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Les Matins | 12-13

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du lundi au vendredi de 6h30 à 9h

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La société est-elle menacée par le « burn-out » ? 8

20.02.2013 - 06:30 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecturevideo

Danièle Linhart © Radio France

Après l’immolation de Djamal Chaab devant une agence Pôle Emploi à Nantes le 13 février, les 3 tentatives d’immolations survenues la semaine dernière ont porté à 5 en une semaine les gestes de désespoir face à la précarité et à l’impossibilité de trouver du travail. Le mal-être face à l’emploi et face au chômage, qui semble aller croissant, peut être expliqué par le rapport spécifique des Français au travail. Face au désespoir et à l’inquiétude (84 % des français placent le chômage en tête de leurs préoccupations selon un sondage paru début janvier), quelles sont les solutions ? La société est-elle menacée par le burn-out ? Faut-il voir dans le mal être au travail une défaillance des entreprises, de l’Etat ou de notre système entier ? C’est un problème qui demande des réponses autant politiques que philosophiques…

Nous recevons ce matin Danièle Linhart, sociologue du travail et directrice de recherche au CNRS Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Elle a publié entre autres Travailler sans les autres ? (Seuil, 2009) et La modernisation des entreprises (La Découverte, 2010). A partir de 8h15, elle sera accompagnée par Pascal Chabot,  philosophe, au téléphone depuis Bruxelles. Il enseigne à l’ Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales (Bruxelles), et vient de publier aux PUF Global burn-out.

Avec :

Danièle Linhart

Sociologue du travail et directrice de recherche au CNRS Université Paris Ouest Nanterre La Défense 

Pascal Chabot au téléphone en deuxième partie

Titulaire à l'Institut des hautes études des communications sociales (IHECS) (Bruxelles)

 

 

Invité(s) :
Danièle Linhart, sociologue Directrice de recherches au CNRS
Pascal CHABOT, philosophe

Thème(s) : Information| Economie| Société| Travail| burn-out| conditions de travail

8 commentaires

Portrait de Anonyme rivarol alain20.02.2013 très bonne émission aujourd'hui, ce qui n'est pas tjrs le cas, merci.
Portrait de Anonyme claeys20.02.2013 à diffuser largement
Portrait de Anonyme julien20.02.2013 A Brice Couturier : Votre image du monde du travail est complètement utopique. Le salarié moderne travaille à la chaine : les tâches sont divisées, segmentées, quasi-automatisées. Ce n'est pas parcequ'il n'y a plus de chaîne de production qu'il n'y a plus de travail à la chaine : allez dans les services comptables, les services de back office, les caisses de supermarché, les centres téléphoniques etc etc...
Portrait de Anonyme cifbu20.02.2013 Intéressant ce matin. Les salariés n'ont plus le sens du commun, me disait-on, au sein de leur entreprise, mais cela ne tient pas à l'égoïsme imparable de chacun, mais plutôt, à mon sens, à l'incapacité (et incompétence regrettable) des dirigeants à créer cette dimension commune vers laquelle doivent tendre les efforts de chacun. C'est d'autant plus difficile que les patrons sont perçus comme les ennemis des salariés et inversement. C'est pourquoi personne ne veut, de son plein gré, faire des heures supp' qui ne seront pas payées quand l'entreprise est en difficulté. Et on les comprend. C'est pourquoi chacun nourrit les animosités et les ragots contre les puissants (et les puissantes) dans l'entreprise. C'est donc que personne n'a trouvé sa place et que tous pensent que la seule et unique place est celle du boss.
Portrait de Anonyme emmanuel20.02.2013 Quant au travail en lui-même, le paradigme des 30 glorieuses est révolu, il n'y en aura plus pour tous au sens où nous l'entendons actuellement. Les notions de « plein emploi » et de « destruction créatrice » sont de jolies formules appartenant au passé et aujourd’hui sans réalité palpable. La destruction créatrice d’activités, donc d’emplois, qui seraient naturellement remplacées par d’autres sous l’impulsion de révolutions technologiques successives a pu correspondre à un moment de l’histoire de l’économie. Avec la diminution constante du besoin de main d’œuvre conséquence de l’automatisation continue et des délocalisations, ceci n’est plus le cas depuis longtemps déjà. Le plein emploi est devenu un vain mot, le système de production tel qu’il a évolué n’a plus besoin de tous les bras ni de tous les cerveaux. Si l’on a laissé entrevoir à ces derniers que leurs compétences intellectuelles les protégeraient de la concurrence mondiale, on a vu avec le début des délocalisations de services de recherche et développement qu’il s’agissait d’un autre miroir aux alouettes. De fait, par exemple, pourquoi des ingénieurs ou des cadres bien formés des pays du tiers monde seraient-ils au bout du compte moins capables que leurs homologues occidentaux ? Tant qu’ils seront moins coûteux, les transnationales penseront avoir intérêt à substituer les premiers aux seconds. Le mythe de la conservation des fameuses activités à ‘valeur ajoutée’ s’est transformé en leurre. Nul doute que le seul mérite qui sera finalement reconnu par ceux qui dirigent ou possèdent les moyens de production comme devant échapper à la délocalisation sera le leur. Il faut donc passer à une autre organisation. Pour "l'analyse" complète (si cela se fait sur votre site) : www.linversens.wordpress.com
Portrait de Anonyme emmanuel20.02.2013 Brice Couturier évoquait le fait que l'on ne pouvait pas regretter le travail à la chaine. Mais celui-ci n'est pas spécialement en voie de disparition, il se déplace. Si on considère le secteur des services (celui que je connais), il se développe par exemple sous la forme des centres d'appels. Ensuite, d'autres métiers qui formaient un tout (type comptable OPCVM ou gestionnaire de crédits - mais tous y passent) sont démembrés en tâches répétitives pour soi-disant gagner en productivité. Les personnels qui avaient une fonction intéressante se voient donc déqualifiés, effectuant un travail beaucoup moins satisfaisant intellectuellement et privés des notions de responsabilité et de travail bien fait. Ils en souffrent. Le risque d'erreur s'accroît également. Bonjour l'épanouissement. "L'avantage" étant qu'ensuite ces mono-tâches pourront peut-être être délocalisées. PS : dommage qu'on ne puisse parfois commenter par écrit en "live" pour apporter aux débats.
Portrait de Anonyme vaerman20.02.2013 étonnant, ce passage de la combustion au sens littéral au burn out ...Si ce dernier est peut être un problème de cadres l'immolation est peut etre davantage lié à l'augmentation des depenses contraintes: en effet , lorsque l'on reflechit au coût d'une journée de base immobile, sans manger ..le coût de rester vivant (loyer, chauffage, électricité, téléphone, assurances..etc)cette somme à trouver tous les jours et qui grossit bien plus vite que notre capacité de travail on finit par se dire que la mort est le seul frein à cette inflation , qu'un jour , on ne pourra plus faire face . Bruno
Portrait de Anonyme julio béa20.02.2013 Encore une exellente émission - Crise de foi vers 8h 45 : Tout à fait d'accord.La perte de la foi et l’athéisme envers la Démocratie et la République du fait de la novlangue des politiciens. ce même jour , manifestation de jeunes à la Réunion qui réclament du travail - payé à sa valeur sociale évidemment, pas une pseudo -valeur commerciale qui serait titrisée par des actionnaires qui estiment que le travail de ces esclaves actualisés leur est évidemment dû car ils en a toujours été ainsi !

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