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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 58 minutes

L’année 2012 vue par la philosophie (2/4) : Y a-t-il une vie après l’économie ? 37

29.01.2013 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation: Mydia Portis-Guérin

Tables-rondes enregistrées à la Sorbonne dans le cadre du 1er Forum France Culture en partenariat avec Le nouvel Observateur et l’Université Paris IV-Sorbonne

De gauche à droite : Philippe Manière, Philippe Steiner, Daniel Cohen et Adèle Van ReethV. Noel © Radio France

 

Avec  les économistes Daniel Cohen, Philippe Manière et Philippe Steiner

Thème(s) : Idées| Philosophie

37 commentaires

Portrait de Anonyme nwilliot01.02.2013

passionnant

Portrait de Anonyme Cyril G01.02.2013

Un débat consternant pour une émission qui se gargarise de philosopher. On atteint le degré zéro de la pensée. Aucune hauteur de vue, aucune mise en question d'affirmations chargées de présupposés plus que douteux. Et que de généralisations contestables... je crois que ce qui me consterne le plus, ce sont les nombreux auditeurs satisfaits d'un débat "contradictoire" (sic).

Portrait de Anonyme Lo01.02.2013

Pourquoi n'y a-t-il pas un philosophe dans le débat ?
Comment faire honneur au titre de l'émission sans un philosophe sur le plateau ?

Portrait de Anonyme sam suffit31.01.2013

Est-ce que ce n'est pas plutôt la technique qui est responsable de l'extraordinaire amélioration des conditions de vie et la technique dévoyée par les exigences économiques qui est responsable des dégradations des conditions de vie, monsieur Philippe Manière?

Portrait de Anonyme julio béa30.01.2013

A M. Cohen : erreur sur le timing de la méfiance culturelle française. Selon Thomas Phillipon, les américains ont constaté, dès les années 45 avec le plan Marshall, qu’il existait un climat de méfiance structurelle entre ouvriers et patrons ; qui il est vrai n’avaient pas été beaucoup vus à Londres l’a souligné de Gaulle – Aujourd’hui et ce climat s’est étendu à tous les relations politiques, politiciennes. Et là avec M. Manière - et M. Crozier-, la France est un pays ascriptif qui dit où vous irez à la sortie de l’université si vous respectez les règles du jeu des gens en place. Vous y ferez carrière à condition de ne pas déranger : surtout pas d’idées nouvelles, forcément déplacées ! Les bonnes idées ne peuvent venir que d’en haut, qu’ils s’agissent de la haute politique et des partis, des syndicats, ou de la haute administration, quelle que soit la branche et l’Ordre (médecine, pharmacie, vétérinaire,…). Bref, une société figée où les pharaons et les princes en place verrouillent tout et se partagent émoluments et petits fours avec condescendance. Cela signifie aussi un entretien des élites à un niveau de médiocrité garantie car les nouveautés dérangent, créant ainsi une véritable corruption en chaîne : des ayant-droits trop payés pour gérer une routine commerciale (externalisation sans compétence technique) qui leur échappe, qui évite les innovations qu’ils seraient sensés promouvoir devenues trop complexes et les remises en cause de ces « avantages acquis » des élites. Ils paniquent à tout ce qui vient de l’extérieur, de ce qui est appelé la mondialisation mais aussi de la jeunesse de ce pays et des vieux qui ne se plient pas à cette corruption « commerciale » qui détruit le qualitatif et le long terme, au profit d’un court terme qui finira toujours par détruire les emplois. Les effets nationaux de la Mondialisation résultent d’une colonisation par d’autres jougs à l’extérieur – capitalisme financier déstructurant ou communisme chinois – combinés à une corruption d’incompétence historiquement et démocratiquement installée : les administrations sont des réseaux verrouillés et affables qui veillent à l’entretien des réseaux. C’est ce qui explique qu’il y ait moins de possibilité de s’en sortir et qu’il vaut mieux s’expatrier – ce que j’ai fait de mieux dans ma vie et ce qu’on fait mes enfants.

Portrait de Anonyme ANDRE ECP01.02.2013

Vous avez tout à fait raison. La technologie pousse le progrès matériel et permet à l'humanité d'occuper toute la place pour s'accroitre à la place des grands animaux.
En France tout est fait pour bloquer l'innovation
-élèves en Grandes Ecoles formatés pour les grandes entreprises
-Ingénieurs formatés dans les grandes entreprises pour ne pas critiquer,innover,améliorer les choses au delà de ce qui est toléré
-trop peu de jeunes techniciens dans la recherche, trop dans la finance
-depuis 1990(avec la privatisation des grandes entreprises) main mise de la finance (fonds de pension tous étrangers)sur les entreprises CAC 40, sans que l'Etat ne conserve des parts (20% aurait permis d'éviter les grosses erreurs )
-incapacité des syndicats marxistes à rechercher la Cogestion
etc,etc, résultat déclin de l'industrie française, donc de la France

Portrait de Anonyme Rodriguez30.01.2013

Monsieur Luroluro vous êtes toujours de bon conseil mais vous tombez dans le panneau déconstructiviste anhistorique.
Pascal est devenu philosophe sue ces vieux jours, ainsi que la plupart des savants alors qu'aujourd'hui c'est le contraire ce sont des sophistes, produit fini de la scolastique qui use & abuse de la rhétorique pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes, se nomment savants.
Ils se mêlent de chose qu'ils ne connaissent ni d'Eve ni d'Adam mais avec un discours tellement nickel qu'on croirait de la parole divine.
Vous même vous adulez Céline n'est-ce pas... Hé bien qu'elle peut être la spiritualité d'un médecin qui se met à le relire parce qu’il n'a rien compris au 1° coup! Mais qu'il y a t-il à comprendre dans ce charabia? Après on s'étonnera ici où là qu'i est pu donner un médicament au pouvoir létal!
Savez-vous ce que ça coûte de se promener dans la littérature française? Quand rien ni personne ne vous a donné la clef pour ouvrir la porte de ce vaste pays... comment voulez-vous qu'un élève à qui on fait lire des célineries puisse entrer dans le monde culturel français? Moi tous les jours malgré toute la constance je suis sidéré par l'emploi d'un mot que je croyais connaître pourtant...
D'autre part c'est un crève cœur de las entendre déconsidérer Proust, Hugo, De Gaule... il est de bon ton de radier Stendhal parce que "Promenades dans Rome" est qualifié "d'œuvre littéraire", c'est bien un enchantement de bon goût & de bon sens, toutes chose qui semblent faire défaut à nos penseurs patentés.

Portrait de Anonyme Gilles29.01.2013

Il manquait vraiment un philosophe dans les invités - Adèle Van Reeth ne pouvait jouer ce rôle étant donné son statut d'animatrice - contrairement à ce qu'annonçait le titre de l'émission " l'année 2012 vue par la philosophie. Nous n'avons eu que des juxtapositions de discours d'économistes qui nous ont même parlé de bonheur avec leurs lunettes d'économistes (il est plutôt triste ce bonheur d'économiste!?), mais personne pour déconstruire ces discours , prend, du recul, relativiser, bref nous dire, comme je le crois et comme l'annonçait le titre de l'émission qu'il y a bien une vie après léconomie!? dommage.

Portrait de Anonyme kercoz30.01.2013

Bonjour,
Plus que d' un philosophe, j'aurais apprécié la présence d' un sociologue.
Un philosophe nous apprendrait la meilleure façon de surfer sur les vagues actuelles alors qu' un sociologue nous apprendrait :
-que la mer descend
-que le sable sera a sec a telle heure
- le coef de la marée
Il me semble que si la philosophie pose des questions eternelles , l' approche de ces questions devrait bénéficier des apports de la technologie . La possibilité d' un acces a une profusion de "données" , a leur traitement par la mathématique offre a la sociologie des possibilités de conjectures que semble mépriser la philosophie .

Portrait de Anonyme gerard foucher 29.01.2013

A "Michel": "le degré zéro de la pensée sans une once de philosophie:lamenrtable": votre commentaire n'illustre-t-il pas précisément ce qu'est le "degré zéro de la pensée"?
A "A. Jugnon". " : oui, moi aussi, vu l'intitulé général de ces Rencontres, j'ai regretté l'absence d'un philosophe lors de ce débat.
Néanmoins, j'ai trouvé le débat fort intéressant.
J'ai modestement appris une foule de choses que j'ignorais. Ce que je connaissais déjà s'est trouvé soit infirmé soit confirmé, ce qui m' a fait avancer dans mes réflexions.
Merci à France-Culture.

Portrait de Anonyme abscon 29.01.2013

non le public ne conspue pas et n'applaudit pas pour la meme idee.
elle apllaudis la description d'un syteme qui organise la frustration d'un peuple en lui donnat comme idéal des places qu'elle reserve toujour au meme.
elle hue non seulement l'idée que seul le salaire soit intéressant dans le travail, mais aussi et surtout la thèse insidieuse et dite a demi mot suivante : les francais en refusant la mobilité decide de ne pas participer a la mondialisation, par peur donc ou par lacheté.

cela m'a fait penser au héros de figt club qui travaillant pour une comapagnie d'assurance vole a d'etat en état a travers tous les etas unis. Triste vie passé dans les avions a se faire des amis jetable, ou dans son loft remplis de meuble ikéa . il n'est pas franchement heureux le bonhomme, il ne ârvient plus meme a trouver le sommeil.

la sommation libérale d'etre toujours plus mobile me semble vraiment aller contre l'idee du faire socièté . deriere le "pas de frontiere" si aventureux et si cool proné, je vois l'avenement d'une société mondialisé ou une elite de cadre vendu au plus offrant voyagerai dans le monde eentier pour prendre des decisions rationnelle mais sans jamais faire communauté .

la sous traitance par le haut quoi.

Portrait de Anonyme Jean-Michel29.01.2013

@abscon, c'est cela, un être stérilisé humainement, bien formaté et surtout "éjectable". Mobile ? Non, toujours plus mobile. Derrière cela, une véritable atomisation de la société. L'homme courageux qui a des liens lâches. Pour lui la solidarité est un gros mot ennemi de cette liberté-là, entreprendre sans être freiné par une éthique, une morale contre-productive. Même si elle devait sauver l'humanité dans son essence.

Portrait de Anonyme Marie-Claude Vidal29.01.2013

Bonjour, j'écoute l'émission bouche ouverte et je me dis, boudu boudu trois fois boudu!

Portrait de Anonyme abscon 29.01.2013

daniel gaxie repertoriait les récompense symbolique du militantisme, mais on pourrait presque les reprendre pour l'emploi.

La satisfaction de lutter pour des buts considérés comme juste et légitime
la solidarité et l'amitié de ceux qui combattent pour les atteindre
l'intégration dans petits groupes qui composent leurs organisation
l'acquisition d'une formation intellectuelle
les possibilité de promotion sociale
l'accès a des position honorifiques ou a des positions de pouvoirs
le bonheur de donner un sens a sa vie et d'agir sur le monde
la puissance
la considération
les honneurs
l'estime de soi
l'altruisme
l'identité

bien plus divers que la simple rémunération donc .

Portrait de Anonyme Zeno29.01.2013

et la philosophie vue par les économiste ?

Portrait de Anonyme abscon 29.01.2013

philipe maniere m' a a la fois intigué et beaucoup agacé.
certes, l'orgnaisation de la frustration en france, et donc de la souffrance , par l'instauration d'un modele,qui ne donne pas a la majeur partie de sa population les moyens de s'en approcher est un constat intéressant .
il l'est au regard du thème qui fut celui du débat a mon sens, a savoir l'effet de l’économie sur l'humain, les affects de l'economie en quelque sorte

la ou il l'est beaucoup moins c'est quand il relie les grand salaires, au bonheur; comme tout le monde semble l'avoir remarqué.
Pourtant son expression de rémunération psychologique n'est pas dénué de pertinence, mais il ne semble pas en tire pas toutes les conséquences.
Car si l'economie peut rendre heureux, ce bonheur ne passe pas necessairemnt par une bonne rémunération. En effet si l'on pense le bonheur ( differemnt de la joie) comme une satisafation de l'ego( a ce titre tout bonhuer est egoiste dans un certain sens) alors la rémunératiion n'est pas la seul a meme d'atteindre ce but. ce satisfecit peut etre obtenue via le sentiment d'etre utile, performant vis a vis et pour ma communauté . De fil en aiguile une société interpendante et donc relationel donne plus l’occasion d'etre heureux, de satisafire son égo, qu'une société libérale ou la rémunération serait devenu le seul moyen de tirer une certaine fierté de son travail.

mais ce bonheur n'est pas a mon sens le centre de l'existence , et ne doit pas l'etre. c'est ici le même reproche que Flaubert adressait a Louise collet, et que chanter le buinessman de star mania

J'ai du succès dans mes affaires
J'ai du succès dans mes amours
Je change souvent de secretaire
J'ai mon bureau en haut d'une tour
D'où je vois la ville à l'envers,
D'où je contrôle mon univers
J'passe la moitié de ma vie en l'air
Entre New-York et Singapour
Je voyage toujours en première
J'ai ma résidence secondaire
Dans tous les Hiltons de la terre
J'peux pas supporter la misère
(Au moins es-tu heureux)
J'suis pas heureux mais j'en ai l'air
J'ai perdu le sens de l'humour
Depuis qu'j'ai le sens des affaires
J'ai réussi et j'en suis fier
Au fond je n'ai qu'un seul regret
J'fait pas ce que j'aurais voulu faire
(Qu'est-ce que tu veux mon vieux
Dans la vie on fait ce qu'on peut

soit le sacrifice du bonheur fade pour une pratique de la joie.
mais le bonheur ne nous rend il pas plus disponible a la joie ?

Portrait de Anonyme rascar capac29.01.2013

Dans "Les imposteurs de l’économie", le journaliste Laurent Mauduit se demande pourquoi l’on présente toujours Daniel Cohen affublé de ses titres universitaires (prof à Normale Sup’) et jamais en qualité de "Senior Adviser" de la banque Lazard, une grande banque d’affaires française. Naturellement, Daniel Cohen fait ce qu’il veut mais on peut se poser la question de son objectivité et de son indépendance d’esprit. Ceci est d’ailleurs valable pour un grand nombre d’économistes fréquentant à longueur d’année les plateaux télé et possédant plusieurs casquettes, en particulier celle de travailler pour le secteur bancaire. Lorsqu’ils s’adressent au public, est-on sûr qu'ils le font en toute objectivité "scientifique" ? N’est-ce pas plutôt leurs intérêts qui parlent par leur bouche ?

Portrait de Anonyme Rodriguez29.01.2013

Une info intéressante que nous sommes loin de connaître. Faites passer l'info...
Ce Pontife de l'éco, auprés de qui Jacques le fataliste n'est qu'un débutant, s'ingénie à trouver que si tout va mal c'est parce que certains veulent que ça aille mieux... Il devrait être sacré grand croix de la déconfiture car notre économie n'étant que l'ombre d'elle même après que d'autre ai bradé ses fleurons... Il voudrait la voir disparaître pour de bon...
Moi! J'm'dis qu'il y a anguille sous roche & que si bien des français perdent pied c'est qu'ils glissent sur la roche qui protége l'anguille...

Portrait de Anonyme helene29.01.2013

Le titre est en effet mal choisi : il s'agit simplement de journalistes un peu fatigués qui veulent s'attribuer un certain lustre intellectuel en utilisant le mot de "philosophie" pour faire de la vulgaire analyse d'actualité. Tout cela est bien trivial, mais tout à fait attendu de la part d'une radio qui fait du commentaire d'actualité para-intello sa marque de fabrique. Il n'y a plus grande chose de culturelle ou de philosophique dans cette radio, et cette émission nous en montre à quel point c'est ... cynique.

Portrait de Anonyme Jean-Michel29.01.2013

Pardon, tank veut dire réservoir, ce qui donne think tank, réservoir d'idées, de pensée, sinon j'ai fait un lapsus thank qui donne un "merci" très ironique ici.

Portrait de Anonyme Jean-Michel29.01.2013

Daniel Cohen m'a paru le plus conscient du drame humain qui affecte les Américains en premier lieu, puis dans une moindre mesure la France et l'Europe, il nous a montré clairement que cette valeur de solidarité dont nous nous sommes laissés dépouillés dans nos sociétés est la plus grande perte humaine, non chiffrable, qui nous affecte aujourd'hui.
La question de la marchandisation aggravée par la financiarisation extrême
qui marque la fin de l'idéal du métier, celle aussi du don d'organes où l'on a su résister aux lois du marché et constituer là une dernière marque de solidarité, d'humanisme, tout cela témoigne non pas d'une pensée philosophique digne de ce nom, mais d'une réflexion sur l'homme.
Philippe Manière ne m'a pas surpris, c'était "La voix de son Maître": le néo-capitalisme le plus agressif, et radical. Prompt à utiliser des mots comme
"Hystérie", "Rigidité", "fixité" "nostalgie", bien représentatif de la doxa de l'Institut Montaigne. Les huées qui ont interrompues son intervention étaient bien compréhensibles.
Pensons à la prétention de réutiliser le nom vénérable, spirituel de Montaigne pour décorer la façade d'un "think-thank" ultra matérialiste.
C'est une imposture qui en cache bien d'autres. Mais c'est une autre histoire.

Portrait de Anonyme Dexter29.01.2013

parler d'argent est tabou chez les philossophes : il est très difficile de savoir leurs revenus.....

Portrait de Anonyme emmanuel29.01.2013

Une émission équilibrée dans ses points de vue et variées dans ses analyses qui a bien soulevé les problèmes contemporains et ouverts des pistes.
Merci.

Portrait de Anonyme beced29.01.2013

Bonjour,
Excellente discussions lors des "Nouveaux chemins de la connaissance" avec différents points de vue.
A propos de la réaction hostile du public aux propos d'un des débateurs qui faisait la comparaison avec le monde anglo-saxon, je me demande si, justement, dans le monde anglo-saxon un public cherchant à s'informer, se serait conduit de cette même manière si peu courtoise, si un débateur avait exprimé des idées non-politiquement corrects?
D'autant plus que ces idées étaient argumentées.
Cordialement,`
A.Beced
Bruxelles

Portrait de Anonyme Jean-Michel29.01.2013

@ beced, Vous êtes bien naïf, je trouve.
Ne cherchez pas une vérité humaine dans ce genre de considérations générales,
où l'on met tout le monde dans le même panier...
La notion de mentalité du public varie énormément d'une région à une autre
au sein de chaque pays, petit rappel de bon sens.
Si vous avez des préjugés, vous trouverez toujours de quoi les conforter, et en détournant le regard le reste du temps...
Connaissez-vous seulement l'Institut Montaigne, Philippe Manière et ce qu'il représente ? Le tout est d'éviter de débarquer sans rien savoir, pour ne pas être à côté de l'essentiel.
Il est très vif et remonté par moment ce Monsieur, ici il l'a bien confirmé.
Mais cela ne vous gênera jamais, question d’appartenance de pensée peut-être.

Portrait de Anonyme gerard foucher 29.01.2013

A Michel :"le degré zéro de la pensée sans une once de philosophie:lamenrtable": c'est exactement la degré de votre critique; amusant non ?
Assez d'accord avec la critique d'A. Jugnon.
Réactions du public: en effet, "hystériques" dès qu'on cite certains faits de l'"économie marchande"; lequel public applaudit ensuite le même intervenant qui précise son point de vue.
En définitive, je suis satisfait du débat;j'y ai appris des choses que j'ignorais; entendu confirmé ou infirmé d'autres que je savais: j'ai de quoi m"interroger et revoir mes petites certitudes...
Merci; c'est ça le rôle d'un débat ente esprits éclairés ...
N'est-ce pas Michel?

Portrait de Anonyme François Jéru29.01.2013

La porte d'entrée de l'Ethique minimum est le Plein Emploi durable par Ensemblées
Toute position contraire, formatée, est disque rayé à la musique plus ou moins élégante :
1/ Erreur grave par formatage de travers (inconscient), ou
2/ Idem avec impuissance cognitive grassement payée, ou
3/ Aveuglement adoptant un appui sur de l'accessoire, ou
4/ Duperie consciente (pas de la part des interviewés)

La position en ligne 1 est concrètement motivée.
Elle fut résumée sur le www.jeru.fr de novembre 2011;
L'introduction du propos fut, de façon [•••]
couverte et étouffée par un édredon de silence.

Il ne faut pas craindre l'Effondrement.
Les français étant un peu moins anglo-saxonnisés [...]
La population saine (99,99%) est invitée à être patient(e)

Portrait de Anonyme Dexter29.01.2013

bonjour!!!
merci pour votre émission très intéressante !!!

vous savez s'il sera possible de faire un jour une émission sur la philosophie vue par l'économie ?
en fait je n'arrive pas à me faire une idée sur ce que représente la philsophie d'un point de vue économique.
50 000 professeurs de philo à 50 000 euros (charges comprises) annuels ça représente un cout de 2.500.000.000 euros,
soit 2 milliards et demi d'euros.

personnellement je ne pense pas que ce soit cher payé mais le mieux serait de demander l'avis d'un économiste.

ça c'est pour les charges.
après il y a des produits philsophiques, notament dans l'édition : certains philosophes sont de vraies poules aux oeufs d'or de leur éditeur.
reste à voir si ces poules font rentrer plus de 2milliards et demi d'euros ?

enfin tout ça pour dire que l'écomonie de la philosophie n'est pas un truc évident, le mieux serait d'avoir l'avis d'un spécialiste.

merci encore !!!
bien à vous,
un fidèle auditeur

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.29.01.2013

Monsieur Philippe Manière, vous parlez du bonheur, de la souffrance....
Mais le bonheur n'est pas à trouver dans l'argent, aujourd'hui tout le monde le sait, sauf que l'argent est un moyen qui facilite la vie au quotidien.
D'autre part, regardez autour de vous et vous verrez que dans le divorce il n'y a pas que le laissé-pour-compte (ou "la victime", comme vous dites) qui souffre, car assurément les deux sexes concernés sont éprouvés, la culpabilité aidant ; et sans parler qu'une histoire de couple se vit à deux autant qu'une séparation, sous-entendu qu'en ce cas il y a bel et bien 2 victimes pour 1 seule histoire.
Curieux d'opposer le bonheur au pessimisme !
Tout le monde n'a pas de rêve démesuré, tout le monde ne souhaite pas être en haut de l'affiche, mais tout le monde en France veut le minimum qui lui est dû en matière de bien-être. Et quoi de plus légitime dans une société qui se veut être au coeur des vraies questions, des questions à la fois simples et complexes comme : comment vivre bien ?!
Jeanne R.

Portrait de Anonyme BERTRAND SAINT-SONGE29.01.2013

Monsieur l'invité, je préfère l'art et les gens à l'argent, bien plus heureux dans un musée ou dans un "banquet" que de savoir que je possède un coffre fort bien garni... Mon état supérieur : m'adresser au meilleur de moi-même, non à un gain excessif. Un artiste qui se vante de gagner beaucoup est un banquier.., lequel est un poète raté !.. EURIPIDE parlerait à votre invité : "Ne parle pas d'argent ; je ne parle pas à un dieu qui se donne si vite au dernier des drôles", même les frères GONCOURT ont tonné : "l'argent n'est que la fausse monnaie du bonheur".. De l'ARGENT partout, autour de nous, et pas un pet d'humanité pure !.. Chacun pense à son "argent" !..Le riche va voir son banquier pour lui demander : - combien puissé-je dépenser aujourd'hui ? quand le simple citoyen, allant visiter le même banquier, lui dira : - euh, combien me reste-t-il sur mon compte, en fait ?... J'aime les arts et les gens, pas l'argent (qui ne m'est qu'un serviteur, pas un maître ; qui ne m'est qu'un moyen, pas un but)...Jamais vu un poète ayant un capital de 300 000 euros / an... . Vole -t- on autrui par délicatesse, l'ETAT est le plus grand des voleurs, et beaucoup moins classieux qu'Arsène Lupin ou Robin des Bois !.. Si tout n'est qu'argent, la vie ne vaut rien (mais si rien ne vaut la vie, alors à mes yeux, c'est l'argent qui n'a plus aucune valeur face à l'amour, à l'art, aux genres artistiques, qu'on étouffe par manque de moyen ; 1 petit pour cent pour l'art dans le budjet de l'Etat alors même que la ministre actuelle est une écrivaine, c'est dire !...) Naît-on soit sur un matelas d'argent ou à même le sol, dans la poussière d'une cahute, le destin est déjà tracé, sans cours d'Homo Economicus !...alors qu'un être humain est conçu pareil, sorti d'un vagin pour tomber dans un trou, avec ou sans argent, repartant nu et sans rien !... On s'emmerderait toute la vie à économiser, non mais, eh ! Oh !.. Je respire dans un espace nu et zen , même dans la nature de Walden, non dans celle de Wall Steet !.. Respirez-vous bien à Pékin, vous ?...Ville sous une chappe de nuages pollués, devant sortir masqués pour aller travailler pour gagner si peu, non mais eh,j oh !... Je relis plutôt L'ARGENT de Zola, alors..ou le dictionnaire du Diable : "travail : processus selon lequel A gagne des biens pour B"... L'argent devient de plus en plus bête quand on en a de plus en plus !...

Portrait de Anonyme Jean-Christophe29.01.2013

Bonjour,

Et tout d'abord merci beaucoup pour votre émission dans son ensemble.
J'apprécie tout particulièrement votre travail de synthèse et de mise en exergue des niveaux de réflexion de vos interlocuteurs. Vous soulignez ainsi très bien l'armature des discours, chose essentielle à la mise en contexte des propos et à la formation ainsi par chacun de ses propres réflexions.

Une chose me frappe cependant dans votre traitement de "l'économie". Vous avez bien évoqué les considérations diverses que l'on peut intégrer de l'économie selon le système de pensée dans lequel on se situe. Je pense en particulier à votre soucis de replacer par exemple une problématique de conception de l'Homme dans les considérations politiques, théoriques ou morales de vos interlocuteurs. Néanmoins, il n'est jamais question d'interroger les conditions de possibilité de tels propos, ie de mettre à jour ce que peut-être l'économie, par-delà les évidences tautologiques de ce qu'elle est aux yeux de nos contemporains, et particulièrement des producteurs de discours dominant.

Certes, vous l'avez rapidement abordé en un sens, en soulignant que c'est une conception particulière que de considérer que chacun poursuivrait le but de s'enrichir. Mais la question est me semble-t-il plus ténue que cela, et mériterait en tant que telle une émission au moins, voire une semaine (comme beaucoup d'autres j'en conviens). Il serait alors question de replacer la science économique dans la perspective de sa constitution socio-historique, puis pourquoi pas d'élargir la question en ouvrant les parallèles avec des conceptions philosophiques contemporaines. Les mots et les choses de Michel Foucault, et particulièrement la partie sur l'échange, est de mon point de vue un bréviaire exemplaire de ce que peut être une telle entreprise. En effet, par exemple et pour faire court, dans quelle mesure la conception de l'Homme dans l'être-là et non dans l'exercice de sa pensée ne métamorphose-t-il pas les conditions de possibilité des fonctions que nous nous donnons dans la société, et ainsi de "l'économie" ?

Portrait de Anonyme michel29.01.2013

Des truismes à chaque détour de phrases, le prêt à penser du moule dominant, le degré zéro de la pensée sans une once de philosophie:lamenrtable

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)29.01.2013

@ Réponse à Michel

C'est ce que j'appréhendais, car de nos jours la plupart des économistes sont particulièrement imperméables à toute pensée philosophique. Toute tentative d'Adèle pour recentrer le débat ne pouvait donc que se solder par un échec.
C'est d'ailleurs pourquoi je me suis permis d'envoyer un commentaire avant l'émission.
J'ai tout de même été réconforté par le fait que certains propos cyniques de l'un des invités aient récolté un record de sifflets de la part du public.

Portrait de Anonyme alain jugnon29.01.2013

Chère Adèle Van Reeth,
N'est-ce pas une faute professionnelle de penser et organiser un tel débat sans philosophes et sans philosophie pour une émission publique titrée "l'année 2012 VUE par la philosophie" ? L'absence de toute philosophie dans le débat-philo du jour est la catastrophe actée de la pensée même : je sais que Badiou était là la semaine passée (bravo pour ça !)mais ce fonctionnement où l'on se dédouane d'un cahier des charges culturelles en balançant le simili-philosophique au coeur du médiatique le plus spectaculaire a aujourd'hui des effets destructeurs dans les esprits. Les livres eux-mêmes ne pourront plus jamais rattraper le travail de la critique et la recherche de la vérité qui manque définitivement : trop de confusion intellectuelle fait jouir en souffrance trop d'esprits.

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)29.01.2013

Je vous envoie ce commentaire avant même d'écouter l'émission, ce que je ferai bien sûr avec intérêt. Il s'agit donc plus d'une contribution qu'un dialogue.3
Y a-t-il une vie après l’économie ? » Le terme « après » me gène.
Où situer l’économie ? Avant la vie ou après ? A moins que ce ne soit pendant ?
L’économie est évidemment omniprésente et s’impose comme une dimension de la réalité.
Mais de quelle économie parlons-nous ? La véritable économie ne saurait être dissociée du politique et du social. Elle n’est pas seulement l’affaire de spécialiste, elle concerne tout un chacun (Etes-vous du genre cigale ou du genre fourmi) ?
Une chose est certaine, ceux qui tiennent l’économie (en y intégrant la sphère financière) dirigent le monde à leur profit, ce « profit avant l’homme » dont Noam Chomsky a très bien parlé.
Il est plus que jamais nécessaire de créer un nouveau paradigme dont l’axe central suppose une refonte du système actuel par la mise en place de démocraties participatives dignes de ce nom et par voie de conséquence d’une refondation complète de la « politique spectacle et populiste ».
En effet, nous sommes encore sous le joug des Néo-libéraux [(dont une partie non négligeable est informelle (mafias) qui veulent nous faire croire qu’ils rendent d’énormes services aux pauvres et à la classe moyenne alors qu’ils appliquent leurs politiques en faveur d’une minorité très privilégiée et d’une classe aisée qu’ils manipulent (médias, Cadres « très » supérieurs, etc …]
C’est précisément pour cela que nous sommes sous l’emprise de la « Matrice » dont le chiffre symbolique est 666 Lien : http://esaie.free.fr/niveau2/codebarre.htm
Toutes nos actions, tous nos engagements sont ramenés à leur seule dimension financière.
Le bénévolat, les travaux ménagers, la pollinisation des fleurs, le théâtre amateur, l’internet gratuit, les réseaux sociaux, les ONG, la houle des marées, les émissions de carbone, la grippe saisonnière, les méfaits du tabac et ceux de l’alcool, le don du sang, les divorces, les familles recomposées, le nombre d’enfants, rien n’échappe à notre obsession du chiffrage. Combien ça coûte, combien ça rapporte, quel est le manque à gagner ?
Mais enfin, il n’y a pas que l’économie dans la vie ! Et on ne peut pas tout justifier en la prenant comme référence suprême.
L’immigration, par exemple. Qu’on la défende ou qu’on le rejette, les arguments sont tous de nature économique. Pour les uns, les immigrés coûtent cher à la sécu, prennent le travail des Français, qu’ils s’en aillent ! Pour les autres, au contraire, ils sont nécessaires parce qu’ils occupent des emplois que négligent les « français de souche », parce qu’ils payeront nos retraites. Moi, je me moque de savoir si ces hommes et ces femmes me ruinent ou m’enrichissent, financièrement. Je sais qu’ils m’enrichissent humainement, même si parfois certains m’agacent parce qu’ils ne partagent pas mes « croyances ». Je sais aussi que beaucoup ne sont pas là pour le plaisir, mais pour leur survie, et que d’autres restent chez nous parce qu’ils s’y trouvent bien. Je pense que si l’on accepte la mondialisation économique on doit aussi en accepter les conséquences humaines, c’est-à-dire le droit pour chacun de circuler librement et de vivre où il veut, s’il respecte la législation du pays bien sûr. C’est une position morale que je n’ai pas besoin de légitimer par des considérations économiques.
Où est également l’humain dans le débat actuel sur le nucléaire ? D’un côté, on ne parle que de facture énergétique, de coût en termes d’emplois. De l’autre, on chiffre la production des énergies renouvelables aussi en termes d’investissements et d’emplois. Les milliards répondent aux milliards. Mais le vrai problème est de savoir si nous prenons en toute conscience le risque d’un Fukushima français ou si nous voulons l’éviter. Dans ce dernier cas, ce doit être à l’économie de se plier à notre décision et non le contraire.
Un choix de société est plus nécessaire que jamais par une remise en cause complète du néolibéralisme. Mais ce qui légitime cette nécessité c’est précisément cette omniprésence du discours économique, c’est notre refus de sortir de l’économisme, devenu notre seule valeur, notre seul système de référence. Ce qui n’a pas de prix, le rêve, la poésie, l’amour, la rencontre, l’humain n’a plus de valeur. On le tolère encore, mais cela n’est pas utile à l’enrichissement de ceux qui détiennent les manettes du pouvoir (à savoir la petite minorité des plus riches).
Ce qu’il y a de plus beau dans notre société, c’est précisément cet en-plus que sont la Spiritualité véritable, l’amour sincère et les arts à savoir, la musique, la poésie, la danse, le théâtre, les chefs d’œuvre cinématographiques etc … En somme, tout ce qui touche le cœur. Luc R.

Portrait de Jeanne R. Jeanne R.31.01.2013

Cher Luc, je vous cite en partie : "Toutes nos actions, tous nos engagements sont ramenés à leur seule dimension financière. (...) rien n’échappe à notre obsession du chiffrage. Combien ça coûte, combien ça rapporte, quel est le manque à gagner ?".
Pour ma part, je crois sincèrement que nous nous laissons tous berner car ce n'est pas l'argent le véritable problème, ni l'objectif de tous ces gens là, comme ce n'est pas l'argent pour l'argent à remettre en cause, car la quête de l'argent est un moyen pour atteindre le pouvoir. Et c'est là que l'économie vaut ce qu'elle vaut ; il est quasi impossible de l'éviter quand on sait, au final, que seule la puissance que donne le pouvoir de domination guide ces gens-là. En revanche, si le pouvoir pouvait se gagner sans l'argent nous aurions une autre valeur à gérer....
Bien à vous,
Jeanne

Portrait de Anonyme François Jéru29.01.2013

Dans l'ensemble ce que vous dites m'apparait "vrai"
( c.a.d. partageable dans quelques années par 99,99%),
toutefois votre position
à l'avant dernier paragrahe
[ Un choix de société est plus nécessaire que jamais ]
, position compréhensible vu la chaotique chienlit sans horizon viable
est en contradiction avec une phrase deux paragraphes plus haut.
Il est exclu d'accepter cette forme de mondialisation économique
1/ deux millions de sociétés écrans (trusts, fiducies, special vehicles, clearings de spéculayteurs incontrôlables etc.)
2/ monopoles indécelables au-dessus des oligopoles, tant en qui concerne les pools bancaires prétendument à quatre créanciers que pour les "noyaux durs" des capitalisations sur les places financières truquées
3/ masses monétaires swapables à volnté et incontrôlables
4/ etc. etc.
Il n'est pas nécessaire de la rejeter.
Il conviendra simplement de ne pas attacher une importance excessive au XoffSystem.
Il est comme il est; personne n'y changera rien.

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