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Les Nouveaux chemins de la connaissance

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 10h50

Ecoutez l'émission 49 minutes

Actualité philosophique : Qu’est-ce que la pop philosophie ? 8

18.10.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Olivier Guérin

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, ce sont les rencontres de la Pop philosophie qui se tiennent en ce moment même à Bruxelles et se prolongeront la semaine prochaine à Marseille qui nous donnent l’occasion de nous interroger sur ce qu’est la Pop philosophie, et à quelle méthode ou quels objets elle renvoie.

Pour nous en parler, nous recevons Francis Métivier et Laurent de Sutter. Nous accompagne également le journaliste du Nouvel Observateur ,  Eric Aeschimann, dans le cadre de notre partenariat.

 

Laurent de Sutter MC © Radio France

Francis Métivier MC © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Références musicales:

- Nada Surf, Popular

- Patti Smith, Land of a thousand dances la mer

- Nina Hagen, Auf'm Friedhof

 

Lectures:

- Gilles Deleuze, Pourparlers (Minuit)

 

Extrait:

- Matrix, film américain des frères Wachowski (1999)

 

 

Invité(s) :
Francis Métivier, docteur en philosophie
Laurent de Sutter, écrivain belge francophone, il enseigne aux Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles) et est Visiting Honorary Research Fellow à la Cardozo Law School (New York)
Eric Aeschimann, journaliste au Nouvel Observateur

Thème(s) : Idées| Philosophie

8 commentaires

Portrait de Anonyme RenaudD27.10.2013

Vive Georges Claisse, pop lecteur de philosophie !

Portrait de Anonyme alain Guilleux21.10.2013

Au risque de la contradiction le smartphone n'est pas qu'un outil.Il n'est pas en effet qu'un objet, c'est-à-dire une forme toute faite, fût-il design(Iphone 5s).Il n'est pas qu'une chose(même si l'obsolescence le guette fortement)qu'on peut changer en une autre en toute indifférence.Le smartphone comme son nom le laisse entendre est tout un monde de pensée mis au service d'un style de vie.
Ce qu'a parfaitement compris Apple.Revenons une bonne fois pour toutes sur notre rapport non pas à "la" technique mais au technique comme monde qui nous fait habiter,discuter,partager,changer un monde, le nôtre.Peu se donnent la peine de s'y frotter pour en faire jaillir quelques étincelles de lumière, citons Régis Debray et Georges Simondon.

Alors oui,vive la "pop" philosophie etvive la "nano" philosophie!
http://www.bibliotheksauvage.com

Portrait de Anonyme Auditeur surpris21.10.2013

Triste de voir Deleuze récupéré par quelques clowns enseignants ou journalistes. "on écrase avec la pensée", " je me mets sous l'objet", "je pense mais je ne sais pas quoi"...
La philosophie est définie par sa méthode et son objet. En entendant d'une oreille distraite ces bavardages, on réalise non sans un certain effroi que cette pop philo n'a ni méthode ni objet. Elle prétend vaguement à une forme de modernité, et croit penser alors qu'elle ânonne et claironne. Une philosophie non pas du vide , mais vide.

Portrait de Anonyme Jean-Pierre Texier19.10.2013

Excellente émission. L'une des meilleures de cette série d'exception. Mais voici venu le temps de la #tweet #philosophy. Son initiatrice (débusquée in The Middle of Nowhere) : Lauriane Stengers : http://www.bibliotheksauvage.com/lc-lab/

Portrait de Anonyme Monsieur Prudhomme18.10.2013

La pop philosophie m'est apparue assez vite comme une philosophie de comptoir. Bavarder en buvant une bière est un concept agréable à défaut d'être profond.

Portrait de luroluro luroluro18.10.2013

Voici un texte publié sur Articulo, en rapport étroit avec l’émission d’aujourd’hui, intitulé
« Le quotidien objet philosophique ? »
RESUME :
Qu’est-ce qui a valu à la vie ordinaire de retenir à ce point l’attention ? Sans doute une préoccupation issue de la nécessité dans laquelle s’est trouvée à un certain moment la philosophie de poser la question des conditions de ce que les jeunes hégéliens avaient appelé son « devenir réel », ce qui suppose la renonciation à se développer dans l’ordre de la spéculation pure et la décision concomitante de trouver les formes de son incorporation concrète au monde humain de tous les jours, au risque de remettre en question, à l’occasion de ce retournement, son statut séparé de philosophie.
EXTRAITS :
I - Faire redescendre la philosophie du ciel sur la terre
Cette idée d’une conscience qui se projette en permanence vers le monde auquel elle donne sens en en explorant la présence, au risque de s’éclater et de se disperser en pratiquant au jour le jour une totale connivence avec les formes de sa manifestation donnera son contenu à la « Note sur l’intentionnalité » de 1939 dont la portée était celle d’un véritable manifeste philosophique, et qui se termine ainsi : « Ce n’est pas dans je ne sais quelle retraite que nous nous découvrirons : c’est sur la route, dans la ville, au milieu de la foule, chose parmi les choses, hommes parmi les hommes » (« Une idée fondamentale de la phénoménologie de Husserl : L’Intentionnalité », in « Situations I », Gallimard, 1947, p. 35).
PERSPECTIVES :
Alors, comment penser le quotidien ou du moins commencer à le faire ? Et comment discerner en lui les caractères de sa quotidienneté, en préservant leurs deux dimensions corrélatives de la particularité et de la généralité ? En vue d’introduire à un tel examen, on proposera tout d’abord d’identifier certains présupposés théoriques d’une réflexion sur la quotidienneté en prenant appui sur des concepts empruntés à la tradition philosophique : le divertissement (Pascal), la ruse de la raison (Hegel), la réalisation de la philosophie (Marx), le monde de la vie (Husserl). Ensuite, on examinera les conditions d’un abord de la quotidienneté par les sciences sociales chez des auteurs comme Weber, Simmel, Schütz et Goffman. On prendra également en compte le projet freudien d’une psychopathologie de la vie quotidienne qui traque le sens dont sont porteurs ses incidents les plus mineurs en apparence : car la vie quotidienne est précisément faite de ces détails que leur infimité n’empêche pas d’être révélateurs. On s’intéressera d’autre part au traitement littéraire de la vie quotidienne, d’abord à partir de la question du réalisme revue à la lumière du concept de « réalisme sérieux » introduit par Auerbach dans son ouvrage « Mimésis », qui amène à relire sous un éclairage tout nouveau les grands écrivains « réalistes » du XIXe siècle, Balzac et Flaubert, ensuite en étudiant la tentative de resacralisation du quotidien chez Breton et Leiris, puis en examinant la démarche de Pérec tout entière ordonnée au projet d’une écriture du quotidien, et enfin en proposant une lecture des tout récents ouvrages de Bruce Bégout, « Zéropolis » et « Lieu commun », qui articulent expressément une réflexion à caractère philosophique sur le problème de la quotidienneté à des descriptions stylisées relevant de l’écriture littéraire. Enfin, on abordera la vie quotidienne dans la perspective propre à une philosophie critique à partir de lectures des « Minima Moralia » d’Adorno, de la « Critique de la vie quotidienne » d’Henri Lefebvre, des « Mythologies » de Barthes, de « La société du spectacle » de Debord, et de « L’invention du quotidien » de Michel de Certeau, qui ont en commun de tenter de porter sur la vie quotidienne un regard dialectisé ou dialectisant. On aura ainsi, du moins peut-on l’espérer, sinon fait le tour de la question, qui par définition déborde les cercles dans lesquels on prétendrait l’enfermer, du moins esquissé une problématisation de ses enjeux, qui ne peuvent laisser indifférente une philosophie au sens large.
Article de Pierre Macherey. http://articulo.revues.org/871
EVENEMENT : Pop philosophie à Bruxelles : http://www.semainedelapopphilosophie.fr/
Bien à vous, L.R.

Portrait de Anonyme abscon18.10.2013

Vous les avait bien tenus, Adèle. Bravo pour cela. Vos philosophes, a l'évidence complices, semblaient un brin dissipé. Vos questions ont souvent fait mouche et sauver la conversation d'un déballement potache et sans saveur.

Quand a la pop philosophie, vous avez bien montré les écueils qui lui sont tendus... Entre discours sans critique et donc presque publicitaires sur les bienfaits de la modernité, et servilités vis a vis des analyses anciennes...

C'est dommages que vous n'ayez par participer au débats d'ailleurs, car, et on le sent, vous avez une analyse sur ce que devrait être cette nouvelle philosàphie, ou du moins cette nouvelle manière de philosopher, puisque vous travaillez vous même, je crois, sur la philosophie de l'ordinaire.

A ce propos j’espère que vous inviterai, a l'occasion de la semaine sur Simondon, le philosophe Bernard Stiegler qui, a mon sens, prend en charge de facon tout a fait pertinente, et sans moraline, cette pensée de la modernité, entre technologie et divertissement (même si le lire est trop souvent un un chemin de Croix)

Portrait de Anonyme Anonyme18.10.2013

Effectivement, le Smartphone n est qu un outil,
le mien me sert,entre autres, à vous écouter si je suis hors de mes murs comme aujourd'hui,puis vous écrire ce commentaire,ainsi qu écouter dans la rue certains podcasts de philo téléchargés,...
Jeanne R.

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