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Les Nouveaux chemins de la connaissance

Les Nouveaux chemins de la connaissance

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Emission Les Nouveaux chemins de la connaissance

du lundi au vendredi de 10h à 11h

Ecoutez l'émission 50 minutes

L'inquiétante étrangeté de l'ordinaire 3/4 : Michel Foucault et Georges Perec 4

23.11.2011 - 10:00

Adèle Van Reeth reçoit Guillaume Le Blanc à propos de la façon dont l'ordinaire accède à l'écriture, tant historienne que littéraire, chez un philosophe comme Foucault et un écrivain comme Perec.

 

 

Guillaume Le Blanc Jules Salomone©Radio France

 

Extraits :

- Erik Satie, Trois valses distinguées du précieux dégoûté

- Claude Hébert dans le rôle de Pierre Rivière (dans Moi, Pierre Rivière ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère, film de René Allio, d'après le mémoire de Pierre Rivière édité par Michel Foucault et al.)

- Georges Perec, 81 fiches cuisine à l'usage des débutants, lu par Denis Podalydès (diffusé sur France Culture en novembre 2011)

- Monsieur Roux, "L'homme ordinaire"

- Dominique Strauss-Kahn expliquant comment défroisser un costume en voyage

- Anne Sylvestre, "Le bonheur quotidien"

- Jean Welles, "Ordinary Woman"

 

Lectures :

- Michel Foucault, La vie des hommes infâmes

 

 

 

Réalisation: Mydia Portis-Guérin

Lecture des textes: Georges Claisse

Invité(s) :
Guillaume Le Blanc, professeur de philosophie à l'Université Bordeaux III

Thème(s) : Idées| Philosophie

Événement(s)

  • Exposition

    Exposition Diane Arbus.

    Exposition Diane Arbus.

    Diane Arbus (New York, 1923-1971) a révolutionné l’art de la photographie ; l’audace de sa thématique, aussi bien que son approche photographique ont donné naissance à une œuvre souvent choquante par sa pureté, par cette inébranlable célébration des choses telles qu’elles sont. Par son talent à rendre étrange ce que nous considérons comme extrêmement familier, mais aussi à dévoiler le ...

    18/10/2011 - 05/02/2012

4 commentaires

Portrait de Anonyme Sébastien Labrusse23.11.2011

J'attire votre attention, à propos du quotidien, sur l'un des très beaux livres de poésie de la langue française : Une Vie ordinaire de Georges Perros, publié dans la collection "Poésie" aux éditions Gallimard. De Georges Perros, on peut lire aussi Les Poèmes bleus et les Papiers collés. Merci pour votre émission, toujours de grande qualité. Sébastien Labrusse.

Portrait de Anonyme C.ROBERT23.11.2011

bonjour,
J'ai trouvé cette émission très intéressante. Vraiment, quel plaisir de pouvoir vous écouter, madame, vous et vos invités ! tous les sujets que vous abordez sont éveillants.
A propos de l'émission d'aujourd'hui et de votre question sur le passage de l'homme infime à l'homme infâme. Il me semble qu'il faut peut-être comprendre infime et infâme dans leur sens (peut-être strictement) étymologique. En effet, "infime" est celui qui est placé le plus bas dans une échelle hiérarchique. En latin, "infâme" veut dire celui qui est sans renommée, ni bonne ni mauvaise. En soi, on n'est pas infâme parce qu'on est infime. Mais, sous le regard normatif des gens de pouvoir et d'écriture, qui établissent l'égalité infime = en bas (spatial) = bassesse (morale), on peut être ainsi "essentialisé".
Vie des hommes infâmes peut vouloir peut-être dire Vie des hommes sans renommée.

Portrait de Anonyme Jeanne R.23.11.2011

Ce qui est en-deçà comme au-delà de l'homme, c'est le mystère ; il en va de même pour l'extra-ordinaire mais non pour l'ordinaire. Pourquoi ? Parce que l'ordinaire est bien trop ordinaire pour posséder un quelconque mystère, même en littérature. C'est dire combien l'ordinaire ennuie le mystère !
Jeanne R.

Portrait de Anonyme Anonyme23.11.2011

Je vous reproduis une citation de John Updike faite dans LeMonde.fr que je lis distraitement en vous écoutant. C'est à propos des événements exceptionnels comme l'assassinat de Kennedy qui amènent à scruter les films et photos, à regarder la "vie ordinaire" tout autour de l'événement, et finalement à voir de la bizarrerie apparaître partout ("Tiens, tiens! Il faisait grand soleil et il y avait dans la rue un homme qui portait un parapluie"). Voici ce qu'écrit Updike ("L'homme au parapluie", 1967): "Si vous placiez n'importe quel événement historique sous la lentille d'un microscope, vous verriez tout un tas de choses bizarres et incroyables se produire. Comme s'il y avait un niveau macroscopique de la recherche historique, où les choses obéissent plus ou moins aux lois de la nature, où seuls les événements normaux se produisent, pas les anormaux. Puis il y aurait un autre niveau, où absolument tout paraîtrait bizarre".