Par Adèle Van Reeth
Réalisation: Nicolas Berger
Lectures: Jean-Louis Jacopin
Après la multiplicité générique, hier, avant Platon, demain et Saint Paul, jeudi, c’est aujourd’hui le deuxième temps de notre semaine passée en compagnie du philosophe Alain Badiou, et pour l’occasion, nous allons monter sur scène et observer si le théâtre de la philosophie est à même de produire une philosophie du théâtre.
Alain Badiou © Radio France
Archives:
- Hamlet (texte de 1603, France Culture, Daniel Mesguich, avec William Mesguich, 2012)
- Antoine Vitez (metteur en scène de l'Echarpe rouge, FC, 25/07/1984)
- Ahmed le Subtil (texte de 1983, mise en scène Christian Schiaretti au festival d'Avignon en 10/09/1994)
- Oh! Les beaux jours (Mise en scène Roger Blin, avec Madeleine Renaud, 16/02/64)
Lectures:
- Alain Badiou, Beckett, l'increvable désir (Hachette/ Pluriel)
Extrait:
- La Chinoise (Godard, 1967) avec Jean-Pierre Léaud
Références musicales:
- Sonic wind, Calexico
- Very very hungry, Brian Eno
- Black light, Hackett Steve
- Le monde bouge, François Béranger
- Mes théâtres, Juliette gréco
Pirandello par La compagnie la Llevantina
Invité(s) :
Alain Badiou, philosophe
Marie-José Malis, metteur en scène
Thème(s) : Idées| Philosophie| Alain Badiou








7 commentaires
Merci pour ce brillant invité. Toutefois, le podcast de la troisième émission ne semble pas fonctionner.
Merci d'avance.
JPA
montons sur la scène
une tirade . . . elle commençait par ... Que l'Etre Soi ... Etre ou ne pas Etre, telle est la question
J'ai pu me laisser dire ... telle créature criminelle ... à leur forfait ... et la chose est le piège par quoi j'attraperai la conscience du Roi.
En cette décennie 2006-2016 attraper la conscience d'un simili-roi ou subPrésident vassal ne présenterait rigoureusement aucune utilité opératoire, saine et positive. C'est pourquoi le théâtre 2013-16 ne peut être que très différent de celui des quatre ou cinq derniers millénaires, différent de celui des clans antiques, des patriciats grecs et romains, des despotismes monarchiques, des totalitarismes idéologiques, de la quantoligarchie cosmofasciste WWO (WorldWarOrder à millions de morts). Le théâtre ! bonne idée : quatre "Carrousels" (Mondes) disjoints se succèdent sur scène à un rythme de trois minutes. Carrousels de Boites de Pétri à relations mimétiques, parfois perverses, au sein de chaque Boîte. quelques agents en société secrète délétère assurant la liaison entre les Cylindres successifs.
Bonjour aux participant(e)s,
à l'adresse d'Adèle van Reeth :
Vous avez pris le temps et le soin d'écrire un texte porteur.
Surtout affichez le ! Votre modestie et humilité est
1/ mal placée - 2/ une perte pour les auditeurs-lecteurs
Observez, ci-après, l'importance des morceaux manquants !
Le théâtre aujourd'hui est le plus souvent lourd (montre l'argent dont il dispose, les décors), matériellement lourd, spirituellement lourd (déploration, nihilisme triste, compassion)
Cette lourdeur est la conséquence d'une sorte de résignation générale tout à fait extérieure à la ressource de ... penser et de forces que je veux typifier sur la scène. D'où ...
... beauté simple mais léger et pur, c.a.d. dirigé vers l'essentiel ...
demandant au public son appui par le rire, par la présence, par la concentration ...
un théâtre dont la pureté mobile bouscule la morosité peureuse des opinions établies
ne soit pas un miroir ou un double du monde à la fois confus, frénétique et stagnant où nous entraine la sombre dictature du profit, qu'il soit une exer une élucidation, une incitation ...
puis, . ..
Il faudrait voir l'essence du théâtre comme une simplification dégageant une éclaircie.
Le théâtre peut tout dire ou contredire ... dénoncer la confusion factice. Il y une part de la complexité qui est voulue, parasitaire.
montrer l'inextricable vie, les nouages de xxx individuels et de xxx
Une orientation peut être retrouvée jusqu'à ce qu'une nouvelle voie apparaisse.
Il faut un principe de confiance. Il s'agit d'avancer vers une prise de décision (fondée)
Vérité qui serait d'un ordre *** ... un moyen de transmettre
1/ Immanence et singularité propre à l'oeuvre théâtrale jouée ? ou
2/ Faire-valoir d'une Vérité qui serait formalisée ailleurs ?.
Bonne continuation
Très cordialement
Cher François Jéru,
Merci pour ces remarques constructives. J'aimerais vous dire que je les garderai précieusement pour la suite mais malheureusement, le texte dont vous parlez et qui a ouvert l'émission n'est pas de moi, mais d'Alain Badiou, ainsi que je l'ai annoncé. Souhaitez-vous que je lui fasse suivre vos remarques?
Bien à vous,
AVR
Le théâtre est justement... MALICE..., et, le MENTEUR fait du Corneille !..
Ah oui, votre invité soutint que le théâtre ne peut être "fini" au contraire de Barbey D'AUREVILLY qui , par ses Portraits politiques et littéraires (Lemerre) croit que "le théâtre est un art fini, tournant toujours dans la même spirale, comme le vilebrequin, quand la planche est percée..." ; nous, les modernes, s'attendons-nous encore à des surprises inédites qui nous étourdiraient d'émotions fortes, d'extase ou d'écoeurement, même des femmes nues apparaissent dans les pièces actuelles..., ou doit-on encore espérer ne voir que ce à quoi nous nous attendons, donc sans aucune surprise amorale ?..LA VIE ELLE-MEME N'EST QUE THEATRE...tragico-comique ! Les acteurs modernes : nos "politiques" ?.. Peuple français mêlé aux parterres mondiaux ? Aucun balcon !.. Aucune coulisse. La cage de scène est l' Elysée, invisible de tous. Les parodos - ces chemin entre le theatron et le proskenion ;
- La rue de tous les "passages" entre choeur(s) et acteur(s)..
Entre deux élections, on entonnerait tous : R I D E A U !...
Puis les trois coups reprennent, et, masques remis, on recommence la MEME PIECE !....(enfin, visiblement parlant, bien sûr !..)
Passant beaucoup de mon temps au théâtre... Quand on est metteur(e) en scène, il faut aussi savoir être "spectateur" donc savoir s'oublier en étant généreux autant que modeste pour donner à voir, mais voilà...
Dans sa majorité, le théâtre d'aujourd'hui alors qu'il ne devrait être qu'un art de joie et d'illusion, hélas rarement répond à "nos" voeux. La raison en est simple : malgré la qualité certaine des acteurs, n'est pas grand dramaturge qui veut !
Certes, c'est là mon ressenti ou mon expérience lyonnaise ; mais bon, il faut croire que je suis bien trop classique pour une époque qui se cherche encore...
Jeanne R.
Merci pour votre émission .
Il est toujours très intéressant et agréable d'entendre parler M. José Malis .Sa notion de théatre et de public particulièrement ,créé par LA Représentation .. Je partage cette façon de voir .
Merci aussi à Mr A.Badou que je ne connais pas encore .
Bonne suite d'émissions à vous.
Adèle en particulier et France Culture en général .
Bien cordialement
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