Dominique Eddé et Salam Kawakibi M.Chalandon © Radio France
C'est non ! Pour la deuxième fois, la Chine et la Russie ont bloqué samedi, à
l'ONU, l'adoption d'une résolution visant à condamner le régime de
Bachar-al-Assad, engagé dans une répression à grande échelle contre ses
manifestants.
L'échec diplomatique est d'autant plus cinglant que le week-end a été
particulièrement meurtrier en Syrie : 200 personnes auraient été tuées dans le
bombardement de la ville de Homs vendredi... Ce massacre, qualifié de
« plus terrifiant » depuis le début de la contestation par des témoins
sur place, fait étrangement écho aux bombardements de la ville de Hama, il y a
30 ans, le 2 février 1982. A
l'époque, c'est entre 10 et 40 000 personnes qui y avaient trouvé la mort
lorsque le président Hafaz al-Assad avait ordonné de mater l'insurrection des
frères musulmans.
Si la violence avait réussi, à l'époque, à faire taire la contestation, elle
semble aujourd'hui ne plus rien pouvoir contre les insurgés, alimentant de fait
un cycle de répression toujours plus meurtrier.
Impasse diplomatique ? Impasse sur le terrain ? Seule certitude, tout retour en
arrière semble maintenant impossible...
Réactions et commentaires ce matin avec le politologue syrien, Salam Kawakibi, ancien directeur de l’Institut Français du Proche-Orient à Alep en Syrie (2000-2006) et chercheur en sciences politiques et relations internationales. Et la romancière franco-libanaise Dominique Eddé dont le dernier roman - particulièrement réaliste - nous emmène au coeur même des services de renseignement syriens...
Invité(s) :
Dominique Eddé
Salam Kawakibi, politologue, spécialiste du monde arabe. Arab Reform Initiative
Thème(s) : Information| Géopolitique| Proche Orient| diplomatie| répression| révolutions arabes| Russie| Syrie



