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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

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L'éducation en questions 1/4: Condorcet: qu'est-ce qu'une éducation républicaine ? 22

03.09.2012 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Assia Khalid

Lectures Georges Claisse

 

En "Partenariat" avec Philosophie Magazine, dont le N° de la Rentrée sera consacré à  l'éducation, avec pour thème Pourquoi nous n'apprendrons plus jamais comme avant. Ou comment Google a vaincu Gutenberg ?  

 

Qu’elle soit sentimentale ou spécialisée, l’éducation a pour vocation première de faire sortir l’homme, comme la plante sort de terre et comme Hamlet sort de ses gonds. Ex ducere, conduire à l’extérieur, se libérer, oui mais par qui ? et vers où ?   Si l’éducation est le modelage du matériau brut qu’est l’homme, la sculpture d’un donné naturel, alors qui est l’artiste, et quel modèle copie-t-il ?  Même dans les cas d’écoles les plus libertaires, l’éducateur crée des hommes à son image, guide, endigue, hisse, pousse, martèle, encourage, contraint et libère, mais toujours en vue d’un but, d’une idée, d’une direction à suivre et d’une autre à éviter. Comment alors l’éducation, déterminée à la fois par le contenu et par la forme, c'est-à-dire  par la nature des connaissances qui sont transmises et par la méthode choisie pour enseigner, peut-elle vraiment accroitre la liberté ?

Comment enseigner des connaissances, des méthodes, des valeurs, tout en transmettant les outils qui permettent de les critiquer  en retour? et dès lors qu’elle est nationale, l’éducation peut-elle ne pas être normative ?

 

Charles Coutel MC © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits:

BO Etre et avoir  

Gretry Brigitte Fontaine, « Le voile à l’école »  

Graeme Allright, « Qu’as-tu appris à l’école ? »

 Diabolo menthe (1977, réal. Diane Kurys)  

Etre et Avoir (docu 2002 Nicolas Philibert)  

Condorcet (Nicolas de), Sur les Assemblées provinciales (fin de l’Essai sur la constitution  et les fonctions des assemblées provinciales, 1788)

 

Invité(s) :
Charles Coutel, professeur à l'Université d'Artois à Arras, directeur de l'Institut des faits religieux, membre du Comité Laïcité République

Thème(s) : Idées| Philosophie

22 commentaires

Portrait de Anonyme az07.10.2012

très belle émission. Merci

Portrait de Anonyme J.A14.09.2012

Si on est en droit de ditinguer éducation et instruction, si dans la pratique, on peut distinguer des activités à objectifs plus éducatifs qu'instructifs ou réciproquement,concrètement dans les relations profs élèves il est impossible d'instruire sans éduquer comme il est impossible d'éduquer sans instruire. Savoir faire et savoir être ne peuvent être acquis dans l'abstrait mais bien "in situ", c'est à dire avec un référent, un acquis en terme de connaissance. Et réciproquement l'acquiisition, la consolisation de connnaissances supposent la maîtrise de méthodes, de comportements acquis tant dans le milieu familial qu'au sein de la communauté éducative.

Vieux débat que je ne croyais plus d'actualité.

Portrait de Anonyme alain thomas08.09.2012

A nouveau, quel plaisir d'écouter vos émissions? Pour cette rentrée, vous avez choisi de traiter un thème évidemment d'actualité mais plutôt que de reprendre un discours banal, vous nous permettez de retourner aux sources avec
un invité qui pose et propose clairement des réflexions éclairées et éclairantes à l'image du grand Condorcet, philosophe sous-estimé à mes yeux dont les écrits sur l'esclavage, sur la marche du progrès et de l'histoire et bien sûr sur l'éducation ont eu des effets essentiels sur la pensée du XIXe et bien sûr de notre époque.

Logiquement, votre débat est franco-français mais il me semble intéressant d'élargir votre réflexion à l'ensemble de l'Europe voire du Monde puisque ce qui est en train de se jouer et s'observe dans nos pays respectifs (je suis citoyen belge et habite ce petit pays) est une phénomène profondément ancré et de type "civilisationnel" comparable à ce qui s'est passé à la Renaissance avec l'avènement de l'imprimerie. Aujourd'hui, comme le veuille ou non, la transmission du savoir, qui a conservé son effet cumulatif et qui ne cesse de se multiplier tous les ans, ne passe plus par les canaux traditionnels. Une société qui se transforme, qui est elle-même en crise, c'est aussi une école qui se transforme malgré elle, qui est en crise parce que traversée par les mêmes difficultés.

Si l'on réfléchit à ce qui se passe on observe que nos jeunes ont développé un autre rapport au savoir, non pas un rapport cognitif qui passe par l'étude, l'écoute, la compréhension, l'esprit critique mais par un rapport intuitif que l'on observe aisément quand on les voit pianoter sur un ordinateur. Leur savoir n'est plus forcément dans leur tête (songez déjà à la transformation formidable de la Renaissance où il n'est plus obligatoire de faire appel à sa mémoire et d'enregistrer des connaissances figées que l'on ne peut critiquer puisque l'on dispose d'un support extraordinaire qu'est le livre, le fameux mieux vaut une tête bien faite qu'une tête bien pleine), il est là, multiple, vivant, sous des formes inimaginables il y a quelques années, à portée de mains sur des portables qui permettent de combiner images, textes, son (merci à france culture pour ses postcasts) film, jeux... Si l'on ne prend pas conscience de ce changement en marche (regardez les possibilités du livre électronique) on reste dans un état de déploration, de refus dogamtique d'une forme de progrès qui nous inquiète voire nous fait part, et nous, maîtres, gens cultivés possédant un savoir précieux, un esprit critique formé à la pensée des Lumières, nous désertons un terrain que nous livrons au marché, au politique qui eux ont compris que cette source moderne de la connaissance est aussi une source de contrôle, d'abrutissement des individus.
Maintenant, comme tous je reste un fervent défenseur de l'école, où tout se joue encore malgré la contre-éducation donnée par les médias de masse, j'essaie comme beaucoup de proposer des alternatives à nos jeunes et à nous aussi adultes, à leur inculquer un esprit critique à les inciter à mieux connaître ce dont ils parlent et comme notre invité, à acquérir un vocabulaire large, riche et enrichissant qui permet de dire, contredire et non interdire, afin que nos sociétés démocratiques restent des lieux de parole, de débats, d'échange... valeurs que permettent la connaissance et la culture.

Portrait de Anonyme AK08.09.2012

@ Christophe H.
Je ne crois pas avoir entendu M. Coutel dire qu'il fallait employer des méthodes "inadaptées". Le problème, c'est que vous semblez considérer que "méthode adaptée" ne peut aller de pair qu'avec "projets nouveaux". Une chose est nouvelle ou non. Une chose est adaptée ou non. Une chose est nocive ou non. Ce sont à chaque fois des caractéristiques différentes et qui ne peuvent être appréciées que par elles-mêmes? Une chose ne saurait être "forcément adaptée (ou inadaptée) PUISQUE nouvelle". Ne jugeons donc que de la qualité réelle des choses sans nous laisser éblouir par la nouveauté à tout prix vantée par notre époque et ses VRP (pardon : ses IPR). L'école a déjà détruit bien assez d'enfants sous prétexte de nouveauté, remplaçant des méthodes qui avaient fait leurs preuves par des aberrations qui n'avaient d'intérêt que leur nouveauté et le pseudo-génie que leur "originalité" semblait donner à leurs concepteurs déments ou irresponsables.
"Si c'est exprès, c'est des salauds ; s'ils savaient pas, c'est encore pire." (G. Servat)

Portrait de Anonyme Christophe H.06.09.2012

Tout d'abord, merci beaucoup pour vos émissions si intéressantes.
Je suis un peu inquiet après avoir écouté les interprétations de M.Coutel. Le discours sur le "conservatisme" à mener en terme d'instruction et le refus du fatalisme sociologique est à mon avis assez éloigné des réalités. Je suis enseignant, je propose aux élèves les textes de la mythologie grecque, et de nombreux auteurs dits "classiques" mais je constate qu'il ne suffit pas en cours de poser ces fondamentaux pour parvenir à briser les inégalités devant le savoir. Cela doit aussi passer par des méthodes adaptées et des projets nouveaux. Sans quoi la reproduction des élites se poursuit inéluctablement.
La preuve: je suis passé par les classes préparatoires, nous étions 50, il n'y avait que trois enfants d'ouvrier.
Merci encore pour le contenu de vos émissions.

Portrait de Anonyme Anonyme05.09.2012

gratitude et respect a M. Charles Coutel pour cette intervention!

Portrait de Anonyme LORREYTE05.09.2012

Je regrette de ne pas m'esclaffer avec tout le monde. La différence entre instruction et éducation me trouble. Demain j'aurai tout oublié. Peut intéresser les enseignants qui font de la recherche.

Portrait de Anonyme Jeanne R.05.09.2012

Aujourd'hui encore, l'instruction publique de l'école laïque rime avec politique et non émancipation de l'esprit naturel individuel qui pourtant serait d'utilité publique.
Jeanne R.

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)05.09.2012

Une éducation républicaine est une éducation laïque à condition que la laïcité ne devienne pas elle-même une religion.

Portrait de Anonyme AK04.09.2012

Tout à fait d'accord avec la mise au point d'Hélène. Ce ne sont pas les conditions matérielles d'accès aux grandes écoles qui crée ce que Bourdieu qualifiait de reproduction des élites. Il est vrai que dans les faits, l'ascenseur social français fonctionne aujourd'hui beaucoup moins bien qu'autrefois et la faute n'en incombe pas, comme l'a très bien montré Hélène, au fonctionnement des classes préparatoires, mais au fait que l'école, en amont, n'accomplit plus sa tâche depuis la mise en orbite du Docteur Meirieu (qui enseigne la didactico-pédago-nigologie) et de tous ses sbires. La démagogie est le contraire de la démocratie, et à l'école plus encore qu'ailleurs. Baisser le niveau, transformer l'école en vague garderie, a contribué à donner toujours moins de chance aux enfants des classes les plus défavorisées. Cela rejoint d'ailleurs tout à fait le diagnostic de M. Coutel sur l'abandon de l'école par les pouvoirs publics.

Portrait de Anonyme AK04.09.2012

Merci de nous avoir donné à entendre M. Charles Coutel, qui a su exposer admirablement des vérités sur l'école que l'on n'a plus guère l'habitude d'entendre (hormis peut-être chez Finkielkraut, mais encore faut-il pouvoir supporter ses obsessions et ses inepties sur des tas d'autres sujets).
On aimerait voir quelqu'un comme M. Coutel refonder l'école française, plutôt qu'un gaillard apparemment plus soucieux de jouer aux Legos avec le calendrier que de véritablement revenir aux principes de l'école républicaine.

Portrait de Anonyme agnes dollfus04.09.2012

Passionnante émission, je l'écoute quasiment chaque jour, sauf empêchement. Celle-ci avec monsieur Coutel était particulièrement attachante et m'a donné envie de lire Condorcet, ce que je n'ai jamais fait.
J'ai aimé la citation par votre invité concernant l'éducation qui était un moyen pour reprendre confiance en soi. Arago dixit ? Je n'ai pas bien entendu.

Merci.

Portrait de Anonyme Hélène03.09.2012

Bonjour,

Je vous suis et j'ai plaisir à vous écouter. J'aimerais simplement réagir à une remarque d'Adèle Van Reeth sur l'accessibilité aux écoles normales supérieures...
Il me semble que contrairement à ce qui a été affirmé à l'antenne, ces écoles sont parmi les études les plus accessibles financièrement ( bien sûr, il est par ailleurs difficile d'avoir le concours ). En effet, comparées à deux années d'études universitaires, les classes préparatoires qui permettent d'y accéder ont la particularité d'être TRÈS peu onéreuses : les frais de scolarité n'y sont élevés que d'une trentaine d'euros par an ( contre environ 400 pour l'université ) ! Quant au concours d'accès à l'ENS, il est gratuit...D'autre part, l'offre des classes préparatoires est assez large pour qu'un étudiant puisse les suivre à proximité du domicile parental, c'est-à-dire sans avoir de frais de logement ou de transport supplémentaire ...
Peu d'études se font à si peu de frais, avec rémunération dès la troisième année. D'ailleurs, quelques boursiers fleurissent leurs rangs...
J'aimerais savoir à quels cursus vous faisiez allusion en citant celui-ci comme inaccessible à certaines catégories sociales, cela m’intéresserait d'en connaître de plus abordables.
Bien cordialement,
A demain !

Portrait de marianne marianne03.09.2012

Chère auditrice, 

Merci pour votre message. Le fait que les classes préparatoires soient gratuites, et donc accessibles à tous en droit, ne garantissent pas qu'elles soient accessibles à tous dans les faits...  La remarque que j'ai fait à cet encontre venait à un moment de la discussion où j'essayais d'opposer la réalité matérielle (sociologique et économique) à un discours qui pouvait paraître trop abstrait (égalité pour tous en termes d'éducation); discours qui sur le papier est irréprochable mais dont la mise en oeuvre est souvent plus difficile qu'il n'y parait dès lors que l'on ne se situe plus du point de vue des idées, mais des faits.

Merci pour votre écoute, et au plaisir de vous retrouver demain !

 

Adèle Van Reeth

Portrait de claudejakiss claudejakiss03.09.2012

Bravo pour l'émission de ce matin : Condorcet, Education, Instruction ; en ces temps de rentrée il ne pouvait y avoir
mise au point plus utile.

Portrait de Anonyme keane03.09.2012

bravo pour cette émission et pour toutes celles que vous nous proposez Adèle Van Reeth, je suis pour ma part enthousiasmée par votre façon de rendre accessible la philosophie aux profanes dont je fais partie et de traiter de questions fondamentales comme celle de l'éducation/instruction; merci pour toutes les références précieuses également que vous ne manquez pas de partage avec nous - à chacun de poursuivre à sa guise le débat dans le sens qui lui convient ! à bientôt pour la suite :-)

Portrait de Anonyme jean-léon pallandre03.09.2012

L'émission m'a intéressé. La promotion d'une vocation émancipatrice (plutôt que d'intégration) de l'école m'a réjoui. J'ai attendu que le propos devienne un peu plus nourri sur le plan du "comment faire" au moment ou M.Coutel a évoqué la nécessité pour l'école, c'est à dire concrètement pour l'enseignant en exercice, de "créer (ou éveiller?) le désir de connaître". Mais je suis resté sur ma faim. Proclamer à grands renforts d'arguments fort respectables la mission d'instruction de l'école et le pouvoir émancipateur de la connaissance est très louable. Mais comment s'y prend-on ? Comment l'exercice concret d'une relation humaine entre un enseignant et des élèves est-il organisé, structuré, matériellement d'abord, en termes de locaux, d'effectifs, de contenus de programmes, d'échéances d'examens, pédagogiquement ensuite, en termes de vie de classe, de relation à la parole et à l'argumentation, d'ouverture à la découverte de l'altérité et au débat contradictoire, à la réflexion et à la recherche, pour que cette nécessité de donner le désir de connaître puisse avoir une chance d'être un peu plus qu'un voeu pieu ? Gageons que les émissions suivantes apporteront des éléments de réponses à ces questions urgentes. Je ne suis pas sûr que rappeler l'évidente nécessité de l'instruction pour l'émancipation du citoyen, et vouloir revenir aux années antérieures à 1930 soit la plus urgente des voies.

Portrait de Anonyme François GRANGE03.09.2012

Formidable ! Je vais passer une bonne journée.......... MERCI CHARLES COUTEL

Et pourtant j'abordais cette série sur "l'éducation" avec une réticence assez ferme, et ce n'est pas l'introduction d'Adèle Van Reeth ce matin qui a pu réduire cette réticence ! Je suis néanmoins resté à l'écoute et BIEN M'EN A PRIS ! J'ai pourtant dû ronger mon frein en entendant la lourde insistance d'Adèle Van Reeth dans son introduction, dévoilant bien son propre aveuglement.

En effet je suis un ex-prof qui a eu en ce temps-là (années 90) l'inspiration de rédiger une sorte de "coup de gueule" intitulé 'INSTRUIRE OU ÉDUQUER ?' dont je ne renie pas une ligne : mon but était de montrer que l'école N'A PAS la tâche "d'éduquer", mais bien D'INSTRUIRE. J'y déplorais entre autres que l'on ait remplacé INSTRUCTION PUBLIQUE -magnifique association- par cette dangereuse prétention d'ÉDUCATION NATIONALE, et je fais partie de ces citoyens qui conservent une vigilance de tous les instants vis à vis des multiples dérives de tout NATIONALISME... J'y dénonçais également cette complaisance 'jeuniste' à laquelle je déclarais refuser de me soumettre.
Pour la petite histoire, mon 'papier' a reçu l'accueil condescendant du 'courrier des lecteurs' du Monde de l'Éducation (sic) et AUCUN écho de toutes les associations de parents d'élèves de la ville où je vivais alors, aucun... Les 'collègues', n'en parlons même pas. Je me suis trouvé bien seul et je n'ai pas le talent de Charles Coutel, alors basta... d'ailleurs, j'ai un peu plus tard démissionné de l'EN.

Et puis, donc, Charles Coutel vient immédiatement sauver le débat : encore une fois, MERCI CHARLES COUTEL, je vais me re-plonger avec délices dans Condorcet et vous avez, au passage, INSTRUIT Adèle Van Reeth (que je remercie néanmoins, sincèrement, d'avoir eu l'inspiration d'inviter Charles Coutel !). Vous savez ? Je rêve que Vincent Peillon parvienne à réhabiliter INSTRUCTION PUBLIQUE et remettre éducâtion nâtionââle à la petite poubelle de l'histoire qu'elle mérite.

Décidément, oui, je vais passer une bonne journée !

Merci, Adèle, merci, Charles...

François GRANGE

Portrait de Anonyme jaubourg marie laure03.09.2012

excellente émission-
après laquelle j'ai lu "4 discours" sur le site jeanzin.fr
afin de cadrer ce qui revient à la philosophie et à ce jour = Condorcet
et de ne point éparpiller les dires légitimes des uns et des autres "soumis " souvent actuellement à l'absence de JUSTESSE et discernement ? des réactions de l'auditoire-
Qui doit se poser, le maître et l'auditoire, non ?
quant au coaching, n'est il pas la conséquence d'1 total manque de réflexion sur cette action
et pour l'heure, il nous semble que ce manque est aigu !
style "université populaire" de....discours particulier et applaudi

Portrait de Anonyme JMB5200003.09.2012

Condorcet est toujours d'actualité... Comme d'autres qui ont réfléchi à l'instruction et à l'éducation .... Nous ne sommes pas prêts d'épuiser les sens des verbes instruire et éduquer. Condorcet évoquait la réalité avez-vous dit . Certains jeunes, dès l'Ecole Primaire sont confrontés avec la réalité, avec une certaine vérité : ils ont perdu qui leur mère, qui un frère, qui une soeur ... Ils ont une perception très aiguë de la condition humaine. Leurs maîtres parfois n'ont pas été touché aussi durement . Ils ne sentent pas combien l'Ecole peut et doit apporter un soutien, des éléments de réponses aux angoisses de leurs élèves, proposer des conduites... et avec tact....
La mort concerne tous les êtres humains, le courage et la solidarité sont la grande dignité de l'être humain en souffrance et soucieux d'autrui. Le courage, le geste poétique, le geste musical correspondent à des attitudes réfléchies et adaptées.. Les maîtres ne savent pas tous cela....
Le geste musical dont je parle ici est bien différent de celui décrit dans l'émission suivante, diffusée ce jour même : "le journal de la philosophie"....
Mozart, Molière ont été parmi les meilleurs médiateurs de l'éducation et de l'instruction que j'essayais de dispenser.... J'ai été durant 15 ans Conseiller pédagogique pour l'Education Musicale. Ai-je oeuvré à propos ? Cette question me poursuivra toujours....

Portrait de Anonyme Dexter03.09.2012

bonjour,
dommage vous n'avez pas demandé à votre invité ce qu'il pense des élèves qui applaudissent leur professeur à la fin de ses cours, comme s'ils étaient au spectacle...
sérieux il faudrait avoir un jour le courage d'aborder ce problème sur votre radio.
c'est pas possible d'inviter des gens qui font l'éloge de l'école républicaine et de l'université et en même temps avoir sur la même radio (depuis 10 ans !!!) un type qui tire à boulets rouges sur l'université et l'école alors qu'il est lui-même le fruit de cette école et qu'il se sert de textes universitaires pour gérer son entreprise.

sérieux nous avons un très gros problème de cohérence...
je veux bien que vous préfériez vous cacher derrière votre petit doigt pour éviter les foudres des auditeurs mais dans la vie il faut faire preuve d'un minimum de courage, comme Condorcet.

de grâce, je vous l'implore, demandez d'ici la fin de la semaine à un de vos invités ce qu'il pense de cette histoire d'université populaire qui n'a rien de populaire et d'universitaire.

je sais bien que nous vivons une époque où la philosophie est à la mode mais là je crois bien que nous avons touché le fond.

déjà l'expression : "mode de la philosophie", il faudrait y consacrer une série d'mission : qu'est-ce que les gens attendent de la philosophie ?
comme disait votre invité les gens recherchent des coachs, le pire pour la philosophie serait que les philosophes se mettent à jouer les coach pour coacher le public.
sérieux, vous avez conscience du ridicule de la situation ? d'un côté des bataillons de petits malins qui savent tout de tout et de l'autre un monde au bord de l'explosion.
je suis désolé de le dire mais la philosophie (pourtant autant que je sache) c'est pas du coaching !!!
ou alors j'ai loupé un épisode.

bon alors ? vous me promettez de poser la question d'ici jeudi ?
vous pouvez le dire à la dame qui présente l'émission svp.
merci.

bien à vous
un fidèle auditeur... au bout du rouleau

Portrait de Anonyme Gabriel03.09.2012

Merci pour cette très bonne émission.
Je suggère à ceux qui ne connaissent pas de regarder le spectacle de Franck Lepage "Inculture 1, L'éducation populaire monsieur ils n'en ont pas voulu" qui traite en grande partie des mêmes thèmes avec une vision plutôt militante.
http://www.youtube.com/watch?v=9MCU7ALAq0Q

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