Monde arabe. Les conséquences de l'absence de programmes économiques des mouvements et partis islamistes
LOGOS DE SEPT MOUVEMENTS ISLAMISTES ©Courrier international
Les islamistes sont les grands bénéficiaires des scrutins organisés au lendemain des bouleversements politiques en Tunisie, en Égypte, en Libye, même au Maroc où le régime n’a pas été renversé.
Au Caire, les Frères musulmans n’avaient rejoint que tardivement la contestation populaire et ne voulaient pas être seuls à gouverner.
D’un pays à l’autre, leur expérience du pouvoir est souvent faible ou inexistante, outre qu’ils savent qu’ils seront jugés sur leurs résultats économiques (réduction de la pauvreté, lutte contre le chômage, etc.).
Mais ont-ils des programmes économiques ? Reprennent-ils ceux des conservateurs, sachant que rien ne s’oppose à l’adoption des règles et pratiques capitalistes (hormis l’usure, obstacle techniquement contourné depuis des années) ? Peuvent-ils rapidement mécontenter ?
Bichara Khader est directeur du Centre d'études et de recherches sur le monde arabe contemporain à l'Université de Louvain-la-Neuve (Belgique)
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