édulcorer" la gravité de ce qui se
passe en Syrie. Les Etats ayant renoncé à agir activement contre le
régime assassin de Bachar al Assad pourraient être tentés d'utiliser ce
terme de "guerre civile" pour ne pas soutenir les rebelles contre Bachar al
Assad, pour tenter d'échapper à leurs responsabilités. Ce serait une
façon de faire diversion, de masquer l'abandon honteux d'un peuple
martyrisé par un dictateur sanguinaire et l'abandon d'une certaine
éthique humaine.
Je remercie France-Culture et vous-même de continuer à parler de la
Syrie. Ce n'est pas seulement une question syrienne mais une question
d'humanité qui concerne tous les humains. Peut-on renoncer à son
humanité ?

Portrait de Anonyme Rodriguez26.05.2013

Monsieur l'humanitaire en chef, expliquez-nous voir comment & pourquoi un militaire est assassiné à Londres puis un autre à Paris en plein jour au su & au vu de tous!
Monsieur l'étymologiste patenté en maladresses dites nous si le Liban était une province de Sennachérib ou de Thoutmosis.
Racontez-nous par le menu Armageddon : Har-Megiddo, le mont Megiddo, enjeu des puissances depuis le néolithique conquis par Muwatalli, & Ramsès...
Quid des Cananéens, des Philistins, des Omrides?
Gog & Magog ont de beaux jour devant eux, façon de parler !

Portrait de Anonyme dockey25.05.2013

si c'était seulement la guerre d'un dictateur contre son peuple, il y aurait bien longtemps que ce serait comme en Egypte ou en Tunisie, une affaire classée, mais cela n'est pas le cas il s'agit bien effectivement d'une guerre civile de type confessionnel, la rebellion : les Sunnis majoritaires dans le pays, soutenus par le Qatar et les Saoudiens Wahabites ultras conservateurs et d'un autre côté le pouvoir Alaouites chiites et les autres communautés religieuses (Chrétiens, Druses) ou ethniques (kurdes, arméniens). Donc compliqué. Par ailleurs, j'aurais aimé les médias occidentaux un peu plus vocal lorsqu'il s'agit de la répression des chiites au Bahrein, allié des Saoudiens et des USA. Là c'est la silence quasi total. Par ailleurs, je suis allé à plusieurs occasions en Syrie et j'ai trouvé ce pays nettement moins oppressant (et plus libéral en ce qui concerne les femmes par exemple) que la Jordanie ou l'Egypte sous Mubarak. Je ne suis pas pour autant naïf et je ne me fais aucune illusion sur la férocité du régime.

Portrait de Anonyme figo25.05.2013

@thierry,
Ne vous en déplaise, les invités ont tout à fait raison d'appeler ce conflit de guerre civile. Tout le monde sait aujourd'hui que les forces qui s'affrontent sont composés très majoritairement de sunnites financés par l'Arabie Saoudite et le Qatar d'un côté et de l'autre des Alaouites aidés par leurs cousins les chiites du Liban et d'Iran.
Si dans votre longue prose vous ignorez ce détail c'est bien la preuve que 'le vent médiatique est passé' par chez vous.

Portrait de Anonyme Aesculapius25.05.2013

Vous avez mis quelques liens pluraliste sur votre page, mais n’êtes-vous pas allez un peu loin en mettant un lien vers le site du réseau Voltaire sans aucun avertissement, site bien connu pour sa propagande en faveur des théorie conspirationniste sur le 11 Septembre?

Portrait de jmfour jmfour25.05.2013

Bonjour Esculape
Les points de vue sur le sujet de la Syrie sont très divers, celui du réseau Voltaire en est un parmi d'autres

Portrait de Anonyme Rodriguez25.05.2013

Sans préjuger de la bonne foi des intervenants, l’évolution de la Tunisie & de l’Egypte devraient nous mettre en garde…
Comment peut-on parler de révolution alors que c'est une tentative de restauration du Califat! La culture en moins!
On voit le résultat de l'intervention en Lybie & ses conséquences au Mali mais aussi au Niger... De celle en Irak où les chrétiens qui sont persécutés sans merci fuient sans espoir de retour, eux qui sont les Syriens originaux dont ils portent toujours le nom de Syriaques.
Que sait-on de la Cilicie arménienne où Paul le Tarse pris le chemin de Damas, des jardins suspendus de Sémiramis, du code d'Hammourabi, de Séleucos Ier Nicator fondateur de la Séleucie, capitale Bagdad...
Que sait-on du Liban, la marche égyptienne du nord, de Megiddo & de Qadesh devenus tour à tour assyrien, hittite, perse, grec, arabe, ottoman, anglais... A chaque fois par la conquête & ça continu, mettant à mal l'indépendance du dernier état nation...
Analyser la situation actuelle avec des présupposés du siècle dernier nous conduit à de graves déboires à venir...
Notons l'immense culture des journalistes fuligineux!

Portrait de Anonyme hubert25.05.2013

Remarquable émission qui met parfaitement en lumière la complexité du travail journalistique et les manipulations en tous genres. Merci à vous.

Portrait de Anonyme Christian25.05.2013

Réponse à certains commentaires: comme souvent, les partisans de la théorie du complot assiègent les pages commentaires. Un seul d'entre eux s'est-il jamais rendu en Syrie ? Un seul d'entre eux a-t-il jamais vu ce que ces journalistes courageux qui en reviennent ont vu ? Ce refus de faire confiance aux témoins qui sont sur le terrain est terrifiant de bêtise.

Portrait de Anonyme virginie25.05.2013

Formidablement émouvant, ce chanteur syrien, pouvez-nous me basculer les références s'il vous plait

Portrait de jmfour jmfour25.05.2013

Bonjour Virginie
La vidéo se trouve en lien dans la liste de liens ci-dessus

Portrait de Anonyme Louis-Marie25.05.2013

Oui, en effet, c'est impressionnant de voir comment ces journalistes sont les derniers a comprendre ce qui se passe réellement. A moins qu'il ne le fasse exprès. Mais, comme le dit une invitée: ils ont toute une industrie derrière eux. Au moins, c'est honnête. Il faut maintenant arrêter de croire en cette icône du gentil révolutionnaire face au méchant dictateur. Même en 1789 ce n'était pas vrai.

Portrait de Anonyme Gilles25.05.2013

Bonjour,
Bravo pour la propagande aveugle.
Sans être pro Assad ou anti quoi que ce soit... J'ai toujours du mal à
entendre la "voix de l'Amérique" sur France Culture.
Quel gachis.
Gilles

Portrait de Anonyme Emmanuelle25.05.2013

ce chanteur syrien m'a bien plus arraché les tripes que tout ce que j'ai pu voir ou
entendre à la télé. On est saturés d'images, perdus dans les
manipulations et les contradictions, mais ce témoignage là est
incomparable authentique et unique.

Portrait de Anonyme Jean-Luc25.05.2013

Les invités ont, tous, un parti-pris favorable aux sunnistes, étonnant, non? (les pseudo-révolutionnaires qui veulent juste changer le mode de dictature...). Toujours la grande objectivité de France Kultur...

Portrait de Anonyme arizeau25.05.2013

A mon avis, ce n'est pas le vent médiatique qui est en train de tourner, c'est le vent de la politique américano-sioniste (nomination de Chuck Hagel au ministère de la défense US en est un signe), et les media ne sont que des feuilles poussées par ce vent...Mais je souffrirai volontiers que l'on me prouve le contraire.....

On pourrait aussi se demander de quel droit les media nous imposaient leur position pro-rebelles, au lieu de s'en tenir aux faits ou allégations présentées comme telles. Si le motif était la dictature de : Assad, la question que je pose , c'est, comme pour Khaddafi, pourquoi lui et maintenant ? alors qu'on l'a bien supporté depuis assez longtemps, sans rien dire, et que tant d'autres sévissent dans plusieurs autres pays de la région, sans parler du traitement de l'avis des peuples en France (référendum sur l'Europe bafoué, campagne politique des media en faveur de certains partis), en Grèce (interdiction des consultations populaires etc.... etc....)......ce qui ne trouble pas du tout lesdits media.....ou pays ils émettent leurs avis....

Dieu (s'il existe) merci, de moins en moins de gens s'en réfèrent à l'avis des media, et, au contraire, d'emblée, s'en méfient...

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