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Les Matins
Emission Les Matins

du lundi au vendredi de 6h30 à 9h

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Inventaire avant élections : émission en direct de Strasbourg 3

23.02.2012 - 06:29 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lectureRecevoir l'émission sur mon mobile

"Les Matins" à Strasbourg © Radio France

 

En direct et en public à l'IEP de Strasbourg, avec la participation des étudiants

 

"Les Matins" à Strasbourg © Radio France

>>> Cliquez ici pour lire l'ensemble des réflexions "Inventaire avant élections" faites par certains des étudiants de l'IEP

 

 

Invité(s) :
Catherine Trautmann
Richard Kleinschmager
Alain Howiller

Thème(s) : Information| Inventaire avant élections| Strasbourg

3 commentaires

Portrait de Anonyme G. Dugué26.02.2012

M. Voinchet, veuillez avoir l'obligeance de ne pas interrompre vos interlocuteurs et de veiller à ce que vos invités ne parlent pas tous ensemble.

Je regrette le côté "journal gratuit" pris par les "Matins". Il y a une succession de rubriques trop courtes pour un développement correct de la pensée.Ce qui entraîne chez vous des bruits de bouche pour faire comprendre à votre collègue ou invité que son temps est écoulé et qu'il faut conclure.

Que signifie ce recours de plus en plus courant sur la chaîne au prénom plutôt qu'au nom de famille?

Ces détails mis à part, je vous adresse mes félicitations pour le travail accompli en compagnie de vos collègues.

G. D.

Portrait de Anonyme emmanuel24.02.2012

Copier le modèle allemand, comme le ressasse à l'envi le candidat Sarkozy (ainsi que Brice Couturier ^^ et d'autres), relève notamment d'un manque de connaissance du tissu industiel des deux pays. En effet, l'Allemagne appui ses exportations sur les fameuses machines-outils dont la demande est notamment peu sensible aux effets prix. Il faudrait faire évoluer en profondeur la structure de l'industrie française pour en arriver là, ce qui n'est probablement pas faisable et ne se décrète de toutes façons pas. Par ailleurs, il est faux d'affirmer que la compétitivité prix de l'Allemagne surpasse la notre, cela dépend des secteurs (par exemple le travail dans notre secteur automobile coûte moins cher). En attendant les besoins des 2 pays sont différents, il est donc réducteur, illusoire et erroné de prétendre que suivre la voie allemande serait une solution pour la France. Ces prises de positions tentent surtout de cacher l'impéritie de nos gouvernants actuels dans leurs choix politiques, guidés par des buts bien loin de l'intérêt général.

Portrait de Anonyme saxo23.02.2012

A soumettre à Mme Trautmann et aux étudiants, cet extrait de l'article de M *Nikonoff du 16 janvier 2012 à propos de l'europe et de la BCE , intitulé AH Ah Ah , site M'PEP.com , M'PEP ( mouvement politique d'éducation populaire , je précise pour les étudiants qui n'ont peut-être jamais entendu parler de ce mouvement) .

* M Nikonoff, formateur au CNAM, ENA 1984, administrateur caisse des dépôts, professeur associé en économie à l'institut d'études européennes, université Paris VIII, membre du conseil scientifique d'ATTAC, président d'ATTAC de 1999 à 2001 . Je cite :

" Les deux principaux candidats à l’élection présidentielle : bonnet blanc et blanc bonnet

La droite, Nicolas Sarkozy en tête, avait pendant des mois mis en avant le AAA comme étant notre « trésor national ». Il se présentait comme le garant de la sécurité et de la stabilité de la France et des Français. Mais depuis quelques semaines, alors que les marchés avaient déjà, dans les faits, abaissé la note financière de la France, le ton avait changé du tout au tout. Le Président considérait que « ce serait une difficulté supplémentaire mais ce ne serait pas insurmontable » si la France perdait son AAA. François Baroin, le ministre de l’Économie, utilisait une image au demeurant pertinente en expliquant que la « note de la France passait de 20/20 à 19/20 ».

En 2007, lors de l’élection de Nicolas Sarkozy, l’endettement de la France s’élevait à 900 milliards d’euros, soit 65% du PIB. En 2012, l’endettement prévu se situe entre 1 600 et 1 700 milliards d’euros, soit 82% du PIB. Sous le règne de Sarkozy, la dette publique a augmenté de 700 milliards d’euros. La crise n’est responsable que d’un tiers de cette augmentation, le reste provient de la politique de cadeaux fiscaux de Sarkozy.

Quant à François Hollande, il tombe dans le ridicule en proposant, dans son communiqué du 14 janvier, de créer une « agence publique indépendante pour évaluer la capacité des pays de la zone euro à rembourser leurs emprunts. » Comme s’il suffisait de changer de thermomètre pour faire baisser la fièvre ! Il propose « un retour à l’équilibre vers 2017 » et évoque la nécessité d’un « effort partagé ». Il ajoute même, dans Le Figaro du 16 janvier, que « tout ne sera pas possible ». Il propose enfin de « changer les modes d’interventions de la Banque centrale européenne au bénéfice des États et non plus seulement des banques. » Dans Le Monde du 14 janvier il affirme que « la sortie de l’euro signifierait, pour la France, des taux d’intérêt deux ou trois fois plus élevés qu’aujourd’hui pour une dette qui se trouverait mécaniquement renchérie de 20 à 30%. Le résultat ce serait l’asphyxie. »

On comprend dans ces propos que la politique que se propose de mener monsieur Hollande, sur le fond, ne sera pas très différente que celle menée par monsieur Sarkozy. La seule différence tient au fait que François Hollande voudrait que la BCE prête directement aux États. Il sait très bien que c’est interdit par le traité de Lisbonne. Il sait aussi que cette réforme ne verra jamais le jour car elle requiert l’accord unanime des 27 pays membres de l’UE, et que ces derniers sont divisés sur le sujet. Mais alors, pourrait-on se demander, pourquoi faire une proposition dont on sait à l’avance qu’elle n’aura aucune chance d’aboutir ? Parce qu’elle permet de donner le change et de faire croire à ceux qui voudraient se laisser abuser, que le candidat Hollande porte des propositions crédibles alors qu’en réalité il se refuse à toucher au système. " Fin de l'extrait .

J'invite les élèves que cela intéresse à se rendre sur le site du M'PEP . Une autre vision de l'économie et de la politique, bien différente de celle majoritaire dans notre pays qui a conduit précisèment l'Europe où elle en est aujourd'hui .