par Eric Laurent
Qu’attendre du nième train de négociations, qui débute à Washington pour une durée d’un an ?
Après plusieurs échecs par le passé, l'ouverture de nouvelles négociations directes entre Israël et l'autorité palestinienne suscite un profond scepticisme. Les deux parties doivent se mettre d'accord d'ici un an à la fois sur l'existence de frontières entre les deux états, l'existence d'un état palestinien, et les délimitations religieuses concernant Jérusalem. Autant de points qui ont fait avorter les discussions au cours des tentatives précédentes.
De plus, les Palestiniens négocient alors même qu'un tiers de leur population habitant Gaza, contrôlée par le Hamas, soit partie prenante.
Sur l'autre versant, le premier ministre israélien est à la tête d'une coalition ultra-conservatrice qui constitue un véritable front du refus envers toute concession à l'encontre de palestiniens.
C'est donc une partie difficile, que les deux dirigeants amorcent sous l'égide, une nouvelle fois, des Etats-Unis.
Nadia Benjelloun est spécialiste de la question palestinienne
- ©gouv.fr
Thème(s) : Information| Asie| Europe| Géopolitique| Colonisation| Crise| Droit| Gouvernement| Institution| Guerre| Idées| Idéologie| Société| Laïcité| Pauvreté| Religion





