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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 50 minutes

L'inquiétante étrangeté de l'ordinaire 2/4 : Jean-Paul Sartre et Martin Heidegger 9

22.11.2011 - 10:00

Adèle Van Reeth reçoit Philippe Cabestan à propos de la façon dont le quotidien se disloque sous le coup de l'expérience de la Nausée chez Sartre, et de l'Angoisse chez Heidegger.

 

 

Philippe Cabestan Jules Salomone©Radio France

 

Extraits :

- Ellery Eskellin, "Inquiétante familiarité"

- Fabrice Luchini dans Empreintes ("Moi, ça m'déprime la plage")

- "The Black Dog Runs at Night", bande originale de Twin Peaks, Fire Walk with Me (D. Lynch)

- Sophie Tucker, "Some of These Days"

- Mad men (série créée par Matthew Weiner, avec Jon Hamm dans le rôle de Don Draper)

- Ella Fitzgerald, "Some of These Days"

 

Lectures :

- Jean-Paul Sartre, La nausée

- Ludwig Wittgenstein, Recherches philosophiques

- Martin Heidegger, Etre et temps

 

 

 

Réalisation: Mydia Portis-Guérin

Lecture des textes: Georges Claisse

Invité(s) :
Philippe Cabestan, professeur de philosophie en C.P.G.E. (Janson de Sailly)

Thème(s) : Idées| Philosophie

Événement(s)

  • Exposition

    Exposition Diane Arbus.

    Exposition Diane Arbus.

    Diane Arbus (New York, 1923-1971) a révolutionné l’art de la photographie ; l’audace de sa thématique, aussi bien que son approche photographique ont donné naissance à une œuvre souvent choquante par sa pureté, par cette inébranlable célébration des choses telles qu’elles sont. Par son talent à rendre étrange ce que nous considérons comme extrêmement familier, mais aussi à dévoiler le ...

    18/10/2011 - 05/02/2012

9 commentaires

Portrait de Anonyme Pierre29.11.2011

Comment peut-on faire une telle émission sans évoquer une fois le nom de Ponge?

Portrait de l'équipe des NCC l'équipe des NCC05.12.2011

Cher auditeur,

Vous trouverez cette référence à Ponge dans l'émission du 30/11 qui portait sur l'ordinaire en littérature.

Bonne écoute et bonne lecture à vous.

Portrait de Anonyme WILDY22.11.2011

Idem qu'hier : interruption de l'écoute au bout d'1mn.Cdlt.

Portrait de l'équipe des NCC l'équipe des NCC23.11.2011

Cher auditeur,

Le problème est dès à présent résolu.
Bonne écoute à vous. 

Portrait de Anonyme K. Regam (alias Dill)22.11.2011

Tout d'abord, mille merci pour la qualité de l'émission de cette matinée.

C'est "ça" Paul… ? C'est ainsi que l'on parle, parfois, d'une personne devant celle qui nous l'a présentée pour la première fois... Il ne s'agit pas d'une cuiller, ni d'un vase (objet inanimé) mais fort bien d'un être vivant, tout ce qu'il y a de vivant, le "ça" oblitérant donc, totalement, l'identité de la personne concernée… qui est, manifestement, objet, et non sujet.
2) J'ai toujours vécu le vendredi soir comme un petit bonheur, un état de bien-être, un refuge en pensant même au lendemain (samedi) comme étant encore un moment de "quiétude" (provisoire certes, et pour cause…). Vendredi et samedi, je les qualifie de "remparts" contre le dimanche, pénible et ennuyeux… En revanche, le dimanche à mesure qu'il se rapproche (sur l'axe du temps qui nous est imparti) est, lui, terriblement redouté parce que dernier moment avant le lundi… Mais, comme chez l'acteur qui a le trac (avant de monter sur scène), une fois c'est lundi et qu'on est "sur scène", c'est-à-dire au travail, on ne sent plus rien d'angoissant… comme quoi le travail (voir étymologie du mot travail) est, paradoxalement, la santé : santé morale, psychique, et physique !
3) L'existence est répugnante et nauséabonde parce que : "pourquoi tout ça ?", "à quoi bon ?", "et après ?", "et après ?"… autant d'appels au nihilisme, voire au désespoir… vu le non sens de l'existence…
4) La solution ? A tout le moins, la vie de l'esprit. C'est ça, avoir une vive activité de l'esprit pour rester alerte, éveillé, et vivant… L'estomac se remplit vite et l'on a envie de vomir… (dégout, répugnance…), l'esprit, lui, jamais !
5) Est-ce que, philosophiquement parlant (il va de soi), l'ordinaire assommant (pléonasme ?) ne serait-il pas une sanction (émanant de l'Homme lui-même) à l'encontre de l'Homme vu ses bassesses de l'esprit, vu qu'il ne parvient pas à s'élever, un tant soi peu, vers un monde meilleur ? Je pense à "News From Nowhere" de William Morris, un monde où il n'y ni argent, ni différences…
6) Ce n'est quand même pas pour rien, ni par hasard, que l'Homme a inventé la littérature, le théâtre, les arts (Ah, les Arts !), la musique, le cinéma, la poésie, le folklore, etc., autant de refuges et de nourriture de l'esprit pour célébrer des mondes meilleurs…

Portrait de Anonyme Patrice Tardieu22.11.2011

J’ai trouvé tout à fait valable ce qu’a dit l’invité sur Sartre sauf en ce qui concerne deux points.
D’abord le rôle du vécu, de la sensation, du sensible, est déjà très important chez Husserl avant Heidegger et a pu directement influencer le Sartre de La Nausée.
Ensuite dire que chez Sartre « même Dieu, s’il existe, est contingent » ne me semble pas tout à fait exact. Dans l’Etre et le Néant, Sartre fait la différence entre l’en-soi qui est ce qu’il est et le pour-soi qui n’est pas ce qu’il est et est ce qu’il n’est pas, or Dieu est défini comme en-soi-pour-soi; il ne saurait être contingent, il est du côté de l’impossible.
Quant à l’usage de la fiction, il y a déjà dans les Ideen § 70 de Husserl l’affirmation suivante : « La fiction constitue l’élément vital de la phénoménologie ».
Patrice Tardieu

Portrait de Anonyme Alain Muller22.11.2011

Sartre fait l'EXPERIENCE terrible et radicale de la NON-EVIDENCE de l'EXIS-TENCE! Il fait l'expérience de la CONTINGENCE RADICALE de l'existence, de sa radicale ABSURDITE! Le "PUR fait d'EXISTER"! Le fait d'EXISTER sans AUCUNE RAISON! (sans aucune raison d'ÊTRE!)!, SANS RIME ni RAISON!

On peut tirer cette EXPERIENCE de la radicale ABSURDITE, du radical NON-SENS, des choses, vers un radical ATHEISME, et qualifier, comme on l'a fait, l'existentialisme de Sartre d'"existentialisme ATHEE"!

Mais peut-on prendre conscience du radical NON-SENS de l'existence sans mesu-rer le fait d'exister au SENS radical!? Comment peut-on savoir que l'existen-ce est radical NON-SENS, si on n'a pas, préalablement,- ou simultanément!?-, fait l'expérience du SENS radical!?...

Peut-on prendre conscience de la radicale ABSURDITE de l'existence sans mesu-rer le fait d'exister à la radicale NON-ABSURDITE!? Comment peut-on savoir que l'existence est radicalement ABSURDE, si on n'a pas, préalablement, - ou simultanément!? -, fait l'expérience du radical NON-ABSURDE!?...

Peut-on prendre conscience de la CONTINGENCE (radicale) de l'existence sans mesurer le fait d'exister à la NECESSITE (radicale)!? Comment peut-on savoir que l'existence est radica-lement CONTINGENTE, si on n'a pas, préalable-ment, - ou simultanément!? -, fait l'expérience de la NECESSITE (radica-le)!?...

Et, en vérité, si Sartre nous décrit de façon "nauséeuse" et répugnante l'existence ORDINAIRE des choses et des objets, n'est-ce pas pour nous mon-trer comment atteindre l'EXTRA-ORDINAIRE de l'existence AU-DELA des choses et des objets ORDINAIRES!?....

Alain Muller

Portrait de Anonyme Jeanne R.22.11.2011

De Sartre à Heidegger...
Sartre aurait pu dire : Foule, je vous hais et Heidegger : Foule, on vous a reconnue !
De vous à moi, je préfère l'extraordinaire à l'ordinaire. Pourquoi ? Parce que tout est dans l'extra !

Vous mêlez la quotidienneté, l'ordinaire et l'ennui ; comme c'est curieux !
Même si elle se trouve dans la quotidienneté, la contingence est extraordinaire ; de fait, la contingence reste une nécessité nécessaire à nos vies.
Moi, je plains ceux qui, apeurés, ne savent pas se servir de l'ennui comme je plains ceux qui voient dans l'ennui une forme de dégoût, de nausée ou pire encore une maladie du mal de vivre.
Heureusement que l'ennui existe dans notre quotidien sinon nous en serions encore à l'âge de pierre. Il ne faut jamais être contre l'ennui ; bien au contraire, savoir faire de l'ennui un plus et non un moins, pour la raison que l'ennui est constructif puisque, grâce à lui, l'on peut se poser, se regarder, se parler, écouter, penser, réfléchir et en conséquence avancer...
Et, pourquoi pas, "faire de sa vie une oeuvre d'art" comme disait Wilde (enfin, si "on" le peut un peu !).
Jeanne R.

Portrait de Anonyme BERTRAND SAINT-SONGE22.11.2011

Y'a qu'à n'est que..."ça"... dit l'utopiste nihiliste !..
Sartre, qui soulignait n'avoir pas d' "identité quelconque avec son passé", affirmait que "la beauté est une contradiction voilée"...
Sur mon exemplaire folio de la Nausée, pour espérer moins d'ennui, j'ai surligné en vert : "l'existence est une imperfection" ... Mais si je vis tranquille à la Thoreau, suis-je au mieux ?
En lieutenant du lieu tenant du rien de mon Dasein, je ne reprends jamais le "travail du lundi", tous mes jours sont des dimanches, à m'occuper de poésie, pour toujours refonder la légèreté de l'air du temps, sans être Roquentin qui patiente que "quelque chose arrive" (au fait, je vois des mouettes tous les jours, au bord de la Baie de Douarnenez où je me trouve, pouvant chanter : "Some of these days / You'll miss me honey...) Comme un objet qui aurait nom, "le néant se nie s'il se nomme", donc Désir inassouvi : folie, nausée, destruction... de l'existence sujet / objet "répugnant"(e)... au coeur du Vide retenu dans le néant des choses.
Savoir dormir, c'est savoir vivre tous les jours le vecteur vital d'équilibre qu'est l'amour, le moins nauséeux possible (la littérature apparaît dans la vie quand quelque chose se dérègle, stipule Simone de Beauvoir...) ; ici, je n'ai pas grand'chose...Suis-je "inommable" ?
Le Quotidien et l'ordinaire ne sont qu' une grossesse journalière dont on accouche en allant dormir ...
Un monde sans dieu, les objets se métamorphosent.
Plus roquentin écrit, travaille, plus son inutilité et plus sa vacuité lui apparaissent. Pourquoi travailler en ce cas ?
La Nausée, un journal de bord d'une épave sans mémoire...à la bibliothèque municipale de Bouc Vil (Bouville, de la page 29), monsieur de Rollebon, Sartre lui-même, décrit comme "fort laid" ...
Kant : "l'existence ne se démontre pas". "On " n'est rien.... ou si peu de "chose