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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance | 12-13

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

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L'éducation en questions 2/4: Le Banquet de Platon: l'éducation est-elle sexuellement transmissible ? 10

04.09.2012 - 10:00 Écouter l'émissionAjouter à ma liste de lecture

Par Adèle Van Reeth

Réalisation : Assia Khalid

Lectures Georges Claisse

 

Après Condorcet et l’école républicaine, hier, avant Rousseau et son éducation sans les livres, demain mercredi, et le maître ignorant de Jacques Rancière, jeudi, c’est aujourd’hui le deuxième temps de notre semaine consacrée à l’éducation, en compagnie du philosophe Fulcran Teisserenc qui vient nous initier au banquet platonicien qui fait de l’amour la meilleure éducation de l’âme.

 

Fulcran Teisserenc MC © Radio France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits:

- "la mala education" de Pedro Almodovar

Musique:

-Piano détraqué de Xénakis

 

Lectures:

- Platon, Le banquet (GF 2007), p:154-155

- Platon, Le banquet (GF 2007), p 170-171

-Phèdre

- Platon, Le banquet : (le trouble d'Alcibiade p: 166-167)

Invité(s) :
Fulcran Teisserenc, professeur de philosophie en classes préparatoires au lycée Poincaré à Nancy

Thème(s) : Idées| Philosophie| Platon

Document(s)

10 commentaires

Portrait de Anonyme michel f.05.09.2012

Cordial salut !

Bravo pour l’émission centrée sur le Grand Condorcet ! Bravo pour le dialogue avec Fulcran Teisserenc ! Si je l’ai bien compris, votre invité fait confiance à Vincent Peillon, apparatchik souriant d’un Parti socialiste [sic] qui, depuis des décennies s’est montré si quotidiennement incompétent, incivique, combinard, roublard, etc. qu’il a, pour moi et bien d’autres, perdu toute crédibilité. Que Fulcran Teisserenc se méfie d’une myopie certainement guérissable !

Du temps du califat de Raphaël Enthoven, j’ai, à plusieurs reprises et je n’étais pas le seul, dit combien je trouvais regrettable l’utilisation du procédé de sous-impression sonore (musicale le plus souvent) de textes improvisés ou lus. Mes arguments n’ont jamais été réfutés, les NCC n’ont jamais essayé de défendre leur point de vue. Rien n’a changé. Force me fut de me résigner. Intrigué par le libellé de cet extrait : « Piano détraqué Xénakis [sic] » - j’avais cru reconnaître quelques mesures de "Rebonds B" (Iannis Xenakis) -, j’ai pris mon chronomètre pour réécouter votre enregistrement de l’émission. Je résume. Il me semble bien que c’est "Rebonds B" qui introduit, sous-impressionne (hélas !!) et clôt la lecture de Georges Claisse, à 12 :16, cet extrait n’est pas mentionné sur votre page web. Avant la dernière intervention de GC (41 :53, « Ceux qui sont féconds selon le corps… »), on entend quelques notes de piano (semble-t-il), serait-ce ce que vous appelez « Piano détraqué » ? Quelle est la composition d’origine ?? Je vous prie instamment de revoir complètement le listage de vos extraits :

1. en les présentant selon le DEROULEMENT CHONOLOGIQUE de l’émission du jour et sans séparer extraits lus, films et disques ;

2. pour les EXTRAITS LUS (par vous Adèle ou par vos lecteurs ou lectrices), en donnant les références bibliographiques : NOM, Prénom. Editeur. Titre du livre, pagination. Vous le faites souvent, merci ;

3. pour les AUDIOGRAMMES COMMERCIAUX : Titre du morceau d’origine (Prénom et Nom du compositeur). Nom(s) des interprète(s). Label ;

4. pour les VIDEOGRAMMES COMMERCIAUX : Titre du film d’origine (Nom du réalisateur). Date de première diffusion.

Cette réécoute méticuleuse m’a fait constater que votre invité a semblé ignorer les extraits du film d’Almodovar, vous-même n’avez pas insisté pour justifier les extraits diffusés ; c’était sans doute mieux. Il y avait bien de quoi faire avec Socrate ou plutôt avec ce que Platon fait dire à Socrate.

Les extraits musicaux ne m’ont pas « musicalement extasié » comme votre générique initial me le promettait, loin de là. Après quelques mesures introductives distillées par un piano hispanofolklorisant (mesures non référencées par vous - extraites du film ?), j’ai cru reconnaître "Rebonds B" (non référencé), puis 2 ou 3 extraits de la musique du film et, pour finir, ce « piano détraqué » attribué à Xenakis (sans é). Votre préposé aux béatitudes musicales avait raté son coup, à moins que le regretté Rossini lui ait posé un lapin...

IMPORTANT : depuis 2 ou 3 mois, le VOLUME SONORE de tous les extraits du site web de France Culture que j’essaye d’écouter est TROP FAIBLE, de plus, ce volume est INCONSTANT. Je n’ai constaté ce défaut sur aucun des autres sites web (plusieurs centaines) que j’ai écoutés.

michel f. / 05.09.2012

Portrait de Anonyme luroluro14 (anonyme)05.09.2012

la question qui serait plus appropriée me semble t'il est : l'éducation est-elle transmissible ? Par qui ? Les parents, les professeurs, les médias ?

Le Banquet nous montre que son éducation n'était nullement transmise sexuellement mais pouvait se fonder sur "un amour platonique" transcendant tout désir charnel.

L'éducation se transmet oralement ou textuellement mais certainement pas sexuellement, à moins que l'on parle de prostitution de luxe (Louis XIV a été éduqué très jeune sur le plan sexuel par une libertine).

Portrait de Anonyme an I05.09.2012

C'est toujours très marrant de lire les commentaires sur les bienfaits de l'éducation, outre la mièvrerie du pathos habituel, l'éducation est dans bien des cas destinée à fabriquer des bombes, ou pire encore destinée à la lecture d'ouvrage religieux, c'est encore une grande session d'onanisme patisien.

Portrait de Anonyme Anonyme05.09.2012

Socrate pratique l'"éthique d'Eros". "L’éthique d’Eros est que nous sommes sauvés par celle ou celui qui nous arrache à un face-à-face mortifère avec nous-même". Or, "cette libération a un prix, un sacrifice partiel de notre liberté". Ce prix est "impossible à acquitter dans un monde qui absolutise l’indépendance". (Paul-François Paoli, "La tyrannie de la faiblesse. La fémi-nisation du monde ou l'éclipse du guerrier"). "Aimer, c’est s’aliéner". Or, "pour la plupart, nous voulons les avantages sophistiqués du libertinage et la sécurité des sentiments". Il est donc difficile de nous éduquer à la manière socratique...

Si on en croit Socrate, il faut qu’un esprit reste vierge pour féconder des esprits immatures (par l'amour qui a éveillé son âme et l'a rendu "sage") !
Or, en guise d'amour, "le bricolage contemporain qui prétend à la fois à l’u-nicité et à la liberté radicale" n'est pas cohérent avec lui-même et est loin de l'idéal socratique! "Notre fantasme de totalité est aberrant en ce qu’il aspire à surajouter les avantages de la fidélité à ceux de la liber-té". "En réalité, et c’est ce que ne perçoit pas assez Pascal Bruckner dans « Le paradoxe amoureux », l’idéal masculin de la liberté l’a emporté dans le cœur des femmes d’aujourd’hui sur celui de l’amour. La liberté est du côté du masculin, elle affirme la souveraineté, tandis que l’amour, va-leur traditionnellement considérée comme fémi-nine, est du côté de la sujé-tion et de la dépendance". C'est pourquoi l'éducation à la manière socrati-que est devenue difficile, voire impossible, dans notre société libre et in-dépendante...

L’éducation, la vraie, consiste-t-elle à nous… « féminiser » davantage, c'est-à-dire à développer en nous la part « féminine »? Eduquer notre part « féminine » en nous pourrait être un des buts de l’éducation ! Mais cela est difficile, voire impossible, dans une société qui affirme la liberté de l'in-dividu et exalte sa volonté d'indépendance! Car, dans une telle société, on veut "les avantages sophistiqués du libertinage et la sécurité des senti-ments". Or, « nous n’avons ni la force souveraine des grands libertins, qui ont fait de la solitude leur vérité, ni celle d’aimer durablement et pro-fondément". C'est la faute au "libéralisme contemporain"! qui, "relativisant tous les idéaux, notammment dans l’ordre des mœurs, est devenu la mesure de l’amour"! Par là "il signe le triomphe de l’amour « goût » sur l’amour pas-sion ou sur l’amour conjugal". Le "programme de la civilisation libérale", ultralibérale, est devenu : "pragmatisme, relativisme des sentiments et des attachements, hédonisme et érotisme". Or, "ce programme n’est-il pas adoubé par les femmes elles-mêmes ? ». (Paul-François Paoli, "La tyrannie de la faiblesse. La féminisation du monde ou l'éclipse du guerrier", p. 138).

Portrait de Anonyme Anonyme04.09.2012

Drôle de savoir que celui de Socrate !
L’âme ne sait que quand elle est mise à nu !
Que sait l’âme alors ?... Soi-même !
Pourtant Socrate ne s’arrête pas là !
Il désire savoir ! Il veut savoir !
Il veut savoir plus que son âme (plus que cette âme qui se sait elle-même !) !
Pour Socrate, donc, l’âme peut savoir plus qu’elle-même !
Ce qui est paradoxal ! Puisque tout ce que l’âme peut savoir, c’est elle-même (et rien d’autre !)...

Portrait de Anonyme Anonyme04.09.2012

L'éducation n'est pas sexuellement transmissible, mais est une communion des esprits par l'éveil à l'Eros de l'âme de l'élève par l'âme du maître qui s'est éveillée à l'Eros...

Portrait de Anonyme Anonyme04.09.2012

Si l’éducation est fondée sur l’amour qui est fondé sur la dépendance, alors comment peut-on prétendre éduquer si on apprend à l’élève surtout de se ren-dre indépendant et à affirmer son autonomie (aussi, et de préférence, contre le professeur !) ?
Est-ce l’introduction d’une « morale laïque » dans l’école qui résoudra cet-te quadrature du cercle ?...
De vouloir éduquer pour trouver, à la "sortie" de l'école, un travail assu-ré et de vouloir parfaitement ajuster l’école au travail dévalorisé en sim-ple « emploi », n'est-ce pas une hérésie ?...

Ce que nous montre bien Socrate, c’est que l’éducation n’a rien à voir avec un quelconque apprentissage d’une quelconque matière ou discipline, mais a à voir quelque chose avec le salut de l’âme.
La vraie question qu'on doit dès lors se poser est : à partir de quand, et comment, l’école s’est substituée à la religion ?
On prétend que la « morale laïque », en neutralisant la religion, est la so-lution au problème ! En vérité elle ne fait que renforcer le problème, le problème qui s'est posé à l'origine quand l'homme a affirmé sa liberté et sa volonté d'indépendance!...

Portrait de Anonyme Anonyme04.09.2012

L’âme de Socrate doit être stérile pour féconder les âmes !
C’est un peu paradoxal, mais ça se comprend !
Car l’âme stérile est riche d’elle-même !
C’est pourquoi « le Christ demande aux riches d’abandonner leurs biens pour le suivre, nullement de les distribuer pour des raisons de justice sociale » et qu’ « il fait l’apologie du pauvre et de la pauvreté, mais au sens symbo-lique, non au sens économique » !, c’est-à-dire que « ce n’est pas en tant que riche que le Christ s’en prend au riche, c’est parce que l’argent, en prenant la place de l’Esprit, occulte l’essentiel, qui est la liberté du cœur » ! Les socialistes d’aujourd’hui devraient en prendre de la grai-ne ! : « Le mépris de l’argent ne signifie pas qu’il faille établir une so-ciété sans classes », mais « signifie plutôt que la vie est de l’ordre de l’Être et non du bien-être »* !
Car qu’est-ce que la « pauvreté en esprit », sinon l’âme socratique mise à nu !?...

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* Paul-François Paoli, "La tyrannie de la faiblesse. La féminisation du mon-de ou l'éclipse du guerrier", p. 40.

Portrait de Anonyme Anonyme04.09.2012

Comme nous le montre Socrate, le savoir n’est pas une question d’accumula-tion, mais, au contraire, de… soustraction !, c'est-à-dire de désir !
Il faut désirer savoir pour savoir !
C'est la prise de conscience qu'on ne sait pas qui éveille le désir de sa-voir!
Le savoir n’est donc pas une accumulation de connaissances éparses et disper-sées, mais une question de désir ! L’éducateur doit allumer le désir dans l’âme, dans le cœur de l’élève !
Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui !...
Et ce n'est pas une xième "morale laïque" qui va remplacer ça!...

Portrait de Anonyme rené wenger04.09.2012

L'abstraction vécue, agie, ne saurait être confondue avec l'abstraction pensée, qui est d'une autre nature...
Il faut reconnaître l'existence d'une aptitude à l'abstraction qui soit distincte tant
de l'imagination que des facteurs physiologiques, psychologiques ou sociologiques.

« L’homme n’a besoin de rien apprendre, mais son esprit doit seulement être éveillé en rafraîchissant sa mémoire, et l’homme a tout ce qu’il faut pour l’éternité « Socrate
C'est pourquoi nous aurions besoin de Maîtres éveillés, éclairés, qui sont si rares de nos jours, au lieu d’enseignants puérils, lubriques, matérialistes, politisés détournant les jeunes de la vérité.
Il est souhaitable que l'état soit laïc mais pas l’enseignement, surtout pas celui de la morale, car les jeunes doivent connaître la culture des religions pour comprendre l’histoire et se comprendre. Sinon, ces «esprits» laïcs en viendraient à vouloir supprimer les religions pour supprimer les différents jusqu’à vouloir supprimer les résistants à leur folles imagination.

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